La valeur des informations
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Ressorts et contraintes du marché des idées

  1. 386 pages
  2. French
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La valeur des informations

Ressorts et contraintes du marché des idées

À propos de ce livre

Pourquoiles messages qui nous plaisent nous plaisent-ils? DerriÚre cette questionsimple se cache l'un des plus vieux problÚmes théoriques de la communication, mais aussi l'un des plus importants dans le bouillonnement contemporain descontenus culturels, politiques, médiatiques et distractifs.

Cetterecherche s'attaque Ă  ce dĂ©fi sous un angle nouveau, au moyen d'une approcheinterdisciplinaire et expose de façon trĂšs stimulante les ressorts cognitifs etsociaux qui expliquent les logiques de production et de rĂ©ception des multiplesmessages – triviaux ou Ă©rudits – en concurrence pour l'attention du public.

LaclartĂ© de sa construction permettra Ă  chacun de suivre pas Ă  pas les Ă©tapesd'une quĂȘte captivante menĂ©e pendant plus de vingt ans sur des contextesdiscursifs aussi variĂ©s que le journalisme, la littĂ©rature ou la communicationscientifique et mĂ©dicale.

Aufil d'un cheminement méthodique dont la rigueur n'exclut pas l'humour, ondécouvre comment des facteurs psychologiques et normatifs similaires, connus delongue date mais rarement rapprochés jusqu'à maintenant, s'exercentconjointement et comment ils contribuent globalement à façonner, pour lemeilleur ou le pire, la société ultracommunicante dans laquelle nous vivons.

Publié en français.

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Informations

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2020
Imprimer l'ISBN
9782760331563
ISBN de l'eBook
9782760331587

PREMIÈRE PARTIE

POURQUOI LES CONTENUS
QUI NOUS PLAISENT
NOUS PLAISENT-ILS ?

CHAPITRE 1

De quelques convulsions
du marché discursif

Nos inventions sont d’ordinaire de jolis jouets qui nous distraient des choses sĂ©rieuses. Ce ne sont que des moyens amĂ©liorĂ©s en vue d’une finalitĂ© dĂ©ficiente [
] Nous construisons en toute hĂąte un tĂ©lĂ©graphe magnĂ©tique du Maine au Texas ; mais il se pourrait que le Maine et le Texas n’aient rien d’important Ă  se dire.
Henry Thoreau (1854, p. 571)
Les Ă©tudiants, en gĂ©nĂ©ral, n’aiment guĂšre les cours de mĂ©thodo­logie documentaire et de techniques d’expression qui leur sont imposĂ©s, exigences pĂ©dagogiques souvent fastidieuses qui les sĂ©parent des « vraies choses » – l’art de l’ingĂ©nieur, du juriste, de l’urbaniste ou de l’enseignant – qu’ils sont venus acquĂ©rir. Qui songerait Ă  leur dire que les « vraies choses » ne sont peut-ĂȘtre pas ce qu’ils croient ? Au-delĂ  des raffinements disciplinaires et de quelques voies particuliĂšres, l’enseignement supĂ©rieur n’apprend essentiellement qu’un seul mĂ©tier, celui d’opĂ©rateur sur le marchĂ© discursif : l’art de recueillir, traiter et restituer de l’information en lui confĂ©rant si possible une quelconque valeur ajoutĂ©e2. Mais comme tous les emprunts au vocabulaire Ă©conomique, des termes comme marchĂ© et valeur prĂ©sentent – outre leur dĂ©plaisant effluve financiariste – une plasticitĂ© qui les rend ambigus.
MĂȘme s’il gĂ©nĂšre des centaines de milliards de dollars de revenus directs, et sous-tend plus gĂ©nĂ©ralement la totalitĂ© de l’activitĂ© humaine, le marchĂ© auquel on s’intĂ©resse ici n’implique pas nĂ©cessairement de transaction marchande ni de coordination structurĂ©e. Ce terme commode dĂ©signe simplement ici, de la façon la plus large possible, l’ensemble des informations qui s’offrent Ă  ĂȘtre vues, entendues ou perçues d’une façon ou d’une autre, et qui sont Ă  ce titre susceptibles d’ĂȘtre retenues ou rejetĂ©es. Si certaines d’entre elles, par exemple le bruit de la pluie qui tombe, ne cherchent pas Ă  avoir du sens, les plus notables sont Ă©videmment celles qui ont Ă©tĂ© produites ou transformĂ©es dans le but de signifier quelque chose : les discours (soit dit, bien sĂ»r, sans la connotation dĂ©clamatoire qui dĂ©prĂ©cie ce terme dans l’usage commun).
La masse bourdonnante formĂ©e par ces derniers a Ă©tĂ© approchĂ©e sous de multiples dĂ©nominations et perspectives scientifiques (la « noosphĂšre », l’« espace public », l’« univers discursif », le « marchĂ© cognitif3 », le « discours social » ), mais une conception qui l’est moins, celle de la « sociĂ©tĂ© de l’information » exige que l’on s’y arrĂȘte briĂšvement, non seulement parce qu’elle a aisĂ©ment Ă©clipsĂ© les autres dans l’imaginaire collectif, mais aussi parce qu’elle est seule Ă  annoncer une transformation soudaine et radicale du marchĂ© discursif. Celui-ci Ă©volue, bien sĂ»r. Il a toujours Ă©voluĂ©. Mais dans quelle mesure et pourquoi ? On se gardera bien de plonger une nouvelle fois4 dans les dĂ©bats nourris qui ont opposĂ© sur ce thĂšme les prophĂštes des temps nouveaux et leurs contradicteurs, sinon pour soulever un point curieux : la rupture brutale que l’on associe aux nouvelles techno­logies de l’information s’estompe dĂšs qu’on ne les regarde plus. À la place de l’an zĂ©ro d’une nouvelle sociĂ©tĂ© n’apparaĂźt qu’une profonde et rĂ©guliĂšre Ă©volution, dont les consĂ©quences sont tout aussi spectaculaires, mais dont le mouvement est assez diffĂ©rent.
Il faut pour cela s’intĂ©resser Ă  l’offre discursive en faisant un peu abstraction des techniques qui la soutiennent, et mĂȘme en la considĂ©rant sous son aspect le plus trivial : sa quantitĂ©. Celle-ci est Ă©videmment difficile Ă  Ă©valuer, aucun indice ne pouvant Ă  lui seul en rendre compte. Ce qui est rĂ©vĂ©lateur en revanche, c’est que tous les indices imaginables racontent la mĂȘme histoire, celle d’un gonflement continu et de plus en plus rapide de la masse des informations disponibles. Ce n’est pas une surprise : on sait que chaque innovation technique s’est non seulement accompagnĂ©e5 d’une sorte de « rupture » qualitative de l’information offerte, mais aussi d’une inflation quantitative de celle-ci. Ainsi l’imprimerie Ă  caractĂšres mobiles a-t-elle favorisĂ© l’essor de pratiques plus ou moins nouvelles6 (dont l’édition de livres profanes, la lecture de divertissement et, plus tard, l’actualitĂ© pĂ©riodique), mais elle a aussi relayĂ© et accĂ©lĂ©rĂ© une croissance exponentielle dĂ©jĂ  amorcĂ©e auparavant : la production de livres en Europe serait certes passĂ©e de 12 millions d’exemplaires imprimĂ©s au cours de la seconde moitiĂ© du XVe siĂšcle Ă  628 millions au cours de la seconde moitiĂ© du XVIIIe siĂšcle, mais avant mĂȘme l’imprimerie, elle avait dĂ©jĂ  bondi de quelque 10 000 manuscrits pendant le VIIe siĂšcle Ă  prĂšs de 5 millions au XVe siĂšcle (Buringh et Van Zanden, 2009). De mĂȘme, la mise au point de la presse mĂ©tallique, puis Ă  vapeur, puis rotative, et celle de la linotype ont autant accompagnĂ© l’accĂ©lĂ©ration et la diversification de la production discursive (populaire, spĂ©cialisĂ©e
) que la progression spectaculaire de sa diffusion. En 1813, les huit quotidiens français d’information gĂ©nĂ©rale totalisaient un tirage de 36 000 exemplaires. Un siĂšcle plus tard, ils Ă©taient 242 et leur tirage atteignait 9 500 000 exemplaires (Albert, 1998).
Depuis Platon dĂ©nonçant les consĂ©quences apocalyptiques de l’invention de l’écriture (qui « ne peut produire dans les Ăąmes [
] que l’oubli de ce qu’elles savent7 ») jusqu’à Zola s’inquiĂ©tant de celles du « flot dĂ©chaĂźnĂ© de l’information Ă  outrance » et de « l’état de surexcitation nerveuse » qui en rĂ©sulterait (1888, p. 1), chacune des nombreuses Ă©volutions qui ont jalonnĂ© l’histoire de la communication est apparue Ă  bon droit comme une nette rupture avec le passĂ©. Ainsi que le note James Carey :
Toutes les valeurs prĂȘtĂ©es Ă  l’électricitĂ© et Ă  la communication Ă©lectrique, jusqu’à l’ordinateur, le cĂąble et la tĂ©lĂ©vision par satellite, le furent d’abord au tĂ©lĂ©graphe avec un identique mĂ©lange de fantaisie, de propagande et de vĂ©ritĂ©. (1998, p. 119)
À quand, dans ce cas, faire remonter cette « entrĂ©e dans la sociĂ©tĂ© de l’information » que cĂ©lĂ©braient tant les pouvoirs publics dans les annĂ©es 2000 ? Si l’on entend par lĂ  une configuration Ă©conomique succĂ©dant au modĂšle agricole, puis industriel, alors le tournant paraĂźt bien antĂ©rieur Ă  Internet (le Japon, aiguillonnĂ© par Yoneji Masuda, disposait dĂ©jĂ  d’un Plan for the information society il y a prĂšs d’un demi-siĂšcle). Une recherche publiĂ©e par le ministĂšre Ă©tats-unien du commerce a ainsi estimĂ© que la part des emplois du secteur industriel, qui avait dĂ©passĂ© celle des emplois agricoles en 1906, avait Ă  son tour Ă©tĂ© dĂ©passĂ©e par celle des emplois du secteur de l’information
 dĂšs 19558, c’est-Ă -dire Ă  une Ă©poque oĂč les trĂšs rares ordinateurs existants nĂ©cessitaient encore des tubes Ă  vide et des cartes perforĂ©es. Ces calculatrices gĂ©antes n’étaient manifestement pas pour grand-chose dans l’emballement de la production et de la diffusion des informations. Évidemment, ce que l’on dĂ©finit comme un emploi du « secteur de l’information » pourrait ou non conduire Ă  dĂ©placer cette date de quelques annĂ©es, mais ce point a peu d’intĂ©rĂȘt. Ce qui importe, c’est la tendance gĂ©nĂ©rale que montrait cette Ă©tude sur une longue pĂ©riode (1860 Ă  1980). C’est aussi le fait que les indicateurs quantitatifs les plus hĂ©tĂ©roclites tĂ©moignent du mĂȘme phĂ©nomĂšne.
La consommation de papier d’impression aux États-Unis serait ainsi passĂ©e de moins de 2 milliards de tonnes en 1910 Ă  quelque 25 milliards de tonnes en 1990 (Wernick, Herman, et al., 1996). Le nombre de programmes de tĂ©lĂ©vision proposĂ©s, une poignĂ©e dans les annĂ©es 1960, se montait Ă  plus d’une centaine trente ans plus tard. Pour leur part, les informations administratives et commerciales (y compris les lois et rĂšglements9) sont peut-ĂȘtre celles dont le volume a connu la plus forte croissance. Leur progression aurait mĂȘme Ă©tĂ© plus rapide au dĂ©but du XXe siĂšcle qu’aprĂšs la Seconde Guerre mondiale (Schement, 1990) sans pour autant perdre sa vigueur depuis. Anecdotique mais fascinante, l’une des plus remarquables contributions Ă  cette inflation documentaire est le rapport que le bureau de contrĂŽle financier du gouvernement Ă©tats-unien a consacrĂ©, impavide, aux Ă©tudes supplĂ©mentaires qui lui sembleraient nĂ©cessaires pour « Ă©valuer l’impact des efforts visant Ă  estimer le coĂ»t des rapports et Ă©tudes » (U.S. Government Accountability Office, 2012). Quant au livre imprimĂ©, symbole altier des « vieilles » technologies, il n’en a pas moins poursuivi son expansion, Internet ou pas : la production de nouveautĂ©s et de nouvelles Ă©ditions a pratiquement triplĂ© en France entre 1970 et 2007 (Gaymard, 2009). Plus de 68 000 nouveaux titres y Ă©taient lancĂ©s en 2017, portant le choix offert aux lecteurs Ă  plus de 775 000 rĂ©fĂ©rences (ministĂšre de la Culture, 2018). Au Canada, le nombre de nouveaux titres mis annuellement sur le marchĂ© (plus de 12 000 en 201610) a flĂ©chi depuis quelques annĂ©es, mais reste supĂ©rieur Ă  ce qu’il Ă©tait vingt ans plus tĂŽt.
Une accĂ©lĂ©ration tout aussi ancienne, mais plus prononcĂ©e encore, a touchĂ© la production mĂȘme des connaissances humaines. DĂšs les annĂ©es 1950, un jeune physicien, Derek de Solla Price, s’était avisĂ© que les rĂ©sultats de recherche publiĂ©s dans les revues scientifiques manifestaient « une croissance exponentielle, Ă  un rythme extra­ordinairement rapide, [
] apparemment universelle et remarquablement persistante » (1986 p. xix). Ses investigations ultĂ©rieures confirmĂšrent cette impression : le nombre des revues savantes semblait doubler tous les dix ans, passant d’une quinzaine vers 1750 Ă  prĂšs de 50 000 vers 1950, et prĂšs de 90 % de la totalitĂ© des travaux scientifiques de toute l’histoire de l’humanitĂ© Ă©taient le produit de la derniĂšre gĂ©nĂ©ration de chercheurs. Conscient des quelques limites de son approche, de Solla Price estimait en tout Ă©tat de cause peu plausible qu’un tel taux de croissance de la production se maintienne Ă  la fin du siĂšcle. Contre toute attente, c’est pourtant ce que paraĂźt confirmer une recherche rĂ©cente (Olesen et Von Ins, 2010).
Une consĂ©quence pittoresque de cette prolifĂ©ration des discours scientifiques est ce que l’on a appelĂ© l’« effet Barnaby Rich », dĂ»ment analysĂ© – non sans accroĂźtre du mĂȘme coup la masse des publications savantes – comme la tendance des chercheurs Ă  maintenir « une production Ă©levĂ©e d’écrits scientifiques, accompagnĂ©e de protestations contre la productivitĂ© excessive des autres auteurs » (Tibor et Zsindely, 1985, p. 529). La dĂ©signation est judicieuse, Barnaby Rich Ă©tant un Ă©rudit de la fin du XVIe siĂšcle Ă  qui l’imprimerie avait permis de publier 28 ouvrages, mais qui est surtout restĂ© cĂ©lĂšbre pour un commentaire dĂ©sabusĂ© :
Un des flĂ©aux de cette Ă©poque est la multiplicitĂ© des livres ; ils surchargent tant le public qu’il ne peut absorber l’abondance de sujets insignifiants qui sont produits et diffusĂ©s chaque jour11.
Fallait-il pour autant s’arrĂȘter en si bon chemin ? Quitte Ă  souligner la constance historique du boursouflement du marchĂ© discursif, l’effet aurait pu ĂȘtre nommĂ© en l’honneur de SĂ©nĂšque, lequel dĂ©plorait quinze siĂšcles plus tĂŽt que « l’abondance de livres dissipe l’esprit12 ».
Quoi qu’il en soit, la premiĂšre chose que l’on peut dire du marchĂ© discursif, c’est qu’il gonfle. Il gonfle depuis toujours. Mais il gonfle toujours plus vite.
Comme il se doit, cette hypertrophie s’accompagne de transformations substantielles, invariablement saluĂ©es par un brouhaha d’acclamations et de cris d’alarme.
L’un des plus Ă©vidents d’entre eux vise l’accĂ©lĂ©ration du rythme des Ă©changes, dĂ©noncĂ©e, par exemple, par Paul Virilo (2009) :
Twitter n’échappe pas Ă  cette rĂšgle. Plus on entre dans l’accĂ©lĂ©ration des phĂ©nomĂšnes, plus on brouille les repĂšres. On n’a plus d’affrontement entre la vĂ©ritĂ© et le mensonge, mais une succession toujours plus rapide d’instants irrĂ©futables : des Ă©motions globales, synchrones, instantanĂ©es, Ă  l’échelle du monde entier. [
] On croit qu’on dĂ©fend la dĂ©mocratie, en rĂ©alitĂ©, elle est minĂ©e. La dĂ©mocratie s’adresse Ă  un corps social rĂ©flĂ©chi, pas Ă  un agrĂ©gat d’individus rois faussement unis dans une Ă©motion collective.
La crainte est peut-ĂȘtre fondĂ©e, mais elle n’est, en tout cas, pas bien originale. Un pĂ©ril similaire avait – notamment13 – Ă©tĂ© soulignĂ© 120 ans plus tĂŽt :
Dans notre sociĂ©tĂ© inquiĂšte et pressĂ©e qui n’a plus le temps de lire parce qu’elle a perdu peut-ĂȘtre l’habitude de penser, on ne peut s’astreindre Ă  quelques minutes d’attention. Le livre a Ă©tĂ© dĂ©laissĂ© pour l’article de revue, le pĂ©riodique a subi la concurrence de la feuille quotidienne, et le journal lui-mĂȘme, atteint par les dĂ©pĂȘches, cherche Ă  attirer l’attention distraite du lecteur en imitant la briĂšvetĂ© du style tĂ©lĂ©graphique [
] En introduisant dans notre vie deux Ă©lĂ©ments nouveaux, la hĂąte et la vitesse, notre pensĂ©e n’a-t-elle pas acquis une instabilitĂ© qui l’a privĂ©e de sa force ? (Picot, 1889, p. 189)
Le phĂ©nomĂšne est souvent associĂ© au traitement de l’actualitĂ©, mais il ne s’y limite pas : la durĂ©e de vie des nouveaux livres, en tout cas si on l’exprime par le dĂ©lai pendant lequel ils sont offerts en librairie, se raccourcit tr...

Table des matiĂšres

  1. Couverture
  2. Demi-page de titre
  3. Page titre
  4. Page de droits d’auteur
  5. Préface : Pour comprendre (enfin ?) les médias
  6. Introduction : À l’abordage d’un « grand mystĂšre »
  7. (Précisions)
  8. Premiùre partie – Pourquoi les contenus qui nous plaisent nous plaisent-ils ?
  9. Seconde Partie – Occurrences
  10. Terminaison
  11. Références
  12. Table des matiĂšres
  13. Couverture arriĂšre

Foire aux questions

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