L' État rentier
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La stabilitĂ© de la Malaysia -- gouvernĂ©e depuis 1957 par le mĂȘme parti politique -- n'est pas assurĂ©e, ni par les mĂ©canismes de la dĂ©mocratie libĂ©rale, ni par des traits culturels, mais par l'État rentier et ses institutions. Les États rentiers puisent la majeure partie de leurs revenus Ă  l'Ă©tranger, sous forme de rentes -- ces États sont redistributeurs et non pas extracteurs de ressources. Parce que leurs revenus ne proviennent pas de la taxation de la population, ils sont rĂ©putĂ©s autonomes et peu dĂ©pendants de la sociĂ©tĂ© dont ils sont issus. Cette Ă©tude compare les diffĂ©rentes pĂ©riodes de l'histoire de la Malaysia, utilisant les indicateurs conventionnels pour classifier des États rentiers: les activitĂ©s d'exportation, la structure de la taxation, les investissements publics et les choix gouvernementaux en matiĂšre de dĂ©veloppement socio-Ă©conomique, ainsi que le cadre lĂ©gislatif autoritaire. L'ouvrage analyse la stabilitĂ© politique du rĂ©gime non-dĂ©mocratique de la Malaysia. Cette analyse, qui puise Ă  l'histoire du dĂ©veloppement politique et Ă©conomique, met en lumiĂšre la dynamique spĂ©cifique d'un État rentier.

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Information

CHAPITRE 1

Le cas malaysien :
ClĂ©s factuelles et cadre d’analyse

Cette Ă©tude du cas malaysien explore un type de dĂ©veloppement politique et Ă©conomique souvent nĂ©gligĂ© par la littĂ©rature spĂ©cialisĂ©e. Cette Ă©conomie mondialisĂ©e depuis des dĂ©cennies Ă©volue dans un contexte politique national tout Ă  fait stable, mais nĂ©anmoins marquĂ© d’autoritarisme. Pour entreprendre l’analyse de ce cas, les grands repĂšres factuels ainsi que les clĂ©s thĂ©oriques seront prĂ©sentĂ©s dans ce premier chapitre qui s’articule en trois parties : les jalons historiques et Ă©conomiques; la mise en place des institutions politiques et les clĂ©s thĂ©oriques. Cette derniĂšre partie propose un cadre d’analyse pertinent et novateur : celui de l’État rentier et de ses institutions.

1.1 Les grands repĂšres de l’histoire politique et Ă©conomique

Afin de mieux comprendre les racines du pouvoir dans ce pays, intĂ©grĂ© Ă  l’économie mondiale depuis longtemps, rappelons les grandes lignes de l’histoire politique de la Malaysia avant son indĂ©pendance en 1957. Cet amalgame de petits sultanats est devenu une entitĂ© nationale Ă  force de volontĂ© politique et d’annĂ©es de patiente construction institutionnelle. L’impact de la prĂ©sence britannique est incontestable, ayant administrĂ© cette colonie pendant 170 ans; elle a modelĂ© l’économie, les institutions et mĂȘme influencĂ© la crĂ©ation des partis politiques. La coopĂ©ration entre les Ă©lites locales et coloniales a toujours Ă©tĂ© cordiale et, comme nous le verrons, la dĂ©colonisation s’est dĂ©roulĂ©e sans conflit.

1.1.1 Malacca, sur la route des épices

L’histoire de la Malaysia est Ă©troitement liĂ©e Ă  l’évolution du commerce en Asie. Zone de passage depuis des siĂšcles, la Malaysia1 a subi des influences multiples. Son histoire politique est faite de conquĂȘtes et de reconquĂȘtes2. Étant donnĂ© son emplacement sur la route commerciale reliant la Chine et l’Inde, dĂšs l’an 1000 et jusqu’à l’arrivĂ©e des EuropĂ©ens au XVIe siĂšcle, elle subit les influences des grands empires de l’époque (mongol, thaĂŻ, khmer, etc.) ainsi que celles des mondes persan et arabe (SarDesai, 1994 : 40–58). Au cours du premier millĂ©naire de notre Ăšre, l’hindouisme et le bouddhisme vont pĂ©nĂ©trer l’archipel malais3, puis Ă  partir du XIIIe siĂšcle, l’islam s’y rĂ©pand sous l’influence des marchands musulmans venus d’Inde (Jacq-Hergoualc’h, 2002). La ville de Malacca et son port, fondĂ©s par un prince de Sumatra vers 1402, regorgent d’activitĂ©s commerciales dĂšs le XVe siĂšcle alors que le reste du pays malais demeure Ă  l’écart de ces activitĂ©s. SituĂ© au passage le plus Ă©troit du dĂ©troit du mĂȘme nom, le port devient un lieu stratĂ©gique pour le commerce des Ă©pices et est frĂ©quentĂ© assidĂ»ment par les navires venus d’Occident et d’Orient. Les Portugais s’en emparent en 1511. Ils y restent plus d’un siĂšcle sans parvenir Ă  se concilier la faveur des sultans malais. Les Hollandais, profitant du dĂ©clin de l’empire portugais et de la division des sultans, se saisissent de Malacca en 1641. Ils y resteront jusqu’en 1824, sans toutefois dĂ©ployer d’efforts de peuplement ni de dĂ©veloppement, prĂ©fĂ©rant concentrer leurs activitĂ©s Ă  Jakarta et dans les Ăźles voisines, aujourd’hui devenues l’IndonĂ©sie.

1.1.2 Les Straits Settlements: Des comptoirs commerciaux sous contrĂŽle britannique

Au XVIIIe siĂšcle, l’Empire britannique commence Ă  s’intĂ©resser au dĂ©troit de Malacca. Afin de soutenir leur commerce qui s’est fortement dĂ©veloppĂ© dans la rĂ©gion, notamment entre l’Inde et la Chine, les Britanniques mettent en place un rĂ©seau de comptoirs portuaires sur les rives du dĂ©troit de Malacca (De Koninck, 2005 : 58–62). Ils ont besoin de ports d’escale et d’entrepĂŽts pour les tissus et l’opium indien, le thĂ© et la porcelaine de Chine, et aussi pour le fer et les produits manufacturĂ©s au Royaume-Uni, importĂ©s dans la rĂ©gion. Les Britanniques s’installent donc le long de la pĂ©ninsule de la Malaisie en 1786, d’abord au nord Ă  Penang, ensuite, en 1819, ils achĂštent Singapour puis, en 1824, les Hollandais leur cĂšdent Malacca. Cette entente entre les Hollandais et les Britanniques est conclue dans la foulĂ©e du CongrĂšs de Vienne et des jeux d’alliances au lendemain des guerres napolĂ©oniennes qui ont bouleversĂ© l’Europe4.
En 1826, la Compagnie des Indes orientales fusionne en une seule administration ces trois villes situĂ©es sur le dĂ©troit de Malacca : Penang, Malacca et Singapour. Ces comptoirs deviennent alors les « Ă©tablissements des dĂ©troits » ou Straits Settlements comme les dĂ©signe l’administration coloniale (Caldwell et Mohamed, 1977; Ginsburg et Roberts, 1958). À ce moment, en Asie du Sud-Est, la couronne britannique ne cherche qu’à consolider un systĂšme de ports et de dĂ©fense pour soutenir sa prĂ©sence dans la rĂ©gion et protĂ©ger son commerce avec la Chine et l’Inde. Pour ce faire, elle estime que ses possessions portuaires suffisent. Le Colonial Office s’en tient alors Ă  sa politique de non-intervention et ne cherche pas Ă  pĂ©nĂ©trer dans les terres de la pĂ©ninsule, contrĂŽlĂ©es par les sultans malais. La rĂ©gion est stable, la navigation est encore sĂ©curitaire et le libre-Ă©change rend florissante l’économie des ports.
Contrairement au Colonial Office, les marchands anglais Ă©tablis dans les Straits Settlements souhaitent exploiter le potentiel Ă©conomique de l’arriĂšre-pays malais, notamment les mines d’étain. Le dĂ©veloppement commercial de la rĂ©gion et la prĂ©sence de nouveaux compĂ©titeurs, français entre autres, ainsi que l’instabilitĂ© chronique des sultanats finiront par convaincre la mĂ©tropole d’abandonner sa politique de non-intervention5. Les disputes dynastiques entre les nombreuses familles princiĂšres malaises et la dispersion du pouvoir dans les sultanats affaiblissent considĂ©rablement les sultans au profit des Britanniques. Le jeu d’alliances est singuliĂšrement compliquĂ© par la fragmentation du pouvoir au sein de chaque sultanat (Kessler, 1978). De plus, sur les riviĂšres, seul moyen de transport, la piraterie est trĂšs rĂ©pandue, menaçant la circulation commerciale Ă  l’intĂ©rieur du pays. L’instabilitĂ© intĂ©rieure freine les investissements britanniques. L’activitĂ© miniĂšre, naissante elle-mĂȘme, vient accroĂźtre cette instabilitĂ©. En effet, l’extraction de l’étain est assurĂ©e par des travailleurs immigrĂ©s de Chine placĂ©s sous la fĂ©rule des Chinese Captains6. Ces caĂŻds chinois, qui contrĂŽlent majoritairement le secteur de l’extraction miniĂšre, sont Ă  la tĂȘte de sociĂ©tĂ©s secrĂštes rivales, liĂ©es elles-mĂȘmes aux sociĂ©tĂ©s secrĂštes en Chine, qui, au grĂ© des disputes dynastiques, s’allient avec diffĂ©rents chefs et sultans malais pour garantir leur accĂšs au prĂ©cieux minerai (Azizan, 2002; Chin, 1998; SarDesai, 1977; Jackson, 1961).
Deux facteurs externes importants viendront aider les marchands britanniques dans leur lobby en faveur d’une intervention de Londres : la demande croissante d’étain et la compĂ©tition des autres puissances coloniales (SarDesai, 1994). La demande mondiale pour l’étain croĂźt rapidement avec l’avĂšnement des aliments en boĂźtes de conserve au XIXe siĂšcle; la demande explose quand l’usage se rĂ©pand en Europe et en AmĂ©rique7. Au mĂȘme moment, d’autres puissances europĂ©ennes s’installent dans la rĂ©gion, Ă  la faveur des formidables avancĂ©es technologiques dans les transports et les communications (bateaux Ă  vapeur rapides, tĂ©lĂ©graphe, percement du canal de Suez). À la fin de 1873, le Colonial Office donne finalement son feu vert Ă  l’administration anglaise basĂ©e Ă  Singapour pour promouvoir et supporter l’expansion de la prĂ©sence coloniale britannique Ă  l’intĂ©rieur des terres, soit dans les sultanats malais.
En consĂ©quence, la Couronne britannique Ă©tablit des protectorats dans les sultanats en signant des traitĂ©s avec les sultans. Du point de vue juridique, un protectorat ne perd ni sa souverainetĂ© ni son chef, le sultan, mais il accepte de se placer sous la protection de la Couronne britannique. Les sultans gardent leur autoritĂ© en matiĂšre de coutumes et de religion, mais cĂšdent l’administration de leur territoire aux Britanniques; de cette façon, la Couronne met en pratique sa formule de contrĂŽle indirect des territoires conquis. Afin d’y parvenir, les Britanniques ont usĂ© davantage de diplomatie que de menaces : pour obtenir la coopĂ©ration des Malais et assurer leur propre prospĂ©ritĂ©, ils Ă©vitent de porter atteinte au prestige des sultans et prennent le contrĂŽle de l’économie (Marshall, 1996; Bowle, 1974; Windstedt, 1935). La position des sultans a Ă©tĂ© rehaussĂ©e plutĂŽt que minĂ©e par ces traitĂ©s. En reconnaissant la souverainetĂ© des sultans malais et en octroyant postes et pensions aux princes malais, les Britanniques ont renforcĂ© la sociĂ©tĂ© traditionnelle malaise (Stockwell, 1977 : 482). Cet arrangement permet aux sultans et Ă  leur famille de s’enrichir; ils reçoivent des salaires honorifiques, des droits sur l’exploitation miniĂšre, des redevances symboliques sur le commerce et une partie des taxes sur le jeu. Ce systĂšme sera perturbĂ© seulement par la guĂ©rilla communiste qui s’amorce dans les annĂ©es 1930.

1.1.3 La menace communiste : Tremplin du nouveau pouvoir des élites locales

Le prochain chapitre traitera plus en dĂ©tail de cet Ă©pisode mais rappelons ici qu’un mouvement communiste naĂźt dans les annĂ©es 1930 et se dĂ©veloppe sous l’occupation japonaise, pendant la DeuxiĂšme Guerre mondiale. À leur retour, en 1945, les Britanniques doivent affronter une guĂ©rilla communiste bien armĂ©e et appuyĂ©e par plusieurs milliers de combattants8. EntraĂźnĂ©s Ă  lutter contre les Japonais, les communistes (presque exclusivement chinois) dirigent leurs forces contre l’occupant colonial. Deux Ă©lĂ©ments vont nourrir l’ardeur de la guĂ©rilla : d’abord l’idĂ©ologie communiste qui, en Asie, porte davantage le discours nationaliste de la libĂ©ration contre l’impĂ©rialisme colonial que le discours marxiste; mais Ă©galement la problĂ©matique du statut lĂ©gal des populations chinoises dans l’avenir politique de la Malaysia9. Toutefois, dĂšs 1945, Londres est dĂ©terminĂ© Ă  reprendre en main la lucrative Malaisie. Le secrĂ©taire d’État aux colonies, Creech Jones, dĂ©clarait au Cabinet de Londres en 1948:
La Malaya est de loin la source la plus importante de dollars de l’empire colonial et la stabilitĂ© du dollar dans la totalitĂ© de la zone Sterling serait gravement affectĂ©e si des interfĂ©rences sĂ©rieuses ralentissaient les exportations de la Malaya (citĂ© dans Deery, 2002 : 10).
De mĂȘme que les revenus tirĂ©s de la Malaisie ont largement contribuĂ© au trĂ©sor britannique Ă  la fin de la PremiĂšre Guerre mondiale (Tarling, 1992 : 354), Londres, lourdement endettĂ© envers les AmĂ©ricains au sortir de la Seconde Guerre, comptera sur les revenus du caoutchouc et de l’étain de la Malaisie pour la survie Ă©conomique du Royaume-Uni: « En fait il n’est pas exagĂ©rĂ© de dire que le redressement de l’économie britannique aurait Ă©tĂ© problĂ©matique sans la contribution cruciale de la Malaisie » (Morgan, 1984 : 533).
Pour enrayer le mouvement communiste, le Royaume-Uni agit sur diffĂ©rents fronts, non seulement militaire mais aussi politique et social. En 1950, le secrĂ©taire d’État Ă  la guerre dĂ©clarait:
Je ne crois pas que seule l’armĂ©e peut en venir Ă  bout
 Pour en finir avec le mouvement communiste il nous faut dĂ©ployer des efforts militaires mais aussi dĂ©velopper une force policiĂšre, et dĂ©ployer des efforts politiques et administratifs (Memorandum from John Strachey to Malaya Committee; 17 juin 1950; citĂ© dans Deery, 2002 : 28).
La stratĂ©gie doit ĂȘtre globale et consĂ©quemment, le pouvoir colonial dĂ©veloppe sa collaboration avec les Ă©lites locales. En 1951, on adopte une stratĂ©gie qui vise Ă  gagner les cƓurs et les esprits (to win hearts and minds) de la population locale afin d’affaiblir son engouement pour les communistes. C’est alors que l’on introduit les premiĂšres rĂ©formes politiques, des Ă©lections, des rĂ©formes du travail, et l’établissement de syndicats modĂ©rĂ©s, des rĂ©formes agraires pour rĂ©duire la pauvretĂ© et consolider le soutien des Malais, et les premiers programmes de discrimination positive promalaise (Jomo et Hui, 2003 : 2). Les Britanniques parviennent Ă  endiguer le mouvement communiste; ils peuvent alors nĂ©gocier leur dĂ©part tout en protĂ©geant leurs intĂ©rĂȘts Ă©conomiques et stratĂ©giques (Tarling, 1992 : 354).
Devant la menace communiste et l’éventualitĂ© d’un retrait des Britanniques, les Ă©lites locales, de leur cĂŽtĂ©, s’organisent et fondent leurs partis politiques. L’administration britannique accepte Ă  ce moment l’idĂ©e de crĂ©er une assemblĂ©e lĂ©gislative10. En 1955, le Gouverneur gĂ©nĂ©ral organise les premiĂšres Ă©lections lĂ©gislatives, avec succĂšs. Une nouvelle coalition rĂ©unissant trois principaux partis politiques remporte 51 des 52 siĂšges du nouveau Parlement fĂ©dĂ©ral. Cette victoire Ă©lectorale dĂ©cisive accĂ©lĂšre le dĂ©part des Britanniques. En 1957, ils octroient la souverainetĂ© Ă  la Malaisie. La nouvelle coalition au pouvoir n’a pas Ă©tĂ© constituĂ©e par des mouvements anti-impĂ©rialistes, au contraire. Les Ă©lites locales se sont coalisĂ©es pour protĂ©ger leurs intĂ©rĂȘts. Le haut-commissaire britannique en poste Ă  Kuala Lumpur de 1954 Ă  1957 Ă©crivait Ă  ce sujet:
La pĂ©riode d’urgence a Ă©tĂ© une bĂ©nĂ©diction finalement. Au cours des annĂ©es 1948 Ă  1953 toute l’attention s’est portĂ©e sur l’importante de vaincre les terroristes communistes. La menace d’un ennemi commun a fait plus que n’importe quoi d’autre pour rapprocher les communautĂ©s, les faire travailler ensemble, Ă  l’unisson dans un effort commun et important (MacGillivray, 1958 : 159).
L’administration coloniale britannique rĂ©gnera sur les territoires qui deviendront la fĂ©dĂ©ration de Malaysia pendant quelque 170 ans. Elle aura marquĂ© l’organisation administrative autant que l’économie et le paysage multiculturel, frappĂ© de profonds clivages. Cette fĂ©dĂ©ration compte aujourd’hui treize États, inĂ©galement rĂ©partis sur deux territoires gĂ©ographiques distincts : la Malaysia pĂ©ninsulaire (onze États) et la Malaysia orientale (deux États).

1.1.4 Un territoire et une population cloisonnés

La fĂ©dĂ©ration de Malaysia, situĂ©e juste au nord de l’équateur, a pour voisins immĂ©diats la ThaĂŻlande, Singapour, l’IndonĂ©sie et BrunĂ©i. Cet ensemble territorial est situĂ© au cƓur de l’Asie du Sud-Est. La Malaysia pĂ©ninsulaire regroupe onze des États de la FĂ©dĂ©ration sur une Ă©troite bande de terre qui s’allonge au sud de la ThaĂŻlande et s’arrĂȘte aux ponts menant Ă  l’üle de Singapour. Plus de 80 % de la population rĂ©side dans la pĂ©ninsule, dont la superficie ne couvre que 40 % du territoire national (De Koninck, 2005 : 182). La Malaysia orientale c...

Table of contents

  1. Page couverture
  2. Page titre
  3. Copyright
  4. Table des matiĂšres
  5. Liste des tableaux
  6. Liste des sigles
  7. Introduction
  8. Chapitre 1 : Le cas malaysien : ClĂ©s factuelles et cadre d’analyse
  9. Chapitre 2 : La mise en place de l’État rentier : Les annĂ©es 1957–1969
  10. Chapitre 3 : Le dĂ©ploiement de l’État rentier : Les annĂ©es 1970–1987
  11. Chapitre 4 : La rĂ©silience de l’État rentier : Les annĂ©es 1988–2007
  12. Conclusion
  13. Références bibliographiques
  14. Index

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