Madame Thérese ou Les Volontaires de 92 - Pourquoi Hunebourg ne fut pas rendu
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Madame Thérese ou Les Volontaires de 92 - Pourquoi Hunebourg ne fut pas rendu

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Madame Thérese, ou les Volontaires de 92, est l'histoire d'une vivandiere de l'armée de la Moselle, laissée pour morte sur le champ de bataille d'Anstatt, recueillie et sauvée par un brave docteur allemand. Ce roman ressuscite des temps glorieux, la lutte de trente mille volontaires de Hoche contre les quatre-vingt mille soldats de Brunswick et de Wurmser. Un souffle patriotique l'anime d'un bout a l'autre. On croirait, en le lisant, vivre au milieu de ces hommes intrépides, de ces immortels volontaires en guenilles, qui fonderent pour tous l'égalité des droits, et sauverent la France de l'invasion. Madame Thérese, apres le Conscrit, c'est la guerre sainte de la liberté, apres les inutiles batailles de la conquete.

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Information

Publisher
Booklassic
eBook ISBN
9789635255863

MADAME THÉRÈSE – ou – LES VOLONTAIRES DE 92

I

Nous vivions dans une paix profonde au village d’Anstatt, au milieu des Vosges allemandes, mon oncle le Dr Jacob Wagner, sa vieille servante Lisbeth et moi. Depuis la mort de sa sƓur Christine, l’oncle Jacob m’avait recueilli chez lui.
J’approchais de mes dix ans ; j’étais blond, rose et frais comme un chĂ©rubin. J’avais un bonnet de coton, une petite veste de velours brun, provenant d’une ancienne culotte de mon oncle, des pantalons de toile grise et des sabots garnis au-dessus d’un flocon de laine. On m’appelait le petit Fritzel au village, et chaque soir, en rentrant de ses courses, l’oncle Jacob me faisait asseoir sur ses genoux pour m’apprendre Ă  lire en français dans l’Histoire naturelle de M. de Buffon.
Il me semble encore ĂȘtre dans notre chambre basse, le plafond rayĂ© de poutres enfumĂ©es. Je vois, Ă  gauche, la petite porte de l’allĂ©e et l’armoire de chĂȘne ; Ă  droite, l’alcĂŽve fermĂ©e d’un rideau de serge verte ; au fond, l’entrĂ©e de la cuisine, prĂšs du poĂȘle de fonte aux grosses moulures reprĂ©sentant les douze mois de l’annĂ©e, – le Cerf, les Poissons, le Capricorne, le Verseau, la Gerbe, etc., – et, du cĂŽtĂ© de la rue, les deux petites fenĂȘtres qui regardent Ă  travers les feuilles de vigne sur la place de la Fontaine.
Je vois aussi l’oncle Jacob, Ă©lancĂ©, le front haut, surmontĂ© de sa belle chevelure blonde dessinant ses larges tempes avec grĂące, le nez lĂ©gĂšrement aquilin, les yeux bleus, le menton arrondi, les lĂšvres tendres et bonnes. Il est en culotte de ratine noire, habit bleu de ciel Ă  boutons de cuivre, et bottes molles Ă  retroussis jaune clair, devant lesquelles pend un gland de soie. Assis dans son fauteuil de cuir, les bras sur la table, il lit, et le soleil fait trembloter l’ombre des feuilles de vigne sur sa figure un peu longue et hĂąlĂ©e par le grand air.
C’était un homme sentimental, amateur de la paix ; il approchait de la quarantaine et passait pour ĂȘtre le meilleur mĂ©decin du pays. J’ai su depuis qu’il se plaisait Ă  faire des thĂ©ories sur la fraternitĂ© universelle, et que les paquets de livres que lui apportait de temps en temps le messager Fritz concernaient cet objet important.
Tout cela je le vois, sans oublier notre Lisbeth, une bonne vieille, souriante et ridĂ©e, en casaquin et jupe de toile bleue, qui file dans un coin ; ni le chat Roller, qui rĂȘve, assis sur sa queue, derriĂšre le fourneau, ses gros yeux dorĂ©s ouverts dans l’ombre comme un hibou.
Il me semble que je n’ai qu’à traverser l’allĂ©e pour me glisser dans le fruitier aux bonnes odeurs, que je n’ai qu’à grimper l’escalier de bois de la cuisine pour monter dans ma chambre, oĂč je lĂąchais les mĂ©sanges que le petit Hans Aden, le fils du sabotier, et moi, nous allions prendre Ă  la pipĂ©e. Il y en avait de bleues et de vertes. La petite Elisa Meyer, la fille du bourgmestre, venait souvent les voir et m’en demander ; et quand Hans Aden, Ludwig, Franz SĂ©pel, Karl Stenger et moi nous conduisions ensemble les vaches et les chĂšvres Ă  la pĂąture, sur la cĂŽte du Birkenwald, elle s’accrochait toujours Ă  ma veste en me disant :
– Fritzel, laisse-moi conduire votre vache
 ne me chasse pas !
Et je lui donnais mon fouet : nous allions faire du feu dans le gazon et cuire des pommes de terre sous la cendre.
Oh ! le bon temps ! comme tout était calme, paisible autour de nous ! Comme tout se faisait réguliÚrement ! Jamais le moindre trouble : le lundi, le mardi, le mercredi, tous les jours de la semaine se suivaient exactement pareils.
Chaque jour on se levait Ă  la mĂȘme heure, on s’habillait, on s’asseyait devant la bonne soupe Ă  la farine apprĂȘtĂ©e par Lisbeth. L’oncle partait Ă  cheval ; moi, j’allais faire des trĂ©buchets et des lacets pour les grives, les moineaux ou les verdiers, selon la saison.
À midi nous Ă©tions de retour. On mangeait du lard aux choux, des noudels ou des knƓpfels. Puis j’allais pĂąturer, ou visiter mes lacets, ou bien me baigner dans la Queich quand il faisait chaud.
Le soir, j’avais bon appĂ©tit, l’oncle et Lisbeth aussi, et nous louions Ă  table le Seigneur de ses grĂąces.
Tous les jours, vers la fin du souper, au moment oĂč la nuit grisĂątre commençait Ă  s’étendre dans la salle, un pas lourd traversait l’allĂ©e, la porte s’ouvrait, et sur le seuil apparaissait un homme trapu, carrĂ©, large des Ă©paules, coiffĂ© d’un grand feutre, et qui disait :
– Bonsoir, monsieur le docteur.
– Asseyez-vous, mauser [1], rĂ©pondait l’oncle. Lisbeth, ouvre la cuisine.
Lisbeth poussait la porte, et la flamme rouge, dansant sur l’ñtre, nous montrait le taupier en face de notre table, regardant de ses petits yeux gris ce que nous mangions. C’était une vĂ©ritable mine de rat des champs : le nez long, la bouche petite, le menton rentrant, les oreilles droites, quatre poils de moustache jaunes Ă©bouriffĂ©s. Sa souquenille de toile grise lui descendait Ă  peine au bas de l’échine ; son grand gilet rouge, aux poches profondes, ballottait sur ses cuisses, et ses Ă©normes souliers, tout jaunes de glĂšbe, avaient de gros clous qui luisaient sur le devant, en forme de griffes, jusqu’au haut des Ă©paisses semelles.
Le mauser pouvait avoir cinquante ans ; ses cheveux grisonnaient, de grosses rides sillonnaient son front rougeñtre, et des sourcils blancs à reflets d’or lui tombaient jusque sur le globe de l’Ɠil.
On le voyait toujours aux champs en train de poser ses attrapes, ou bien à la porte de son rucher à mi-cÎte, dans les bruyÚres du Birkenwald, avec son masque de fil de fer, ses grosses moufles de toile et sa grande cuiller tranchante pour dénicher le miel des ruches.
À la fin de l’automne, durant un mois, il quittait le village, son bissac en travers du dos, d’un cĂŽtĂ© le grand pot Ă  miel, de l’autre la cire jaune en briques, qu’il allait vendre aux curĂ©s des environs pour faire des cierges.
Tel était le mauser.
AprÚs avoir bien regardé sur la table, il disait :
– Ça, c’est du fromage
 ça, ce sont des noisettes.
– Oui, rĂ©pondait l’oncle ; Ă  votre service.
– Merci ; j’aime mieux fumer une pipe maintenant. Alors il tirait de sa poche une pipe noire, garnie d’un couvercle de cuivre Ă  petite chaĂźnette. Il la bourrait avec soin, continuant de regarder, puis il entrait dans la cuisine, prenait une braise dans le creux de sa main calleuse et la plaçait sur le tabac. Je crois encore le voir, avec sa mine de rat, le nez en l’air, tirer de grosses bouffĂ©es en face de l’ñtre pourpre, puis rentrer et s’asseoir dans l’ombre, au coin du fourneau, les jambes repliĂ©es.
En dehors des taupes et des abeilles, du miel et de la cire, le mauser avait encore une autre occupation grave : il prĂ©disait l’avenir moyennant le passage des oiseaux, l’abondance des sauterelles et des chenilles, et certaines traditions inscrites dans un gros livre Ă  couvercle de bois, qu’il avait hĂ©ritĂ© d’une vieille tante de HĂ©ming, et qui l’éclairait sur les choses futures.
Mais pour entamer le chapitre de ses prĂ©dictions, il lui fallait la prĂ©sence de son ami Koffel, le menuisier, le tourneur, l’horloger, le tondeur de chiens, le guĂ©risseur de bĂȘtes, bref, le plus beau gĂ©nie d’Anstatt et des environs.
Koffel faisait de tout : il rafistolait la vaisselle fĂȘlĂ©e avec du fil de fer, il Ă©tamait les casseroles, il rĂ©parait les vieux meubles dĂ©traquĂ©s, il remettait l’orgue en bon Ă©tat quand les flĂ»tes ou les soufflets Ă©taient dĂ©rangĂ©s ; l’oncle Jacob avait mĂȘme dĂ» lui dĂ©fendre de redresser les jambes et les bras cassĂ©s, car il se sentait aussi du talent pour la mĂ©decine. Le mauser l’admirait beaucoup et disait quelquefois :
– Quel dommage que Koffel n’ait pas Ă©tudiĂ© !
 quel dommage !
Et toutes les commĂšres du pays le regardaient comme un ĂȘtre universel.
Mais tout cela ne faisait pas bouillir sa marmite, et le plus clair de ses ressources Ă©tait encore d’aller couper de la choucroute en automne, son tiroir Ă  rabots sur le dos en forme de hotte, criant de porte en porte :
– Pas de choux ? pas de choux ?
Voilà pourtant comment les grands esprits sont récompensés.
Koffel, petit, maigre, noir de barbe et de cheveux, le nez effilĂ©, descendant tout droit en pointe comme le bec d’une sarcelle, ne tardait pas Ă  paraĂźtre, les poings dans les poches de sa petite veste ronde, le bonnet de coton sur la nuque, la pointe entre les Ă©paules, sa culotte et ses gros bas bleus, tachĂ©s de colle-forte, flottant sur ses jambes minces comme des fils d’archal, et ses savates dĂ©coupĂ©es en plusieurs endroits pour faire place Ă  ses oignons. Il entrait quelques instants aprĂšs le mauser et, s’avançant Ă  petits pas, il disait d’un air grave :
– Bon appĂ©tit, monsieur le docteur.
– Si le cƓur vous en dit ? rĂ©pondait l’oncle.
– Bien des remerciements ; nous avons mangĂ© ce soir de la salade ; c’est ce que j’aime le mieux.
AprĂšs ces paroles, Koffel allait s’asseoir derriĂšre le fourneau et ne bougeait pas jusqu’au moment oĂč l’oncle disait :
– Allons, Lisbeth, allume la chandelle et lùve la nappe.
Alors, Ă  son tour, l’oncle bourrait sa pipe et se rapprochait du fourneau. On se mettait Ă  causer de la pluie et du beau temps, des rĂ©coltes, etc. ; le taupier avait posĂ© tant d’attrapes pendant la journĂ©e, il avait dĂ©tournĂ© l’eau de tel prĂ© durant l’orage ; ou bien il venait de retirer tant de miel de ses ruches ; ses abeilles devaient bientĂŽt essaimer, elles formaient barbe, et d’avance le mauser prĂ©parait des paniers pour recevoir les jeunes.
Koffel, lui, ruminait toujours quelque invention ; il parlait de son horloge sans poids oĂč les douze apĂŽtres devaient paraĂźtre au coup de midi, pendant que le coq chanterait et que la mort faucherait ; ou bien de sa charrue, qui devait marcher toute seule, en la remontant comme une pendule, ou de telle autre dĂ©couverte merveilleuse.
L’oncle Ă©coutait gravement ; il approuvait d’un signe de tĂȘte, en rĂȘvant Ă  ses malades.
En Ă©tĂ©, les voisines, assises sur le banc de pierre, devant nos fenĂȘtres ouvertes, s’entretenaient avec Lisbeth des choses de leurs mĂ©nages : l’une avait filĂ© tant d’aunes de toile l’hiver dernier ; les poules d’une autre avaient pondu tant d’Ɠufs dans la journĂ©e.
Moi, je profitais d’un bon moment pour courir Ă  la forge de Klipfel, dont la flamme brillait de loin, dans la nuit, au bout du village. Hans Aden, Frantz SĂ©pel et plusieurs autres s’y trouvaient dĂ©jĂ  rĂ©unis. Nous regardions les Ă©tincelles partir comme des Ă©clairs sous les coups de marteau ; nous sifflions au bruit de l’enclume. Se prĂ©sentait-il une vieille rosse Ă  ferrer, nous aidions Ă  lui lever la jambe. Les plus vieux d’entre nous essayaient de fumer des feuilles de noyer, ce qui leur retournait l’estomac ; quelques autres se glorifiaient d’aller dĂ©jĂ  tous les dimanches Ă  la danse, c’étaient ceux de quinze Ă  seize ans. Ils se plantaient le chapeau sur l’oreille et fumaient d’un air d’importance, les mains dans les poches.
Enfin, Ă  dix heures, toute la bande se dispersait ; chacun rentrait chez soi.
Ainsi se passaient les jours ordinaires de la semaine ; mais les lundis et les vendredis l’oncle recevait la Gazette de Francfort, et ces jours-lĂ  les rĂ©unions Ă©taient plus nombreuses Ă  la maison. Outre le mauser et Koffel, nous voyions arriver notre bourgmestre Christian Meyer et M. Karolus Richter, le petit-fils d’un ancien valet du comte de Salm-Salm. Ni l’un ni l’autre ne voulait s’abonner Ă  la gazette, mais ils aimaient d’en entendre la lecture pour rien.
Que de fois je me suis rappelĂ© depuis notre gros bourgmestre aux oreilles Ă©carlates, avec sa camisole de laine et son bonnet de coton blanc, assis dans le fauteuil, Ă  la place ordinaire de l’oncle ! Il semblait songer Ă  des choses profondes ; mais sa grande prĂ©occupation Ă©tait de retenir les nouvelles pour en faire part Ă  sa femme, la vertueuse Barbara, qui gouvernait la commune sous son nom.
Et le grand Karolus donc, cette espĂšce de lĂ©vrier en habit de chasse et casquette de cuir bouilli, le plus grand usurier du pays, qui regardait les paysans du haut de sa grandeur, parce que son grand-pĂšre avait Ă©tĂ© laquais de Salm-Salm, qui s’imaginait vous faire des grĂąces en fumant votre tabac, et qui parlait sans cesse de parcs, de faisanderies, de grandes chasses Ă  courre, des droits et des privilĂšges de monseigneur de Salm-Salm. Combien de fois je l’ai revu en rĂȘve, allant, venant dans notre chambre basse, Ă©coutant, fronçant le sourcil, plongeant tout Ă  coup la main dans la grande poche de l’habit de l’oncle, pour lui prendre son paquet de tabac, bourrant sa pipe et l’allumant Ă  la chandelle en disant :
– Permettez !
Oui, toutes ces choses, je les revois.
Pauvre oncle Jacob, qu’il Ă©tait bonhomme de se laisser fumer son tabac, mais il n’y prenait pas mĂȘme garde ; il lisait avec tant d’attention les nouvelles du jour. Les RĂ©publicains envahissaient le Palatinat, ils descendaient le Rhin, ils osaient regarder en face les trois Ă©lecteurs, le roi Wilhelm de Prusse et l’empereur Joseph.
Tous les assistants s’étonnaient de leur audace.
M. Richter disait que cela ne pouvait durer, et que tous ces mauvais gueux seraient exterminĂ©s jusqu’au dernier.
L’oncle finissait toujours sa lecture par quelque rĂ©flexion judicieuse ; tout en repliant la gazette, il disait :
– Louons le Seigneur de vivre au milieu des bois, plutĂŽt que dans les vignobles, dans la montagne aride, plutĂŽt que dans la plaine fĂ©conde. Ces RĂ©publicains n’espĂšrent rien pouvoir happer ici ; voilĂ  ce qui fait notre sĂ©curitĂ©, nous pouvons dormir en paix sur les deux oreilles. Mais que d’autres sont exposĂ©s Ă  leurs rapines ! Ces gens-lĂ  veulent tout par la force ; or, la force n’a jamais rien produit de bon. Ils nous parlent d’amour, d’égalitĂ©, de libertĂ©, mais ils n’appliquent point ces principes ; ils se fient Ă  leur bras et non Ă  la justice de leur cause. Avant eux, et bien longtemps, d’autres sont venus pour dĂ©livrer le monde ; ceux-lĂ  ne frappaient point, ils n’immolaient point, ils pĂ©rissaient par milliers et furent reprĂ©sentĂ©s dans la suite des siĂšcles par l’agneau que les loups dĂ©vorent. On aurait cru que de ces hommes il ne devait plus mĂȘme rester un souvenir ; eh bien ! ils ont conquis le monde ; ils n’ont pas conquis la chair, mais ils ont conquis l’ñme du genre humain, et l’ñme, c’est tout ! – Pourquoi ceux-ci ne suivent-ils pas le mĂȘme exemple ?
AussitĂŽt Karolus Richter s’écriait d’un air dĂ©daigneux :
– Pourquoi ? C’est parce qu’ils se moquent bien des Ăąmes, et qu’ils envient les puissants de la terre. Et d’abord tous ces RĂ©publicains sont des athĂ©es, depuis le premier jusqu’au dernier ; ils ne respectent ni le trĂŽne ni l’autel ; ils ont renversĂ© des choses Ă©tablies depuis l’origine des temps ; ils ne ...

Table of contents

  1. Titre
  2. MADAME THÉRÈSE – ou – LES VOLONTAIRES DE 92
  3. POURQUOI HUNEBOURG NE FUT PAS RENDU
  4. À propos de cette Ă©dition Ă©lectronique
  5. Notes de bas de page

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