Voyage au Canada
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Voyage au Canada

dans les années 1806, 1807 et 1808

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Voyage au Canada

dans les années 1806, 1807 et 1808

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Depuis belle lurette, les Travels de John Lambert sont devenus des ouvrages de collection. Les gravures se transigent Ă  prix d'or, surtout celle de la carriole; son texte est constamment citĂ© par les historiens anglophones et francophones et pourtant il n'existait pas, jusqu'Ă  aujourd'hui, de traduction française. Militaire de formation et artiste dans l'Ăąme, Lambert s'Ă©tait bien prĂ©parĂ© Ă  son voyage en AmĂ©rique. Le fier Britannique voulait voir comment les uns assumaient leur indĂ©pendance et comment les autres vivaient leur conquĂȘte. « Les Canadiens français constituent un peuple tranquille et inoffensif, constate-t-il. Ils se contentent de peu. [] Ils apprĂ©cient les valeurs et les avantages du gouvernement sous lequel ils vivent. Auparavant pauvres et opprimĂ©s, ils ont accĂ©dĂ©, depuis la conquĂȘte, Ă  une vie aisĂ©e et indĂ©pendante. » John Lambert sait bien qu'il y a deux cĂŽtĂ©s Ă  une mĂ©daille. Ce n'est jamais tout Ă  fait blanc ou noir. Tout l'intĂ©resse. Il a bien son petit bagage de prĂ©jugĂ©s, particuliĂšrement sur la religion, et il ne manque pas de surprendre. Il dit ce qu'il pense et ce qu'il voit. Bien sĂ»r, Lambert aborde les Canadiens de haut, ce qui ne l'empĂȘche pas de les trouver sympathiques. Ils sont polis, se querellent rarement, « exceptĂ© quand ils sont ivres ». « Ils sont d'un naturel joyeux, paisible et amical ». Il dĂ©crit le pays et ses ressources; comme tous visiteurs europĂ©ens, il s'arrĂȘte longuement Ă  prĂ©senter les Indiens. Ceux-ci traversent une pĂ©riode sombre. Lambert le dit sans mĂ©nagement. « Show, don't tell » est sa rĂšgle. C'est un visuel. Ses exceptionnelles gravures en tĂ©moignent bien sĂ»r, mais aussi son rĂ©cit. Il en met plein la vue. Le tout mĂ©ritait un soin particulier. Avec cette Ă©dition, Voyage au Canada de John Lambert amorce une nouvelle carriĂšre.

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CHAPITRE XXIV
La ville de Montréal
J’ai quittĂ© Trois-RiviĂšres pour MontrĂ©al le 31 octobre 1807, dans le but de me rendre aux États-Unis, oĂč j’avais l’intention de passer l’hiver avant de rentrer en Angleterre. Profitant d’un bon vent vers l’amont du fleuve, je me suis embarquĂ© sur une grande goĂ©lette avec de bonnes provisions pour le voyage. Le maĂźtre Ă  bord, M. Boudrow1, Ă©tait un honnĂȘte jeune Canadien qui avait d’abord Ă©tudiĂ© le droit mais qui avait dĂ©cidĂ© de laisser le barreau pour la barre[184]. Vers quatre heures de l’aprĂšs-midi, nous avons levĂ© l’ancre mais n’avons pas dĂ©passĂ© l’entrĂ©e du lac Saint-Pierre oĂč nous avons ancrĂ© pour la nuit. L’installation Ă  bord Ă©tait lamentable et j’ai dĂ» dormir sur les armoires de la cabine, enveloppĂ© dans mon grand manteau. Nous Ă©tions Ă  environ neuf milles de Trois-RiviĂšres, entre la seigneurie de Nicolet sur la rive sud-est et Pointe-du-lac sur la rive nord-ouest. Les seigneuries de Nicolet, Godefroi, BĂ©cancour, Gentilly, etc., au sud-est, sont extrĂȘmement fertiles, bien peuplĂ©es et donnent de bonnes rĂ©coltes de blĂ©. Le petit lac Saint-Paul, situĂ© Ă  BĂ©cancour et dĂ©versant ses eaux dans le Saint-Laurent par une petite riviĂšre qui traverse Godefroi, confĂšre beaucoup de valeur aux terres des environs[185]. Les belles fermes situĂ©es le long de ses rives lui donnent un cachet fort agrĂ©able. Le village et la seigneurie de BĂ©cancour ont Ă©tĂ© nommĂ©s en l’honneur du baron de BĂ©cancour, grand voyer et grand maĂźtre des eaux et des forĂȘts de la Nouvelle-France[186]. Ce noble a vĂ©cu il y a environ un siĂšcle Ă  l’embouchure de la riviĂšre BĂ©cancour, autrefois appelĂ©e la riviĂšre Puante, en raison de la contamination de ses eaux par les cadavres d’Indiens assassinĂ©s alors qu’ils descendaient la riviĂšre en canot. Leurs ennemis s’étaient embusquĂ©s et avaient envoyĂ© quelques-uns de leurs guerriers sur la riviĂšre en guise d’appĂąts. Les autres tombĂšrent dans le piĂšge et furent massacrĂ©s[187]. Le baron a entretenu un lucratif commerce de fourrure avec les Indiens du village, mais son immense seigneurie ne fut pas peuplĂ©e avant 1750. Elle appartient maintenant au colonel BruyĂšre, du corps des ingĂ©nieurs ; Ezekiel Hart en dĂ©tient une petite partie sous forme de fief. Plusieurs AbĂ©naquis habitent toujours le village de BĂ©cancour et possĂšdent une petite Ăźle dans la riviĂšre.
Sur la rive nord-ouest, le sol entre Trois-RiviĂšres et Pointe-du-lac, et sur plusieurs milles en amont et en aval, est fait de sable lĂ©ger, mĂȘlĂ© Ă  certains endroits avec une sorte de glaise ou de marne qui lui confĂšre une fertilitĂ© qu’il n’aurait pas autrement. La seigneurie de Pointe-du-lac appartient Ă  madame Montour, veuve d’un gentleman qui fut un associĂ© dans la Compagnie du Nord-Ouest. Il s’est retirĂ© avec environ 20 000 ÂŁ qui lui ont servi Ă  acheter la seigneurie ; il y a Ă©rigĂ© une jolie rĂ©sidence, de grands moulins, Ă  farine et de sciage, etc. S’il avait gĂ©rĂ© ses affaires avec prudence, il aurait pu accroĂźtre considĂ©rablement sa fortune mais son style de vie et sa prodigalitĂ© n’étaient pas de nature Ă  lui procurer la richesse. SituĂ©e prĂšs de la route de la poste, sa maison attirait ses nombreuses connaissances qui y mangeaient, buvaient et dormaient chaque fois qu’ils empruntaient cette route. En quelques annĂ©es, ses avoirs ont fondu et la plupart de ceux qui avaient profitĂ© de ses faveurs l’ont abandonnĂ©. VoilĂ  ce qui arrive trop souvent aux hommes de la Compagnie du Nord-Ouest qui se retirent des affaires. Ils Ă©mergent soudain dans le monde civilisĂ© aprĂšs un exil de plusieurs annĂ©es dans de sombres forĂȘts et au milieu d’un monde de sauvages ; ils se laissent Ă©blouir par l’éclat du raffinement et du luxe dont la tentation est trop forte. Alors, ils cĂšdent souvent aux Ă©garements et aux extravagances qui finissent par les dĂ©pouiller des biens qu’ils ont durement acquis.
Le lendemain, au lever du jour, nous avons levĂ© l’ancre, mais le vent Ă©tant tombĂ©, nous n’avons pas dĂ©passĂ© l’autre bout du lac et avons mouillĂ© prĂšs d’une des Ăźles Richelieu[188] situĂ©es Ă  deux ou trois milles de la ville de Sorel. Le lac a 21 milles de long et environ 18 de large. Cette partie du fleuve est trĂšs peu profonde et les navires ayant un tirant de douze pieds d’eau s’échouent souvent. Au printemps, il y a un peu plus d’eau, mais les grands vaisseaux d’Europe arrivent rarement Ă  temps pour se rendre jusqu’à MontrĂ©al si tĂŽt dans la saison. Je crois que l’on pourrait trouver des passages plus profonds si le relevĂ© du lac Ă©tait fait correctement. Actuellement, les vaisseaux s’en tiennent Ă  un seul chenal qui n’a guĂšre plus de 12 pieds d’eau. Le courant est trĂšs faible dans le lac Saint-Pierre et n’exige que peu de vent pour le contrer.
Sur la rive nord-ouest, Ă  partir de Pointe-du-lac, se trouvent les seigneuries de Machiche, de RiviĂšre-du-loup, de MaskinongĂ©, de York et de Berthier. Elles sont remarquables pour leur fertilitĂ© et les abondantes rĂ©coltes de blĂ© qu’elles rendent. Chacune compte un petit village autour de l’église paroissiale. Celle de RiviĂšre-du-Loup est joliment situĂ©e sur les bords de la riviĂšre du mĂȘme nom qui se jette dans le lac. L’église, qui a une dimension hors de l’ordinaire et qui tĂ©moigne ainsi de l’importante population de la seigneurie, a coĂ»tĂ© cher Ă  construire. Plusieurs habitants ont payĂ© 50 ou 60 livres pour son Ă©rection. Elle a deux longs clochers recouverts d’étain mais on dirait qu’ils ont perdu de leur verticalitĂ© mĂȘme s’ils sont de construction rĂ©cente. Au mois d’aoĂ»t 1808, aprĂšs mon retour des États-Unis, j’ai voyagĂ© par route de Trois-RiviĂšres Ă  MontrĂ©al et j’ai eu l’occasion de traverser ces seigneuries. Elles me semblent mieux cultivĂ©es et en meilleur Ă©tat que toute autre rĂ©gion du Bas-Canada en aval de MontrĂ©al. Les fermiers y sont nombreux et prospĂšres et la terre riche et productive. En plusieurs endroits, j’ai remarquĂ© des parcelles de beau chanvre, de sept pieds de haut environ ; la semence avait Ă©tĂ© grossiĂšrement rĂ©pandue sur le sol et il poussait sans avoir reçu la moindre attention.
Les seigneuries de la rive sud-ouest du lac sont presque aussi fertiles et produisent d’abondantes rĂ©coltes de blĂ©. Elles ne sont pas aussi populeuses, en raison du fait sans doute qu’elles ne profitent pas, de ce cĂŽtĂ©-lĂ  du fleuve, d’une route postale. Mais elles renferment de grandes richesses. Les Ăźles Richelieu, situĂ©es Ă  l’entrĂ©e sud-ouest du lac et oĂč nous avons jetĂ© l’ancre, sont nombreuses et de dimensions variĂ©es. Elles se trouvent entre les seigneuries de Berthier et de Yamaska. Plusieurs d’entre elles sont en partie dĂ©boisĂ©es et fournissent de bons pĂąturages pour le bĂ©tail. Elles sont Ă  un trĂšs bas niveau et toujours inondĂ©es au printemps lorsque le lac est gonflĂ© par la fonte des neiges et des glaces. La sauvagine y abonde, surtout les canards et les sarcelles. Je ne comprends pas qu’il y ait toutes sortes d’animaux sur ces Ăźles sauf les animaux domestiques. Comme nous devions demeurer au milieu de ces Ăźles le lendemain en raison d’un vent nul, je me suis amusĂ© Ă  dĂ©barquer sur l’üle la plus proche de notre bateau. Elle Ă©tait couverte d’arbres de petite taille, surtout des hĂȘtres et des bouleaux, et de toutes sortes d’arbustes, de broussailles et de hautes herbes. Les vignes sauvages, fort abondantes, Ă©taient enroulĂ©es autour des troncs d’arbres et quelques grappes y pendaient encore. Il y avait sur l’üle une petite cabane dans laquelle nous avons trouvĂ© une vieille Française. Son mari Ă©tait allĂ© pĂȘcher de l’autre cĂŽtĂ©. C’est lĂ  qu’ils vivent l’étĂ© et ils pĂȘchent dans les Ă©troits chenaux formĂ©s par le groupe d’üles.
Le lendemain matin, nous avons levĂ© l’ancre et aprĂšs une heure et demie de navigation nous Ă©tions sortis des Ăźles. Une brise lĂ©gĂšre nous a fait dĂ©passer la ville de Sorel sur notre gauche. Elle est situĂ©e Ă  l’embouchure de la riviĂšre Richelieu (ou Chambly ou Sorel, puisqu’elle porte ces trois noms) qui conduit au lac Champlain, et elle a une apparence convenable, vue du fleuve. Elle est un peu plus petite que Trois-RiviĂšres et peuplĂ©e de familles tant anglaises que françaises. Les rues sont joliment tracĂ©es mais les maisons sont peu nombreuses et dispersĂ©es. Sorel semble ĂȘtre sur le dĂ©clin, tant du point de vue de la richesse que de celui de la population. Les quelques magasins qui s’y trouvent appartiennent pour la plupart aux marchands de MontrĂ©al et de QuĂ©bec. Le commerce s’y limite Ă  offrir Ă  la population des biens manufacturĂ©s d’Angleterre, des denrĂ©es des Antilles, etc. Sorel a dĂ©jĂ  tirĂ© une certaine importance des chantiers navals qui s’y trouvaient il y a quelques annĂ©es, mais cette activitĂ© vient de cesser.
Les gens des environs sont pour la plupart des voyageurs engagĂ©s dans le commerce de la fourrure du Nord-Ouest ; ce sont leurs Ă©pouses et leurs enfants qui voient Ă  cultiver leurs lopins de terre. Ce qu’ils rapportent Ă  la maison est Ă  peine suffisant pour les soutenir pendant l’hiver. La terre est ainsi nĂ©gligĂ©e et la ville est mal approvisionnĂ©e. [
][189]
Un fort avait Ă©tĂ© construit Ă  l’origine, sur le site de la ville, en 1665, comme dĂ©fense contre les Iroquois. M. de Sorel, capitaine dans le rĂ©giment de Carignan-SaliĂšres, a dirigĂ© cette construction. Il a laissĂ© son nom Ă  la ville et Ă  la section de riviĂšre des environs. La ville porte maintenant le nom de William-Henry[190], en l’honneur du duc de Clarence qui a visitĂ© le Canada il y a environ 25 ans. L’üle Saint-Jean, dans le golfe du Saint-Laurent, a elle aussi changĂ© de nom pour s’appeler l’üle du Prince-Édouard, en l’honneur du duc de Kent. Plusieurs autres rĂ©gions et endroits ont ainsi changĂ© de nom inutilement. C’est Ă  cause de cette pratique absurde qu’en divers endroits du monde, des villes et des citĂ©s, vĂ©nĂ©rables pour leur antiquitĂ© ou importants pour leur histoire, sont maintenant confondues avec d’insignifiants villages et qu’apparaissent frĂ©quemment des donnĂ©es erronĂ©es en gĂ©ographie.
Le fort Chambly se trouve Ă  plusieurs milles en amont sur la riviĂšre Richelieu. C’était Ă  l’origine une simple casemate de bois mais c’est maintenant un important Ă©difice de pierre qui fait un peu penser Ă  un chĂąteau. Il a Ă©tĂ© construit par M. de Chambly sous le rĂ©gime français. Un petit dĂ©tachement de troupes y est stationnĂ© et quelques Canadiens de la bonne sociĂ©tĂ© rĂ©sident dans les environs.
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La ville de Sorel, Bas-Canada.
En passant devant Sorel, les Ă©glises protestantes et catholiques ainsi que les maisons, les magasins et les entrepĂŽts prĂšs du rivage offraient un joli coup d’Ɠil. Les rives des deux cĂŽtĂ©s du Saint-Laurent et les petites Ăźles dispersĂ©es en plusieurs points du fleuve prĂ©sentaient une suite de beaux paysages sur tout le reste du parcours jusqu’à MontrĂ©al. La richesse du sol et le nombre d’habitants s’accroissent Ă  mesure que l’on remonte le fleuve. Les maisons et les villages sont joliment rĂ©partis le long des rives et alternent avec des bosquets et des champs cultivĂ©s. Boucherville, petit village situĂ© sur la rive sud-est, Ă  quelques milles en aval de MontrĂ©al, est un endroit ravissant qui sert de retraite paisible Ă  plusieurs membres de la vieille noblesse française et de grandes familles. C’est lĂ  qu’ils Ă©coulent leurs modestes revenus, au sein d’une petite sociĂ©tĂ© qui leur est propre, loin des bruits et de l’agitation du monde et qu’ils jouissent tout Ă  la fois des plaisirs de la retraite et des relations sociales.
PrĂšs du bout de l’üle, qui est l’extrĂ©mitĂ© de l’üle de MontrĂ©al, le fleuve est entrecoupĂ© d’un certain nombre de petites Ăźles et d’ülots. L’une d’elles, appelĂ© l’üle Ă  l’Aigle, appartient au capitaine Cartwright, membre de la milice canadienne, et Ă©tait cĂ©lĂšbre pour les quelques excellents chevaux qu’il y Ă©levait. On n’y trouve plus que la maison qu’il a habitĂ©e avec sa famille pendant plusieurs annĂ©es. Tout autour, le dĂ©cor est magnifique et peut offrir un agrĂ©able refuge Ă  ceux qui sont Ă©pris de bonheur champĂȘtre. De cette Ăźle, on aperçoit le traversier qui relie la route postale, Ă  Repentigny, Ă  l’extrĂ©mitĂ© de l’üle de MontrĂ©al. M. Porteous, de Terrebonne, avait dĂ©jĂ  construit un pont non loin de lĂ , mais il a Ă©tĂ© emportĂ© par les glaces il y a deux ou trois ans. Le parlement provincial vient de l’autoriser Ă  construire un autre pont entre Repentigny et l’üle Bourdon.
Les rives de l’üle de MontrĂ©al s’élĂšvent Ă  plusieurs pieds au-dessus du niveau du fleuve. Le sol de l’üle est exceptionnellement riche et fertile ; on y fait les rĂ©coltes les plus abondantes de tout le Bas-Canada. La terre s’y vend entre 20 et 30 dollars l’acre en moyenne. L’üle fait 30 milles de long par environ sept de large. Elle appartient au sĂ©minaire de Saint-Sulpice et fut Ă ...

Table of contents

  1. Voyage au Canada dans les années 1806, 1807 et 1808
  2. RÉFACE: ConquĂȘte versus indĂ©pendance. Le sort des Canadiens et l'essor des AmĂ©ricains.
  3. John Lambert, portraitiste doué
  4. CHAPITRE I: Des grands bancs de Terre-Neuve jusqu’à QuĂ©bec
  5. CHAPITRE II: La ville de Québec
  6. CHAPITRE III: Aperçus de l’histoire de QuĂ©bec
  7. CHAPITRE IV: Les principales institutions de Québec
  8. CHAPITRE V: Les biens de consommation à Québec
  9. CHAPITRE VI: Aspects de l’approvisionnement et des mĂ©tiers
  10. CHAPITRE VII: Le climat du Bas-Canada
  11. CHAPITRE VIII: La production agricole
  12. CHAPITRE IX: La population, son habitat, son mode de vie
  13. CHAPITRE X: Aspects des mƓurs, de l’éducation et du caractĂšre de l’habitant
  14. CHAPITRE XI: Régime parlementaire, droit, fiscalité
  15. CHAPITRE XII: Le commerce dans le Bas-Canada
  16. CHAPITRE XIII: Le commerce extérieur
  17. CHAPITRE XIV: La société urbaine du Bas-Canada
  18. CHAPITRE XV: Divertissements, modes, aspects de l’habitation
  19. CHAPITRE XVI: La littérature, les arts et le journalisme
  20. CHAPITRE XVII: La question religieuse
  21. CHAPITRE XVIII: Les Indiens
  22. CHAPITRE XIX: L’aspect physique du Bas-Canada
  23. CHAPITRE XX: Quelques éléments de la faune
  24. CHAPITRE XXI: Curiosités de la flore
  25. CHAPITRE XXII: De Québec à Trois-RiviÚres
  26. CHAPITRE XXIII: La ville de Trois-RiviĂšres
  27. CHAPITRE XXIV: La ville de Montréal
  28. Extraits du second volume de l’édition de 1813 oĂč Lambert raconte son retour au Bas-Canada
  29. Bibliographie
  30. Crédit