La suite du volume IX, La Fin de Pardaillan, et la fin de ce cycle majeur dans l'oeuvre de Zévaco.
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La Fin de Fausta
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LiteratureChapitre 1 SUITE DE LâALGARADE DE LA RUE DE LA COSSONNERIE
La rue de la Cossonnerie allait de la rue Saint-Denis Ă la rue du MarchĂ©-aux-PoirĂ©es, en pleines Halles. De ce cĂŽtĂ© se tenait une troupe d'archers. Landry Coquenard n'avait pas exagĂ©rĂ© en disant qu'ils Ă©taient bien une cinquantaine, commandĂ©s par le prĂ©vĂŽt en personne. Du cĂŽtĂ© de la rue Saint-Denis et s'Ă©tendant Ă droite et Ă gauche dans cette rue, une troupe aussi nombreuse, aussi formidable barrait le passage. Ă cet endroit de la rue Saint-Denis et dans toute la rue de la Cossonnerie, la circulation se trouvait interrompue. Et naturellement, du cĂŽtĂ© de la rue du MarchĂ©-aux-PoirĂ©es comme du cĂŽtĂ© de la rue Saint-Denis, une foule compacte de badauds, enragĂ©s de curiositĂ©, s'Ă©crasait derriĂšre les archers, Ă©changeait des lazzi et d'Ă©normes plaisanteries, et, sans savoir de quoi et de qui il s'agissait, se rangeant d'instinct du cĂŽtĂ© oĂč elle voyait la force, faisait entendre dĂ©jĂ de sourdes menaces.
Ce n'était pas tout.
Entre les deux troupes d'archers, un grand espace vide avait Ă©tĂ© laissĂ©. Et cet espace Ă©tait occupĂ© par Concini et par ses ordinaires. Ils Ă©taient bien une vingtaine Ă la tĂȘte desquels se trouvaient leur capitaine, Rospignac, et ses lieutenants: Roquetaille, Longval, Eynaus et Louvignac. De plus, une trentaine de ces individus Ă mine patibulaire, dont Pardaillan n'avait pas remarquĂ© la prĂ©sence dans la rue, s'Ă©taient massĂ©s derriĂšre les ordinaires Ă qui ils obĂ©issaient. Sans compter Concini et les chefs, il y avait lĂ au moins cinquante hommes armĂ©s jusqu'aux dents.
Enfin, d'Albaran se tenait prÚs de Concini. Lui, il n'avait avec lui que sa troupe ordinaire d'une dizaine d'hommes. Il se contentait de surveiller et paraissait avoir laissé à Concini le soin de diriger les opérations.
En somme, prÚs de deux cents hommes assiégeaient la maison. Car on pouvait croire qu'il allait s'agir d'un siÚge en rÚgle.
Il va sans dire que toutes les fenĂȘtres donnant sur la rue Ă©taient grandes ouvertes et qu'une foule de curieux occupaient ces fenĂȘtres. Ceux-lĂ , aussi stupidement fĂ©roces que les badauds de la rue, se montraient hostiles sans savoir pourquoi.
Chose Ă©trange, que les trois assiĂ©gĂ©s remarquĂšrent aussitĂŽt, personne ne se montrait aux fenĂȘtres de la maison oĂč ils se trouvaient. Toutes ces fenĂȘtres demeuraient fermĂ©es. Pardaillan donna cette explication qui paraissait plausible:
-Ils ont dĂ» faire sortir tous les locataires de la maison.
-C'est probable, opina Valvert.
Et il ajouta, sans se montrer autrement ému:
-Peut-ĂȘtre ont-ils l'intention de nous faire sauter.
-Ă moins qu'ils ne nous fassent griller comme de vulgaires pourceaux, insinua Landry Coquenard d'un air lugubre.
-Au fait, interrogea Pardaillan, que sais-tu, toi?
-Pour ainsi dire, rien, monsieur, fit Landry Coquenard d'une voix lamentable.
Et il renseigna:
-Je rentrais au logis. Ă la pointe Saint-Eustache, j'ai aperçu le prĂ©vĂŽt et ses archers qui venaient du cĂŽtĂ© de la Croix-du-Trahoir. Je n'ai pas prĂȘtĂ© grande attention Ă eux, et j'ai poursuivi mon chemin. Au bout d'un certain temps, je me suis aperçu qu'ils suivaient, derriĂšre moi, la mĂȘme direction que moi. Et, brute stupide que je suis, cela ne m'a pas donne l'Ă©veil. Je suis arrivĂ© rue de la Cossonnerie. Machinalement, je me suis retournĂ© pour voir si les archers me suivaient toujours. Et j'ai vu qu'ils occupaient la rue du MarchĂ©-aux-PoirĂ©es, barrant l'entrĂ©e de notre rue. Cela m'a Ă©tonnĂ© et vaguement inquiĂ©tĂ©. Je me suis avancĂ© du cĂŽtĂ© de la rue Saint-Denis. Et j'ai aperçu d'autres archers qui barraient le chemin de ce cĂŽtĂ©-lĂ . Je me trouvais pris entre ces deux troupes. J'ai commencĂ© Ă avoir peur. Mais je n'ai toujours pas flairĂ© la manigance.
Et, s'emportant contre lui-mĂȘme:
-Que tous les diables cornus de l'enfer m'emportent et me fassent rĂŽtir sur leur gril jusqu'Ă la consommation des siĂšcles!
-Continue, dit froidement Pardaillan, et abrĂšge.
-à ce moment, reprit Landry Coquenard, une dizaine d'archers sont entrés dans notre rue. Sur ce ton amÚne que vous leur connaissez, ils ont invité les habitants de la rue à verrouiller leurs portes extérieures et à ne plus bouger de chez eux. Quant à ceux qui disaient qu'ils ne demeuraient pas dans la rue, on les a sommés de déguerpir au plus vite. Ce qu'ils ne se sont pas fait dire deux fois, je vous en réponds.
-En sorte, interrompit Pardaillan, en le fixant de son regard perçant, en sorte que tu aurais pu, à ce moment là , te retirer, si tu avais voulu?
-TrĂšs facilement, monsieur.
-Pourquoi ne l'as-tu pas fait?
-Parce que, à ce moment, les estafiers de M Concini sont arrivés. En les voyant, j'ai enfin compris, trop tard, hélas! de quoi il retournait!
-C'était plus que jamais le moment de détaler, insista Pardaillan. Car enfin tu es fixé sur le sort que te réserve ton ancien maßtre s'il met la main sur toi.
-Telle a Ă©tĂ© ma premiĂšre pensĂ©e, en effet. Mais je me suis dit: M.le comte est sĂ»rement lĂ -haut. Peut-ĂȘtre ne se doute-t-il pas de ce qui se passe dans la rue. Il peut descendre d'un moment Ă l'autre, et alors, il est perdu. Il faut que j'aille l'avertir. Et je suis entrĂ©, monsieur. Et vous avez vu qu'il Ă©tait temps pour vous: vous alliez vous jeter dans la gueule du loup. Et je vous assure, monsieur le chevalier, que j'ai Ă©tĂ© douloureusement surpris quand j'ai vu que vous Ă©tiez avec M.le comte.
Le digne Landry Coquenard avait débité cela avec simplicité. Il ne paraissait pas se douter le moins du monde qu'il venait d'accomplir une action héroïque vraiment admirable.
Odet de Valvert, profondément touché de cette marque d'attachement, se raidissait pour ne pas laisser voir son émotion. Pardaillan le considéra un instant en silence. Et, d'une voix trÚs douce, il prononça:
-Tu es un brave, Landry.
-Non, monsieur, rĂ©pondit piteusement Landry Coquenard, je suis un poltron. TrĂšs poltron mĂȘme. Je vous assure, monsieur, que ce n'est jamais moi qui cherche la bataille. Et si c'est elle qui me cherche, je n'hĂ©site pas Ă prendre mes jambes Ă mon cou, sans la moindre vergogne, si je peux le faire.
-Et si tu ne peux pas prendre la fuite? demanda Pardaillan en souriant malgré lui.
-Alors, monsieur, fit Landry Coquenard d'un air de résolution féroce, je défends ma peau⊠Et rudement, je vous en réponds.
Et naĂŻvement:
-Par le ventre de Dieu, je tiens Ă ma peau, moi!âŠ
-Eh bien, conclut froidement Pardaillan, tùchons de défendre notre peau du mieux que nous pourrons, puisque nous sommes menacés tous les trois.
Il observa encore un moment par la fenĂȘtre. Les archers, aux deux bouts de la rue, demeuraient dans l'attente. Concini et ses hommes, devant la porte, n'agissaient pas. Concini s'entretenait non sans vivacitĂ© avec d'Albaran qui paraissait approuver de la tĂȘte.
-Que diable peuvent-ils bien comploter? murmura Pardaillan, dépité.
Oui, c'était surtout cette ignorance des intentions de l'ennemi qui était angoissante. En attendant qu'un indice vßnt le fixer, Pardaillan se mit à étudier les toits. Et il traduisit son impression:
-Si nous sommes acculés à fuir par là , nous avons quatre-vingt-dix-neuf chances sur cent d'aller nous rompre les os sur le pavé.
-Oui, mais nous avons une chance de nous en tirer, fit observer Valvert.
-Ăvidemment. Si nous ne pouvons pas faire autrement, il faudra bien la courir, cette chance.
-Attention! Ils entrent dans la maison, avertit Landry Coquenard. En effet, une vingtaine d'estafiers entraient silencieusement en bon ordre, deux par deux. Rospignac avait pris bravement la tĂȘte de ses hommes.
Pardaillan et Valvert quittĂšrent la fenĂȘtre. Landry Coquenard continua de surveiller la rue.
-S'ils viennent ici, fit Pardaillan, qui réfléchissait, la porte ne tiendra pas une minute.
-Nous pouvons nous placer sur l'escalier, proposa Valvert. Il n'est pas si large. Ă nous deux nous pouvons leur tailler de bonnes croupiĂšres.
-Sans doute. Mais ils sont trop. Nous finirons par ĂȘtre accablĂ©s sous le nombre. Et puis⊠il n'est pas dit qu'ils viennent ici. Qui sait s'ils ne vont pas nous faire sauter ou mettre le feu Ă la maison, comme vous l'avez dit tout Ă l'heure? fit observer Pardaillan.
Et, frappant du pied avec colĂšre:
-Mort diable! je ne veux pas que MmeFausta me tue, moi!⊠Plus tard, quand j'aurai ruinĂ© ses projets, cela me sera bien Ă©gal!⊠Mais maintenant, au dĂ©but de la lutte, me laisser supprimer, lui laisser le champ libre, par Pilate, non, ce serait par trop bĂȘte!âŠ
-Alors, décidez, monsieur.
-C'est tout décidé: partons, trancha résolument Pardaillan.
Il se retourna vers la fenĂȘtre. Il est certain qu'il avait dĂ©jĂ calculĂ© toutes ses chances, envisagĂ© toutes les Ă©ventualitĂ©s et fixĂ© la direction qu'il devrait suivre quand il serait sur les toits, car il prononça:
-Aucun de ces gens ne se risquera Ă nous poursuivre sur ce chemin. Il faut ĂȘtre acculĂ© Ă la mort, comme nous, pour le faire. Donc pas d'attaque par-derriĂšre Ă redouter⊠Donc, je puis, sans scrupule, passer le premier. Je le puis d'autant plus qu'on pourrait nous guetter Ă une de ces lucarnes que je vois par lĂ .
-Pourquoi, insinua Landry Coquenard, ne pas nous glisser par une de ces lucarnes⊠si nous réussissons à aller jusque-là ?
Pardaillan le dévisagea. Il était un peu pùle, mais en somme, il ne faisait pas trop mauvaise contenance, le digne Landry.
-Crois-tu donc qu'ils ne nous verront pas? dit-il avec douceur. Nous n'aurions fait que reculer pour mieux sauter.
-C'est juste, reconnut Landry.
-Non, reprit Pardaillan, il faut, au contraire, éviter les lucarnes, que nous trouverons sur notre chemin. Fiez-vous-en à moi et suivez-moi⊠sans perdre pied, si c'est possible.
Il dĂ©gaina. Valvert et Landry en firent autant. Il enjamba la fenĂȘtre et se laissa doucement glisser dans l'Ă©troite gouttiĂšre. LĂ , l'Ă©pĂ©e au poing, il fit deux pas dans la direction des Halles et s'arrĂȘta, attendant ses compagnons.
En bas, dans la rue, son apparition fut saluĂ©e par des clameurs Ă©pouvantables. Aux fenĂȘtres, quelques braves bourgeois Ă©prouvĂšrent le besoin de donner la mesure de leur courage et de leur magnanimitĂ© en vocifĂ©rant:
-Le voilĂ !âŠ
-Le truand se sauve!âŠ
-Sus! arrĂȘte! arrĂȘte!âŠ
Presque aussitÎt aprÚs, Landry Coquenard suivit et, derriÚre lui, Odet de Valvert parut à son tour. Et cette double apparition, comme la premiÚre, fut accueillie par des clameurs sauvages, des hurlements féroces, d'ignobles injures.
-En route, commanda Pardaillan de sa voix brĂšve.
Et il partit aussitÎt. Les deux autres le suivaient, l'épée au poing comme lui. Ils marchaient lentement, mais d'un pas ferme. Ils tenaient les yeux fixés droit devant eux, évitant avec soin de regarder le vide et son attirance mortelle. Et alors, un silence haletant s'abattit sur la rue.
Pardaillan avançait toujours dans la direction des Halles. Ils avaient dĂ©jĂ dĂ©passĂ© deux ou trois maisons. Tout Ă coup, il s'arrĂȘta, et, sans se retourner, commanda:
-Halte!
Et, tout de suite aprĂšs, il commanda:
-Attention, ils vont nous arquebuser. Couchez-vous sur la pente du toit.
En parlant ainsi, il leur donnait l'exemple. Ils l'imitĂšrent avec toute la promptitude que permettait leur Ă©quilibre instable. Au mĂȘme instant, plusieurs dĂ©tonations Ă©clatĂšrent et se confondirent en une formidable explosion. Ils entendirent siffler les balles au-dessus de leurs tĂȘtes et venir s'aplatir avec un bruit sec contre les ardoises dont quelques-unes se dĂ©tachĂšrent, roulĂšrent, tombĂšrent dans la rue, au milieu de l'Ă©pais nuage de fumĂ©e provoquĂ© par l'explosion.
Pardaillan se redressa avec précaution en disant:
-En route!⊠Et ne perdons pas une seconde, car il est probable qu'ils vont recommencer.
Ils repartirent de plus belle. Pardaillan allongeait le pas d'une maniĂšre sensible. Et les autres, entraĂźnĂ©s, faisaient comme lui, sans s'en apercevoir peut-ĂȘtre. Ils firent ainsi une vingtaine de pas.
En bas, la meute enragĂ©e manifestait son dĂ©pit par de nouveaux hurlements. Et ils l'entendaient. Ils entendaient les ordres brefs que les chefs lançaient d'une voix rageuse. Aux fenĂȘtres, le silence continuait Ă peser. Les badauds fĂ©roces qui occupaient ces fenĂȘtres commençaient Ă sentir confusĂ©ment la hideur de cette impitoyable chasse Ă l'homme, dans des conditions aussi tragiques et qui n'Ă©taient vraiment pas Ă l'honneur des chasseurs. Maintenant ils se sentaient angoissĂ©s. Et plus d'un qui avait stupidement hurlĂ©: «à mort!» sans savoir pourquoi, se surprenait Ă souhaiter que les trois hardis compagnons Ă©chappassent Ă leurs implacables ennemis.
Les trois fugitifs avançaient toujours, lentement, mais sĂ»rement. Pardaillan guignait le but qu'il se proposait d'atteindre et qui se rapprochait insensiblement. Ce but momentanĂ©, c'Ă©tait la rencontre de deux toits. Cela formait une maniĂšre d'Ă©troit couloir Ă droite et Ă gauche duquel se dressaient les deux toits aux pentes raides. Ces deux toits constituaient ainsi comme deux garde-fous qui rendaient toute chute impossible. Ils se trouveraient dans un espace Ă©troit, encaissĂ©, mais assez solide, et oĂč ils pourraient Ă©voluer avec assurance, dĂ©livrĂ©s de cette horrible apprĂ©hension d'un faux pas qui pouvait les prĂ©cipiter dans le vide.
De plus, comme il leur fallait tourner à gauche, ils s'éloigneraient de la rue de la Cossonnerie et de ceux qui la gardaient. Ils deviendraient invisibles, on perdrait leurs traces, on ne pourrait plus les arquebuser froidement comme on venait de le faire.
En bas, ils comprirent la manĆuvre, ils comprirent que leur proie allait leur Ă©chapper. De nouvelles vocifĂ©rations Ă©clatĂšrent, suivies de nouveaux ordres. Les arquebuses furent rechargĂ©es Ă la hĂąte.
Pardaillan allongea encore le pas. Et brusquement, il sauta Ă gauche, disparut en criant:
-Vite.
Il se retourna aussitÎt. Landry Coquenard paraissait. Il le harponna solidement, le tira à lui, l'enleva, le poussa derriÚre lui. De nouveau, il allongea les puissantes tenailles qu'étaient ses mains, saisit Odet de Valvert, comme il avait saisi Landry, le souleva dans ses bras vigoureux, et se laissa tomber à plat ventre, en l'entraßnant avec lui.
Il Ă©tait temps: une nouvelle dĂ©tonation, plus formidable que la premiĂšre, salua cette prodigieuse retraite qui venait de s'accomplir avec succĂšs et avec une rapiditĂ© foudroyante. Lorsque Pardaillan estima qu'ils devaient ĂȘtre assez loin pour qu'on ne pĂ»t pas les voir, il s'assit le plus commodĂ©ment qu'il put, et invita:
-Soufflons un peu.
Ils s'accommodĂšrent de leur mieux comme lui, et ils soufflĂšrent. Ils en avaient besoin. Ils Ă©taient haletants, livides, hĂ©rissĂ©s, ruisselants de sueur. Maintenant que la rĂ©action se faisait, ils se sentaient Ă bout de forces. Ils durent s'appuyer les Ă©paules au toit. Et ils restĂšrent ainsi Ă©tendus, face au soleil qui les rĂ©chauffait de ses rayons bienfaisants. Ils restĂšrent ainsi un long moment, sans trouver la force de parler, la tĂȘte vide de pensĂ©es.
Ce fut Pardaillan qui, le premier, reprit ses esprits, se secoua, revint au sentiment de la réalité. Et il les galvanisa en disant:
-Il ne s'agit pas de s'endormir ici. Tout n'est pas dit encore, nous sommes loin d'ĂȘtre hors d'affaire. Ce que nous avons fait jusqu'ici n'est rien comparĂ© Ă ce qui nous reste Ă faire.
Ils se redressĂšrent tous les deux, aussi rĂ©solus l'un que l'autre. Ils repartirent, Pardaillan ayant repris la tĂȘte. Durant un assez long temps, ils m...
Table of contents
- Titre
- Chapitre 1 - SUITE DE LâALGARADE DE LA RUE DE LA COSSONNERIE
- Chapitre 2 - LA DAME EN BLANC
- Chapitre 3 - LA DAME EN BLANC (suite)
- Chapitre 4 - GISELLE DâANGOULĂME
- Chapitre 5 - LâENVOYĂ EXTRAORDINAIRE DE S. M. LE ROI DâESPAGNE
- Chapitre 6 - LA PRĂSENTATION
- Chapitre 7 - LâENVOYĂ DU MORT
- Chapitre 8 - OĂ VALVERT TIENT LA PROMESSE QUâIL A FAITE Ă ROSPIGNAC
- Chapitre 9 - OĂ VALVERT TIENT LA PROMESSE QUâIL A FAITE Ă ROSPIGNAC (suite)
- Chapitre 10 - OĂ PARDAILLAN INTERVIENT ENCORE
- Chapitre 11 - FLORENCE
- Chapitre 12 - LA SORTIE DU LOUVRE
- Chapitre 13 - CE QUI SâENSUIVIT
- Chapitre 14 - ODET DE VALVERT PART EN EXPĂDITION
- Chapitre 15 - SUR LES BORDS DE LA SEINE
- Chapitre 16 - LES MILLIONS ESPAGNOLS
- Chapitre 17 - LE RETOUR
- Chapitre 18 - OĂ LâON VOIT QUE PARDAILLAN AVAIT PENSĂ Ă TOUTâŠ
- Chapitre 19 - LA GORELLE
- Chapitre 20 - STOCCO ET LA GORELLE
- Chapitre 21 - LE DĂVOUEMENT DE LĂONORA
- Chapitre 22 - LĂONORA Ă LâĆUVRE
- Chapitre 23 - Ă QUOI TENDAIT LA MANĆUVRE DE LĂONORA
- Chapitre 24 - PARDAILLAN AGIT ENCORE POUR LES AUTRES
- Chapitre 25 - CE QUE NâAVAIT PAS PRĂVU PARDAILLAN QUI CROYAIT AVOIR PENSĂ Ă TOUT
- Chapitre 26 - LES MILLIONS ESPAGNOLS
- Chapitre 27 - LA MĂSAVENTURE DE LANDRY COQUENARD
- Chapitre 28 - OĂ LA MĂSAVENTURE DE LANDRY COQUENARD DEVIENT UNE BONNE AFFAIRE
- Chapitre 29 - LE MARIAGE DE FLORENCE
- Chapitre 30 - LE MARIAGE DE FLORENCE (suite)
- Chapitre 31 - LE RENDEZ-VOUS DE FAUSTA
- Chapitre 32 - FAUSTA PREND SES DISPOSITIONS
- Chapitre 33 - LE MARIAGE DE FLORENCE (fin)
- Chapitre 34 - LâEXPLOSION
- ĂPILOGUE
- Notes de bas de page
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