Sherlock Holmes
eBook - ePub

Sherlock Holmes

  1. English
  2. ePUB (mobile friendly)
  3. Available on iOS & Android
eBook - ePub

Sherlock Holmes

About this book

Sherlock Holmes was written in the year 1899 by Arthur Conan Doyle. This book is one of the most popular novels of Arthur Conan Doyle, and has been translated into several other languages around the world.

This book is published by Booklassic which brings young readers closer to classic literature globally.

Frequently asked questions

Yes, you can cancel anytime from the Subscription tab in your account settings on the Perlego website. Your subscription will stay active until the end of your current billing period. Learn how to cancel your subscription.
No, books cannot be downloaded as external files, such as PDFs, for use outside of Perlego. However, you can download books within the Perlego app for offline reading on mobile or tablet. Learn more here.
Perlego offers two plans: Essential and Complete
  • Essential is ideal for learners and professionals who enjoy exploring a wide range of subjects. Access the Essential Library with 800,000+ trusted titles and best-sellers across business, personal growth, and the humanities. Includes unlimited reading time and Standard Read Aloud voice.
  • Complete: Perfect for advanced learners and researchers needing full, unrestricted access. Unlock 1.4M+ books across hundreds of subjects, including academic and specialized titles. The Complete Plan also includes advanced features like Premium Read Aloud and Research Assistant.
Both plans are available with monthly, semester, or annual billing cycles.
We are an online textbook subscription service, where you can get access to an entire online library for less than the price of a single book per month. With over 1 million books across 1000+ topics, we’ve got you covered! Learn more here.
Look out for the read-aloud symbol on your next book to see if you can listen to it. The read-aloud tool reads text aloud for you, highlighting the text as it is being read. You can pause it, speed it up and slow it down. Learn more here.
Yes! You can use the Perlego app on both iOS or Android devices to read anytime, anywhere — even offline. Perfect for commutes or when you’re on the go.
Please note we cannot support devices running on iOS 13 and Android 7 or earlier. Learn more about using the app.
Yes, you can access Sherlock Holmes by Arthur Conan Doyle in PDF and/or ePUB format, as well as other popular books in Literature & Drama. We have over one million books available in our catalogue for you to explore.

Information

Publisher
Booklassic
eBook ISBN
9789635255405
Subtopic
Drama

ACTE PREMIER

DÉCOR : Un salon dans la maison des Murray, vieille demeure triste et en mauvais Ă©tat, dans un lointain quartier de Londres. Cependant, la piĂšce est vaste et conserve un certain aspect de grandeur. Un escalier au fond de la piĂšce conduit au premier Ă©tage, dont on entrevoit le palier. À droite, une porte donnant dans le vestibule. Une large fenĂȘtre occupe la plus grande partie du cĂŽtĂ© droit.
Le mobilier, qui a Ă©tĂ© riche, est d'ancienne mode et fanĂ©; un piano. À gauche du spectateur, un meuble, genre secrĂ©taire, ou armoire Ă  une porte, dans le compartiment infĂ©rieur duquel se trouve un coffre-fort avec des combinaisons de lettres. Lampes allumĂ©es.

SCÈNE I

MADGE MURRAY, BENJAMIN
Mme Murray est une belle personne brune d'une trentaine d'années, au visage et aux yeux durs. Elle est habillée avec recherche.
Benjamin entre, portant un plateau sur lequel est un journal. C'est un maßtre d'hÎtel, tenue irréprochable.
BENJAMIN. – C'est à la troisiùme page, madame, en haut de la deuxiùme colonne.
MADGE. – Merci !
BENJAMIN, pendant que Madge prend le journal. – Je demande pardon à Madame, mais la femme de chambre voudrait lui dire quelques mots.
Madge a pris le journal et s'est assise sur un fauteuil, puis a commencé à lire.
MADGE, les yeux fixĂ©s sur le journal. – Je n'ai pas le temps pour le moment.
BENJAMIN. – Bien, madame.
MADGE, sans lever les yeux du journal. – Laquelle des deux femmes de chambre est-ce ?
BENJAMIN, s'arrĂȘtant. – ThĂ©rĂšse, madame.
MADGE, paraissant surprise. – ThĂ©rĂšse ?
BENJAMIN. – Oui, madame.
MADGE. – Avez-vous idĂ©e de ce qu'elle veut me dire ?
BENJAMIN. – Pas du tout, madame.
MADGE. – Eh bien ! qu'elle vous le communique. Je ne la verrai que quand je saurai ce qu'elle dĂ©sire.
BENJAMIN. – Je ferai la commission, madame. Il sort, en fermant soigneusement la porte derriùre lui.
Madge, une fois seule, examine avec attention le journal. Elle s'approche d'une des lampes pour pouvoir lire plus facilement.
Benjamin rentre doucement. Il reste un moment Ă  la porte et observe Madge occupĂ©e Ă  sa lecture. Celle-ci l'a terminĂ©e et se lĂšve avec irritation. Jetant violemment son journal sur le piano, elle se dirige vers le meuble qui contient le coffre-fort. AprĂšs avoir ouvert la porte de bois, elle fixe ardemment les yeux sur les rouleaux des lettres, puis elle referme brusquement la porte. À ce moment, elle voit Benjamin et se calme immĂ©diatement. Celui-ci prend la mine d'un homme qui vient seulement d'entrer dans la piĂšce.
BENJAMIN. – Je ne peux pas faire entendre raison Ă  ThĂ©rĂšse. Elle insiste pour parler Ă  madame.
MADGE. – Eh bien ! qu'elle attende à demain.
BENJAMIN. – C'est ce que je lui ai dit, mais elle m'a rĂ©pondu qu'elle ne sera plus ici demain.
MADGE, Ă©tonnĂ©e. – Qu'est-ce que cela signifie ?
BENJAMIN. – Je demande pardon Ă  madame; mais il me semble qu'elle a l'air un peu Ă©trange depuis quelque temps.
MADGE. – C'est bon ! Dites-lui de venir.
Benjamin s'incline et va pour sortir.
MADGE, le rappelant. – Ah ! Benjamin ! Le maĂźtre d'hĂŽtel s'arrĂȘte. Qu'est-ce qui vous a donc fait croire en m'apportant ce journal, que je prenais un intĂ©rĂȘt quelconque Ă  cette annonce de mariage qu'il contient ?
BENJAMIN, avec dĂ©fĂ©rence. – J'avais entendu madame causer avec monsieur des personnes que ce mariage concerne. C'est ce qui m'avait fait croire que cela pouvait l'intĂ©resser.
MADGE. – Benjamin, vous ĂȘtes intelligent, et j'aime cette qualitĂ© chez mes serviteurs
 Souvenez-vous cependant que s'il est bon, pour un maĂźtre d'hĂŽtel, d'avoir de l'esprit, il peut ĂȘtre mauvais d'en avoir trop.
BENJAMIN. – Je me le tiendrai pour dit, madame.
MADGE. – Maintenant envoyez-moi ThĂ©rĂšse !
BENJAMIN. – Bien, madame.
Il sort.

SCÈNE II

Madge reste un moment songeuse. Puis elle reprend le journal et relit le passage qui l'avait intĂ©ressĂ©e. On entend la porte extĂ©rieure de la maison se fermer violemment. Madge lĂšve la tĂȘte et se dirige vers la porte du vestibule.
Entre Murray. C'est un homme grand, solidement bùti, au visage résolu. Sa mine est soignée et son extérieur serait séduisant si son regard, à de certains moments, ne prenait un aspect encore plus dur que celui de sa femme.
MADGE, vivement. – Eh bien ? As-tu trouvĂ© notre homme ?
MURRAY. – Non. Il va au meuble dont il ouvre nerveusement la porte; il donne un tour ou deux aux lettres tout en parlant. Il n'Ă©tait pas chez lui
 Ah ! Il va falloir appeler un serrurier !
MADGE, vivement. – Non ! non ! à aucun prix ! ce serait une imprudence !
MURRAY. – Pourtant, il faut croire quelque chose. Revenant au coffre-fort. Je ne connais rien Ă  ces satanĂ©s engins. Et nous n'avons plus un instant Ă  perdre ! Il y a du nouveau.
MADGE. – Quelque chose de grave ?
MURRAY. – Et d'inquiĂ©tant !
 Les hauts personnages que vise notre opĂ©ration viennent de mettre dans leur jeu Sherlock Holmes

MADGE, tressautant. – Sherlock Holmes ? Le dĂ©tective amateur ?
MURRAY. – Parbleu !
 Comme s'il y en avait un autre !
MADGE. – Comment sais-tu cela ?
MURRAY. – Je l'ai appris par des gens qui sont intĂ©ressĂ©s Ă  savoir exactement tout ce qui concerne Sherlock Holmes
 Toutes les fois qu’il s'attelle Ă  une nouvelle affaire, ils sont renseignĂ©s.
MADGE. – Eh bien ! Tout Sherlock Holmes qu'il est, que fera-t-il ?
MURRAY. – Je n'en sais rien, mais sĂ»rement il fera quelque chose
 Il a beau n'ĂȘtre qu'un dĂ©tective privĂ©, un amateur, il voit autrement clair et loin que la vraie police. La preuve, c'est que dĂšs qu'il y a quelque part, sur toute la surface du monde civilisĂ©, un problĂšme Ă  rĂ©soudre, un Ă©cheveau difficile Ă  dĂ©brouiller, c'est Ă  lui qu'on s'adresse. Et quand une fois il a pris une affaire en main, il n'est pas long Ă  agir.
MADGE. – Alors, il n'y a pas Ă  tergiverser, et puisque tu n'as pu dĂ©nicher Bribb, il faut sur-le-champ trouver quelqu'un qui s'acquitte de la besogne Ă  sa place.
MURRAY. – Bribb peut encore venir. J'ai laissĂ© un mot Ă  son bar habituel et j'ai lancĂ© sur sa piste quelques camarades. Avec un grondement de mauvaise humeur. Quelle dĂ©veine ! Dire que voici dix-huit mois que nous trimballons avec nous ces deux femmes, que nous les amadouons, que nous les dorlotons, et que juste au moment oĂč nous croyons enfin les avoir amenĂ©es au point que nous dĂ©sirions, cette mĂątine de fille nous joue un tour pareil ! Regardant l'escalier. Si je montais la voir et causer un instant avec elle
 peut-ĂȘtre arriverais-je Ă  la convaincre.
MADGE. – Vas-y, si tu veux, mais tu n'obtiendras rien par la violence.
MURRAY. – Eh bien ! J'essaierai de la douceur, quoique ce ne soit guùre dans mes cordes.
À ce moment ThĂ©rĂšse entre.
MADGE. – Ah ! c'est vous, ThĂ©rĂšse ! 
 Attendez une seconde, je vais vous parler. Remontant vers l'escalier. Surtout, Jim, garde ton sang-froid.
MURRAY. – Sois tranquille !

SCÈNE III

MADGE, THÉRÈSE, puis MISTRESS BRENT
THÉRÈSE. – Benjamin, le maütre d'hîtel, m'a dit que madame avait à me parler.
MADGE. – C'est plutĂŽt vous, paraĂźt-il, qui dĂ©siriez me voir
 Est-ce vrai, ce qu'on me dit : Vous voulez quitter la maison ?
THÉRÈSE. – Oui, madame.
MADGE. – Et pour quel motif, s'il vous plaüt ?
THÉRÈSE. – Je dĂ©sire retourner Ă  Paris. Je ne m'accommode dĂ©cidĂ©ment pas de l'Angleterre. J'ai comme qui dirait le mal du pays.
MADGE. – Pourtant, voilĂ  deux ans que vous ĂȘtes Ă  mon service, et vous ne vous plaigniez pas ?
THÉRÈSE. – C'est possible, madame, mais aujourd'hui n'est pas hier ! Et puis, s'il faut tout dire, il se passe ici depuis quelque temps des choses qui ne me plaisent pas.
MADGE, vivement. – Vraiment ? À quelles choses faites-vous allusion, s'il vous plaüt ?
THÉRÈSE. – Que madame ne me force pas Ă  dire tout ce que je pense ! 
 Ce qui se trame dans cette maison ! 
 La façon qu'a monsieur de traiter la jeune dame qui est lĂ -haut ! 
 Tout ça ne me va pas
 Je prĂ©fĂšre m'en aller.
MADGE. – Vous ne savez pas ce que vous dites ! La personne dont vous parlez est souffrante ! Sa maladie est, pour nous, un grave sujet e prĂ©occupation
 et nous avons, au contraire, pour sa santĂ©, tous les soins, tous les mĂ©nagements possibles.
À ce moment, un gĂ©missement prolongĂ© part de l'Ă©tage supĂ©rieur. Les deux femmes s'arrĂȘtent immobiles. Au mĂȘme instant, entre en scĂšne, descendant par l'escalier, mistress Brent, une femme ĂągĂ©e, Ă  l'air distinguĂ©, aux cheveux blancs, vĂȘtue d'une robe d'intĂ©rieur.
MISTRESS BRENT, gĂ©missant. – Mon enfant !
MADGE, allant à elle, entre ses dents. – Qu'est-ce que vous venez faire ici ?
M...

Table of contents

  1. Titre
  2. ACTE PREMIER
  3. ACTE II
  4. ACTE III
  5. ACTE IV
  6. ACTE V
  7. À propos de cette Ă©dition Ă©lectronique