Une nichée de gentilshommes
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Une nichée de gentilshommes

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Apres un bonheur incomplet, mensonger, qu'il vécut avec sa femme, et la séparation douloureuse qui s'en suivit, Lavretzky apprend la mort de celle-ci. Il rencontre Lise. Trouvera t-il enfin le bonheur aupres d'elle?
Ce roman figure parmi les plus achevés de l'auteur sur le plan esthétique. Les personnages y sont traités avec justesse et poésie.

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Information

Publisher
Booklassic
eBook ISBN
9789635253647

XXXIX

Pendant ce temps, en bas, au salon, on jouait Ă  la prĂ©fĂ©rence. Maria DmitriĂ©vna gagnait, et Ă©tait de bonne humeur. Un domestique entra et annonça Panchine. Maria DmitriĂ©vna laissa tomber les cartes et s’agita sur son fauteuil ; Varvara Pavlowna la regarda d’un air moqueur, puis dirigea ses regards vers la porte. Panchine parut ; il avait un frac noir boutonnĂ© jusqu’en haut, et un grand faux col anglais.
« Il m’en a coĂ»té ; mais, vous voyez, je suis venu. » VoilĂ  ce qu’exprimait son visage rasĂ© de frais et sans l’ombre d’un sourire.
– Que vous arrive-t-il, Voldemar ? s’écria Maria DmitriĂ©vna, jusqu’à prĂ©sent, vous entriez sans vous faire annoncer.
Panchine ne lui rĂ©pondit que par un regard, la salua respectueusement, mais ne lui baisa pas la main. Elle le prĂ©senta Ă  Varvara Pavlowna ; il recula d’un pas, salua cette derniĂšre avec une Ă©gale politesse, mais avec une nuance de grĂące et de respect de plus, et vint s’asseoir Ă  la table de jeu.
La partie de prĂ©fĂ©rence se termina bientĂŽt. Panchine demanda des nouvelles de Lisaveta Michailovna ; il apprit qu’elle Ă©tait souffrante. Il en tĂ©moigna du regret ; ensuite il se mit Ă  causer avec Varvara Pavlowna, pesant diplomatiquement sur les mots et accentuant chaque parole, Ă©coutant avec dĂ©fĂ©rence ses rĂ©ponses jusqu’au bout.
Mais la gravitĂ© de son ton diplomatique Ă©tait sans effet sur Varvara Pavlowna. Elle le regardait en face, gaiement attentive, parlait avec aisance, tandis qu’un rire combattu semblait crisper ses narines dĂ©licates. Maria DmitriĂ©vna commença par porter aux nues le talent de la jeune femme. Panchine inclina poliment la tĂȘte, autant du moins que le lui permettait son col empesĂ©, disant « qu’il en Ă©tait Ă  l’avance convaincu, » et entama une conversation oĂč il alla presque jusqu’à parler de M. de Metternich.
Varvara Pavlowna ferma à demi ses yeux de velours, et dit à voix basse :
– Mais vous aussi, vous ĂȘtes artiste.
Puis elle ajouta plus bas encore :
– Venez !
Et elle indiqua le piano d’un mouvement de tĂȘte.
Cette seule parole, tombĂ©e de ses lĂšvres : « Venez ! » changea en un moment, comme par magie, toute la maniĂšre d’ĂȘtre de Panchine. Son air soucieux disparut ; il sourit, s’anima, dĂ©boutonna son frac :
– Moi, un artiste, hĂ©las ! dit-il ; mais vous, Ă  ce que l’on dit, vous ĂȘtes une artiste vĂ©ritable.
Et il suivit Varvara Pavlowna au piano.
– Faites-lui chanter sa romance Ă  la lune ! s’écria Maria DmitriĂ©vna.
– Vous chantez ? demanda Varvara Pavlowna, en jetant sur lui un regard lumineux et rapide. Asseyez-vous.
Panchine voulut s’en dĂ©fendre.
– Asseyez-vous, rĂ©pĂ©ta-t-elle en frappant impĂ©rieusement sur le dossier de la chaise.
Il s’assit, toussa, Ă©carta son col, et chanta sa romance.
– Charmant ! murmura Varvara Pavlowna. – Vous chantez trùs-bien ; vous avez du style. – Recommencez.
Elle fit le tour du piano et se plaça juste en face de Panchine. Il répéta la romance en imprimant à sa voix une vibration déclamatoire. Varvara Pavlowna, accoudée sur le piano et tenant ses blanches mains à la hauteur de ses lÚvres, le regardait fixement. Panchine cessa de chanter.
– Charmant ! charmante idĂ©e ! dit-elle avec la tranquille assurance d’un connaisseur. Dites, avez-vous Ă©crit quelque chose pour voix de femme, pour mezzo-soprano ?
– Je n’écris presque rien, rĂ©pondit Panchine. Je ne le fais qu’en passant, dans mes moments perdus
 Mais vous, chantez-vous ?
– Oui, je chante.
– Oh ! chantez-nous quelque chose ! s’écria Maria DmitriĂ©vna.
Varvara Pavlowna rejeta la tĂȘte en arriĂšre, et, avec la main, Ă©carta ses cheveux de ses joues qui s’étaient colorĂ©es.
– Nos voix doivent bien aller ensemble, dit-elle en se retournant vers Panchine. – Chantons un duo. Connaissez-vous Son geloso, ou bien La ci darem la mano, ou Mira la bianca luna ?
– Je chantais autrefois Mira la bianca luna, rĂ©pondit Panchine, – mais il y a longtemps de cela ; je l’ai oubliĂ©.
– Cela ne fait rien ; nous le rĂ©pĂ©terons Ă  mi-voix. Laissez-moi m’asseoir.
Varvara Pavlowna se mit au piano. Panchine se plaça Ă  cĂŽtĂ© d’elle. Ils chantĂšrent le duo tout bas ; Varvara Pavlowna le reprit Ă  divers endroits, puis ils le chantĂšrent haut, puis ils le rĂ©pĂ©tĂšrent encore deux fois : Mira la bianca lu
 n
 na. Varvara Pavlowna n’avait plus la voix fraĂźche, mais elle savait la manier avec beaucoup d’art. Panchine fut d’abord intimidé ; ses intonations Ă©taient fausses ; il prit bientĂŽt son courage Ă  deux mains, et s’il ne chanta pas d’une maniĂšre irrĂ©prochable, au moins il remuait les Ă©paules, balançait tout son corps, et levait de temps en temps la main comme un vrai chanteur. Varvara Pavlowna joua deux ou trois petits morceaux de Thalberg, et dit d’un air coquet une romance française. Maria DmitriĂ©vna ne savait plus comment exprimer sa satisfaction ; elle voulut plus d’une fois envoyer chercher Lise ; de son cĂŽtĂ©, GuĂ©dĂ©onofski ne trouvait pas de parole et branlait seulement la tĂȘte ; – mais, tout Ă  coup, il bĂąilla Ă  l’improviste, et eut Ă  peine le temps de mettre la main sur sa bouche. Ce bĂąillement n’échappa point Ă  Varvara Pavlowna ; elle tourna aussitĂŽt le dos au piano, en ajoutant :
– Assez de musique comme cela ; causons.
Elle croisa les mains.
– Oui, assez de musique, rĂ©pĂ©ta gaiement Panchine.
Et il entama avec elle, en français, une conversation alerte et légÚre.
– On se croirait dans un salon parisien, se disait Maria DmitriĂ©vna, en Ă©coutant leur conversation pleine de finesse et de dĂ©tours.
Panchine Ă©tait dans la jubilation, ses yeux brillaient, ses lĂšvres souriaient. D’abord, quand il rencontrait le regard de Maria DmitriĂ©vna, il passait la main sur son visage, fronçait le sourcil, et poussait de gros soupirs ; mais bientĂŽt il oublia tout Ă  fait son rĂŽle et s’abandonna sans rĂ©serve au plaisir d’une causerie moitiĂ© mondaine, moitiĂ© artistique. Varvara Pavlowna se montra philosophe accomplie : elle avait rĂ©ponse Ă  tout ; rien ne l’embarrassait et elle ne doutait de rien ; il Ă©tait facile de voir qu’elle avait causĂ© souvent et beaucoup avec des hommes d’esprit de nature diffĂ©rente. Paris Ă©tait le pivot de toutes ses pensĂ©es, de tous ses sentiments. Panchine amena la conversation sur la littĂ©rature : il se trouva qu’elle-mĂȘme, aussi bien que lui, n’avait lu que des ouvrages français : George Sand lui inspirait de l’indignation ; elle admirait Balzac tout en le trouvant fatigant ; dans EugĂšne Sue et Scribe elle voyait des connaisseurs profondĂ©ment humains ; elle adorait Dumas et FĂ©val ; dans son for intĂ©rieur, elle prĂ©fĂ©rait Ă  tous Paul de Kock, mais il va sans dire qu’elle ne prononça pas mĂȘme son nom. À dire vrai, la littĂ©rature l’intĂ©ressait mĂ©diocrement. Varvara Pavlowna Ă©vitait avec soin tout ce qui pouvait mĂȘme de loin rappeler sa position ; il n’était pas le moins du monde question d’amour dans tout ce qu’elle disait ; au contraire, ses discours respiraient plutĂŽt un certain rigorisme pour les entraĂźnements du cƓur, et marquaient le dĂ©senchantement et la modestie. Panchine la rĂ©futait ; elle tenait bon
 Mais, chose Ă©trange ! pendant qu’elle laissait tomber de ses lĂšvres des paroles de blĂąme, souvent impitoyables, le son mĂȘme de sa voix Ă©tait caressant et tendre, et ses yeux semblaient dire
 Ce que disaient prĂ©cisĂ©ment ses beaux yeux, il aurait Ă©tĂ© difficile de le dĂ©finir, mais leur langage doux et voilĂ© n’avait rien de sĂ©vĂšre. Panchine s’efforçait d’en pĂ©nĂ©trer le sens intime, il s’efforçait aussi de faire parler ses regards ; mais il sentait son impuissance ; il avait conscience de l’avantage qu’avait sur lui Varvara Pavlowna, cette lionne venue de l’étranger, cette quasi Parisienne, et devant elle il ne se sentait pas tout Ă  fait maĂźtre de lui-mĂȘme. Varvara Pavlowna avait l’habitude, tout en causant, d’effleurer lĂ©gĂšrement la manche d’habit de son interlocuteur ; ces attouchements momentanĂ©s troublaient beaucoup Vladimir Nicolaewitch. Varvara Pavlowna possĂ©dait l’art d’ĂȘtre bientĂŽt Ă  son aise avec tout le monde ; il ne s’était pas passĂ© deux heures, qu’il semblait dĂ©jĂ  Ă  Panchine la connaĂźtre depuis une Ă©ternitĂ©, tandis que Lise, cette mĂȘme Lise qu’il aimait cependant encore, dont il avait demandĂ© la main la veille, Lise restait pour lui dans l’éloignement et semblait se perdre dans un brouillard. On servit le thĂ©. La conversation prit un tour encore plus intime. Maria DmitriĂ©vna sonna le petit cosaque, et lui ordonna de dire Ă  Lise qu’elle descendĂźt au salon, si sa migraine Ă©tait dissipĂ©e. Au nom de Lise, Panchine se mit Ă  discourir sur l’abnĂ©gation et le sacrifice, et Ă  dĂ©battre cette question : Qui en est plus capable de l’homme ou de la femme ? Maria DmitriĂ©vna prit feu aussitĂŽt, affirma que la femme en Ă©tait certes plus capable, dĂ©clara qu’elle le prouverait en deux mots, s’embrouilla, et aprĂšs avoir hasardĂ© une comparaison assez malheureuse, finit par se taire. Varvara Pavlowna prit un cahier de musique, s’en couvrit Ă  moitiĂ© le visage, et se tournant vers Panchine, lui dit Ă  demi-voix, un doux sourire sur les lĂšvres et dans les yeux, tout en grignotant un biscuit :
– Elle n’a pas inventĂ© la poudre, la bonne dame.
Panchine fut un peu surpris et effrayĂ© de la hardiesse de Varvara Pavlowna, mais il ne comprit point combien cette rĂ©flexion inattendue trahissait de mĂ©pris pour lui-mĂȘme ; et, oubliant les caresses et l’attachement de Maria DmitriĂ©vna, oubliant les dĂźners qu’elle lui avait offerts, l’argent qu’elle lui avait prĂȘtĂ© en secret, il rĂ©pondit, le malheureux ! avec un accent et un sourire semblables :
« Je crois bien ! » et pas mĂȘme « je crois bien ! » mais – « j’crois ben ! »
Varvara Pavlowna lui jeta un regard amical et se leva. Lise parut ; Marpha TimofĂ©evna avait en vain essayĂ© de la retenir ; la jeune fille voulait endurer l’épreuve jusqu’au bout. Varvara Pavlowna alla Ă  sa rencontre ainsi que Panchine, dont la figure reprit aussitĂŽt sa premiĂšre expression diplomatique.
– Comment va votre santé ? demanda-t-il Ă  Lise.
– Je vais mieux Ă  prĂ©sent ; merci, rĂ©pondit-elle.
– Nous autres, nous avons fait un peu de musique ; il est fĂącheux que vous n’ayez pas entendu madame Lavretzky. Elle chante admirablement bien, en artiste consommĂ©e.
– Venez ici ! s’écria Maria DmitriĂ©vna.
Varvara Pavlowna se leva aussitĂŽt avec la soumission d’un enfant, et s’assit Ă  ses pieds sur un petit tabouret. Maria DmitriĂ©vna ne l’appelait que pour faciliter Ă  Panchine un court entretien avec Lise : elle espĂ©rait encore que sa fille se raviserait. Il lui vint de plus une idĂ©e en tĂȘte, qu’elle voulut tout aussitĂŽt rĂ©aliser.
– Savez-vous, dit-elle tout bas Ă  Varvara Pavlowna, je veux essayer de vous rĂ©concilier avec votre mari ; je ne rĂ©ponds point du succĂšs, mais j’essayerai. Vous savez qu’il a beaucoup d’estime pour moi.
Varvara Pavlowna leva lentement les yeux sur Maria Dmitriévna et croisa les bras avec grùce.
– Vous ĂȘtes mon sauveur, ma tante, dit-elle d’une voix triste : je ne sais comment vous remercier de toutes vos bontĂ©s ; mais je suis trop coupable devant ThĂ©odore Ivanowitch, il ne peut me pardonner.
– Mais
 est-ce qu’en effet
 ? commença Ă  dire Maria DmitriĂ©vna avec un accent de curiositĂ©.
– Ne me demandez rien, interrompit Varvara Pavlowna en baissant les yeux. J’ai Ă©tĂ© jeune, inconsidĂ©rĂ©e
 Du reste, je ne veux pas me justifier.
– Cependant, pourquoi ne pas essayer ? Ne vous dĂ©sespĂ©rez pas, rĂ©pliqua Maria DmitriĂ©vna.
Et elle voulut lui donner une petite tape sur la joue ; mais, jetant un regard sur ses traits, elle fut intimidée.
« Toute modeste qu’elle est, pensa-t-elle, c’est toujours une lionne. »
– Êtes-vous malade ? disait pendant ce temps-là Panchine à Lise.
– Oui ; je ne me porte pas bien.
– Je vous comprends, dit-il aprùs un assez long silence. – Oui, je vous comprends.
– Que voulez-vous dire ?
– Je vous comprends, rĂ©pĂ©ta avec emphase Panchine, qui ne savait trop que dire.
Lise se troubla un moment, mais elle ne tarda pas Ă  prendre vaillamment son parti.
Panchine affectait un air mystérieux ; il se tut en se détournant et en prenant une contenance grave.
– Il me semble toutefois qu’il est dĂ©jĂ  onze heures, observa Maria DmitriĂ©vna.
La société comprit et commença à faire ses adieux.
Varvara Pavlowna fut obligĂ©e de promettre qu’elle viendrait dĂźner le lendemain, et qu’elle amĂšnerait avec elle Adda ; GuĂ©dĂ©onofski, qui avait failli s’endormir, assis dans son coin, s’offrit pour la reconduire chez elle.
Panchine salua tout le monde avec des façons toutes solennelles. Mais se trouvant sur le perron et mettant Varvara Pavlowna en voiture, il lui serra la main, et lui dit de nouveau :
– Au revoir.
GuĂ©dĂ©onofski avait pris place Ă  cĂŽtĂ© d’elle ; pendant toute la route, elle s’amusa Ă  mettre comme par hasard le bout de son petit pied sur celui de son voisin ; il s’embarrassait, il se confondait en compliments : elle souriait coquettement, et l’agaçait du regard quand le reflet du rĂ©verbĂšre de la rue pĂ©nĂ©trait dans la voiture.
La valse qu’elle venait de jouer tournoyait encore dans sa tĂȘte, et la prĂ©occupait. Quel que fĂ»t l’endroit oĂč elle se trouvait, il lui suffisait de se reprĂ©senter une salle de bal, les lustres, un tournoiement rapide au son de la musique, pour qu’une animation fĂ©brile bouillonnĂąt aussitĂŽt dans son Ăąme ; ses yeux s’allumaient d’un feu intĂ©rieur, un sourire errait sur ses lĂšvres, une certaine grĂące lascive semblait se rĂ©pandre sur toute sa personne.
ArrivĂ©e chez elle, Varvara Pavlowna sauta lĂ©gĂšrement de voiture, – il n’y a que les lionnes qui sachent sauter ainsi, – se tourna vers GuĂ©dĂ©onofski et tout Ă  coup lui Ă©clata de rire au nez.
« C’est une charmante crĂ©ature – pensait le conseiller d’État, en revenant chez lui, oĂč l’attendait son domestique avec une fiole de baume d’Opodeldoch ; – il est heureux que je sois un homme posé  Seulement pourquoi s’est-elle mise Ă  rire ? »
Marpha Timoféevna passa toute la nuit au chevet de Lise.

XL

Lavretzky resta un jour et demi Ă  WassiliewskoĂ©, et passa presque tout ce temps Ă  errer sans but dans les environs. Il ne pouvait rester Ă  la mĂȘme place : le chagrin le rongeait ; il Ă©prouvait tous les tourments d’une passion fougueuse et sans issue. Il se souvint du sentiment dont son Ăąme avait Ă©tĂ© saisie le lendemain de son arrivĂ©e ; il se souvint de ses rĂ©solutions d’alors, et s’en voulut Ă  lui-mĂȘme ; qu’est-ce qui avait pu le dĂ©tourner de la voie du devoir et du seul but dĂ©sormais permis Ă  son existence ? C’était encore et toujours la soif de bonheur. « Tu as voulu de nouveau goĂ»ter le bonheur d’ici-bas, – se disai...

Table of contents

  1. Titre
  2. AVERTISSEMENT DES TRADUCTEURS
  3. I
  4. II
  5. III
  6. IV
  7. V
  8. VI
  9. VII
  10. VIII
  11. IX
  12. X
  13. XI
  14. XII
  15. XIII
  16. XIV
  17. XV
  18. XVI
  19. XVII
  20. XVIII
  21. XIX
  22. XX
  23. XXI
  24. XXII
  25. XXIII
  26. XXIV
  27. XXV
  28. XXVI
  29. XXVII
  30. XXVIII
  31. XXIX
  32. XXX
  33. XXXI
  34. XXXII
  35. XXXIII
  36. XXXIV
  37. XXXV
  38. XXXVI
  39. XXXVII
  40. XXXVIII
  41. XXXIX
  42. XL
  43. XLI
  44. XLII
  45. XLIII
  46. XLIV
  47. ÉPILOGUE
  48. À propos de cette Ă©dition Ă©lectronique
  49. Notes de bas de page

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