Wages for Students
  1. 224 pages
  2. English
  3. ePUB (mobile friendly)
  4. Available on iOS & Android
eBook - ePub

About this book

We are fed up with working for free. We must force capital, which profits from our work, to pay for our schoolwork. Only in this way can we seize more power to use in our dealings with capital.

Wages for Students was published anonymously by three activists in the fall of 1975. It was written as “a pamphlet in the form of a blue book” by activists linked to the journal Zerowork during student strikes in Massachusetts and New York.

Deeply influenced by the Wages for Housework Campaign’s analysis of capitalism, and relating to struggles such as Black Power, anticolonial resistance, and the antiwar movements, the authors fought against the role of universities as conceived by capital and its state. The pamphlet debates the strategies of the student movement at the time and denounces the regime of forced unpaid work imposed every day upon millions of students. Wages for Students was an affront to and a campaign against the neoliberalization of the university, at a time when this process was just beginning. Forty years later, the highly profitable business of education not only continues to exploit the unpaid labor of students, but now also makes them pay for it. Today, when the student debt situation has us all up to our necks, and when students around the world are refusing to continue this collaborationism, we again make this booklet available “for education against education.”

Wages for Students was anonymously authored and published in the fall of 1975 by George Caffentzis, Monty Neill, and John Willshire-Carrera, three activists associated with the journal Zerowork and later with the Midnight Notes Collective. This trilingual edition includes an introduction by the original authors,a transcript of a collective discussion organized by Jakob Jakobsen, Malav Kanuga, Ayreen Anastas, and Rene Gabri, following a public reading of the pamphlet by George Caffentzis, Silvia Federici, Cooper Union students, and other members and friends of 16 Beaver, and is edited by Jakob Jakobsen, María Berríos, and Malav Kanuga.

Trusted by 375,005 students

Access to over 1.5 million titles for a fair monthly price.

Study more efficiently using our study tools.

Information

Year
2020
eBook ISBN
9781942173267

DES SALAIRES POUR LES ÉTUDIANTS

Introduction à la présente édition

George Caffentzis, Monty Neill
et John Willshire-Carrera
Des salaires pour les Ă©tudiants fut publiĂ© anonymement par trois militants Ă  l’automne 1975.
L’un Ă©tait professeur assistant au Brooklyn College (qui fait partie du systĂšme universitaire new-yorkais) et les deux autres Ă©taient Ă©tudiants en troisiĂšme cycle Ă  l’universitĂ© du Massachusetts, Ă  Amherst.
Il n’est pas surprenant que la mĂ©tropole new-yorkaise et l’État du Massachusetts soit les lieux d’origine d’une brochure sur la condition et les revendications des Ă©tudiants, puisque l’une et l’autre prĂ©sentaient l’une des concentrations les plus Ă©levĂ©es d’étudiants de troisiĂšme cycle aux États-Unis. New York et le Massachusetts furent pour les Ă©tudiants ce que DĂ©troit fut pour les travailleurs de l’automobile.
La date de publication n’est pas surprenante si on regarde la conjoncture historique et thĂ©orique. Les auteurs participaient tous Ă  un journal intitulĂ© Zerowork. L’approche thĂ©orique de cette publication Ă©tait une synthĂšse de la perspective opĂ©raĂŻste (venue d’Italie) et de la campagne pour le salaire au travail mĂ©nager initiĂ©e en 1972 par le Collectif fĂ©ministe international. La perspective opĂ©raĂŻste prenait sa source dans les luttes des ouvriers de la ceinture industrielle s’étirant de Los Angeles Ă  Turin, via DĂ©troit, tandis que la campagne pour le salaire au travail mĂ©nager Ă©tait issue des luttes des femmes demandant un salaire pour leurs activitĂ©s domestiques, incluant ainsi la lutte pour les droits sociaux aux États-Unis.
À l’époque oĂč Des salaires pour les Ă©tudiants fut Ă©crit, la conscience thĂ©orique du fait que le « social » est un type particulier de lieu de production avait dĂ©jĂ  Ă©mergĂ©. Par le biais de ces convergences thĂ©oriques, le terrain Ă©tait prĂȘt Ă  accueillir les germes d’une pensĂ©e nouvelle au sujet du travail Ă©tudiant. Le changement du rĂŽle des universitĂ©s impulsĂ© par l’État avait un impact au-delĂ  de ces influences thĂ©oriques et politiques.
C’était un axiome de la politique Ă©tatique des annĂ©es 1950 et 1960 que les universitĂ©s servaient Ă  augmenter la productivitĂ© de la force de travail et la discipline sociale. Elles Ă©taient des vecteurs d’ascension sociale et un moyen de subventionner des recherches qui gĂ©nĂ©reraient de nouvelles marchandises et mĂ©thodes de production. De fait, jusqu’à la fin des annĂ©es 1960, capitalistes et travailleurs considĂ©raient l’éducation comme un « bien commun ». Mais, Ă  la suite de l’intense vague de luttes Ă©tudiantes des annĂ©es 1960 — pour la libertĂ© d’expression, les droits civiques, les droits des femmes et contre la conscription, la guerre du Vietnam et l’utilisation de la recherche universitaire Ă  des fins militaires — il y eut un changement crucial dans l’attitude de la classe capitaliste vis-Ă -vis de l’éducation universitaire.
Sur ce point, la grĂšve nationale des Ă©tudiants contre l’invasion du Cambodge et l’assassinat d’étudiants par des soldats Ă  Kent et Jackson State marquĂšrent un tournant dĂ©cisif. Le nouveau consensus capitaliste affirmait dĂ©sormais que, au lieu de produire une force de travail qualifiĂ©e et fiable pour les usines, les bureaux et l’armĂ©e, les universitĂ©s amĂ©ricaines (pourtant encore fraĂźchement purgĂ©es de leurs professeurs gauchistes par le maccarthysme des annĂ©es 1950) engendraient des masses de diplĂŽmĂ©s anticapitalistes et anti-impĂ©rialistes. Et, comble de l’absurde, ces rebelles Ă©taient subventionnĂ©s par des taxes locales et fĂ©dĂ©rales sur les entreprises. Il fallait que cela cesse. DĂšs les annĂ©es 1970, les États et les entreprises demandĂšrent que les campus trop combatifs ne soient plus subventionnĂ©s et que les Ă©tudiants soient forcĂ©s de payer pour leur propre Ă©ducation — qui n’était plus vantĂ©e comme un bien commun.
Nous ne savions pas Ă  l’époque comment nommer ce changement, mais nous Ă©tions conscients du tournant de ce qu’on allait bientĂŽt appeler l’universitĂ© « nĂ©olibĂ©rale », oĂč l’éducation devient une marchandise que l’étudiant achĂšte, un investissement qu’il/elle fait pour son avenir dans une institution elle-mĂȘme modelĂ©e sur le schĂ©ma de l’entreprise.
La nĂ©olibĂ©ralisation de l’universitĂ© commençait tout juste en 1975. Des salaires pour les Ă©tudiants dĂ©crivait ce tournant tout en en faisant la satire.
À l’époque oĂč ce pamphlet Ă©tait Ă©crit, les auteurs participaient Ă©galement aux Ă©volutions qui se dĂ©roulaient au sein du mouvement Ă©tudiant. AprĂšs s’ĂȘtre engagĂ©s sur de nombreux problĂšmes « politiques », comme le racisme qui prĂ©sidait aux admissions Ă  l’universitĂ© ou le recrutement militaire sur les campus, les Ă©tudiants commençaient Ă  se sentir aussi concernĂ©s par les enjeux « Ă©conomiques ».
Les manifestations contre la suspension des subventions aux universitĂ©s, l’augmentation des frais de scolaritĂ© et la rĂ©duction des aides aux Ă©tudiants devinrent monnaie courante sur les campus. RĂ©trospectivement, on voit que cette nouvelle mobilisation Ă©tudiante essayait de contrer la nĂ©olibĂ©ralisation du systĂšme universitaire amĂ©ricain. Des salaires pour les Ă©tudiants proposait un langage, un vocabulaire Ă  ce nouveau mouvement Ă©tudiant. Au lieu de dĂ©crire les Ă©tudiants comme des consommateurs ou des micro-entrepreneurs investissant dans leur avenir, la brochure les considĂ©rait comme des travailleurs. Et, contre la montĂ©e en flĂšche des frais de scolaritĂ©, elle appelait Ă  un « salaire pour le travail scolaire ».
Des salaires pour les Ă©tudiants n’était pas seulement un ouvrage de rĂ©flexion ou un acte de provocation intellectuelle — mĂȘme s’il Ă©tait sĂ»rement un peu des deux. Avec les camarades du cercle Zerowork, entre autres, les militants pour le salaire des Ă©tudiants faisaient du prosĂ©lytisme a travers tout le nord-est amĂ©ricain.
La premiĂšre Ă©tape de ce travail politique fut d’attirer l’attention des Ă©tudiants sur cette perspective du salaire scolaire. Nous avons lancĂ© l’idĂ©e dans les meetings de gauche. Nous avons Ă©crit des tracts, distribuĂ© des autocollants, participĂ© Ă  des manifestations sur les campus et prĂ©sentĂ© nos thĂšses dans les cours de professeurs sympathisants. Nous rejetions les considĂ©rations propices aux divisions qui cherchaient Ă  savoir « combien » ou « Ă  qui » ces salaires devaient ĂȘtre payĂ©s. Le but Ă©tait de crĂ©er des branches de la campagne pour le salaire Ă©tudiant dans les universitĂ©s et construire un rĂ©seau, qui pourrait, pour commencer, changer le discours de la gauche (qui Ă©tait dans certains endroits hostile Ă  cette revendication) et de ce qui restait du mouvement Ă©tudiant.
La campagne pour le salaire Ă©tudiant prit comme modĂšle la campagne pour le salaire au travail mĂ©nager, qui atteignait dans le milieu des annĂ©es 1970 son zĂ©nith organisationnel. Une grande partie de son travail d’organisation politique se construisait autour des attaques contre les femmes par le biais des aides sociales, justifiĂ©es Ă  l’époque au nom de la crise budgĂ©taire. La campagne nommait « aides sociales » le premier salaire au travail mĂ©nager.
La campagne pour le salaire Ă©tudiant s’inspira de cette idĂ©e d’expansion du salaire et chercha Ă  l’appliquer Ă  l’universitĂ©. Tout comme la campagne pour le salaire au travail mĂ©nager analysait les « aides sociales » comme une premiĂšre forme de salaire domestique, les activistes du salaire Ă©tudiant voyaient les diffĂ©rentes formes d’aides aux Ă©tudiants comme les prĂ©mices d’un salaire.
Nous rejoignions les manifestations et organisions des protestations contre les coupes de cette aide qu’ils dĂ©crivaient comme un salaire. Cette campagne, dans certains endroits, rassembla divers secteurs de la classe ouvriĂšre, des « welfare mothers » et activistes communautaires jusqu’au Ă©tudiants de troisiĂšme cycle, dont beaucoup avaient pu accĂ©der Ă  l’universitĂ© grĂące aux luttes pour les droits civiques. Nous comprenions que mĂȘme si la revendication d’un salaire Ă©tudiant, comme beaucoup de luttes pour l’augmentation des salaires, n’était pas en soi rĂ©volutionnaire, mettre fin au travail « non salariĂ© » sous toutes ses formes dĂ©stabiliserait, voire renverserait, le systĂšme capitaliste puisque ce secteur gĂ©nĂ©rait Ă©normĂ©ment de plus-value.
En tant que militants, nous comprenions aussi qu’ĂȘtre payĂ©s pour nos Ă©tudes nous fournirait de nouvelles armes pour refuser le travail quotidien imposĂ© par le capital, notamment celui nĂ©cessaire au travail scolaire. Ce travail nous privait du temps pour penser, crĂ©er et prendre soin les uns des autres. Comme ceux qui militaient pour le salaire au travail mĂ©nager, nous comprenions qu’ĂȘtre payĂ©s pour Ă©tudier nous donnerait au bout du compte un plus grand pouvoir pour refuser le travail imposĂ© par le capital.
Il est clair, rĂ©trospectivement, que le capital Ă©tasunien et son État comprenaient que l’expansion du salaire, prĂŽnĂ©e par les campagnes autour du travail mĂ©nager et des Ă©tudiants, Ă©tait une menace politique pour le systĂšme. Ce n’est pas un hasard si nombre de rĂ©formes nĂ©olibĂ©rales de ces trente derniĂšres annĂ©es ont Ă©tĂ© des attaques contre les droits sociaux et le libre accĂšs Ă  l’éducation universitaire ; et que ces attaques ont Ă©tĂ© menĂ©es tout autant par les rĂ©publicains que par les dĂ©mocrates, en parallĂšle des coupes dans les salaires et les avantages des salariĂ©s.
Le salaire Ă©tudiant, comme revendication, a malheureusement surgi au moment oĂč les stratĂšges aux États-Unis Ă©taient en train d’abandonner la politique keynĂ©sienne de subsomption des luttes salariales dans le plan de dĂ©veloppement du capital. Et, au lieu d’un salaire Ă©tudiant, il y eut une Ă©norme augmentation des frais de scolaritĂ© (+ 500% entre 1985 et aujourd’hui). Au final, l’étudiant endettĂ© moyen a dĂ©sormais une dette de prĂšs de 30 000 dollars et la totalitĂ© de la dette Ă©tudiante dĂ©passe 1,1 trillion de dollars. Au lieu d’obtenir le salaire scolaire, les Ă©tudiants aux États-Unis ont payĂ© pour travailler dans les universitĂ©s et se prĂ©parer pour leur future exploitation.
Il est bien sĂ»r gratifiant de voir, quarante ans aprĂšs sa publication, un intĂ©rĂȘt renouvelĂ© pour ce qui peut apparaĂźtre comme une note de bas de page Ă  contre-courant dans la rĂ©forme nĂ©olibĂ©rale de l’universitĂ©. De quel usage peut ĂȘtre cette brochure aujourd’hui pour un mouvement Ă©tudiant de nouveau mobilisĂ©, du Chili au QuĂ©bec en passant par de nombreuses villes amĂ©ricaines ? Les mouvements eux-mĂȘmes doivent le dĂ©cider. La façon dont la nouvelle gĂ©nĂ©ration rĂ©agira Ă  ce texte nous fournira une intĂ©ressante leçon politique.
D’ores et dĂ©jĂ , nous pouvons voir que Des salaires pour les Ă©tudiants peut servir un objectif. En montrant que les Ă©tudiants sont des travailleurs et que ce qu’ils font dans les universitĂ©s n’est pas consommer une marchandise nommĂ© « Ă©ducation », le texte renforce la lutte contre la dette Ă©tudiante. Il Ă©tablit que ce ne sont pas les Ă©tudiants qui doivent aux universitĂ©s, au gouvernement et aux banques une large somme d’argent. Ce sont ces institutions qui devraient payer les Ă©tudiants alors qu’ils prospĂšrent sur leur travail non payĂ©. Dans la pĂ©riode actuelle, alors qu’Obama propose des solutions nĂ©olibĂ©rales Ă  la crise créée par la dette Ă©tudiante, comme classer les universitĂ©s pour que les Ă©tudiants deviennent des « consommateurs Ă©clairĂ©s sur le marchĂ© de l’éducation », Des salaires pour les Ă©tudiants rĂ©pond que les Ă©tudiants sont des travailleurs dont l’exploitation non salariĂ©e doit ĂȘtre payĂ©e.
New York, 2015

Des salaires pour les étudiants
(Un pamphlet sous la forme d’un livre bleu, 1975)

Les étudiants « Des salaires pour les étudiants »
L’usine de discipline mentale en 1965
« C’est le matin. Le prĂ©sentateur mĂ©tĂ©o annonce que le jour s’est levĂ© (ou la pluie, la neige, les nuages 
 c’est selon) dans le ciel. Et comme une horloge mĂ©canique, la Terre refait le tour du Soleil en tic-tac rĂ©guliers. »
Untel appartient Ă  l’unitĂ© 12 de l’usine de discipline mentale d’Elm City. Il est Notre Exemple du jour. Untel est ordinaire, ou l’était, jusqu’à ce qu’il DĂ©rape. Il Ă©tait assis dans Notre salle des besoins corporels avec d’autres produits en sĂ©rie, ses collĂšgues, un crayon dans la main droite, un papier sur la table, l’esprit au travail, occupĂ©.
Quelques prĂ©cisions sur le contexte, d’ailleurs. Le prĂ©texte Ă  l’origine de Notre salle des besoins corporels Ă©tait de produire et distribuer une nourriture qui bonifierait Nos enseignements disciplinaires par une rĂ©compense physique et une satisfaction partielle. Mais elle sert maintenant de lieu de rassemblement aux Untels, qui n’ont rien de plus important Ă  l’agenda. Ici on leur apprend l’obĂ©issance, une part trĂšs, trĂšs importante de la discipline mentale gĂ©nĂ©rale.
Mais revenons Ă  l’Untel. Il allait Bien jusqu’à ce qu’il ait l’audace de se lever, d’aller directement Ă  Notre fontaine d’eau et d’avaler deux Ă©normes gorgĂ©es, emplissant complĂštement sa bouche et tarissant ainsi sa soif Ă  nos dĂ©pens.
Voyons, Vous avez tous Ă©tĂ© Ă©duquĂ©s pour vous rendre compte que ce n’est pas la raison d’ĂȘtre de Nos fontaines d’eau. Vous avez Ă©tĂ© programmĂ©s pour comprendre qu’elles servent de tentation disciplinaire et participent en cela, et en cela uniquement, Ă  Notre Plan. Il vous faut maĂźtriser votre soif, contrairement Ă  Untel. Il est mauvais, mauvais, mauvais. Un de Nos superviseurs a dĂ» le faire escorter jusqu’au chirurgien, qui lui a immĂ©diatement cousu les lĂšvres.
Certains d’entre Nous pensons que la punition d’Untel a Ă©tĂ© trop peu sĂ©vĂšre pour un acte de dĂ©sobĂ©issance aussi honteux. Mais nous croyons encore Ă  la clĂ©mence. Un Principe est un Principe, mais que vaut un principe si nous ignorons l’humain ?
Étudiez le sens de ceci pour le cours de demain.
(Écrit dans un lycĂ©e par un Ă©tudiant du secondaire.)
Qu’est-ce que le travail scolaire ?
Aller Ă  l’école, ĂȘtre un Ă©tudiant, c’est un travail. On le nomme travail scolaire, bien qu’il ne soit pas considĂ©rĂ© usuellement comme un vrai travail puisque l’on ne reçoit aucun salaire pour l’accomplir. Cela ne veut pas dire que le travail scolaire n’est pas un travail, mais plutĂŽt qu’ils nous ont appris Ă  croire que l’on ne travaille vraiment que lorsqu’on perçoit un salaire.
Le travail scolaire se compose d’une grande diversitĂ© de tĂąches d’intensitĂ©s variĂ©es, combinant travail qualifiĂ© et non qualifiĂ©. Par exemple : il nous faut apprendre Ă  rester en classe, calmement assis pour de longs moments sans dĂ©ranger. Il nous faut Ă©couter attentivement et tenter de mĂ©moriser ce qui nous est prĂ©sentĂ©. Il nous faut obĂ©ir aux professeurs. À l’occasion, nous acquĂ©rons quelques compĂ©tences techniques qui nous rendent plus productifs lorsque nous travaillons hors de l’école Ă  des boulots qui les exigent. La majeure partie de notre temps, toutefois, nous le passons Ă  exercer quantitĂ©s de travaux non qualifiĂ©s.
La caractĂ©ristique partagĂ©e par l’ensemble des tĂąches spĂ©cifiques requises par le travail scolaire est la Discipline — c’est-Ă -dire, le travail forcĂ©. Parfois on nous discipline, ce qui veut dire que les autres (des professeurs, des directeurs et des inspecteurs) nous forcent Ă  travailler. D’autres fois nous nous autodisciplinons, ce qui veut dire que nous nous forçons nous-mĂȘmes au travail scolaire. Il n’est pas Ă©tonnant que les diffĂ©rentes catĂ©gories de travail scolaire aient Ă©tĂ© communĂ©ment nom...

Table of contents

  1. Cover
  2. Copyright
  3. Title Page
  4. Contents
  5. Wages for Students
  6. Sueldo para Estudiantes
  7. Des salaires pour les étudiants

Frequently asked questions

Yes, you can cancel anytime from the Subscription tab in your account settings on the Perlego website. Your subscription will stay active until the end of your current billing period. Learn how to cancel your subscription
No, books cannot be downloaded as external files, such as PDFs, for use outside of Perlego. However, you can download books within the Perlego app for offline reading on mobile or tablet. Learn how to download books offline
Perlego offers two plans: Essential and Complete
  • Essential is ideal for learners and professionals who enjoy exploring a wide range of subjects. Access the Essential Library with 800,000+ trusted titles and best-sellers across business, personal growth, and the humanities. Includes unlimited reading time and Standard Read Aloud voice.
  • Complete: Perfect for advanced learners and researchers needing full, unrestricted access. Unlock 1.5M+ books across hundreds of subjects, including academic and specialized titles. The Complete Plan also includes advanced features like Premium Read Aloud and Research Assistant.
Both plans are available with monthly, semester, or annual billing cycles.
We are an online textbook subscription service, where you can get access to an entire online library for less than the price of a single book per month. With over 1.5 million books across 990+ topics, we’ve got you covered! Learn about our mission
Look out for the read-aloud symbol on your next book to see if you can listen to it. The read-aloud tool reads text aloud for you, highlighting the text as it is being read. You can pause it, speed it up and slow it down. Learn more about Read Aloud
Yes! You can use the Perlego app on both iOS and Android devices to read anytime, anywhere — even offline. Perfect for commutes or when you’re on the go.
Please note we cannot support devices running on iOS 13 and Android 7 or earlier. Learn more about using the app
Yes, you can access Wages for Students by Wages for Students, Jakob Jakobsen,MarĂ­a BerrĂ­os,Malav Kanuga, Jakob Jakobsen, MarĂ­a BerrĂ­os, Malav Kanuga in PDF and/or ePUB format, as well as other popular books in Social Sciences & Education Theory & Practice. We have over 1.5 million books available in our catalogue for you to explore.