The Age of Confession/L'Âge de la confession
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The Age of Confession/L'Âge de la confession

About this book

In this illuminating essay, Neil Bissoondath explores the powerful influence exerted by narrative on the human psyche. Storytelling is a primary activity in the human experience. The stories that we tell ourselves, as well as those we hear from others, help to answer the question of who we are, "as individuals, as familial beings, as social beings." On a deeper level, stories are also subtle forms of confession. They reveal our dreams and desires, our fears and fantasies, our hurts and pleasures.

Sifting through history, Bissoondath examines how governments, both totalitarian and democratic, have sought to control and to simplify narrative. Novelists, to different and contradictory ends, have used narrative as a sphere of exploration and discovery, where questions are numerous and answers are rare. Fiction, suggests Bissoondath, is a subtle, yet powerful narrative form, unsurpassed in its ability to confirm human complexity and to affirm human existence.

"Every age seeks, through a baring of the soul, a response to the basic human need to make connections with other human beings... it helps both the teller and the listener feel less alone."

Dans cet essai Ă©difiant, Neil Bissoondath explore la puissante influence qu'exerce la narration sur la psychĂ© humaine. Raconter des histoires est une activitĂ© primordiale dans l'expĂ©rience humaine. Les histoires que nous-mĂȘmes racontons, de mĂȘme que celles que nous entendons raconter par d'autres, nous aident Ă  rĂ©pondre Ă  la question de savoir qui nous sommes «en tant que personnes, en tant que membres d'une famille, en tant qu'ĂȘtres sociables». À un niveau plus profond, les histoires sont aussi une forme subtile de confessions. Elles rĂ©vĂšlent nos rĂȘves et nos dĂ©sirs, nos peurs et nos fantasmes, ce qui nous blesse ou nous fait plaisir.

Puisant des exemples dans l'histoire, Bissoondath examine comment les gouvernements, tant totalitaires que dĂ©mocratiques, ont cherchĂ© Ă  contrĂŽler et Ă  simplifier la narration. Les romanciers, quant Ă  eux, ont utilisĂ© la narration Ă  des fins diffĂ©rentes et contradictoires comme une sphĂšre d'exploration et de dĂ©couvertes, oĂč les questions sont nombreuses et oĂč les rĂ©ponses sont rares. Bissoondath suggĂšre que la fiction est une forme de narration subtile mais nĂ©anmoins puissante, qui est sans Ă©gale dans sa capacitĂ© Ă  confirmer la complexitĂ© des hommes et Ă  affirmer l'existence humaine.

«En mettant l'Ăąme Ă  nu, tout Ăąge rĂ©pond au besoin fondamental chez l'humain de nouer des relations avec d'autres ĂȘtres humains [Cela] aide tant le raconteur que l'auditeur Ă  se sentir moins seuls.»

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Information

Year
2010
Print ISBN
9780864924827
eBook ISBN
9780864925886

L’ñge de la confession

Si vous avez la chance d’avoir des enfants ou d’en connaĂźtre, si vous avez activement fait un effort pour vous impliquer dans leur vie, vous savez que, une fois qu’ils ont passĂ© la phase des « c’est Ă  moi, Ă  moi, Ă  moi » ou des « pourquoi? », ils entrent dans la phase de : « Papa, maman, raconte-moi une histoire. » Bien souvent, ils souhaitent entendre des histoires de votre propre enfance, puis sonder les profondeurs de votre imagination. C’est de cette façon qu’un enfant entre en relation avec son monde intime et le vaste monde qui l’entoure, une curiositĂ© tout aussi fondamentale que n’importe quelle autre pulsion humaine. Comme l’a dĂ©clarĂ© Margaret Atwood en entrevue : « Je crois que de tout temps les gens ont aimĂ© se faire raconter des histoires et cela continuera. Regardez les enfants, ils apprennent beaucoup mieux si vous leur racontez une histoire [...]. Les enfants se rappellent ces historiettes, toutes simples, mais qui racontent quand mĂȘme une action. Je crois que cela est profondĂ©ment ancrĂ© dans l’ĂȘtre humain. »
La parole, c’est la conscience qui essaie de s’exprimer. Les histoires façonnent le monde de l’enfant et, simultanĂ©ment, elles permettent Ă  des nouveaux mondes de prendre forme dans son esprit. Car c’est ce que font les histoires : elles rivalisent pour donner forme au monde — pour imposer un ordre narratif sur des Ă©vĂ©nements disparates ou incertains, tout en suscitant de nouvelles possibilitĂ©s narratives dans l’imagination.
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Nous sommes une sociĂ©tĂ© qui croit dans le pouvoir de l’action. Nous disons toujours aux jeunes : « Sortez, engagez-vous dans le monde, impliquez-vous. Trouvez une cause qui est juste et donnez de vous-mĂȘmes. »
C’est un conseil vital et nĂ©cessaire pour ceux et celles qui, bien souvent, semblent n’avoir d’autres intĂ©rĂȘts que la satisfaction de leurs besoins intimes (mĂȘme s’il faut reconnaĂźtre que de nombreux jeunes, ceux qui ne font pas les manchettes ou n’alimentent pas les machines Ă  rumeurs, trouvent le monde environnant plus intĂ©ressant que leur propre nombril). Mais combien de fois disons-nous aux jeunes (et nous ne le faisons pas parce qu’ils semblent dĂ©jĂ  bien assez centrĂ©s sur eux-mĂȘmes) : « Entrez Ă  l’intĂ©rieur de vous, engagez-vous avec vous-mĂȘmes »?
Je ne parle pas ici du nombril hypnotique ou d’une pratique masturbatoire. Je parle plutĂŽt d’une introspection active visant non pas Ă  trouver comment se procurer le nouveau Nintendo, mais bien Ă  rĂ©pondre Ă  la question de savoir qui sont-ils en tant que personnes, en tant que membres d’une famille, en tant qu’ĂȘtres sociables. Combien souvent leur disons-nous, en d’autres mots, de partir Ă  la recherche non seulement de la trame narrative du monde qu’ils habitent, mais aussi de la trame narrative du monde Ă  l’intĂ©rieur d’eux-mĂȘmes?
Il y a tellement de jeunes qui Ă©prouvent un sentiment d’isolement. Lors d’un atelier il y a quelques annĂ©es, j’ai demandĂ© Ă  un groupe de jeunes trĂšs talentueux et motivĂ©s de faire le rĂ©cit de leur vie Ă  partir de leurs grands-parents ou mĂȘme avant, si possible. Je leur demandais d’en faire le rĂ©cit, non une analyse, ce qui Ă©tait pour eux une expĂ©rience nouvelle. Ils ont Ă©tĂ© saisis d’une espĂšce d’émerveillement. Leur vie leur apparaissait soudain sous la forme d’une narration qui les a amenĂ©s, au-delĂ  de leur isolement juvĂ©nile, au-delĂ  d’une individualitĂ© qui Ă©tait aussi dure, froide et autonome qu’un iceberg, Ă  se voir eux-mĂȘmes comme faisant partie d’une lignĂ©e de nombreuses personnes — les arriĂšre-grands-parents, les grands-parents, les parents — dont chacune a vĂ©cu une espĂšce d’aventure qui, de bien des façons, a conduit jusqu’à eux — Ă  leur vie, leur personnalitĂ©, leur tempĂ©rament, leurs intĂ©rĂȘts et leurs idĂ©es, leurs plaisirs et leurs passions. À partir de cette narration personnelle construite Ă  l’aide d’élĂ©ments du passĂ©, un sentier a commencĂ© Ă  se dessiner devant eux non pas en des termes concrets mais d’une façon qui laissait entendre que tout irait bien — une vĂ©ritĂ© toute simple qui Ă©chappe souvent Ă  ceux et celles qui ont l’impression que le monde est trop vaste pour ĂȘtre saisi, trop informe pour ĂȘtre contenu. La narration est un outil puissant et incandescent, et pourtant nous reconnaissons rarement que c’est pour nous un besoin. C’est justement en raison de ce caractĂšre que la narration est Ă  la fois une promesse et une menace.
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Tout d’abord, j’aimerais vous parler de la promesse que comporte la narration, une promesse que connaissent bien sans doute ceux et celles qui se passionnent pour la lecture.
En tant que professeur en crĂ©ation littĂ©raire depuis quelques annĂ©es, j’ai eu la chance de connaĂźtre un grand nombre d’étudiants et d’étudiantes, la plupart en Ă©tudes littĂ©raires. J’ai constatĂ©, en Ă©changeant avec eux, que la plupart des professeurs — il y a bien sĂ»r des exceptions, mais elles ne sont pas nombreuses — ne posent pas Ă  leurs Ă©tudiants une question qui, Ă  moi, semble fondamentale. AbsorbĂ©s par les exigences de la thĂ©orie littĂ©raire dont ils vont se servir pour faire l’autopsie du roman choisi, ils ne demandent que rarement si les Ă©tudiants ont aimĂ© le livre. Pour certains professeurs, l’idĂ©e que le lecteur Ă©prouve ou non du plaisir en lisant un roman ou une nouvelle est sans importance, une attitude que — en toute vĂ©ritĂ© — je trouve scandaleuse. Parce que le plaisir — amuser, divertir, et pas nĂ©cessairement Ă  la lĂ©gĂšre — devrait ĂȘtre le premier objectif d’un roman. Un roman sans intĂ©rĂȘt, un roman qui ennuie, un roman somnifĂšre, ne trouvera pas beaucoup de lecteurs (sauf pour certains professeurs). En rĂ©inventant le langage, en nous donnant Ă  lire les mots imprĂ©gnĂ©s de la sensibilitĂ© de l’auteur, en nous prĂ©sentant des personnages qui nous touchent et des univers qui nous interpellent, un roman devrait nous faire rĂ©agir : nous faire sourire, frissonner, nous dĂ©stabiliser. Il devrait offrir le pur plaisir du divertissement. Divertir avec un rĂ©cit bien ficelĂ© me semble un objectif tout Ă  fait noble.
Une telle diversion de notre rĂ©alitĂ© peut s’avĂ©rer parfois trĂšs importante. J’imagine avec difficultĂ©, et avec une certaine crainte, ce qu’aurait Ă©tĂ© ma vie quand j’étais un jeune garçon Ă  Trinidad, dans les Antilles, sans la lecture qui m’absorbait chaque jour. GrĂące Ă  ma famille, j’étais loin d’ĂȘtre malheureux mais j’étais dĂ©jĂ  insatisfait de la petite vie qui s’offrait Ă  moi dans cette Ăźle minuscule des CaraĂŻbes. J’étais conscient de l’existence d’un monde plus vaste, plus prometteur, mĂȘme si je ne l’avais pas encore vu. Toutefois, une certaine idĂ©e de ce monde, romancĂ©e bien sĂ»r, se concrĂ©tisait dans mon esprit Ă  cause de mes livres — des contes, des nouvelles, des romans. Les fils narratifs que j’y trouvais me permettaient de voyager de façon virtuelle, de me retrouver dans ces mondes que je ne dĂ©couvrirais que bien plus tard, Ă  l’ñge de dix-huit ans, quand j’ai enfin quittĂ© Trinidad, et pour de bon. Si mon expĂ©rience d’immigration s’est vĂ©cue sans peine, sans douleur, avec un grand plaisir, avec un sens de l’aventure, c’est en partie parce que — j’en suis convaincu — mes lectures m’avaient bien prĂ©parĂ©. Un nouveau monde est toujours un peu Ă©trange (voilĂ  un des plaisirs du voyage), mais si l’on a l’impression de l’avoir dĂ©jĂ  connu d’une certaine façon, c’est moins intimidant et l’expĂ©rience est plus enrichissante.
Beaucoup plus que la poĂ©sie — qui bien souvent m’apparaĂźt crampĂ©e et torturĂ©e comme les racines d’un arbre qui s’étranglent elles-mĂȘmes et les unes les autres — et beaucoup plus que les films d’espionnage ou les westerns qui autrefois formaient notre menu quotidien, la narration que j’ai trouvĂ©e dans les livres a ouvert des fenĂȘtres sur des mondes qui Ă©taient Ă  la fois rĂ©els et magiques, et qui mĂȘme rĂ©els n’en Ă©taient pas moins magiques. Cette narration m’a offert un aperçu d’horizons bien plus attrayants que ceux que je voyais depuis les plages de Trinidad, qui me semblaient Ă  moi — mĂȘme illuminĂ©es par les spectaculaires couchers de soleil des CaraĂŻbes — ĂȘtre des lignes nettement dĂ©coupĂ©es qui m’entouraient comme une clĂŽture. La narration m’a aidĂ© Ă  voir les possibilitĂ©s au-delĂ  de cette ligne. J’ai donc trĂšs tĂŽt appris que la narration peut sauver. Elle peut nous emmener, ne serait-ce que pendant quelques heures par jour, loin d’endroits oĂč on ne veut pas ĂȘtre. Certaines substances illicites ont le mĂȘme effet, mais la narration offre l’avantage de nous rappeler qu’il existe un moyen de s’en sortir. Elle ne fournit peut-ĂȘtre pas de plans concrets, mais elle inspire certainement de l’ambition. D’ailleurs, elle coĂ»te moins cher.
Cette idĂ©e du monde rĂ©el mais magique — et je ne parle nullement de rĂ©alisme magique, une stratĂ©gie narrative qui m’ennuie Ă  mourir parce qu’elle suggĂšre si souvent une sorte de tricherie de l’imagination — me ramĂšne au commentaire de Margaret Atwood sur l’importance des histoires pour les enfants.
Il ne fait aucun doute que le plaisir de lire vient en partie du fait que la lecture est instructive. Une histoire bien ficelĂ©e, qui offre une ouverture sur l’esprit, sur le cƓur, sur des Ă©vĂ©nements et des lieux — sur des mondes entiers — de façon beaucoup plus incisive que ne pourrait le faire une photographie ou un film, peut nous apprendre quelque chose sur le monde et sur nous-mĂȘmes non en matiĂšre de faits incontestables mais sur le plan humain. Nous vivons dans un monde qui attache de plus en plus de valeur aux faits incontestables, qui essaie de prĂ©senter la vie humaine sous forme de tableaux, qui aime Ă  croire que les tableaux d’espĂ©rance de vie peuvent Ă©clairer le mystĂšre humain. Nous cherchons Ă  classer le monde selon un ordre mathĂ©matique. Mais mĂȘme Ă  ceux qui ont un esprit mathĂ©matique, il arrive que, dans certaines circonstances, un plus un Ă©gale zĂ©ro ou trois ou cinq ou dix, peu importe ce que donne la calculatrice. C’est Ă  cette partie de la psychĂ© humaine que la narration s’adresse, c’est grĂące Ă  cette partie de la psychĂ© qu’elle peut instruire, stimuler, mystifier et clarifier.
Une fois qu’on a entendu la lĂ©gende de George Washington et de ce foutu cerisier, on ne l’oublie jamais. J’étais trĂšs jeune (je n’avais pas plus de cinq ou six ans) lorsque mon pĂšre, assis dehors dans sa chaise berçante prĂ©fĂ©rĂ©e, me raconta cette histoire pour la premiĂšre fois en regardant la transition entre le jour et la nuit, rapide sous les tropiques. C’est l’une des rares histoires qu’il m’ait jamais racontĂ©es. Je me souviens trĂšs clairement de ma rĂ©action initiale et plutĂŽt conventionnelle Ă  la confession de George avouant qu’il avait coupĂ© le cerisier : je fus impressionnĂ© par son honnĂȘtetĂ© sans dĂ©tour, telle que j’étais censĂ© la pratiquer, et je compris que je devais suivre l’exemple de George. Et je me rappelle tout aussi clairement la pensĂ©e qui me vint tout de suite aprĂšs : Quel imbĂ©cile! Pourquoi est-il allĂ© s’ouvrir la trappe?
En ce sens, nous ne sommes pas dignes de confiance. Le phĂ©nomĂšne des consĂ©quences inattendues prend sa source au profond de nous-mĂȘmes. L’instruction par la narration a donc ses limites (je reviendrai sur ce point un peu plus tard). Ceux qui ne savent pas la reconnaĂźtre sous son camouflage camĂ©lĂ©onesque ne comprennent pas que la narration prescriptive et didactique ressemble fort au tour du lapin qu’on sort du chapeau. Le charme peut opĂ©rer au dĂ©but, mais le scepticisme s’installe rapidement, et ceux qui sont dupes commencent Ă  y regarder plus attentivement et se montrent plus critiques, tant et si bien qu’à la fin les seuls bernĂ©s sont ceux qui veulent vraiment l’ĂȘtre. La narration fabriquĂ©e, fausse, conçue dans un dessein social, politique ou religieux, ne peut rĂ©sister longtemps Ă  un examen minutieux. La narration prescriptive est comme un mĂ©dicament : on a beau chercher Ă  adoucir la pilule, elle est toujours dĂ©sagrĂ©able Ă  prendre.
VoilĂ  pourquoi, au dĂ©but de chaque cours de crĂ©ation littĂ©raire, je demande Ă  mes Ă©tudiants et Ă©tudiantes de prendre toutes leurs idĂ©es politiques ou sociales ou philosophiques ou littĂ©raires, de les mettre dans un sac et de laisser le sac Ă  la porte. Ils sont sur le point d’entreprendre des Ă©tudes en crĂ©ation littĂ©raire, et l’art ne se fait pas avec des idĂ©es. Je leur explique que leurs idĂ©es personnelles ne m’intĂ©ressent pas, que ce sont plutĂŽt leurs personnages qui m’intĂ©ressent. Je veux connaĂźtre leur vie, leurs Ă©motions, leurs pensĂ©es, leurs actions et, oui, leurs idĂ©es. Accepter que ses personnages ne sont pas des marionnettes, qu’ils n’existent pas pour vĂ©hiculer les idĂ©es de l’auteur, est un premier pas indispensable Ă  l’écriture d’une fiction crĂ©dible. Ce n’est que grĂące Ă  ce respect pour les personnages au sujet desquels on Ă©crit ou on lit qu’on peut rĂ©ussir Ă  percer les mystĂšres du cƓur humain. Ce respect est un aspect fondamental d’une fiction crĂ©dible, tant pour l’auteur que pour le lecteur.
Une autre qualitĂ© sur laquelle repose une fiction crĂ©dible est la comprĂ©hension (rĂ©sultat peut-ĂȘtre d’une certaine maturitĂ©) qu’il n’y a rien de plus vrai, rien de plus fantastique, que la vie humaine dans toute sa gloire complexe et contradictoire. Il ne faut jamais oublier qu’Adolf Hitler adorait les enfants et les chiens, jamais oublier qu’on peut ĂȘtre profondĂ©ment amoureux d’une personne mais qu’on est nĂ©anmoins capable de trouver du plaisir sex...

Table of contents

  1. Cover Page
  2. Title Page
  3. Copyright Page
  4. Contents
  5. Preface
  6. The Age of confession
  7. Neil Bissoondath
  8. Antonine Maillet
  9. Northrop Frye
  10. Page couverture
  11. Page de titre
  12. Page des droits d’auteur
  13. Sommaire
  14. Préface
  15. L’ñge de la confession
  16. Neil Bissoondath
  17. Antonine Maillet
  18. Northrop Frye

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