Si le roi Louis X se rend a Montfaucon pour assister a une pendaison, Philippe et Gautier d'Aulnay y accourent avec leur ami Jean Buridan pour accuser publiquement de meurtre et de vol le premier ministre Enguerrand de Marigny et le provoquer en duel. Dans le tumulte qui s'ensuit, le futur pendu s'évade, les chevaux de la reine Marguerite de Bourgogne s'emballent et Buridan les arrete. Sa bravoure attire sur lui l'attention de la reine qui ordonne a sa suivante Mabel de le faire venir a la tour de Nesle. Oh! l'invitation est anonyme et le bruit court en ville qu'aucun de ceux qui franchissent le seuil de la tour n'en est jamais ressorti. Ce n'est d'ailleurs pas cela qui empeche Buridan d'arriver a l'heure au rendez-vous, heureusement pour les freres d'Aulnay, invités eux aussi. Buridan a le duel mais aussi l'amour en tete: il s'apprete a demander Myrtille en mariage. Or, le meme soir, la jeune fille est arretée comme sorciere. Qui s'acharne contre elle, et pourquoi?

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Buridan, le héros de la tour Nesle
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Historical FictionIndex
LiteratureChapitre 1 LA COURTILLE-AUX-ROSES
Près du Temple, presque dans l’ombre sinistre
de cette noire et silencieuse bastille aux abords de laquelle nul
n’osait s’aventurer, c’était un enclos fleuri, d’une exquise et
imprévue gaieté, plein de chants d’oiseaux, quelque chose comme une
jolie primevère tapie au pied d’un monstrueux champignon.
On l’appelait la Courtille-aux-Roses, nom
charmant de ce poétique jardin où, venue la belle saison, les roses
de toutes nuances éclosaient, en effet, en buissons magiques.
Dans l’enclos, c’était une mignonne maison, un
bijou, avec un toit aigu à clochetons, sa tourelle, ses fenêtres
ogivales à vitraux de couleur, un logis qui respirait le
bonheur.
Et là, par cette claire matinée caressée de
brises folles, là, en une salle ornée de belles tapisseries et de
meubles richement sculptés, c’était un groupe adorable de jeunesse
et de beauté… deux amoureux ! Elle, délicate, fine, gentille à
ravir ; lui, mince, fier, et très élégant dans son costume un
peu râpé.
Dans le fond de la pièce, une femme déjà
vieille, au teint blafard, au sourire visqueux, les couvait de son
regard louche.
« Adieu, Myrtille… à demain, murmura le
jeune homme.
– Demain ! répondit la jeune fille.
Demain, hélas ! Puis-je être assurée que je te reverrai demain
ou jamais, quand tu cours à un si terrible danger ! Oh !
si tu m’aimes, Buridan, renonce à cette folie ! »
Les bras autour du cou de l’aimé, ses cheveux
blonds dénoués en flots d’or, ses yeux d’azur pleins de larmes,
elle suppliait :
« Songe que ce soir mon père sera
ici ! Songe que ce soir je vais lui avouer notre
amour !
– Ton père, Myrtille ! fit le jeune
homme en tressaillant.
– Oui, Jean, oui, mon cher fiancé, ce
soir, mon père saura tout !
– Ton père !… Mais ce père que je ne
connais pas, qui ne me connaît pas, voudra-t-il de moi ? Qui
sait ?… Et qu’est-ce, ton père ? Ô Myrtille, depuis six
mois que tu m’apparus en cet enclos retiré, depuis le soir où tu
laissas tomber sur moi ton doux regard, que de fois n’ai-je pas
essayé d’entrevoir cet homme qui est ton père ! En vain !
Toujours en vain ! »
La vieille au regard louche
s’avança :
« Maître Claude Lescot, dit-elle, est
toujours par monts et par vaux dans le lointain pays des Flandres,
pour son commerce de tapisserie. Mais ce soir, sûrement, il sera
ici, comme il me l’a fait savoir…
– Et je lui dirai tout ! reprit
Myrtille. Si tu savais comme il m’aime, comme il me comble de sa
tendresse ! Quand je lui dirai que je te veux pour époux, que
je meurs si je ne suis pas à toi, il sera bien heureux, va, de
mettre ma main dans la tienne !
– À demain donc ! fit gaiement le
jeune homme. Et puisse le digne Claude Lescot accueillir Buridan
qui, alors, se croira admis dans le paradis des anges !
– Cher bien-aimé !… Mais est-ce bien
dans un jour comme celui-là, à la veille de notre bonheur, que tu
veux… oh ! jure-moi de n’y pas aller… oh ! il secoue la
tête… Gillonne, ma bonne Gillonne, aide-moi à le
convaincre ! »
La vieille s’approcha et posa sa main sèche
sur le bras du jeune homme.
« Ainsi, dit-elle, vous êtes résolu à
parler à Mgr Enguerrand de Marigny ?
– Ce matin même. Et puisque tu as surpris
ce secret, vieille, puisque la langue t’a démangé et qu’à toute
force tu en as parlé à ta jeune maîtresse, répare ta faute en lui
disant la vérité : que je ne cours aucun danger.
– Aucun danger ! gronda Gillonne.
Insensé ! Il faut être possédé du diable pour s’attaquer à Mgr
Enguerrand de Marigny ! Écoutez, Jean Buridan, écoutez :
ne savez-vous pas que le premier ministre est plus puissant que le
roi lui-même ? Malheur à qui se heurte à pareil rocher !
Celui-là est mis en pièces. Car cet homme sait tout, voit tout,
peut tout ! L’un après l’autre, ses ennemis tombent par le
poignard ou le poison. Et il a encore la hache et la corde. Son œil
d’aigle lira dans votre conscience le projet que n’aurez bagayé
qu’à votre pensée dans le silence des nuits profondes. Sa rude main
vous saisira au fond de la retraite la plus sûre, et, tout
pantelant, vous jettera au bourreau. »
Gillonne fit un signe de croix.
« Tu entends ? » balbutia
Myrtille.
Un nuage assombrit le front du jeune homme.
Mais, secouant la tête :
« Enguerrand de Marigny fût-il plus
puissant encore, fût-il escorté de cent diables des plus cornus et
des plus fourchus, rien ne peut m’empêcher d’aller au rendez-vous
que m’ont assigné mes deux braves amis, Philippe et Gautier
d’Aulnay. Et même, si je n’avais pas promis assistance à ces deux
loyaux gentilshommes, je hais Marigny comme il me hait. Il faut
enfin que face à face…
– Écoutez ! » s’écria
Gillonne.
Un bruit de cloches traversait l’espace.
Myrtille enlaça le cou de l’aimé.
« Jean ! fit-elle d’une voix
mourante, par pitié, n’y va pas ! »
D’autres cloches se mettaient à sonner… puis
d’autres, partout, dans Paris, et les airs se remplirent d’un vaste
bourdonnement.
« Voici le roi qui sort de son
Louvre ! cria Buridan. C’est l’heure ! Adieu,
Myrtille !
– Buridan ! Mon fiancé
bien-aimé !
– À demain, Myrtille ! Demain,
l’amour ! Aujourd’hui, la vengeance ! Demain, la
Courtille-aux-Roses ! Aujourd’hui,
Montfaucon ! »
En s’arrachant à l’étreinte désespérée, il
jeta un dernier baiser du bout des doigts à Myrtille et s’élança
au-dehors.
Éperdue, sanglotante, Myrtille tomba à genoux
devant une naïve image de la Vierge…
À ce moment, Gillonne, d’un pas furtif, sortit
du logis dans l’enclos et de l’enclos sur la route.
Un homme était là, qui, d’un recoin de haie où
il se dissimulait, s’avançait vivement :
« Est-ce fait, Gillonne ?
– Oui, Simon Malingre. Et voici la
chose. »
La vieille sortit d’une poche un petit
coffret, que l’homme ouvrit avec crainte.
Et c’était étrange ce que contenait ce
coffret ! C’était une figure de cire ornée d’un diadème et
vêtue d’un manteau royal ! Une épingle était plantée dans le
sein, à l’endroit du cœur ! Alors, Gillonne, les yeux aux
aguets, la voix sourde, murmura :
« Tu diras à ton maître, le noble Charles
comte de Valois : cette figure est le premier maléfice établi
par la sorcière Myrtille à l’effet de tuer le roi. Myrtille en a
préparé un autre qu’on trouvera dans sa chambre. Va, Simon
Malingre, et répète bien ces paroles au comte de
Valois ! »
Simon Malingre, alors, cacha le coffret sous
son manteau, puis s’élança, rasant les haies.
Gillonne, un livide sourire sur ses lèvres
minces, rentra dans la Courtille-aux-Roses et gagna la salle où
Myrtille priait la Vierge pour son fiancé…
Chapitre 2 LA MARCHE ROYALE
Ces cloches, ces fanfares, ces bruits qui montaient de Paris en puissantes rafales, c’étaient les rumeurs de l’immense joie populaire saluant le nouveau roi de France.
Pour la première fois, Louis – dixième du nom – se montrait aux Parisiens.
Le cortège triomphal venait de sortir du Louvre, dans l’étincellement des armures, dans le piaffement des chevaux couverts de splendides caparaçons, dans la clameur énorme des applaudissements du peuple.
À l’encoignure de la rue Saint-Denis, une foule plus épaisse était massée, acclamant au passage les grands dignitaires de la couronne qui escortaient le monarque.
Là, trois hommes, pourtant, demeuraient silencieux, trois jeunes hommes serrés l’un contre l’autre, guettant d’un regard ardent ces mêmes dignitaires que le peuple saluait de ses vivats.
« Le voici ! fit sourdement l’un d’eux en désignant un cavalier placé à gauche du roi. Gautier, regarde ! Philippe ! Philippe d’Aulnay, regarde ! Voici l’homme qui a tué ta mère ! Voici Enguerrand de Marigny !…
– Oui ! répondit plus sourdement encore Philippe d’Aulnay. Oui ! c’est lui !… Mais puissé-je être foudroyé si je commets un sacrilège. Buridan, oh ! Buridan, ce n’est pas à Marigny que vont mes regards insensés !…
– Philippe ! tu pâlis ! Tu trembles !
– Je tremble, Buridan, et mon cœur défaille… car… la voici !… elle !… »
Les acclamations retentissaient plus ardentes, plus enivrées, plus idolâtres.
En effet, dans un carrosse, ou plutôt dans un char découvert traîné par quatre chevaux blancs caparaçonnés de blanc, souriantes, enfiévrées de plaisir, envoyant des baisers, vêtues de somptueux costumes de soie et de velours, apparaissaient la reine et ses deux sœurs : Jeanne, femme du comte de Poitiers ; Blanche, femme du comte de La Marche.
Un délire, alors, soulevait la foule.
Car elles étaient puissamment belles, oh ! belles d’une capiteuse et violente beauté, capables de figurer le groupe des trois déesses du mont Ida, avec en plus on ne savait quoi d’orgueilleux et de fatal dans la volupté de leurs sourires… elle surtout !
Elle ! avec sa taille sculpturale, ses lourds cheveux du même blond lumineux que ceux d’Aphrodite sortant des ondes, ses yeux voilés de longs cils entre lesquels passait parfois un fulgurant jet de flamme, son sein qui se soulevait en tumulte, comme si, dans cette inoubliable minute, son amour eût rêvé d’enlacer ce peuple tout entier !
Elle ! dont on ne prononçait le nom qu’avec une admiration passionnée !
Elle !… La reine !
Marguerite de Bourgogne !…
*
* *
C’était elle… c’était Marguerite que, d’un regard éperdu de passion, contemplait Philippe d’Aulnay, tandis que son frère Gautier et Buridan attachaient leurs yeux sur le premier ministre Enguerrand de Marigny.
Et là, à cette encoignure de la rue Saint-Denis, il y eut dans le cortège une seconde d’arrêt.
La reine, à ce moment, se penchait comme pour mieux saluer le peuple. Et dans ce mouvement, ses yeux, à elle, tombèrent sur le jeune homme placé à côté de Philippe d’Aulnay, sur le fiancé de Myrtille, sur Buridan !…
Marguerite eut comme un rapide frisson à fleur de chair. Elle pâlit comme avait pâli Philippe. Son sein palpita. Un soupir d’amour… un soupir de passion brûlante… une de ces passions qui dévorent, ravagent et tuent !
Déjà le cortège se remettait en route.
Philippe d’Aulnay, les mains jointes dans un geste d’adoration, balbutia :
« Marguerite !… »
Et Marguerite de Bourgogne, reine de France, dans ce soupir qui râlait sur ses lèvres, murmurait :
« Buridan !… »
Et, à cet instant, Buridan saisissait Philippe d’Aulnay et son frère par la main, et grondait :
« À Montfaucon !… »
C’était vers Montfaucon, en effet, que se dirigeait l’escorte royale.
Par les rues où les deux cent mille habitants de Paris s’écrasaient, oscillaient en vaste flux et reflux, le cortège se développait, précédé par le prévôt qui, du haut de son grand cheval à housse bleue fleurdelisée d’or, criait à tue-tête :
« Place au roi ! Place à la reine ! Place au très-puissant comte de Valois ! Place à monseigneur de Marigny ! Archers du guet, refoulez le populaire ! »
Escorté de chevaliers à bannières flottantes, d’évêques ruisselants de pierreries sur leurs chevaux caparaçonnés d’or, de capitaines empanachés, de seigneurs étincelants – duc de Nivernais, comte d’Eu, Robert de Clermont, duc de Charolais, Geoffroy de Malestroit, sire de Coucy, Gaucher de Châtillon, cent autres, somptueux, brodés, chatoyants –, rutilantes armures, casques à cimiers, manteaux d’hermine, d’azur, de pourpre, gens d’armes bardés de fer, gardes hérissés d’acier, prestigieuse cavalcade où éclataient le luxe et la force guerrière de la féodalité, c’est dans cette mise en scène de puissance et de gloire, c’est dans la rumeur des acclamations qu’apparaissait le roi !
Le roi ! Un mot, aujourd’hui. Alors, une chose effrayante, un être exceptionnel plus près du ciel que de la terre.
Élégant, hardi, robuste en la fleur de ses vingt-cinq ans, Louis X riait au peuple, faisait exécuter des courbettes à sa monture, échangeait des plaisanteries avec les bourgeois, saluait les femmes, criait bonjour aux hommes.
Et Paris, qui sortait de ce cauchemar sanglant qu’avait été le siège de Philippe le Bel, Paris, qui depuis des années ne respirait plus, s’émerveillait, applaudissait et croyait ses misères finies du coup, car, pour le peuple, un changement de maître, c’est toujours un espoir qui naît, quitte à bientôt s’éteindre.
« Ah ! ...
Table of contents
- Titre
- Chapitre 1 - LA COURTILLE-AUX-ROSES
- Chapitre 2 - LA MARCHE ROYALE
- Chapitre 3 - MONTFAUCON
- Chapitre 4 - LE PÈRE DE MYRTILLE
- Chapitre 5 - LE MYSTÉRIEUX RENDEZ-VOUS
- Chapitre 6 - ENGUERRAND DE MARIGNY
- Chapitre 7 - LE COMTE DE VALOIS
- Chapitre 8 - LA TOUR DE NESLE
- Chapitre 9 - MARGUERITE DE BOURGOGNE
- Chapitre 10 - BURIDAN
- Chapitre 11 - LE LOUVRE
- Chapitre 12 - LANCELOT BIGORNE
- Chapitre 13 - LE TEMPLE
- Chapitre 14 - LA MÈRE
- Chapitre 15 - LA REVANCHE DE BIGORNE
- Chapitre 16 - LA MESSAGÈRE
- Chapitre 17 - LES DEUX FRÈRES
- Chapitre 18 - LA LIONNE AMOUREUSE
- Chapitre 19 - LA TOURELLE AUX DIABLES
- Chapitre 20 - ANNE DE DRAMANS
- Chapitre 21 - LE PRÉ-AUX-CLERCS
- Chapitre 22 - MABEL
- Chapitre 23 - DIEU OBÉIT
- Chapitre 24 - LANCELOT BIGORNE À LA RECHERCHE D’UNE POSITION SOCIALE
- Chapitre 25 - SIMON MALINGRE
- Chapitre 26 - OÙ IL EST QUESTION DU FILS DU COMTE DE VALOIS ET DU LOGIS QUE TROUVA LANCELOT BIGORNE
- Chapitre 27 - DANS L’HORREUR
- Chapitre 28 - LE CACHOT MYSTÉRIEUX
- Chapitre 29 - L’ÉLIXIR D’AMOUR
- Chapitre 30 - LA MÈRE DE BURIDAN
- Chapitre 31 - LE FLACON DE POISON
- Chapitre 32 - LES SPECTRES DE LA TOUR DE NESLE
- Chapitre 33 - BATAILLE DE BIGORNE CONTRE DES VAUTOURS
- Chapitre 34 - LA MÈRE DE BURIDAN
- Chapitre 35 - COMMENT S’ENRICHIT LA SOCIÉTÉ BURIDAN, BIGORNE, BOURRASQUE ET COMPAGNIE
- Chapitre 36 - LOUIS LE HUTIN
- Chapitre 37 - MALINGRE ET GILLONNE
- Chapitre 38 - LA SORCIÈRE
- Chapitre 39 - L’HÔTEL D’AULNAY
- Notes de bas de page
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