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- German
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eBook - ePub
Über dieses Buch
Im Jahr 1703 wird die Festung Bonn zum dritten und letzten Mal belagert. Der Kurfürst von Köln hatte sich zwischen alle Stühle Europas gesetzt und musste jetzt aus der Ferne mitansehen, wie deutsche Truppen seine Residenz den Franzosen wieder wegnahmen.
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Information
1808 »Histoire de Jean Churchill«, 146
Histoire | de | JEAN CHURCHILL, | Duc de Marlborough, | Prince du Saint Empire Romain et de Mindelheim [..] | Tome premier. | A Paris, | de l'Imprimerie Impériale. | 1808. |
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Tous les preparatifs etant faits pour pousser vigoureusement le siège de Bonn, cette place, defendue par le brave marquis d'Alegre, fut
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investie le 24 avril par la cavalerie prussienne et lunébourgeoise , sous les ordres du lieutenant général Bulau. M. Fagel arriva le lendemain avec une partie de l'infanterie ; et Marlborough, qui étoit allé à Cologne, en ramena quelques troupes. Le camp s'étendoit depuis Rheinsdorf jusqu'à Kreutzberg. Quarante François placés dans Poppeldorf se retirèrent de ce poste, dont deux cents alliés prirent possession aussitôt.
M. de Cohorn, le Vauban hollandois, devoit avoir la direction du siège : il arriva le 26 avec les pontons et quantité de bâtimens chargés de munitions.
Le duc fit marquer les quartiers pour les troupes, et dressa le projet de trois attaques. La première, vers le fort47 de l'autre côté du Rhin, fut commandée par le lieutenant général de Cohorn, ayant sous lui les majors-généraux Freisheim et Erberfeld48, et M. de la Roque, ingénieur en chef. La seconde fut confiée au prince héréditaire de Hesse-Cassel, secondé du prince d'Anhalt-Zerbst, du major général Tettau, et de M. Hazard, ingénieur en chef. Le lieutenant général Fagel commandoit la troisième, ayant pour adjoints les
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majors généraux Dedem et Saint-Paul, et pour ingénieur en chef le colonel Reinchard.
Les troupes du siège étoient composées de quarante bataillons et de soixante escadrons. Douze régimens prirent poste à portée de chacune des trois attaques. La grosse artillerie consistoit en cent quarante pièces de gros canon et cinquante gros mortiers. Le Journal historique de Louis XIV porte le nombre de ceux-ci jusqu'à quatre-vingt-dix, sans en compter cinq cents d'un moindre calibre, et d'une invention nouvelle. On vouloit rendre les attaques si vives, qu'il ne fut pas possible aux assiégés de réparer leurs brèches , ni même de s'y présenter sans être écrasés par les boulets et par les bombes.
Le commandant de la place, voyant ce terrible appareil, écrivit au duc dé Marlborough
que l'année précédente il avoit été convenu entre l'électeur Palatin et celui de Cologne, que les villes de Dusseldorff et de Bonn seroient exemptes de bombardement, afin d'en conserver les églises, les palais et autres édifices publics ; qu'il avoit ordre de notifier que, si la convention n'étoit pas exécutée, l'électeur de Bavière useroit de représailles sur la ville de Neubourg, qui appartenoit à l'électeur Palatin.
Le duc communiqua à ce prince la lettre qu'il
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avoit reçue , et répondit en peu de mots ,
que ce n'étoit ni son usage ni son plaisir de détruire des villes ou des édifices publics, mais qu'il ne falloit pas que la conduite des assiégés le forçât de prendre de parti extrême.
La nuit du 3 au 4 mai, la tranchée s'ouvrit aux trois attaques : vers les onze heures du, soir, on commença à tirer un boyau devant le fort de l'autre côté du Rhin ; à l'attaque du major général Dedem devant la ville, le travail fut poussé assez près du glacis, mais avec une perte considérable; il en fut de même à celle que commandoit le prince de Hesse.
Le 4 au soir, on éleva trois batteries : l'une de six pièces sur le bord du Rhin, pour tâcher de rompre le pont volant des assiégés ; la seconde de trente, pour battre le fort en front; et la troisième de douze, pour foudroyer le flanc droit. On dressa encore d'autres batteries pour douze mortiers et dix-huit pierriers.
Le 8, les assiégeais rompirent la chaine par laquelle étoit assujetti le pont volant qui communiquoit du fort à la ville, et qui fût entraîné par le courant de l'eau; M. d'Alègre envoya aussitôt des hommes d'un courage à toute épreuve, avec des ancres et des câbles, pour le retenir et le ramener : le feu des alliés atteignit le pont ; et
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plusieurs des braves dont je viens de parler se jetèrent dans le Rhin; deux se noyèrent, et un troisième fut fait prisonnier en abordant le rivage : un bateau qui chavira fit encore périr quinze hommes, du nombre de ceux qui avoient été dépêchés pour secourir les autres et tirer le pont à bord49.
Ce soir-là même il arriva un accident fâcheux dans le quartier du major générai Dedem : il n'y eut, s'il faut en croire Lediard, que cent cinquante bombes et autant de grenades qui, en sautant, firent perdre la vie à un lieutenant et à cinq travailleurs seulement ; mais les historiens françois prétendent que le feu prit à un magasin de trois cents bombes et dé trois ou quatre mille grenades , qui tuèrent non-seulement ceux qui travailloient à les charger, mais encore quantité d'autres à peu de distance de l'explosion.
Dans les guerres de tous les siècles, telle a été la manie commune d'exagérer lés pertes de son ennemi et de diminuer les siennes. On met de l'amour-propre jusque dans les effets du hasard, jusque dans les suites d'un accident, qui ne peut avoir ni la honte d'une défaite, ni l'honneur d'une victoire.
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Le lendemain on vit que la batterie dirigée contre le fort avoit fait une large brèche ; on savoit d'ailleurs que la garnison en étoit peu nombreuse : le général se décida donc à l'attaquer dès le soir même. Quatre cents grenadiers commandés peur cette entreprise, et soutenus par quatre bataillons, l'exécutèrent avec intrépidité, M. de Rabutin, qui commandoit dans le fort, fit mettre le feu aux baraques et aux maisons, pour faciliter sa retraité à la faveux de la fumée, et gagner la ville en bateaux : il laissa seulement trente hommes dans la redoute du fort. Suivant Lediard, la garnison fut poursuivie si vivement jusque dans le ravelin, qu'elle n'eut pas le temps d'effectuer son projets. Quelques prisonniers faits dans cette occasion, ajoute-t-il, rapportèrent qu'il restoit encore cinquante50 hommes dans une des redoutes : elle fut emportée aussitôt qu'attaquée; et ceux qui la défendoient furent tués ou pris. La rapidité de tous ces mouvemens ne laissa pas au commandant le temps de s'échapper, s'il faut en croire l'auteur anglois ; il paroît cependant que M. de Rabutin étoit venu à bout de se sauver. Quoi qu'il en soit,
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le duc de Marlborough et de général Obdam jugèrent la prise du fort assez importante pour en donner avis aux Etats-généraux.
Le 10 fut employé à dresser des batteries : il y eut le lendemain jusqu'à quatre-vingts pièces de canon avec quarante mortiers, et cinq cents petits, à l'attaque du bas Rhin. Les tranchées furent poussées plus près de la place, et l'on mit les petits mortiers dans la dernière parallèle.
Le 12 et le 13, on battit en brèche. Ce dernier jour, vers midi, M. d'Alègre, à la tête de douze cents fantassins et de quatre-cents chevaux, fit une sortie sur le poste du général Dedem : ils culbutèrent d'abord tout ce qui étoit dans lés premiers boyaux et tuèrent tout ce qui se présenta ; mais les assiégeans, revenus bientôt de leur surprise, repoussèrent à leur tour les vainqueurs, qui perdirent trente hommes, un capitaine de grenadiers du Royal, et un aide-major du régiment de la Couronne. M. de Polastron, colonel de ce régiment, et quelques autres officiers, furent blessés. Les François ne s'étoient décidés à la retraite qu'après avoir encloue dix canons et six mortiers, tué ou blessé deux cent quarante hommes, fait prisonnier le colonel Malsburg avec plusieurs autres, et comblé plus de quatre cents toises de travaux.
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Tout étant prêt dans le poste du prince de Hesse, l'attaque du chemin couvert, du côté du bas Rhin, commença le 13 vers huit heures du soir ; elle étoit commandée par le major général Tettau et par le brigadier Palandt ; le prince y étoit en personne ; et sa présence inspira tant de courage aux soldats, que, secondés par le feu continuel des canons et des mortiers de differents autres postes, ils forcèrent le passage, après avoit été repoussés trois fois. Ils se logèrent sur la première contrescarpe, depuis le Rhin jusqu'au grand ravelin ; puis sur la seconde, tout près des palisades. Dans cette occasion, le général Tettau, et dix autres officiers environ, reçurent d'honorables blessures : l'ingénieur qui commandoit la tranchée, y perdit la vie; et il y eut cent cinquante soldats tant tués que blessés51.
Le 14, on continua de battre en brèche; jamais lés éclats mille fois redoublés du tonnerre ne firent un bruit plus effroyable. Bientôt le front de l'attaque parut effacé ; la chute des bombes dans les ouvrages et sur les remparts causa de grands ravages, et le soldats ne pouvoient plus rester a leur poste sans y recevoir la mort. M. d'Alegre
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informé que tout étoit prêt pour un assaut général, fit battre là chamade le 15 [mai], vers quatre heures du soir : on eut de la peine à contenir des conditions, qui ne furent réglées que lé lendemain 16. La garnison, encore composée de trois mille six cents hommes, sortit te 19 mai avec tous les honneurs de la guerre, et fut conduite à Luxembourg. La défense avoit été aussi honorable que la conquête : Il restoit à peine quelque trace des fortifications ; et tout le contour des remparts ne présentoit qu'une seule brèche. Ce fut sur les ruines de Bonn, sur-tout, que le Vauban hollandois, si habile a fortifier les places, se montra non moins savant dans l'art de les détruire.
Il fut frappé a ce sujet une médaille, sur la face de laquelle est représenté le buste de la
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reine Anne, avec ses titres ordinaires : on voit sut le revers un plan du siège avec l'inscription suivante qui se lit dans l'exergue :
BONA A MALIS EREPTA, SOCIALIBUS ARMIS,
IDIBUS MAII 1703.
Bonn pris sur les mechans, par les armes des allies, aux ides de mai [ 15 mai] 1703.
46 (Histoire de Jean Churchill, Duc de Marlborough, 1808, S. 190 ff).
47 « Appelé quelque...
Inhaltsverzeichnis
- Inhaltsverzeichnis
- Einleitung
- 1701 Febr 13 Vertrag König von Frankreich / Kurfürst von Köln; offene Artikel
- 1701 Febr 13 Vertrag König von Frankreich / Kurfürst von Köln; geheime Artikel
- 1701 April 10 Gesandter Schlick bei Kurfürst Josef Clemens
- 1702 Jan 09 Kaiser Leopold: Mandat gegen die Bewohner Kurkölns
- 1702 Jan 09 Kaiser Leopold: Mandat gegen Kurfürst Joseph Clemens
- 1702 Jan 09 Kaiser Leopold: »Avocatoria an Kriegs- und Civil-Bediente«
- 1702 Febr 05 Joseph Clemens an Max Emanuel
- 1702 Reaktionen in Bonn
- 1702 Febr 19 Kurfürst Joseph Clemens an den Kurfürsten von Mainz
- 1702 März 01 Kurfürst Joseph Clemens: Antwort
- 1702 April 07 Josef Clemens an Max Emanuel von Bayern
- 1702 Juli 13 Josef Clemens an Max Emanuel
- 1710 [Imhoff:] Neu-eröffneter Historischer Bilder-Saal
- 1702/03 Ereignisse in Kurköln
- 1702 Okt 12 Kurfürst Josef Clemens: Rescript
- 1702 Dez Einkünfte des Kurfürsten von Köln
- 1703 April/Mai Die Eroberung Bonns
- 1703 Ein Liedlein von der Belagerung der Stadt Bonn
- 1703 Mai 15 Kapitulationsurkunde, Auszug
- 1703 Juni 01 Vertrag Domkapitel/Generalstaaten
- 1703 »Ausführlicher und vollkommener Bericht von der glücklich eroberten Stadt und Vestung Bonn«
- 1710 J. J. Müller: »Marlboroughs Leben und Thaten«
- 1726 de Quincy: »Histoire militaire du Regne de Louis le Grand, Roy de France«, IV
- 1808 »Histoire de Jean Churchill«, 1
- Literaturverzeichnis
- Bilder
- Index
- Impressum