M. Gradgrind a donnĂ© Ă ses enfants Tom et Louise, une Ă©ducation rigoureuse, sans tendresse, ne laissant place ni Ă l'imagination, ni Ă la rĂȘverie, comme il nous l'explique: «Ce que je veux, ce sont des faits. Enseignez des faits Ă ces garçons et Ă ces filles, rien que des faits. Les faits sont la seule chose dont on ait besoin ici-bas.». Louise Ă©pouse M. Bounderby, l'ami de M Gradgrind, riche industriel parti de rien et fier de sa rĂ©ussite. Il emploiera Tom dans sa banque comme comptable. Le destin semble tracĂ© pour tout le monde, quand un nouveau personnage entre en scĂšne, M. Harthouse, un jeune dandy qui a beaucoup d'influence sur Tom. De plus un vol survient Ă la banque de M. Bounderby. Un honnĂȘte ouvrier, Ătienne Blackpool, est accusĂ© du vol, mais qui est rĂ©ellement le coupable?...Roman le plus engagĂ© de Dickens, Les Temps difficiles nous plonge dans les dĂ©buts de la rĂ©volution industrielle qui transforme l'aimable campagne anglaise en un pandĂ©monium d'usines, de canaux, d'installations miniĂšres, de fabriques, d'entrepĂŽts, de banlieues misĂ©rables, oĂč survit un prolĂ©tariat totalement exploitĂ©. Sous un ciel de suie, Coketown, la ville du charbon (Manchester en rĂ©alitĂ©), est d'autant plus l'image de l'enfer que la classe ouvriĂšre n'y est pas encore organisĂ©e et qu'elle apparaĂźt ainsi comme la victime toute dĂ©signĂ©e de politiciens sans scrupules et d'une bourgeoisie, parfois compatissante et troublĂ©e dans son confort moral, mais toujours persuadĂ©e de la divinitĂ© de ses droits. Le roman de Dickens correspond point pour point Ă l'analyse qu'en ces mĂȘmes annĂ©es et dans cette mĂȘme Angleterre, Fr. Engels entreprenait de la naissance du capitalisme moderne.

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Les Temps Difficiles
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Chapitre 1 - La seule chose nécessaire.
Â
« Or, ce que je veux, ce sont des faits. Enseignez des faits Ă
ces garçons et à ces filles, rien que des faits. Les faits sont la
seule chose dont on ait besoin ici-bas. Ne plantez pas autre chose
et dĂ©racinez-moi tout le reste. Ce nâest quâau moyen des faits
quâon forme lâesprit dâun animal qui raisonne : le reste ne
lui servira jamais de rien. Câest dâaprĂšs ce principe que jâĂ©lĂšve
mes propres enfants, et câest dâaprĂšs ce principe que jâĂ©lĂšve les
enfants que voilà . Attachez-vous aux faits, monsieur ! »
La scĂšne se passe dans une salle dâĂ©cole nue, monotone et
sĂ©pulcrale, et le petit doigt carrĂ© de lâorateur donnait de
lâĂ©nergie Ă ses observations en soulignant chaque sentence sur la
manche du maĂźtre dâĂ©cole. LâĂ©nergie Ă©tait encore augmentĂ©e par le
front imposant de lâorateur, mur carrĂ© qui avait les sourcils pour
base, tandis que les yeux trouvaient un logement commode dans deux
caves obscures, ombragĂ©es par le mur en question ; lâĂ©nergie
était encore augmentée par la bouche large, mince et sévÚre de
lâorateur ; lâĂ©nergie Ă©tait encore augmentĂ©e par le ton
inflexible, dur et dictatorial de lâorateur ; lâĂ©nergie Ă©tait
encore augmentĂ©e par les cheveux de lâorateur, lesquels se
hĂ©rissaient sur les cĂŽtĂ©s de sa tĂȘte chauve, ainsi quâune
plantation de pins destinée à préserver du vent la surface luisante
du crĂąne, couverte dâautant de bosses que la croĂ»te dâun chausson
de pommes, comme si cette tĂȘte eĂ»t Ă peine trouvĂ© assez de place
dans ses magasins pour loger tous les faits solides entassĂ©s Ă
lâintĂ©rieur. Lâallure obstinĂ©e, lâhabit carrĂ©, les jambes carrĂ©es,
les Ă©paules carrĂ©e de lâorateur, voire mĂȘme sa cravate, dressĂ©e Ă
le prendre à la gorge avec une étreinte peu accommodante, comme un
fait opiniĂątre, tout contribuait Ă augmenter encore lâĂ©nergie.
« Dans cette vie, nous nâavons besoin que de faits, monsieur,
rien que de faits ! »
Lâorateur et le maĂźtre dâĂ©cole, et le troisiĂšme personnage adulte
qui se trouvait en scĂšne, reculĂšrent un peu pour mieux envelopper
dans un coup dâĆil rapide le plan inclinĂ© oĂč lâon voyait rangĂ©s en
ordre les petits vases humains dans lesquels il nây avait plus quâĂ
verser des faits jusquâĂ ce quâils en fussent remplis Ă pleins
bords.
Chapitre 2 - Le massacre des innocents.
« Thomas Gradgrind, monsieur ! Lâhomme des rĂ©alitĂ©s ; lâhomme des faits et des calculs ; lâhomme qui procĂšde dâaprĂšs le principe que deux et deux font quatre et rien de plus, et quâaucun raisonnement nâamĂšnera jamais Ă concĂ©der une fraction en sus ; Tho â mas Gradgrind, monsieur (appuyez sur le nom de baptĂȘme Thomas), Tho â mas Gradgrind ! Avec une rĂšgle et des balances, et une table de multiplication dans la poche, monsieur, toujours prĂȘt Ă peser ou Ă mesurer le premier colis humain venu, et Ă vous en donner exactement la jauge. Simple question de chiffres que cela, simple opĂ©ration arithmĂ©tique ! Vous pourriez vous flatter de faire entrer quelque absurditĂ© contraire dans la tĂȘte dâun Georges Gradgrind, ou dâun Auguste Gradgrind, ou dâun John Gradgrind, ou dâun Joseph Gradgrind (tous personnages fictifs qui nâont pas dâexistence), mais non pas dans celle de Thomas Gradgrind ; non, non, monsieur, impossible ! »
Câest en ces termes que M. Gradgrind ne manquait jamais de se prĂ©senter mentalement, soit au cercle de ses connaissances intimes, soit au public en gĂ©nĂ©ral. Câest en ces termes aussi que Thomas Gradgrind, remplaçant seulement par les mots filles et garçons celui de monsieur,vient de se prĂ©senter lui-mĂȘme, Thomas Gradgrind, aux petites cruches alignĂ©es devant lui pour ĂȘtre remplies de faits jusquâau goulot.
Et vraiment, tandis quâil les contemple curieusement du fond de ces caves ci-dessus mentionnĂ©es, il a lui-mĂȘme lâair dâune espĂšce de canon bourrĂ©, jusquâĂ la gueule, de faits quâil sâapprĂȘte Ă envoyer, au moyen dâune seule explosion, bien au delĂ des rĂ©gions que connaĂźt lâenfance. Il a lâair dâune batterie galvanique chargĂ©e de quelque mauvaise prĂ©paration mĂ©canique destinĂ©e Ă remplacer dans lâesprit des enfants la jeune et tendre imagination quâil sâagit de rĂ©duire en poudre.
« Fille numéro vingt, dit M. Gradgrind indiquant carrément, avec son index carré, la personne désignée ; je ne connais pas cette fille. Qui est cette fille ?
â Sissy Jupe, monsieur, rĂ©pondit le numĂ©ro vingt, rougissant, se levant et faisant une rĂ©vĂ©rence.
â Sissy ? Ce nâest pas un nom, ça, dit M. Gradgrind. Vous ne vous nommez pas Sissy, vous vous nommez CĂ©cile.
â Câest papa qui me nomme Sissy, monsieur, rĂ©pondit lâenfant dâune voix tremblante et avec une nouvelle rĂ©vĂ©rence.
â Il a tort, rĂ©pliqua M. Gradgrind. Dites-le-lui. CĂ©cile Jupe : voilĂ votre nom.⊠Voyons un peu⊠Que fait votre pĂšre ?
â Il est Ă©cuyer, artiste au cirque, sâil vous plaĂźt, monsieur. »
M. Gradgrind fronça le sourcil, et, dâun geste de sa main, repoussa cette profession inconvenante.
« Nous ne voulons rien savoir de ces choses-lĂ ici. Il ne faut point nous parler de ces choses-lĂ ici. Votre pĂšre dompte les chevaux vicieux, nâest-ce pas ?
â Oui, monsieur ; sâil vous plaĂźt ; quand nous trouvons quelque chose Ă dompter, nous le domptons dans le manĂšge.
â Il ne faut pas nous parler de manĂšge ici ; câest entendu. DĂ©signez votre pĂšre comme un dompteur de chevaux. Il soigne aussi les chevaux malades, sans doute ?
â Oui, monsieur.
â TrĂšs-bien. Câest un vĂ©tĂ©rinaire, un marĂ©chal ferrant et un dompteur de chevaux. Donnez-moi votre dĂ©finition du cheval. »
(Grande terreur éprouvée par Sissy Jupe à cette demande.)
« Fille numĂ©ro vingt incapable de dĂ©finir un cheval ! sâĂ©cria M. Gradgrind pour lâĂ©dification de toutes les petites cruches en gĂ©nĂ©ral. Fille numĂ©ro vingt ne possĂ©dant aucun fait relatif au plus vulgaire des animaux ! Allons, quâun des garçons me donne sa dĂ©finition du cheval. Bitzer, la vĂŽtre ? »
Lâindex carrĂ©, aprĂšs sâĂȘtre promenĂ© çà et lĂ , Ă©tait venu soudain sâabattre sur Bitzer, peut-ĂȘtre parce que celui-ci se trouvait par hasard exposĂ© au mĂȘme rayon de soleil qui, sâĂ©lançant par une des croisĂ©es nues dâune salle badigeonnĂ©e de façon Ă faire mal aux yeux, rĂ©pandait une vive clartĂ© sur Sissy ; car les filles et les garçons Ă©taient assis sur toute lâĂ©tendue du plan inclinĂ© en deux corps dâarmĂ©e compactes divisĂ©s au centre par un Ă©troit espace, et Sissy, placĂ©e au coin dâun banc sur le cĂŽtĂ© exposĂ© au soleil, profitait du commencement dâun rayon dont Bitzer, placĂ© au coin dâun banc du cĂŽtĂ© opposĂ© et Ă quelques rangs plus bas, attrapait la queue. Mais, tandis que la jeune fille avait des yeux et des cheveux si noirs, que le rayon, lorsquâil tombait sur elle, paraissait lui donner des couleurs plus foncĂ©es et plus vives, le garçon avait des yeux et des cheveux dâun blond si pĂąle, que ce mĂȘme rayon semblait lui enlever le peu de couleur quâil possĂ©dait. Les yeux ternes de lâĂ©colier eussent Ă peine Ă©tĂ© des yeux, sans les petits bouts de cils qui, en provoquant un contraste immĂ©diat avec quelque chose de plus pĂąle quâeux, dessinaient leur forme. Ses cheveux, presque ras, pouvaient passer pour une simple continuation des taches de rousseur qui couvraient son front et son visage. Son teint Ă©tait si dĂ©pourvu de fraĂźcheur et de santĂ©, que lâon soupçonnait quâil devait saigner blanc lorsque par hasard il se coupait.
« Bitzer, reprit M. Thomas Gradgrind, votre définition du cheval ?
â QuadrupĂšde ; herbivore ; quarante dents, dont vingt-quatre molaires, quatre canines et douze incisives. Change de robe au printemps ; dans les pays marĂ©cageux, change aussi de sabots. Sabots durs, mais demandant Ă ĂȘtre ferrĂ©s. Ăge reconnaissable Ă diverses marques dans la bouche. »
Ainsi, et plus longuement encore, parla Bitzer.
« Maintenant, fille numĂ©ro vingt, dit M. Gradgrind, vous voyez ce que câest quâun cheval. »
Elle fit sa rĂ©vĂ©rence et aurait rougi davantage si elle avait pu devenir plus rouge quâelle ne lâĂ©tait depuis le commencement de lâinterrogatoire. Bitzer cligna des deux yeux Ă la fois en regardant Thomas Gradgrind, attrapa la lumiĂšre sur les extrĂ©mitĂ©s frĂ©missantes de ses cils, de façon Ă les faire ressembler aux antennes dâune foule dâinsectes affairĂ©s, porta son poing fermĂ© Ă son front couvert de taches de rousseur, et, aprĂšs avoir ainsi saluĂ©, se rassit.
Le troisiĂšme personnage sâavance alors. Un fier homme pour rogner et dissĂ©quer les faits, que ce personnage ; câĂ©tait un employĂ© du gouvernement ; un vrai pugiliste Ă sa maniĂšre, toujours prĂȘt Ă la boxe, ayant toujours un systĂšme Ă faire avaler au public, bon grĂ© mal grĂ©, Ă lâinstar dâune mĂ©decine, toujours visible Ă la barre de son petit bureau officiel, prĂȘt Ă combattre toute lâAngleterre. Pour continuer en termes de boxe, câĂ©tait un vrai gĂ©nie pour en venir aux mains nâimporte oĂč et nâimporte Ă quel propos, enfin un crĂąne fini. DĂšs son entrĂ©e dans lâarĂšne, il endommageait le premier venu avec le poing droit, continuait avec le poing gauche, sâarrĂȘtait, Ă©changeait les coups, parait, assommait, harassait son antagoniste (toujours dĂ©fiant toute lâAngleterre), le poussait jusquâĂ la corde dâenceinte, et se laissait tomber sur lui le plus gentiment du monde afin de lâĂ©touffer ; il se faisait fort de lui couper la respiration de façon Ă rendre lâinfortunĂ© incapable de reprendre la lutte Ă lâexpiration du dĂ©lai de rigueur. Aussi avait-il Ă©tĂ© chargĂ© par les autoritĂ©s supĂ©rieures de hĂąter la venue du grand millĂ©naire pendant lequel les commissaires doivent rĂ©gner ici-bas.
« TrĂšs-bien, dit ce monsieur en souriant gaiement et en se croisant les bras. VoilĂ un cheval. Maintenant, garçons et filles, laissez-moi vous demander une chose. Tendriez-vous votre chambre dâun papier reprĂ©sentant des chevaux ? »
AprĂšs un instant de silence, une moitiĂ© des enfants cria en chĆur : « Oui, mâsieu ! » Sur ce, lâautre moitiĂ©, lisant dans le visage du monsieur que « oui » avait tort, cria en chĆur : « Non, mâsieu ! » ainsi que cela se fait dâhabitude Ă ces sortes dâexamen.
â Non, cela va sans dire. Et pourquoi non ? »
Nouveau silence. Un gros garçon peu dĂ©gourdi, avec une respiration sifflante, sâavisa de rĂ©pondre quâil ne tendrait la chambre dâaucune espĂšce de papier, parce quâil aimerait mieux la peindre.
â Mais puisquâil faut la tendre de papier, insista le monsieur avec quelque peu de vivacitĂ©.
â Il faut la tendre de papier, ajouta Thomas Gradgrind, que cela vous plaise ou non. Ne nous dites donc pas que vous ne la tendrez pas. Quâentendez-vous par lĂ ?
â Je vais vous expliquer, dit le monsieur aprĂšs un autre silence non moins lugubre, pourquoi vous ne devez pas tendre une salle dâun papier reprĂ©sentant des chevaux. Ayez-vous jamais vu des chevaux se promener sur les murs dâun appartement dans la rĂ©alitĂ©, en fait ? Hein ?
â Oui, mâsieu ! dâune part. Non, mâsieu ! de lâautre.
â Non, cela va sans dire, reprit le monsieur, lançant un regard indignĂ© vers le cĂŽtĂ© qui se trompait. Or, vous ne devez avoir nulle part ce que vous ne voyez pas en fait ; vous ne devez avoir nulle part ce que vous nâavez pas en fait, ce quâon nomme le goĂ»t nâest quâun autre nom du fait. »
Thomas Gradgrind baissa la tĂȘte en signe dâapprobation.
« Câest lĂ un principe nouveau, une dĂ©couverte, une grande dĂ©couverte, continua le monsieur. Maintenant, je vais vous donner encore une question. Supposons que vous ayez Ă tapisser un plancher, Choisirez-vous un tapis oĂč lâon aurait reprĂ©sentĂ© des fleurs ? »
Comme on commençait Ă ĂȘtre convaincu que non Ă©tait la rĂ©ponse qui convenait le mieux aux questions de ce monsieur, le chĆur des nonfut trĂšs-nombreux. Quelques traĂźnards dĂ©couragĂ©s dirent oui. De ce nombre fut Sissy Jupe.
« Fille numĂ©ro vingt ! » sâĂ©cria le monsieur, souriant avec la calme supĂ©rioritĂ© de la science.
Sissy rougit et se leva.
« Ainsi donc, vous iriez tapisser votre chambre, ou la chambre de votre mari, si vous étiez une femme et que vous eussiez un mari, avec des images de fleurs, hein ? demanda le monsieur. Pourquoi cela ?
â Sâil vous plaĂźt, monsieur, jâaime beaucoup les fleurs, rĂ©pliqua lâenfant.
â Et câest pour cela que vous poseriez dessus des tables et des chaises et que vous vous plairiez Ă voir des gens avec de grosses bottes les fouler aux pieds ?
â Cela ne leur ferait pas de mal, monsieur ; cela ne les Ă©craserait pas, et elles ne se flĂ©triraient pas, sâil vous plaĂźt, monsieur. Elles seraient toujours les images de quelque chose de trĂšs-joli et de trĂšs-agrĂ©able, et je pourrais mâimaginer.âŠ
â Oui, oui, vraiment ? Mais justement vous ne devez pas vous imaginer, sâĂ©cria le monsieur, enchantĂ© dâĂȘtre si heureusement arrivĂ© oĂč il voulait en venir. VoilĂ justement la chose. Vous ne devez jamais vous imaginer.
« Vous ne devez jamais, Sissy Jupe, ajouta Thomas Gradgrind dâun ton solennel, vous permettre dâimaginer quoi que ce soit.
â Des faits, des faits, des faits ! reprit lâautre ; et des faits, des faits, des faits ! rĂ©pĂ©ta Thomas Gradgrind.
â En toutes choses vous devez vous laisser guider et gouverner par les faits, dit le monsieur. Nous espĂ©rons possĂ©der avant peu un corps dĂ©libĂ©rant composĂ© de commissaires amis des faits, qui forceront le peuple Ă respecter les faits et rien que les faits. Il faut bannir le mot Imagination Ă tout jamais. Vous nâen avez que faire. Vous ne devez rien avoir, sous forme dâobjet dâornement ou dâutilitĂ©, qui soit en contradiction avec les faits. Vous ne marchez pas en fait sur des fleurs : donc on ne saurait vous permettre de les fouler aux pieds sur un tapis. Vous ne voyez pas que les oiseaux ou les papillons des climats lointains viennent se percher sur votre faĂŻence : donc on ne saurait vous permettre de peindre sur votre faĂŻence des oiseaux et des papillons Ă©trangers. Vous ne rencontrez jamais un quadrupĂšde se promenant du haut en bas dâun mur : donc vous ne devez pas reprĂ©senter des quadrupĂšdes sur vos m...
Table of contents
- Chapitre 1 - La seule chose nécessaire.
- Chapitre 2 - Le massacre des innocents.
- Chapitre 3 - Une crevasse.
- Chapitre 4 - Monsieur Bounderby.
- Chapitre 5 - La tonique.
- Chapitre 6 - le cirque de Sleary.
- Chapitre 7 - Madame Sparsit.
- Chapitre 8 - Il ne faut jamais sâĂ©tonner.
- Chapitre 9 - Les progrĂšs de Sissy.
- Chapitre 10 - Ătienne Blackpool.
- Chapitre 11 - Pas moyen dâen sortir.
- Chapitre 12 - La vieille.
- Chapitre 13 - Rachel.
- Chapitre 14 - Le grand manufacturier.
- Chapitre 15 - PĂšre et fille.
- Chapitre 16 - Mari et femme.
- Chapitre 17 - Effets dans la banque.
- Chapitre 18 - M. James Harthouse.
- Chapitre 19 - Le Roquet.
- Chapitre 20 - Les frĂšres et amis.
- Chapitre 21 - Ouvriers et maĂźtres.
- Chapitre 22 - La disparition.
- Chapitre 23 - Poudre Ă canon.
- Chapitre 24 - Explosion.
- Chapitre 25 - Pour en finir.
- Chapitre 26 - Lâescalier de madame Sparsit.
- Chapitre 27 - Plus bas, toujours plus bas.
- Chapitre 28 - La culbute.
- Chapitre 29 - Il fallait encore autre chose.
- Chapitre 30 - TrĂšs-ridicule.
- Chapitre 31 - TrÚs-décisif.
- Chapitre 32 - Perdu.
- Chapitre 33 - Retrouvé.
- Chapitre 34 - Clair de lune.
- Chapitre 35 - Chasse au roquet.
- Chapitre 36 - Philosophique.
- Chapitre 37 - Final.
- Page de copyright
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