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Ajustement budgétaire : principes directeurs
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Information
Publisher
INTERNATIONAL MONETARY FUNDeBook ISBN
9781557755810
Year
1996Table des matiĂšres
Préface
Introduction
Quand rajustement budgétaire est-il nécessaire?
Lâimpact de la politique budgĂ©taire sur les objectifs de la politique macroĂ©conomique
Inflation
Solde des transactions courantes
Croissance
Ajustement budgétaire et viabilité économique
Interactions avec les autres moyens dâintervention
Comment Ă©valuer lâorientation de la politique budgĂ©taire?
Conséquences budgétaires des différents modes de financement du déficit
Autres indicateurs servant à évaluer les choix budgétaires
SensibilitĂ© de lâĂ©valuation Ă lâhorizon temporel de lâanalyse
DĂ©finition des comptes publics aux fins de lâanalyse macroĂ©conomique
Champ couvert par les opĂ©rations du secteur de lâĂtat
DĂ©termination du moment dâimpact des opĂ©rations budgĂ©taires
Définition du «solde budgétaire global»
Quelle doit ĂȘtre lâampleur ae lâajustement budgĂ©taire?
Le cadre de lâajustement budgĂ©taire
Lâampleur de lâajustement budgĂ©taire
Réduction du déficit budgétaire
QualitĂ© de lâajustement
Comment rĂ©aliser lâajustement budgĂ©taire?
Mesures visant à améliorer le systÚme fiscal et à accroßtre les recettes
Caractéristiques recommandées pour le systÚme fiscal
Caractéristiques des principaux impÎts
Rationalisation des dépenses
Réduction des dépenses à court terme
Réforme structurelle des dépenses publiques
Notes
Références bibliographiques
Encadrés
1. Une politique budgĂ©taire excessivement expansionniste peut ĂȘtre prĂ©judiciable Ă la croissance
2. Les effets de la politique budgétaire sur le taux de change
3. Les activités quasi budgétaires des institutions financiÚres publiques
4. Circonstances justifiant un excédent budgétaire
5. Assistance technique
6. Dispositifs de protection sociale
7. RĂ©forme de lâadministration de lâimpĂŽt
8. Budget et maĂźtrise de lâĂ©volution des dĂ©penses
Ajustement budgétaire et viabilité économique
Les responsables de la politique Ă©conomique ont pour tĂąche importante de veiller Ă maintenir la croissance sur un sentier non inflationniste et viable Ă long terme. Les pouvoirs publics peuvent certes promouvoir une forte croissance Ă court terme, mais semer ce faisant le germe de difficultĂ©s pour lâavenir: un gonflement de la dette publique qui deviendra intenable ou un dĂ©sĂ©quilibre des comptes extĂ©rieurs quâil sera impossible de financer. Par consĂ©quent, des mesures dâassainissement des finances publiques peuvent ĂȘtre nĂ©cessaires Ă court terme pour Ă©viter que la situation budgĂ©taire ne devienne intenable dans le futur. La viabilitĂ© de lâĂ©conomie peut donc ĂȘtre examinĂ©e sous lâangle de la balance des transactions courantes, de la dette publique et de lâimpact futur des engagements non provisionnĂ©s dĂ©coulant de la politique budgĂ©taire actuelle.
- Solde extĂ©rieur courant. Le solde des transactions extĂ©rieures courantes nâest pas viable sâil ne peut ĂȘtre financĂ© de façon durable par des entrĂ©es de capitaux aux conditions du marchĂ© et sâil ne permet pas Ă lâĂ©conomie de croĂźtre convenablement, dans la stabilitĂ© des prix ou empĂȘche le pays dâassurer intĂ©gralement le service de sa dette extĂ©rieure.
LâĂ©valuation de cette viabilitĂ© Ă moyen terme est une opĂ©ration complexe, qui repose sur des projections de variables comme la demande Ă©manant des partenaires commerciaux, les cours mondiaux des produits exportĂ©s et importĂ©s, lâĂ©volution future de lâoffre dâexportations et de la demande dâimportations, les flux de capitaux empruntant le circuit des marchĂ©s, le volume de la dette extĂ©rieure et le coĂ»t du service y affĂ©rent, ainsi que les perspectives de lâĂ©pargne et de lâinvestissement du secteur privĂ©. Ătant donnĂ© que lâajustement forcĂ©âquâimposerait par exemple un tarissement des financements extĂ©rieursâest trĂšs coĂ»teux, le souci de la viabilitĂ© du solde extĂ©rieur courant est en gĂ©nĂ©ral une raison majeure dâadopter une politique de stabilisation budgĂ©taire.
EncadrĂ© 1. Une politique budgĂ©taire excessivement expansionniste peut ĂȘtre prĂ©judiciable Ă la croissance
Un excĂšs de demande, dĂ» Ă une politique budgĂ©taire trop expansionniste, est souvent Ă lâorigine des problĂšmes dâajustement et de croissance. Ce type de politique cause en gĂ©nĂ©ral des hausses de prix et une dĂ©gradation du solde extĂ©rieur courant. Les pouvoirs publics tentent souvent de remĂ©dier Ă cette situation en rĂ©glementant les prix intĂ©rieurs, et en imposant des restrictions au commerce extĂ©rieur et aux opĂ©rations de change. Ces mesures aggravent toutefois les dĂ©ficiences de lâoffre, car les ressources sont encore moins bien affectĂ©es et, Ă cause du manque de biens de production importĂ©s, les capacitĂ©s intĂ©rieures ne peuvent pas ĂȘtre utilisĂ©es de façon optimale et lâexpansion des exportations est limitĂ©e. Si la politique budgĂ©taire expansionniste est poursuivie, la balance des paiements continue de se dĂ©tĂ©riorer et lâinflation sâaccĂ©lĂšre. La confiance sâeffrite, ce qui fait diminuer les entrĂ©es de capitaux ou en provoque la fuite, et rĂ©duit par consĂ©quent les ressources financiĂšres du pays. Un cercle vicieux peut alors sâenclencher: la politique expansionniste aboutit Ă une Ă©rosion de la base dâimposition (en particulier de lâassiette des taxes Ă lâimportation) et le dĂ©ficit budgĂ©taire devient de plus en plus difficile Ă maĂźtriser. A ce point, le pays doit faire face Ă la fois Ă une croissance faible ou nĂ©gative et Ă des problĂšmes fondamentaux dâajustement extĂ©rieur. Ce scĂ©nario dĂ©crit assez fidĂšlement la situation rĂ©elle de nombreux pays.
- Deite publique. Il est courant que lâĂtat emprunte pour financer ses activitĂ©s. Ce mode de financement devient dangereux si on laisse la dette publique prendre des proportions de plus en plus importantes, par rapport au produit intĂ©rieur brut (PIB). Les dangers sont de plusieurs ordres et dĂ©pendent Ă la fois de la nature de la dette et du niveau du ratio dâendettement (dette/PIB). Ă lâĂ©vidence, plus la dette publique est Ă©levĂ©e, moins le pays peut se permettre un dĂ©ficit, et plus il doit prendre rapidement des mesures dâajustement lorsque les dĂ©sĂ©quilibres macroĂ©conomiques commencent Ă menacer la stabilitĂ©. Or, ce sont prĂ©cisĂ©ment les pays trĂšs endettĂ©s qui risquent le plus dâaccuser des dĂ©ficits, Ă©tant donnĂ© que la charge des intĂ©rĂȘts devient rapidement une composante importante (et incontournable) des dĂ©penses publiques. Les problĂšmes liĂ©s Ă la viabilitĂ© de la dette publique sont examinĂ©s plus en dĂ©tail dans les deux sections suivantes,
Un taux dâendettement qui est Ă©levĂ© ou qui augmente peut suffire Ă crĂ©er des difficultĂ©s macroĂ©conomiques et des dĂ©sĂ©quilibres. Lue lourde dette extĂ©rieure fragilise la situation budgĂ©taire (de mĂȘme que le taux de change) face Ă lâĂ©volution des marchĂ©s de capitaux internationaux. Lâanticipation des consĂ©quences que le service dâune lourde dette intĂ©rieure peut avoir pour lâavenirânotamment la perspective dâun alourdissement sensible de la charge fiscale ou dâune rĂ©sorption inflationniste de la dette par la crĂ©ation monĂ©taireârisque dâentamer la confiance des marchĂ©s. Cela renvoie au problĂšme plus gĂ©nĂ©ral de la crĂ©dibilitĂ© et au fait que lâon accorde de plus en plus dâimportance non seulement Ă la dette, mais aussi au dĂ©ficit budgĂ©taire pour juger de la dĂ©termination des dirigeants dans la lutte contre lâinflation,
En simplifiant Ă lâextrĂȘme, la dette publique cesse dâĂȘtre viable sâil apparaĂźt quâelle va augmenter indĂ©finiment en proportion du PIB ou si le coĂ»t du service y affĂ©rent absorbe un montant excessif de ressources. Il nây a pas de critĂšre absolu pour Ă©valuer la viabilitĂ© dâune position dâendettement donnĂ©e mais il convient de considĂ©rer les projections de diverses variables comme le taux dâintĂ©rĂȘt, le taux de croissance Ă©conomique et les recettes et les dĂ©penses publiques. Il commence en gĂ©nĂ©ral Ă y avoir un problĂšme de viabilitĂ© lorsque les paiements exigibles au titre des intĂ©rĂȘts de la dette publique augmentent plus vite que les recettes.
- Engagements non provisionnĂ©s. Les pouvoirs publics adoptent souvent des mesures budgĂ©taires qui, Ă court terme, occasionnent des coĂ»ts limitĂ©s mais qui, Ă moyen ou Ă long terme, peuvent entraĂźner une augmentation des dĂ©penses considĂ©rable, voire insoutenable. Dans certains cas, il est facile de prĂ©voir quelles seront les consĂ©quences futures de ces mesures: il est Ă©vident, par exemple, que les engagements pris en ce qui concerne le paiement des retraites posent un problĂšme si lâon sâattend Ă un vieillissement de la population. Souvent, au contraire, il peut ĂȘtre assez difficile de savoir Ă lâavance si une mesure donnĂ©e risque de provoquer une expansion ingĂ©rable des dĂ©penses (par exemple, combien coĂ»tera la garantie dâemploi pour tous les diplĂŽmĂ©s de lâuniversitĂ©, ou quelle sera la hausse des coĂ»ts mĂ©dicaux Ă la charge du rĂ©gime public dâassurance-maladie). ll peut ĂȘtre nĂ©cessaire dâagir tĂŽt pour Ă©viter dâavoir Ă prendre ultĂ©rieurement des mesures radicales, et par consĂ©quent plus difficiles.
Interactions avec les autres moyens dâintervention
Lâanalyse qui prĂ©cĂšde fait ressortir lâimportance de la politique budgĂ©taire pour la rĂ©alisation des objectifs de la politique macroĂ©conomique; encore faut-il voir comment les mesures dâajustement budgĂ©taire sâintĂšgrent avec les autres instruments de ta politique macroĂ©conomique. Les interactions importantes se situent au carrefour avec la politique de change, la politique monĂ©taire et diverses rĂ©formes structurelles.
- Taux de change. La stabilisation budgĂ©taire nâest pas suffisante pour atteindre les objectifs dâajustement Ă la fois internes et externes. Si lâaustĂ©ritĂ© budgĂ©taire est la seule arme employĂ©e pour rĂ©sorber le dĂ©ficit extĂ©rieur courant, on risque des problĂšmes intĂ©rieurs, comme le chĂŽmage et une faible croissance. Pour Ă©viter ces dĂ©sĂ©quilibres, il peut ĂȘtre nĂ©cessaire dâaccompagner la stabilisation budgĂ©taire de mesures destinĂ©es Ă augmenter le prix des biens faisant effectivement ou potentiellement lâobjet dâĂ©changes internationaux (biens Ă©changeables) par rapport au prix de ceux qui ne peuvent ĂȘtre vendus que dans le pays (biens non Ă©changeables); il sâagit, en dâautres termes, de provoquer une dĂ©prĂ©ciation rĂ©elle de la monnaie nationale. Les mesures de ce type permettent, pour un niveau donnĂ© de la production, dâenregistrer un solde extĂ©rieur courant plus favorable et elles prennent gĂ©nĂ©ralement la forme dâune dĂ©valuation, qui porte sur la valeur de change nominale.
La politique budgĂ©taire et la politique du taux de change influent lâune sur lâautre. Une dĂ©prĂ©ciation nominale de la monnaie a en gĂ©nĂ©ral un effet sensible sur le solde budgĂ©taire et cet effet peut ĂȘtre soit positif, soit nĂ©gatif, suivant la structure du budget. Si par exemple les dĂ©penses en monnaies Ă©trangĂšres (comme les intĂ©rĂȘts versĂ©s au titre de la dette extĂ©rieure) sont supĂ©rieures aux recettes en devises (comme les droits de douane et les recettes pĂ©troliĂšres), la dĂ©prĂ©ciation de la monnaie nationale accroĂźt le dĂ©ficit budgĂ©taire. Ă lâinverse, les mesures de stabilisation budgĂ©taire peuvent influer sur le taux de change, bien que lâeffet exercĂ© (soit une apprĂ©ciation, soit une dĂ©prĂ©ciation de la monnaie) dĂ©pende probablement de la situation Ă©conomique fondamentale (voir encadrĂ© 2).
En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, rajustement du taux de change rĂ©el doit ĂȘtre Ă©tayĂ© par des mesures budgĂ©taires. Par exemple, dans le cadre dâun rĂ©gime de change fixe, une dĂ©valuation (câest-Ă -dire une dĂ©prĂ©ciation en valeur nominale) a pour effet immĂ©diat dâaccroĂźtre les prix des biens Ă©changeables mais, si les prix de biens non Ă©changeables augmentent aussi dans des proportions comparables, alors le taux de change rĂ©el nâest pas modifiĂ©. Pour empĂȘcher une hausse du prix des biens non Ă©changeables, il faut gĂ©nĂ©ralement exercer sur la demande globale une action modĂ©ratrice dont les principaux Ă©lĂ©ments sont souvent des mesures de stabilisation budgĂ©taire.
- Politique monĂ©taire. Les emprunts de lâĂta0t auprĂšs du systĂšme bancaire influent gĂ©nĂ©ralement de façon dĂ©terminante sur lâexpansion globale de la monnaie et du crĂ©dit. Aussi lâajustement budgĂ©taire est-il souvent un Ă©lĂ©ment dĂ©cisif dâune politique visant Ă freiner lâexpansion monĂ©taire. Si lâajustement budgĂ©taire nâest pas rĂ©alisĂ©, la politique monĂ©taire risque soit dâĂȘtre excessivement expansionniste, soit dâimposer la rigueur au prix dâune contraction non souhaitable du crĂ©dit au secteur privĂ©. Lâorientation de la politique monĂ©taire peut aussi influer sur la politique budgĂ©taire. Une politique de rigueur monĂ©taire, menĂ©e par exemple en vue de maintenir un taux de change nominal donnĂ©, risque (au moins Ă court terme) de provoquer une hausse du taux dâintĂ©rĂȘt rĂ©el qui alourdit le coĂ»t du service de la dette publique et compromet la viabilitĂ© de la situation budgĂ©taire.
- Politique structurelle. Les mesures dâajustement structurel sont un Ă©lĂ©ment crucial de toute politique visant Ă augmenter le taux de croissance Ă©conomique rĂ©el ou Ă remĂ©dier Ă un chĂŽmage Ă©levĂ©. Un cadre macroĂ©conomique stable est la meilleure garantie du succĂšs de ces mesures. Dans cette optique gĂ©nĂ©rale, la stabilisation budgĂ©taire peut ĂȘtre une condition nĂ©cessaire de lâajustement structurel. Des modifications du systĂšme budgĂ©taire peuvent aussi sâimposer en complĂ©ment de certaines mesures structurelles. Par exemple, une rĂ©forme du tarif douanierâindispensable pour ouvrir lâĂ©conomie au commerce extĂ©rieurârisque de rĂ©duire les recettes budgĂ©taires et doit donc ĂȘtre compensĂ©e par un rĂ©amĂ©nagement des autres impĂŽts. De mĂȘme, la rĂ©forme des entreprises publiques peut avoir sur le budget dâimportantes rĂ©percussions, tant positives que nĂ©gatives. Ă©tant donnĂ© lâimportance, dans de nombreux pays, des recettes fiscales que procurent ces entreprises et des transferts dont elles bĂ©nĂ©ficient.
Encadré 2. Les effets de la politique budgétaire sur le taux de change
Dans les pays industrialisĂ©s dotĂ©s de marchĂ©s de capitaux dĂ©veloppĂ©s et oĂč le jeu du marchĂ© dĂ©termine le taux de change, on ne peut pas prĂ©dire a priori dans quel sens ce dernier rĂ©agira sous lâeffet des mesures budgĂ©taires. On a notĂ© dans certains cas quâune augmentation du dĂ©ficit va de pair avec une apprĂ©ciation de la monnaie, parce que lâexpansion budgĂ©taire pousse Ă la hausse la production, les taux dâintĂ©rĂȘt, les importations et les entrĂ©es de capitaux; cela suppose que lâorientation de la politique monĂ©taire ne soit pas modifiĂ©e et quâil y ait une grande mobilitĂ© des capitaux entre les pays industrialisĂ©s. NĂ©anmoins, dans dâautres cas, il est arrivĂ© que le dĂ©ficit budgĂ©taire entraĂźne une dĂ©prĂ©ciation de la monnaie. Cela tient peut-ĂȘtre Ă ce que lâexpansionnisme budgĂ©taire a fait craindre une aggravation du risque de change et du risque politique et a minĂ© la crĂ©dibilitĂ© de la politique gouvernementale, tant monĂ©taire que budgĂ©taire.
Une incertitude comparable entoure lâeffet de lâassainissement budgĂ©taire sur le taux de change. DâaprĂšs les modĂšles thĂ©oriques, une contraction budgĂ©taire provoque une dĂ©prĂ©ciation de la monnaie nationale. NĂ©anmoins, il est possible quâelle entraĂźne une apprĂ©ciation Ă court terme si elle parvient Ă rĂ©sorber une large part du dĂ©sĂ©quilibre budgĂ©taire, si elle est considĂ©rĂ©e comme irrĂ©versible et si elle marque lâabandon dâune politique laxiste qui faisait craindre que les avoirs intĂ©rieurs ...
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- Comment Ă©valuer lâorientation de la politique budgĂ©taire?
- Quelle doit ĂȘtre lâampleur ae lâajustement budgĂ©taire?
- Comment rĂ©aliser lâajustement budgĂ©taire?
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