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Perspectives de l'économie mondiale, octobre 2015
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Perspectives de l'économie mondiale, octobre 2015
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Information
Publisher
INTERNATIONAL MONETARY FUNDeBook ISBN
9781513519333
Year
2016Chapitre 1: Ăvolution RĂ©cente et Perspectives
La croissance mondiale a flĂ©chi au premier semestre de 2015, en raison dâun nouveau ralentissement dans les pays Ă©mergents et dâun affaiblissement de la reprise dans les pays avancĂ©s. Une croissance mondiale de 3,1 % est maintenant prĂ©vue pour lâensemble de 2015, soit lĂ©gĂšrement au-dessous de 2014 et 0,2 point en deçà des prĂ©visions figurant dans la Mise Ă jour de juillet 2015 des Perspectives de lâĂ©conomie mondiale (PEM). Les perspectives restent inĂ©gales parmi les principaux pays et rĂ©gions. Par rapport Ă lâan dernier, la croissance dans les pays avancĂ©s devrait sâaccĂ©lĂ©rer lĂ©gĂšrement, alors quâelle devrait flĂ©chir dans les pays Ă©mergents et les pays en dĂ©veloppement. Du fait du recul des cours des produits de base, de la dĂ©prĂ©ciation des monnaies de pays Ă©mergents et de la hausse de la volatilitĂ© sur les marchĂ©s financiers, les risques de rĂ©vision Ă la baisse des perspectives ont augmentĂ©, en particulier pour les pays Ă©mergents et les pays en dĂ©veloppement.
LâactivitĂ© mondiale devrait sâaccĂ©lĂ©rer quelque peu en 2016. Dans les pays avancĂ©s, la reprise modeste qui a dĂ©butĂ© en 2014 devrait sâaffermir. Dans les pays Ă©mergents et les pays en dĂ©veloppement, les perspectives devraient sâamĂ©liorer : en particulier, mĂȘme si la croissance dans les pays qui ont connu des difficultĂ©s Ă©conomiques en 2015 (dont le BrĂ©sil, la Russie et quelques pays dâAmĂ©rique latine et du Moyen-Orient) restera faible ou nĂ©gative, elle devrait ĂȘtre plus Ă©levĂ©e lâan prochain, ce qui fera plus que compenser le ralentissement progressif qui est attendu en Chine.
Ăvolution rĂ©cente et perspectives
LâĂ©volution des perspectives de lâĂ©conomie mondiale au cours des derniers mois sâexplique Ă la fois par des facteurs Ă court terme et des forces Ă plus long terme.
LâĂ©conomie mondiale au cours des derniers mois
La croissance est restĂ©e modeste dans les pays avancĂ©s au premier semestre de 2015. Pour la plupart des pays Ă©mergents, les conditions extĂ©rieures deviennent plus difficiles. La volatilitĂ© sur les marchĂ©s financiers a augmentĂ© nettement pendant lâĂ©tĂ©, avec une baisse des cours des produits de base et des pressions Ă la baisse sur les monnaies de nombreux pays Ă©mergents. Les entrĂ©es de capitaux ont ralenti, et le dĂ©collage des taux directeurs amĂ©ricains de la borne du zĂ©ro annonce probablement un nouveau durcissement des conditions financiĂšres extĂ©rieures. Par ailleurs, si le ralentissement de la croissance en Chine correspond jusquâĂ prĂ©sent plus ou moins aux prĂ©visions, ses rĂ©percussions internationales semblent plus marquĂ©es que prĂ©vu, comme en tĂ©moignent le repli des cours des produits de base (en particulier des mĂ©taux) et la faiblesse des exportations vers la Chine.
Ralentissement de lâactivitĂ© mondiale, inflation modĂ©rĂ©e
Selon des donnĂ©es prĂ©liminaires, la croissance mondiale sâest Ă©tablie Ă 2,9 % au premier semestre de 2015, soit environ 0,3 point au-dessous des prĂ©visions dâavril dernier (graphique 1.1). La croissance a Ă©tĂ© infĂ©rieure aux prĂ©visions tant dans les pays avancĂ©s que dans les pays Ă©mergents.
- Aux Ătats-Unis, la croissance a Ă©tĂ© plus faible que prĂ©vu, en dĂ©pit dâun solide deuxiĂšme trimestre. Cela sâexplique par une baisse de lâactivitĂ© au premier trimestre, causĂ©e par des facteurs ponctuels, notamment un hiver rude et des fermetures de ports, ainsi que par une forte baisse des dĂ©penses dâĂ©quipement dans le secteur pĂ©trolier. En dĂ©pit du ralentissement de la croissance, le taux de chĂŽmage est tombĂ© Ă 5,1 % fin aoĂ»t, soit 0,4 point au-dessous de son niveau de fĂ©vrier (et 1 point au-dessous du niveau dâil y a un an). La baisse des dĂ©penses dâĂ©quipement dans le secteur pĂ©trolier a aussi largement contribuĂ© au ralentissement observĂ© au Canada, oĂč lâactivitĂ© Ă©conomique sâest lĂ©gĂšrement contractĂ©e pendant les deux premiers trimestres de 2015.
- Dans la zone euro, la reprise a Ă©tĂ© plus ou moins conforme aux prĂ©visions dâavril : une croissance plus vigoureuse que prĂ©vu en Italie et surtout en Irlande et en Espagne (grĂące au redressement de la demande intĂ©rieure) a compensĂ© une croissance infĂ©rieure aux prĂ©visions en Allemagne.
- Au Royaume-Uni, le PIB a progressĂ© Ă un taux annualisĂ© de 2ÂŒ % au premier trimestre de 2015, et le taux de chĂŽmage a maintenant presque retrouvĂ© son niveau moyen dâavant la crise, Ă savoir environ 5œ %.
- Au Japon, un solide rebond au premier trimestre a Ă©tĂ© suivi par une baisse de lâactivitĂ© au deuxiĂšme trimestre. Pendant le premier semestre de lâannĂ©e, la consommation a Ă©tĂ© infĂ©rieure aux prĂ©visions, de mĂȘme que les exportations nettes. Les exportations ont diminuĂ© considĂ©rablement au deuxiĂšme trimestre.Graphique 1.1. Indicateurs de lâactivitĂ© mondiale
Source : Bureau nĂ©erlandais de lâanalyse de la politique Ă©conomique CPB; Haver Analytics; Markit Economics; estimations des services du FMI.Note : IDA = indice des directeurs dâachat; PI = production industrielle.1Australie, Canada, CorĂ©e, Danemark, Ătats-Unis, RAS de Hong Kong (PI seulement), IsraĂ«l, Japon, NorvĂšge (PI seulement), Nouvelle-ZĂ©lande, RĂ©publique tchĂšque, Royaume-Uni, Singapour, SuĂšde (PI seulement), Suisse, province chinoise de Taiwan et zone euro.2Afrique du Sud, Argentine (PI seulement), BrĂ©sil, Bulgarie (PI seulement), Chili (PI seulement), Chine, Colombie (PI seulement), Hongrie, Inde, IndonĂ©sie, Lettonie (PI seulement), Lituanie (PI seulement), Malaisie (PI seulement), Mexique, Pakistan (PI seulement), PĂ©rou (PI seulement), Philippines (PI seulement), Pologne, Roumanie (PI seulement), Russie, ThaĂŻlande (PI seulement), Turquie, Ukraine (PI seulement) et Venezuela (PI seulement). - En Chine, la croissance a Ă©tĂ© plus ou moins conforme aux prĂ©visions. La croissance de lâinvestissement ralentit par rapport Ă lâan dernier et les importations se sont contractĂ©es, mais la croissance de la consommation est restĂ©e stable. Si les exportations ont Ă©tĂ© infĂ©rieures aux prĂ©visions aussi, elles ont diminuĂ© dans de moindres proportions que les importations, et les exportations nettes ont contribuĂ© Ă la croissance. Les cours des actions ont reculĂ© nettement depuis juillet, aprĂšs avoir progressĂ© fortement pendant un an. Si les autoritĂ©s sont intervenues pour rĂ©tablir lâordre sur les marchĂ©s, la volatilitĂ© des marchĂ©s est restĂ©e Ă©levĂ©e jusquâĂ fin aoĂ»t.
- Dans quelques pays avancĂ©s ou Ă©mergents de lâAsie de lâEst, tels que la CorĂ©e, la province chinoise de Taiwan et les pays membres de lâAssociation des nations de lâAsie du Sud-Est (ASEAN), lâactivitĂ© a Ă©tĂ© un peu plus faible que prĂ©vu aussi, en raison de la baisse des exportations, mais aussi dâun ralentissement de la demande intĂ©rieure.
- En AmĂ©rique latine, le ralentissement au BrĂ©sil a Ă©tĂ© plus marquĂ© que prĂ©vu, et, du fait de la baisse des cours des produits de base, lâĂ©conomie continue de sâessouffler dans les autres pays de la rĂ©gion. La croissance a Ă©tĂ© plus faible que prĂ©vu aussi au Mexique, en raison du ralentissement de la croissance aux Ătats-Unis, mais aussi dâune demande intĂ©rieure mĂ©diocre.
- En Russie, la baisse du PIB au premier semestre de 2015 a été un peu plus forte que prévu, et en Ukraine, la récession a été plus marquée que prévu, du fait du conflit en cours dans la région.
- En Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient, oĂč les sĂ©ries de donnĂ©es trimestrielles sur le PIB ne sont pas globalement disponibles, les indicateurs macroĂ©conomiques montrent que lâactivitĂ© a Ă©tĂ© infĂ©rieure aux prĂ©visions aussi, Ă cause de la baisse des prix du pĂ©trole, du recul des cours des autres produits de base, ainsi que de troubles gĂ©opolitiques et internes dans un petit nombre de pays.
La production industrielle mondiale est restĂ©e faible jusquâĂ fin 2004, parallĂšlement Ă la vigueur inĂ©gale de la demande dans les principaux pays et groupes de pays, et a ralenti nettement pendant le premier semestre de 2015, en raison de la constitution de stocks fin 2014 et dĂ©but 2015, mais aussi dâun ralentissement de la croissance de lâinvestissement. Le volume du commerce mondial a ralenti aussi au premier semestre de 2015. La faiblesse de lâinvestissement dans le monde entier, en particulier dans le secteur minier, ainsi que les rĂ©percussions sur le commerce du passage Ă un nouveau modĂšle de croissance en Chine ont probablement contribuĂ© Ă ce flĂ©chissement. Cependant, il est difficile de mesurer lâampleur du ralentissement du commerce dans le contexte actuel, Ă©tant donnĂ© les fortes variations des prix des produits de base et des taux de change, et les chiffres dĂ©pendent de la mesure utilisĂ©e. Les estimations fondĂ©es sur les comptes nationaux font Ă©tat dâune modĂ©ration de la croissance du volume du commerce mondial, tandis que celles qui reposent sur les statistiques internationales du commerce de marchandises, qui figurent Ă la premiĂšre plage du graphique 1.1, indiquent une contraction pure et simple.
Lâinflation globale a flĂ©chi dans les pays avancĂ©s (graphique 1.2), du fait pour lâessentiel de la baisse des prix du pĂ©trole et dâautres produits de base, alors que lâinflation hors alimentation et Ă©nergie est restĂ©e stable. En ce qui concerne les pays Ă©mergents, la diminution des prix du pĂ©trole et dâautres produits de base (y compris de produits alimentaires, qui occupent une place plus importante dans lâindice des prix Ă la consommation des pays Ă©mergents et des pays en dĂ©veloppement) a gĂ©nĂ©ralement contribuĂ© Ă un repli de lâinflation, sauf dans les pays dont la monnaie sâest dĂ©prĂ©ciĂ©e considĂ©rablement, comme la Russie.
Graphique 1.2. Inflation mondiale
(Variation en pourcentage sur un an, sauf indication contraire)

Sources : Consensus Economics; FMI, systĂšme des cours des produits de base; estimations des services du FMI.
Note : APA : autres pays avancés; APAE : autres pays avancés européens.
1Hors Venezuela.
2Au Japon, lâaccĂ©lĂ©ration de lâinflation en 2014 sâexplique dans une large mesure par le relĂšvement de la taxe sur la consommation.
Baisse des prix des produits de base
AprĂšs ĂȘtre restĂ©s plus ou moins stables au deuxiĂšme trimestre de 2015, les prix du pĂ©trole ont reculĂ© pendant une bonne partie du troisiĂšme trimestre (graphique 1.3). Le niveau plus faible que prĂ©vu de lâactivitĂ© mondiale a jouĂ© un rĂŽle, mais lâoffre a Ă©tĂ© plus Ă©levĂ©e que prĂ©vu aussi, en raison de la vigueur de la production dans les pays membres de lâOrganisation des pays exportateurs de pĂ©trole, ainsi quâaux Ătats-Unis et en Russie. Par ailleurs, lâoffre devrait Ă terme profiter dâune augmentation de la production dans la RĂ©publique islamique dâIran, aprĂšs lâaccord nuclĂ©aire rĂ©cemment conclu avec le groupe P5+11.
Graphique 1.3. Marchés des produits de base et du pétrole

Sources : Agence internationale de lâĂ©nergie; FMI, systĂšme des cours des produits de base; Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques; estimations des services du FMI.
Note : AfS...
Table of contents
- Cover Page
- Title Page
- Copyright Page
- Contents
- HypothĂšses et conventions
- Informations et données supplémentaires
- Préface
- Avant-propos
- Résumé analytique
- Chapitre 1. Ăvolution rĂ©cente et perspectives
- Chapitre 2. Ă quoi les exportateurs de produits de base doivent-ils sâattendre? Croissance de la production aprĂšs lâenvolĂ©e des cours des produits de base
- Chapitre 3. Les taux de change et les flux dâĂ©changes sont-ils dĂ©connectĂ©s?
- Appendice statistique
- Perspectives de lâĂ©conomie mondiale, questions dâactualitĂ©
- Examen des perspectives par le conseil dâadministration du FMI, septembre 2015
- Tableaux
- Footnotes