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Investissement public et partenariats public-privé
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Investissement public et partenariats public-privé
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Information
Publisher
INTERNATIONAL MONETARY FUNDeBook ISBN
9781589065444
Year
2007Investissement public et partenariats publicâprivĂ©
Bien que les besoins dâinfrastructure et les contraintes de financement soient plus aigus dans les pays en dĂ©veloppement que dans les Ă©conomies avancĂ©es, toutes les Ă©conomies doivent maintenir la discipline budgĂ©taire et respecter les contraintes de lâimpĂŽt et de lâemprunt, sources de financement habituelles de lâinvestissement public. Le pacte de stabilitĂ© et de croissance de lâUnion europĂ©enne (UE), par exemple, impose des plafonds aux dĂ©ficits et Ă la dette publique des membres de lâUE, limitant leur marge de manĆuvre en ce qui concerne lâinvestissement public. Par ailleurs, toutes les Ă©conomies, quâelles soient riches ou pauvres, doivent rĂ©partir des ressources limitĂ©es entre des besoins concurrents, Ă©quilibrer lâinvestissement en capital physique avec lâinvestissement dans le capital humainâĂ©ducation, santĂ© publique et autres secteurs sociauxâtout en sâassurant quâelles disposent de recettes suffisantes pour couvrir les dĂ©penses courantes.
Les Ă©tudes de cas du FMI sur lâinvestissement publicâLe contexte
Le FMI, en collaboration avec la Banque mondiale et la Banque interamĂ©ricaine de dĂ©veloppement, a effectuĂ© des Ă©tudes pilotes pour examiner comment huit paysâle BrĂ©sil, le Chili, la Colombie, lâĂthiopie, le Ghana, lâInde, la Jordanie et le PĂ©rouâfont face Ă leurs besoins dâinvestissement public, notamment en infrastructure. Les besoins de routes nouvelles et dâentretien routier amĂ©liorĂ© des pays pilotes paraissent particuliĂšrement aigus, mais lâinfrastructure dâautres secteurs prĂ©sente aussi des goulets dâĂ©tranglement, en particulier les ports, lâĂ©nergie, les tĂ©lĂ©communications, et lâeau et lâassainissement. Ces goulets dâĂ©tranglement reflĂštent, au moins en partie, les diminutions rĂ©centes de lâinvestissement public6, qui ont Ă©tĂ© compensĂ©esâmais seulement dans une faible mesureâpar une augmentation de lâinvestissement dâinfrastructure privĂ©. Cependant, au BrĂ©sil et au PĂ©rou, lâachĂšvement de plusieurs grands projets de privatisationânotamment dans les tĂ©lĂ©communicationsâexplique au moins une partie de cette baisse.
Bien que cela nâait Ă©videmment pas Ă©tĂ© le seul facteur, la consolidation budgĂ©taire a probablement contribuĂ© Ă la baisse observĂ©e de lâinvestissement public. Lâinvestissement public en Inde, par exemple, a Ă©tĂ© restreint dans le cadre dâefforts dâajustement budgĂ©taires dus Ă une situation de crise au dĂ©but des annĂ©es 90. Au BrĂ©sil, les efforts considĂ©rables dâajustement budgĂ©taire accomplis depuis 1999, sâils ont Ă©tĂ© cruciaux pour sortir le BrĂ©sil de sa crise Ă©conomique et stabiliser la macroĂ©conomie, se sont aussi accompagnĂ©s dâune baisse de lâinvestissement public, lequel est passĂ© au niveau fĂ©dĂ©ral dâun niveau de 1,1 % du PIB en 1998 Ă 0,4 % du PIB en 2003. Les autoritĂ©s ghanĂ©ennes ont rĂ©duit lâinvestissement public pendant la pĂ©riode 1998â2000 et de nouveau en 2002 dans le cadre de leurs efforts dâajustement budgĂ©taire.
En outre, la diminution de lâĂ©pargne publique a pu limiter de maniĂšre importante les dĂ©penses publiques dâinvestissement. En gĂ©nĂ©ral, la baisse de lâĂ©pargne publique est due Ă lâexpansion des dĂ©penses publiques courantesânotamment, par exemple, les dĂ©penses croissantes ou incompressibles des salaires du secteur public, des pensions et des transferts aux mĂ©nagesâqui peut avoir Ă©tĂ© encore aggravĂ©e par un degrĂ© gĂ©nĂ©ralement Ă©levĂ© dâaffectation des recettes (par exemple au BrĂ©sil, en Colombie et au Ghana). Dans certains Ătats fĂ©dĂ©rauxâlâInde par exempleâlâĂ©pargne publique peut avoir Ă©tĂ© aussi entravĂ©e par un manque de discipline budgĂ©taire aux niveaux infranationaux de lâadministration publique.
Les estimations du montant dâinvestissements nĂ©cessaires pour faire face aux besoins dâinfrastructure dâun pays donnĂ© sont trĂšs variables. Celles qui visent Ă rattraper les pays plus avancĂ©sâou les âȘleaders rĂ©gionauxâ« en infrastructureâont tendance Ă ĂȘtre beaucoup plus importantes que celles qui tablent sur ce qui serait nĂ©cessaire pour surmonter des goulets dâĂ©tranglement spĂ©cifiques. Le dĂ©faut de toutes ces dĂ©marches âȘfondĂ©es sur les besoinsâ«, cependant, est quâelles ignorent les contraintes de ressources et de capacitĂ©s dâabsorption des divers pays et ne peuvent donc indiquer concrĂštement comment et dans quels dĂ©lais il serait possible de rĂ©pondre aux besoins dâinfrastructure dâune maniĂšre budgĂ©tairement viable. Une meilleure approche consisterait Ă Ă©valuer les possibilitĂ©s de mobiliser les ressources tant privĂ©es que publiques pour financer des dĂ©penses dâinfrastructure dans un cadre de politiques macroĂ©conomiques saines et budgĂ©tairement viables et, parallĂšlement, Ă identifier les projets auxquels il convient de donner la prioritĂ© sur la base de leurs rendements Ă©conomique et social.
En principe, les pays qui cherchent Ă renforcer leur infrastructure dans divers secteurs disposent de plusieurs options pour financer lâinvestissement public, Ă savoir celle dâemprunter, dâaccroĂźtre lâĂ©pargne publique, et de redĂ©ployer la dĂ©pense publique dâautres secteurs; celle de tirer meilleur parti de leurs investissements en amĂ©liorant la planification des investissements, lâĂ©valuation des projets et les procĂ©dures de mise en Ćuvre; et...
Table of contents
- Cover Page
- Title Page
- Copyright Page
- Préface
- Investissement public et partenariats publicâprivĂ©
- La collection des Dossiers économiques
- Footnotes