AprĂšs des dĂ©cennies de publications et de documentaires, on croit tout savoir de Charles de Gaulle.Or de nombreux faits et anecdotes surprenants demeurent mĂ©connus de nos jours. Loin des considĂ©rations partisanes et s'appuyant sur des documents et des tĂ©moignages inĂ©dits, Dominique Lormier nous propose un Charles de Gaulle sans masque, vu Ă travers les yeux de ses proches et de son entourage. L'intĂ©rĂȘt du grand homme d'Ă©tat â qui a marquĂ© la France comme aucun autre prĂ©sident âpour la spiritualitĂ© mystique, ses liens profonds avec Philippe PĂ©tain pendant de nombreuses annĂ©es, ses cinq tentatives d'Ă©vasion des camps de prisonniers allemands en 1916-1918, son action militaire en Pologne ou encore les origines cachĂ©es de l'arme nuclĂ©aire française sont des Ă©lĂ©ments mĂ©connus ou encore peu explorĂ©s que l'auteur nous prĂ©sente dans un narratif passionnant et plein de dĂ©tails, qui est dĂ©sormais sa marque de fabrique.Dominique Lormier, historien et Ă©crivain, membre de l'Institut Jean Moulin et de la LĂ©gion d'honneur, est considĂ©rĂ© comme l'un des spĂ©cialistes les plus remarquables de la Seconde Guerre mondiale et de la RĂ©sistance. Ses lecteurs fidĂšles apprĂ©cient les recherches minutieuses qui passent souvent par les archives familiales ou encore peu explorĂ©es, la mĂ©moire infaillible de l'auteur pour les faits ainsi que son amour pour les anecdotes et dĂ©tails qui colorent son narratif puissant. Il est l'auteur d'une centaine d'ouvrages dont La Bataille de France, jour aprĂšs jour, mai-juin 1940 (Le Cherche-midi, 2010, 7000 ex. vendus), Les 100 000 collabos: le fichier interdit de la collaboration française (Le Cherche-midi, sept. 2017, 4500 ex. vendus), Nouvelles histoires extraordinaires de la RĂ©sistance (Alisio, nov. 2018) et Les grandes affaires de la libĂ©ration (Alisio, avril 2019).

- English
- ePUB (mobile friendly)
- Available on iOS & Android
eBook - ePub
About this book
Trusted by 375,005 students
Access to over 1.5 million titles for a fair monthly price.
Study more efficiently using our study tools.
1.
« Je ne veux ĂȘtre que la France. »
Charles de Gaulle voit le jour le 22 novembre 1890 Ă Lille, dâHenri de Gaulle (1848-1932) et de son Ă©pouse nĂ©e Jeanne Maillot (1860-1940). Les de Gaulle sont-ils issus de la noblesse ? DâaprĂšs lâarbre gĂ©nĂ©alogique familial, un Richard de Gaule (lâorthographe du nom varie durant les siĂšcles) reçoit du roi de France Philippe Auguste, en 1212, un fief situĂ© en Normandie, Ă Elbeuf-en-Bray. Le 21 septembre 1406, le duc dâOrlĂ©ans charge le chevalier Jean de Gaule de prendre Charenton, Ă la tĂȘte dâun groupe dâarbalĂ©triers. En octobre 1415, le mĂȘme sire Jean de Gaule participe Ă la bataille dâAzincourt contre les Anglais. RestĂ© fidĂšle au roi de France, il doit sâexiler, quitte la Normandie pour la Bourgogne1.
PrĂšs de deux siĂšcles aprĂšs, on retrouve la trace dâun Pierre de Gaules, Ă©cuyer au chĂąteau de Cuisery, dâun Jean de Gaules, recteur et maĂźtre de lâhĂŽpital en 1545, puis dâun Nicolas de Gaulles, greffier et notaire. Le nom de la famille trouve son orthographe dĂ©finitive avec François de Gaulle, anobli en 1604. Jean-Baptiste-Philippe de Gaulle, avocat et fils dâun procureur au parlement de Paris, est arrĂȘtĂ© en 1794 puis relĂąchĂ© par le tribunal rĂ©volutionnaire. En 1812, il devient directeur du service des postes militaires de la Grande ArmĂ©e de NapolĂ©on. Son fils, Julien-Philippe de Gaulle, enseigne Ă Lille, fonde un pensionnat Ă Valenciennes, puis sâinstalle Ă Paris pour Ă©crire 70 ouvrages, dont certains dĂ©noncent la pauvretĂ© des ouvriers du Nord.
Son fils, Henri de Gaulle (pĂšre du futur gĂ©nĂ©ral), naĂźt le 22 novembre 1842 Ă Paris, se lie aux milieux monarchistes et catholiques sociaux. Admissible Ă Polytechnique, il sâengage comme sous-lieutenant Ă la 3e compagnie des gardes mobiles, oĂč il combat avec courage dans la plaine de Saint-Denis, en octobre 1870. Le bras droit traversĂ© par une balle prussienne, il rejoint Paris. Un mois plus tard, il participe au combat du Bourget, oĂč sa compagnie laisse 70 tuĂ©s et blessĂ©s sur un effectif initial de 180 hommes. La guerre terminĂ©e, il sâinscrit en facultĂ© de droit et de lettres, puis donne des leçons dâhistoire, de grec, de latin et de littĂ©rature aux fils du marquis de TalhouĂ«t-Roy, dĂ©putĂ© de la Sarthe et vice-prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale.
Reçu premier sur 37 au concours de rĂ©dacteur au ministĂšre de lâIntĂ©rieur, Henri de Gaulle gravit en huit ans tous les Ă©chelons de lâadministration. Fervent catholique et membre dâun cercle jĂ©suite, la politique anticlĂ©ricale de la IIIe RĂ©publique le pousse Ă quitter son poste pour enseigner, en 1884, au collĂšge Sainte-GeneviĂšve, « Ginette », la littĂ©rature aux Ă©lĂšves prĂ©parant Polytechnique et lâhistoire Ă ceux qui prĂ©parent Saint-Cyr. Titulaire de 3 doctorats (lettres, sciences et droit), il apprend lâanglais et traduit seul une partie de lâĆuvre de Shakespeare. Câest un homme Ă©lĂ©gant, fin et distinguĂ©, dâune grande bontĂ© intĂ©rieure, ouvert aux autres, dĂ©testant le sectarisme, avant tout patriote et humaniste. Ses Ă©lĂšves, comme les futurs gĂ©nĂ©raux Jean de Lattre de Tassigny, Philippe Leclerc de Hauteclocque et le futur cardinal Gerlier, se souviendront longtemps de ce professeur dâune grande Ă©rudition, de son Ă©loquence, de son habile pĂ©dagogie, de sa passion de transmettre, sans oublier son dĂ©sintĂ©ressement pour les honneurs et lâargent, sa modestie, sa grandeur dâĂąme et son intelligence du cĆur. Il donne bĂ©nĂ©volement des leçons particuliĂšres aux Ă©lĂšves les moins fortunĂ©s. Convaincu de lâinnocence du capitaine Dreyfus, il prend ouvertement sa dĂ©fense : comportement pour le moins courageux dans un milieu catholique, proche de lâĂ©lite militaire.
Ă 37 ans, Henri de Gaulle Ă©pouse Jeanne Maillot, originaire dâune famille dâindustriels catholiques des Flandres. Charles de Gaulle Ă©crira au sujet de sa mĂšre : « Elle portait Ă la patrie une passion intransigeante Ă lâĂ©gal de sa piĂ©tĂ© religieuse2. » Bien que la famille de Gaulle vive Ă Paris depuis plusieurs annĂ©es, Jeanne insiste pour que son fils Charles naisse Ă Lille, le berceau de la famille Maillot. Toute sa vie, il conservera une relation profonde et intime avec la rĂ©gion dâorigine de sa mĂšre, passera une partie des vacances dans la maison lilloise. Quand il pense aux Français, ce sont avant tout ceux du Nord. Il se nomme lui-mĂȘme « le petit Lillois de Paris ». Lâhistorienne Chantal Morelle Ă©crit avec justesse : « Dâailleurs, Colombey-les-Deux-Ăglises dans la Haute-Marne nâest pas sans rappeler la rudesse de sa rĂ©gion natale3. »
*
Câest donc Ă Lille, dans la maison familiale, que Jeanne de Gaulle, nĂ©e Maillot, met au monde son troisiĂšme enfant, Charles, le 22 novembre 1890, aprĂšs Xavier en 1887 et Marie-AgnĂšs en 1889. Il est baptisĂ© le lendemain Ă lâĂ©glise paroissiale Saint-AndrĂ©. Charles voit le jour dans une famille cultivĂ©e, Ă lâĂ©ducation libĂ©rale, mais attentive au respect du pays et des personnes, oĂč le libĂ©ralisme et le patriotisme doivent lâemporter sur lâintolĂ©rance et le sectarisme. La famille de Gaulle rĂ©side au 15 de lâavenue de Breteuil dans le VIIe arrondissement de Paris. Comme une bonne partie des jeunes bourgeois parisiens, Charles est Ă©duquĂ© dans la religion catholique. La premiĂšre communion est un moment important et chacun sây prĂ©pare avec sĂ©rieux.
Tout jeune, Ă©crit Pierre Miquel, il visite avec son pĂšre le cloĂźtre des Carmes, prĂšs du collĂšge de lâImmaculĂ©e-Conception ; il lui raconte le massacre des prĂȘtres pendant la RĂ©volution. Le jeudi, il va Ă©couter les concerts de musique des gardes rĂ©publicains au kiosque du jardin du Luxembourg, prĂšs de chez lui. LâĂ©tĂ©, toute la famille passe ses vacances Ă Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Charles est un privilĂ©gié⊠à lâĂ©poque, ceux qui partent en vacances sont peu nombreux. Mais Henri de Gaulle est professeur. Il a de longs congĂ©s au cours desquels il lit ou prĂ©pare ses cours pour la rentrĂ©e4.
Charles de Gaulle fait une partie de ses Ă©tudes primaires Ă lâĂ©cole des FrĂšres des Ă©coles chrĂ©tiennes de la paroisse Saint-Thomas-dâAquin Ă Paris. Il rejoint ensuite le collĂšge de lâImmaculĂ©e-Conception, rue de Vaugirard.
TrĂšs tĂŽt, son pĂšre lui fait dĂ©couvrir les Ćuvres de Maurice BarrĂšs, dâHenri Bergson et de Charles PĂ©guy. Le premier axe de la pensĂ©e de Maurice BarrĂšs est « le culte du moi », Ă savoir la dĂ©fense de la sensibilitĂ© artistique contre la barbarie matĂ©rialiste. Le second axe porte sur le nationalisme rĂ©publicain, lâattachement aux racines, Ă la famille, Ă la terre natale et Ă lâarmĂ©e. De son cĂŽtĂ©, Charles PĂ©guy se fait le promoteur dâun socialisme patriotique, fidĂšle au christianisme mystique. Il est connu pour des essais oĂč il exprime ses prĂ©occupations sociales pour les plus pauvres et son rejet du monde moderne matĂ©rialiste. LâĆuvre de PĂ©guy cĂ©lĂšbre les valeurs traditionnelles de lâhomme : son humble travail, sa terre et sa famille. La philosophie mĂ©taphysique dâHenri Bergson, hostile au positivisme matĂ©rialiste, se propose de pĂ©nĂ©trer lâAbsolu par lâintuition contemplative, au-delĂ de la pensĂ©e discursive et des concepts : câest la voie purgative des mystiques, qui prĂŽne le rien, le nada. Pour aller vers le Dieu absolu, les connaissances distinctives et les passions doivent sâanĂ©antir. Il faut entrer mĂ©taphoriquement dans « la nuit », symbole du dĂ©pouillement complet. La voie apophatique (au-delĂ des concepts du mental) nâest pas conquĂȘte et acquisition, mais dĂ©pouillement, dĂ©pouillement libĂ©rateur. Selon Jean Cassien, le chrĂ©tien sâefforce de conquĂ©rir la puretĂ© du cĆur pour parvenir Ă la priĂšre continuelle, le contact permanent avec Dieu qui est Ă la fois contemplation et union. Au-dessus de la priĂšre commune, il y a « la priĂšre de feu que peu connaissent pour lâavoir expĂ©rimentĂ©e », une priĂšre ineffable « qui dĂ©passe tout sentiment humain », silencieuse, don de Dieu, car elle est causĂ©e « par lâinfusion de la lumiĂšre cĂ©leste ». On en vient Ă la pratique de lâoraison, qui se rattache Ă la priĂšre contemplative. Le mot « oraison » vient du latin orare qui veut dire « prier ». Lâoraison est une contemplation de la PrĂ©sence du Seigneur, au-delĂ des concepts du mental, câest un cĆur-Ă -cĆur oĂč on sâabandonne sous Son divin regard, en Sa douce compagnie. Dans cet instant de communion intime, il ne reste plus rien, si ce nâest une plĂ©nitude sans mots, sans agitation, comme un lac paisible en montagne, oĂč Dieu se reflĂšte Ă lâinfini. Plus on est proche de cette Ă©ternitĂ© de Dieu, plus le temps semble se raccourcir, se figer et mĂȘme sâarrĂȘter.
Ainsi, Ă travers les Ćuvres de BarrĂšs, PĂ©guy et Bergson, Charles dĂ©couvre la dimension horizontale et verticale de lâĂȘtre universel du Symbolisme de la Croix de RenĂ© GuĂ©non, des auteurs qui vont marquer sa vie Ă jamais. Il parvient Ă harmoniser la justice sociale de PĂ©guy avec le patriotisme rĂ©publicain de BarrĂšs et la mĂ©taphysique apophatique de Bergson et de RenĂ© GuĂ©non, allant ainsi au centre de lâintelligence du cĆur. Son pĂšre lui fait ainsi comprendre lâimportance de la vie spirituelle en lien avec le monde, sans pour cela sây perdre mais pour agir avec bienveillance pour la communautĂ©. La poĂ©sie de Paul ValĂ©ry lui fait Ă©galement dĂ©couvrir lâuniversalitĂ© de la beautĂ© antique du message de Rome et de la MĂ©diterranĂ©e, Ă travers le mythe du Sol Invictus (« Soleil invaincu »), car la lumiĂšre de la civilisation lâemporte toujours sur les tĂ©nĂšbres de la barbarie.
Charles est un solitaire, fascinĂ© par la beautĂ© dĂ©pouillĂ©e des paysages de la Haute-Marne et des Flandres, jardin secret de son ĂȘtre intime, sans pour cela renoncer Ă lâaction dans le monde, dont la grandeur de la France reprĂ©sente lâaxe central : grandeur fondĂ©e sur la bontĂ© et la puissance, le courage et la persĂ©vĂ©rance, la sagesse et la beautĂ©. Il nâignore pas que la compassion est la voie qui mĂšne Ă la joie, la patience est la voie qui mĂšne au courage. Un de ses fidĂšles compagnons de la France libre, Jacques Chaban-Delmas, compagnon de la LibĂ©ration, rĂ©sume en quelques mots lâaxe de la pensĂ©e gaullienne : « LâĂ©lĂ©gance, la fidĂ©litĂ© Ă lâamitiĂ©, la confiance dans la loyautĂ© des autres, le mĂ©pris de la mĂ©diocritĂ© et la grandeur de la France. Nous Ă©tions les chevaliers du Graal du gĂ©nĂ©ral de Gaulle5. »
JusquâĂ lâĂąge de 14 ans, ses rĂ©sultats scolaires sont moyens, sauf en français et en histoire, oĂč il excelle. Il rĂ©ussit moins bien que son frĂšre Xavier, toujours premier. DĂšs 1904, Ă lâĂąge de 14 ans, il dĂ©cide de faire Saint-Cyr, pour devenir officier dans lâarmĂ©e. Depuis la plus jeune enfance, il se passionne pour les soldats de plomb, organise avec son frĂšre Xavier dâimmenses batailles. Il les achĂšte Ă Paris, place Saint-Sulpice, Chez Mignot, dont la vitrine du magasin le fait rĂȘver, oĂč des collections complĂštes sây alignent, avec des fantassins français en pantalon garance, des spahis en gandoura blanche, des cuirassiers aux casques et cuirasses rutilantes, des dragons armĂ©s de lances, des petits canons pouvant tirer des projectiles. Charles et son frĂšre Xavier achĂštent des soldats français, mais Ă©galement des soldats allemands coiffĂ©s du cĂ©lĂšbre casque Ă pointe. Ils se rĂ©partissent en 2 camps, le français et lâallemand. Xavier hĂ©rite toujours du camp allemand. Un jour, il demande Ă changer : « Jamais ! lui rĂ©pond Charles, outrĂ©. Je ne veux ĂȘtre que la France6 ! »
Charles Ă©coute avec passion les rĂ©cits de la guerre de 1870-1871 de son pĂšre, qui a combattu avec courage. Henri amĂšne ses enfants se recueillir devant le tombeau de NapolĂ©on aux Invalides. Ă table, on ne parle pas dâargent et des plaisirs bourgeois, on parle de la France et de ses guerres.
La RĂ©volution et lâEmpire sont encore tout proches, Ă©crit Christine Clerc, le souvenir de la dĂ©faite de 1870 lâest plus encore. Jeanne, la mĂšre, se souvient dâavoir pleurĂ©, petite fille, en apprenant la capitulation de Bazaine. Henri, le pĂšre, replace les Ă©vĂ©nements en perspective : il regrette par exemple que, en 1866, la France ne soit pas intervenue en faveur de lâAutriche et dâĂtats allemands tels que la BaviĂšre, qui furent trop promptement mis hors de combat. Sur tous les Ă©pisodes et personnages de lâhistoire, il apporte un regard humain â on dirait aujourdâhui social7.
Charles dĂ©vore les livres dâhistoires militaires, dont ceux portant sur les guerres napolĂ©oniennes du Premier Empire. Les livres que Jeanne de Gaulle lit Ă ses enfants exaltent le courage et le sacrifice des soldats français. La chevalerie du Moyen Ăge le fascine Ă©galement, par son sens de lâhonneur et de la fidĂ©litĂ©. TrĂšs vite, il comprend que, pour devenir officier, il doit Ă©tudier et travailler dâarrache-pied. Il se lance alors sur les traces de son frĂšre Xavier, le bon Ă©lĂšve, se passionne pour les ...
Table of contents
- Couverture
- Auteur
- Introduction
- 1. « Je ne veux ĂȘtre que la France. »
- 2. Militaire sous les ordres de Pétain
- 3. Trois blessures et deux citations
- 4. Cinq tentatives d'évasion
- 5. Le char Renault, la Pologne et le mariage
- 6. Un officier anticonformiste
- 7. Chef de la 4e division cuirassée et homme de l'appel du 18 juin 1940
- 8. De Gaulle et l'épopée de la France libre
- 9. De Gaulle contre l'impérialisme américain
- 10. De Gaulle et la guerre d'Algérie
- 11. De Gaulle et les vérités cachées de l'arme nucléaire française
- 12. De Gaulle intime, La Boisserie, la mort et la famille
- Sources principales
- Ouvrages du mĂȘme auteur
- Les éditions Alisio