Mathias Sandorf
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Mathias Sandorf, trahi alors qu'il luttait pour libérer la Hongrie de la domination autrichienne, s'échappe de prison. Il réapparait sous le nom de docteur Antékirtt, possédant des navires électriques lui permettant de traverser la Méditerranée trÚs rapidement, pour accomplir sa vengeance...
La meilleure prĂ©sentation de ce roman est faite par l'auteur, lui-mĂȘme: «Dans cet ouvrage, j'ai essayĂ© de faire de Mathias Sandorf le Monte-Cristo des VOYAGES EXTRAORDINAIRES.»

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Information

Partie 1
PREMIÈRE PARTIE

Chapitre 1 Le pigeon voyageur

Trieste, la capitale de l’Illyrie, se divise en deux villes trĂšs dissemblables : une ville neuve et riche, Theresienstadt, correctement bĂątie au bord de cette baie sur laquelle l’homme a conquis son sous-sol ; une ville vieille et pauvre irrĂ©guliĂšrement construite, resserrĂ©e entre le Corso, qui la sĂ©pare de la premiĂšre, et les pentes de la colline du Karst, dont le sommet est couronnĂ© par une citadelle d’aspect pittoresque.
Le port de Trieste est couvert par le mĂŽle de San-Carlo, prĂšs duquel mouillent de prĂ©fĂ©rence les navires du commerce. LĂ  se forment volontiers, et, parfois, en nombre inquiĂ©tant, des groupes de ces bohĂšmes, sans feu ni lieu, dont les habits, pantalons, gilets ou vestes, pourraient se passer de poches, car leurs propriĂ©taires n’ont jamais rien eu, et vraisemblablement n’auront jamais rien Ă  y mettre.
Cependant, ce jour-lĂ , 18 mai 1867, peut-ĂȘtre eĂ»t-on remarquĂ©, au milieu de ces nomades, deux personnages un peu mieux vĂȘtus. Qu’ils dussent jamais ĂȘtre embarrassĂ©s de florins ou de kreutzers, c’était peu probable, Ă  moins que la chance ne tournĂąt en leur faveur. Ils Ă©taient gens, il est vrai, Ă  tout faire pour lui imprimer un tour favorable.
L’un s’appelait Sarcany et se disait Tripolitain. L’autre, Sicilien, se nommait Zirone. Tous deux, aprĂšs l’avoir parcouru pour la dixiĂšme fois, venaient de s’arrĂȘter Ă  l’extrĂ©mitĂ© du mĂŽle. De lĂ , ils regardaient l’horizon de mer, Ă  l’ouest du golfe de Trieste, comme s’il eĂ»t dĂ» apparaĂźtre au large un navire qui portĂąt leur fortune !
« Quelle heure est-il ? » demanda Zirone, dans cette langue italienne, que son compagnon parlait aussi couramment que les autres idiomes de la Méditerranée.
Sarcany ne répondit pas.
« Eh ! suis-je assez sot ! s’écria le Sicilien. N’est-il pas l’heure Ă  laquelle on a faim, quand on a oubliĂ© de dĂ©jeuner ! »
Les Ă©lĂ©ments autrichiens, italiens, slaves, sont tellement mĂ©langĂ©s dans cette portion du royaume austro-hongrois, que la rĂ©union de ces deux personnages, bien qu’ils fussent Ă©videmment Ă©trangers Ă  la ville, n’était point pour attirer l’attention. Au surplus, si leurs poches devaient ĂȘtre vides, personne n’eĂ»t pu le deviner, tant ils se pavanaient sous la cape brune qui leur tombait jusqu’aux bottes.
Sarcany, le plus jeune des deux, de taille moyenne, mais bien proportionnĂ©, Ă©lĂ©gant de maniĂšres et d’allures, avait vingt-cinq ans. Sarcany, rien de plus. Point de nom de baptĂȘme. Et, au fait, il n’avait point Ă©tĂ© baptisĂ©, Ă©tant trĂšs probablement d’origine africaine, de la Tripolitaine ou de la Tunisie ; mais, bien que son teint fĂ»t bistrĂ©, ses traits corrects le rapprochaient plus du blanc que du nĂšgre.
Si jamais physionomie fut trompeuse, c’était bien celle de Sarcany. Il eĂ»t fallu ĂȘtre trĂšs observateur pour dĂ©mĂȘler en cette figure rĂ©guliĂšre, yeux noirs et beaux, nez fin, bouche bien dessinĂ©e qu’ombrageait une lĂ©gĂšre moustache, l’astuce profonde de ce jeune homme. Nul Ɠil n’aurait pu dĂ©couvrir sur sa face, presque impassible, ces stigmates du mĂ©pris, du dĂ©goĂ»t, qu’engendre un perpĂ©tuel Ă©tat de rĂ©volte contre la sociĂ©tĂ©. Si les physionomistes prĂ©tendent, – et ils ont raison en la plupart des cas, – que tout trompeur tĂ©moigne contre lui-mĂȘme en dĂ©pit de son habiletĂ©, Sarcany eĂ»t donnĂ© un dĂ©menti formel Ă  cette proposition. À le voir, personne n’eĂ»t pu soupçonner ce qu’il Ă©tait, ni ce qu’il avait Ă©tĂ©. Il ne provoquait pas cette irrĂ©sistible aversion qu’excitent les fripons et les fourbes. Il n’en Ă©tait que plus dangereux.
Quelle avait dĂ» ĂȘtre l’enfance de Sarcany ? on l’ignorait. Sans doute, celle d’un ĂȘtre abandonnĂ©. Comment fut-il Ă©levĂ©, et par qui ? Dans quel trou de la Tripolitaine nicha-t-il durant les annĂ©es du premier Ăąge ? Quels soins lui permirent d’échapper aux multiples causes de destruction sous ces climats terribles ? En vĂ©ritĂ©, personne ne l’eĂ»t pu dire, – pas mĂȘme lui, peut-ĂȘtre, – nĂ© au hasard, poussĂ© au hasard, destinĂ© Ă  vivre au hasard ! Toutefois, pendant son adolescence, il n’avait pas Ă©tĂ© sans se donner ou plutĂŽt sans recevoir une certaine instruction pratique, due probablement Ă  ce que sa vie s’était dĂ©jĂ  passĂ©e Ă  courir le monde, Ă  frĂ©quenter des gens de toutes sortes, Ă  imaginer expĂ©dients sur expĂ©dients, ne fĂ»t-ce que pour s’assurer l’existence quotidienne. C’est ainsi et par suite de circonstances diverses, que, depuis quelques annĂ©es, il s’était trouvĂ© en relations avec une des plus riches maisons de Trieste, la maison du banquier Silas Toronthal, dont le nom doit ĂȘtre intimement mĂȘlĂ© Ă  toute cette histoire.
Quant au compagnon de Sarcany, l’italien Zirone, qu’on ne voie en lui que l’un de ces hommes sans foi ni loi, aventurier Ă  toutes mains, Ă  la disposition du premier qui le payera bien ou du second qui le payera mieux, pour n’importe quelle besogne. Sicilien de naissance, ĂągĂ© d’une trentaine d’annĂ©es, il eĂ»t Ă©tĂ© aussi capable de donner de mauvais conseils que d’en accepter et surtout d’en assurer l’exĂ©cution. OĂč Ă©tait-il nĂ© ? peut-ĂȘtre l’aurait-il dit, s’il l’avait su. En tout cas, il n’avouait pas volontiers oĂč il demeurait, s’il demeurait quelque part. C’était en Sicile que les hasards d’une vie de bohĂšme l’avaient mis en rapport avec Sarcany. Et ils allaient ainsi, Ă  travers le monde, s’essayant per fas et nefas Ă  faire une bonne fortune de leurs deux mauvaises. Toutefois, Zirone, grand gaillard barbu, trĂšs brun de teint, trĂšs noir de poil, eĂ»t eu quelque peine Ă  dissimuler la fourberie native que dĂ©celaient ses yeux toujours Ă  demi fermĂ©s et le balancement continu de sa tĂȘte. Seulement, cette astuce, il cherchait Ă  la cacher sous l’abondance de son bavardage. Il Ă©tait d’ailleurs plutĂŽt gai que triste, s’épanchant au moins autant que se contenait son jeune compagnon.
Ce jour-lĂ , cependant, Zirone ne parlait qu’avec une certaine modĂ©ration. Visiblement, la question du dĂźner l’inquiĂ©tait. La veille, une derniĂšre partie de jeu, dans un tripot de bas Ă©tage, oĂč la fortune s’était montrĂ©e par trop marĂątre, avait Ă©puisĂ© les ressources de Sarcany. Aussi tous deux ne savaient-ils que devenir. Ils ne pouvaient compter que sur le hasard, et comme cette Providence des gueux ne se pressait pas de venir Ă  leur rencontre le long du mĂŽle de San-Carlo, ils rĂ©solurent d’aller au-devant d’elle Ă  travers les rues de la nouvelle ville.
LĂ , sur les places, sur les quais, sur les promenades, en deçà comme au-delĂ  du port, aux abords du grand canal percĂ© Ă  travers Trieste, va, vient, se presse, se hĂąte, se dĂ©mĂšne dans la furie des affaires, une population de soixante-dix mille habitants d’origine italienne, dont la langue, qui est celle de Venise, se perd au milieu du concert cosmopolite de tous ces marins, commerçants, employĂ©s, fonctionnaires, au langage fait d’allemand, de français, d’anglais et de slave.
Toutefois, si cette nouvelle ville est riche, il ne faudrait pas en conclure que tous ceux qui frĂ©quentent ses rues soient de fortunĂ©s mortels. Non ! Les plus aisĂ©s, mĂȘme, n’auraient pu rivaliser avec ces nĂ©gociants anglais, armĂ©niens, grecs, juifs, qui tiennent le haut du pavĂ©, Ă  Trieste, et dont le somptueux train de maison serait digne de la capitale du royaume austro-hongrois. Mais, sans les compter, que de pauvres diables, errant du matin au soir, Ă  travers ces avenues commerçantes, bordĂ©es de hautes bĂątisses, fermĂ©es comme des coffres-forts, oĂč s’entreposent les marchandises de toute nature qu’attire ce port franc, si heureusement placĂ© au fond de l’Adriatique ! Que de gens, qui n’ont point dĂ©jeunĂ©, qui ne dĂźneront peut-ĂȘtre pas, attardĂ©s sur les mĂŽles, oĂč les navires de la plus puissante SociĂ©tĂ© maritime de l’Europe, le Lloyd autrichien, dĂ©barquent tant de richesses venues de tous les coins du monde ! Que de misĂ©rables enfin, comme il s’en trouve par centaines Ă  Londres, Ă  Liverpool, Ă  Marseille, au Havre, Ă  Anvers, Ă  Livourne, mĂȘlĂ©s aux opulents armateurs dans le voisinage de ces arsenaux, dont l’entrĂ©e leur est interdite, sur la place de la Bourse, qui ne leur ouvrira jamais ses portes, au bas des premiĂšres marches de ce Tergesteum, oĂč le Lloyd a installĂ© ses bureaux, ses salles de lecture, et dans lequel il vit en parfait accord avec la Chambre de commerce !
Il est incontestable que, dans toutes les grandes villes maritimes de l’ancien et du nouveau monde, fourmille une classe de malheureux, spĂ©ciaux Ă  ces grands centres. D’oĂč ils viennent, on ne sait. D’oĂč ils sont tombĂ©s, on l’ignore. OĂč ils finiront, ils ne le savent pas. Parmi eux, le nombre des dĂ©classĂ©s est considĂ©rable. Beaucoup d’étrangers, d’ailleurs. Les chemins de fer et les navires marchands les y ont jetĂ©s un peu comme des colis de rebut, et ils encombrent la voie publique, d’oĂč la police essaye en vain de les chasser.
Donc, Sarcany et Zirone, aprĂšs un dernier regard jetĂ© Ă  travers le golfe, jusqu’au phare Ă©levĂ© Ă  la pointe de Sainte-ThĂ©rĂšse, quittĂšrent le mĂŽle, prirent entre le Teatro Communale et le square, arrivĂšrent Ă  la Piazza Grande, oĂč ils flĂąnĂšrent un quart d’heure, auprĂšs de la fontaine bĂątie avec les pierres du Karst voisin, au pied de la statue de Charles VI.
Tous deux revinrent alors vers la gauche. En vĂ©ritĂ©, Zirone dĂ©visageait les passants, comme s’il avait eu l’irrĂ©sistible envie de les dĂ©trousser. Puis, ils tournĂšrent l’énorme carrĂ© du Tergesteum, prĂ©cisĂ©ment Ă  l’heure oĂč finissait la Bourse.
« La voilĂ  vide
 comme la nĂŽtre ! » crut devoir dire le Sicilien, en riant sans avoir aucune envie de rire.
Mais l’indiffĂ©rent Sarcany n’eut pas mĂȘme l’air d’entendre la mauvaise plaisanterie de son compagnon, qui se dĂ©tirait les membres avec un bĂąillement de famĂ©lique.
Alors ils traversĂšrent la place triangulaire, sur laquelle se dresse la statue de bronze de l’empereur LĂ©opold Ier. Un coup de sifflet de Zirone, – coup de sifflet de gamin musard, – fit envoler tout un groupe de ces pigeons bleus qui roucoulent sous le portique de la vieille Bourse, comme les pigeons grisĂątres, entre les Procuraties de la place de Saint-Marc, Ă  Venise. Non loin se dĂ©veloppait le Corso, qui sĂ©pare la nouvelle de l’ancienne Trieste.
Une rue large, mais sans Ă©lĂ©gance, des magasins bien achalandĂ©s, mais sans goĂ»t, plutĂŽt le RĂ©gent Street de Londres ou le Broadway de New-York, que le boulevard des Italiens de Paris. Grand nombre de passants, d’ailleurs. Un chiffre suffisant de voitures, allant de la Piazza Grande Ă  la Piazza della Legna, – noms qui indiquent combien la ville se ressent de son origine italienne.
Si Sarcany affectait d’ĂȘtre inaccessible Ă  toute tentation, Zirone ne passait pas devant les magasins sans y jeter ce regard envieux de ceux qui n’ont pas le moyen d’y entrer. Il y aurait eu lĂ , cependant, bien des choses Ă  leur convenance, principalement chez les marchands de comestibles, et dans les « birreries », oĂč la biĂšre coule Ă  flots plus qu’en aucune autre ville du royaume austro-hongrois.
« Il fait encore plus faim et plus soif dans ce Corso ! » fit observer le Sicilien, dont la langue claqua, comme une cliquette de malandrin, entre ses lÚvres desséchées.
Observation Ă  laquelle Sarcany ne rĂ©pondit que par un haussement d’épaules.
Tous deux prirent alors la premiĂšre rue Ă  gauche, et, arrivĂ©s sur les bords du canal, au point oĂč le Ponto Rosso, – pont tournant, – le traverse, ils en remontĂšrent ces quais auxquels peuvent accoster mĂȘme des navires d’un fort tirant d’eau. LĂ , ils devaient ĂȘtre infiniment moins sollicitĂ©s par l’attraction des Ă©talagistes. À la hauteur de l’église Sant’Antonio, Sarcany prit brusquement sur la droite. Son compagnon le suivit, sans faire aucune observation. Puis, ils retraversĂšrent le Corso, et les voilĂ  s’aventurant Ă  travers la vieille ville, dont les rues Ă©troites, impraticables aux voitures quand elles grimpent les premiĂšres pentes du Karst, sont le plus souvent orientĂ©es de maniĂšre Ă  ne point se laisser prendre d’enfilade par le terrible vent de la bora, violente brise glacĂ©e du nord-est. En cette vieille Trieste, Zirone et Sarcany, – ces deux sans-le-sou, – devaient se trouver plus chez eux qu’au milieu des riches quartiers de la nouvelle ville.
C’était, en effet, au fond d’un hĂŽtel modeste, non loin de l’église de Santa-Maria-Maggiore, qu’ils logeaient depuis leur arrivĂ©e dans la capitale de l’Illyrie. Mais comme l’hĂŽtelier, impayĂ© jusqu’alors, devenait pressant Ă  propos d’une note qui grossissait de jour en jour, ils Ă©vitĂšrent ce cap dangereux, traversĂšrent la place et flĂąnĂšrent pendant quelques instants autour de l’Arco di Riccardo.
En somme, d’étudier ces restes de l’architecture romaine, cela ne pouvait leur suffire. Donc, puisque le hasard tardait visiblement Ă  paraĂźtre au milieu de rues mal frĂ©quentĂ©es, l’un suivant l’autre, ils commencĂšrent Ă  remonter les rudes sentiers, qui conduisent presque au sommet du Karst, Ă  la terrasse de la cathĂ©drale.
« SinguliÚre idée de grimper là-haut ! » murmura Zirone, en serrant sa cape à la ceinture.
Mais il n’abandonna pas son jeune compagnon, et, d’en bas, on aurait pu les voir se hissant le long de ces escaliers improprement qualifiĂ©s de rues, qui desservent les talus du Karst. Dix minutes aprĂšs, plus altĂ©rĂ©s et plus affamĂ©s qu’avant, ils atteignaient la terrasse.
Que de ce point Ă©levĂ© la vue s’étende magnifiquement Ă  travers le golfe de Trieste jusqu’à la pleine mer, sur le port animĂ© par le va-et-vient des bateaux de pĂȘche, l’entrĂ©e et la sortie des steamers et des navires de commerce, que le regard embrasse la ville tout entiĂšre, ses faubourgs, les derniĂšres maisons Ă©tagĂ©es sur la colline, les villas Ă©parses sur les hauteurs, cela n’était plus pour Ă©merveiller ces deux aventuriers. Ils en avaient vu bien d’autres, et, d’ailleurs, que de fois dĂ©jĂ , ils Ă©taient venus promener en cet endroit leurs ennuis et leur misĂšre ! Zirone, surtout, eĂ»t mieux aimĂ© flĂąner devant les riches boutiques du Corso. Enfin, puisque c’était le hasard et ses gĂ©nĂ©rositĂ©s fortuites qu’ils Ă©taient venus chercher si haut, il fallait l’y attendre sans trop d’impatience.
Il y avait lĂ , Ă  l’extrĂ©mitĂ© de l’escalier qui accĂšde Ă  la terrasse, prĂšs de la cathĂ©drale byzantine de Saint-Just, un enclos, jadis un cimetiĂšre, devenu un musĂ©e d’antiquitĂ©s. Ce ne sont plus des tombeaux, mais des fragments de pierres funĂ©raires, couchĂ©s sous les basses branches de beaux arbres...

Table of contents

  1. Titre
  2. À ALEXANDRE DUMAS
  3. Partie 1 - PREMIÈRE PARTIE
  4. Partie 2 - DEUXIÈME PARTIE
  5. Partie 3 - TROISIÈME PARTIE
  6. Partie 4 - QUATRIÈME PARTIE
  7. Partie 5 - CINQUIÈME PARTIE
  8. Notes de bas de page

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