
- 160 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
Quelle est la différence entre une action et une obligation
À propos de ce livre
La différence entre une action et une obligation? Ah oui, tiens! C'est une bonne question! Et vous pourriez bien être surpris par la réponse, infiniment plus simple que beaucoup ne semblent le croire... ou le redouter.Si les marchés financiers vous font peur, que vous êtes persuadé que, de toute façon, tout cela est trop compliqué pour vous, il est grand temps que vous sachiez la vérité: vous avez tort et ce livre est là pour vous le prouver!De la différence entre les actions et les obligations aux différents fonds d'investissement pour placer vos richesses, en passant par les produits dérivés ou même la vente à découvert...Vous allez vite vous rendre compte par vous-même qu'en fait, si, vous pouvez comprendre.Et sans efforts...
Foire aux questions
Oui, vous pouvez résilier à tout moment à partir de l'onglet Abonnement dans les paramètres de votre compte sur le site Web de Perlego. Votre abonnement restera actif jusqu'à la fin de votre période de facturation actuelle. Découvrez comment résilier votre abonnement.
Non, les livres ne peuvent pas être téléchargés sous forme de fichiers externes, tels que des PDF, pour être utilisés en dehors de Perlego. Cependant, vous pouvez télécharger des livres dans l'application Perlego pour les lire hors ligne sur votre téléphone portable ou votre tablette. Découvrez-en plus ici.
Perlego propose deux abonnements : Essentiel et Complet
- Essentiel est idéal pour les étudiants et les professionnels qui aiment explorer un large éventail de sujets. Accédez à la bibliothèque Essentiel comprenant plus de 800 000 titres de référence et best-sellers dans les domaines du commerce, du développement personnel et des sciences humaines. Il comprend un temps de lecture illimité et la voix standard de la fonction Écouter.
- Complet est parfait pour les étudiants avancés et les chercheurs qui ont besoin d'un accès complet et illimité. Accédez à plus de 1,4 million de livres sur des centaines de sujets, y compris des titres académiques et spécialisés. L'abonnement Complet comprend également des fonctionnalités avancées telles que la fonction Écouter Premium et l'Assistant de recherche.
Nous sommes un service d'abonnement à des ouvrages universitaires en ligne, où vous pouvez accéder à toute une bibliothèque pour un prix inférieur à celui d'un seul livre par mois. Avec plus d'un million de livres sur plus de 1 000 sujets, nous avons ce qu'il vous faut ! Découvrez-en plus ici.
Recherchez le symbole Écouter sur votre prochain livre pour voir si vous pouvez l'écouter. L'outil Écouter lit le texte à haute voix pour vous, en surlignant le passage qui est en cours de lecture. Vous pouvez le mettre sur pause, l'accélérer ou le ralentir. Découvrez-en plus ici.
Oui ! Vous pouvez utiliser l'application Perlego sur les appareils iOS ou Android pour lire à tout moment, n'importe où, même hors ligne. Parfait pour les trajets quotidiens ou lorsque vous êtes en déplacement.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Oui, vous pouvez accéder à Quelle est la différence entre une action et une obligation par Louise Parde en format PDF et/ou ePUB ainsi qu'à d'autres livres populaires dans Commerce et Commerce Général. Nous disposons de plus d'un million d'ouvrages à découvrir dans notre catalogue.
Informations
(Mais au fait…) Quelle est la différence entre une action et une obligation ?
Ce n’est pas la même chose… Ce qu’en général les gens savent bien, même s’ils ne savent pas vraiment pourquoi.
Les actions et les obligations ont autant de points communs que le poulet et les frites. Les deux se mangent et vont très bien ensemble, mais le poulet et les frites ne sont pas la même chose.
Les actions et les obligations sont deux moyens d’investir votre argent sur les marchés financiers. Ce ne sont pas les seuls, mais ceux auxquels vous aurez le plus facilement accès. C’est en réalité à peu près leur seul point commun, car leur finalité et donc leur fonctionnement sont aussi différents que le sont ceux de la volaille et de la pomme de terre, les deux vous apportant de l’énergie mais pas par le même biais (plutôt des protéines pour la première, plutôt des glucides pour la seconde mais c’est peut-être un peu hors sujet). Bref.
Comme tout un chacun, une société a régulièrement besoin d’argent et a parfois besoin d’emprunter. Comme vous sur le principe. Peut-être un poil plus que vous sur le montant – souvent plusieurs millions d’euros d’un coup ce que je suppose ne pas être votre cas. Pour satisfaire ce besoin fort naturel, la société en question peut se tourner vers son banquier, et ce n’est pas le sujet de ce livre, ou vers d’autres personnes par l’intermédiaire des marchés financiers, ce qui l’est.
Ces autres personnes, ce sont vous et des milliers d’autres : des investisseurs en quête d’un truc dans lequel ils pourraient investir leur argent plutôt que de le laisser dormir sur un LDD3 ou pire, sous le matelas, cette locution m’ayant toujours laissée perplexe dans la mesure où on dort toujours mieux sur que sous un matelas. Alors vous n’avez certes pas des millions à lui prêter, mais comme le dit le dicton (quitte à balancer des expressions), les petits ruisseaux font les grandes rivières. À vous tous, chacun avec vos économies, vous pouvez atteindre la somme dont elle a besoin. Ce que vous allez faire, lorsque la société lancera son appel à la cantonade sur l’air de « j’ai besoin de cent millions d’euros dans un mois ; je rembourserai ceux qui me les auront prêtés dans 8 ans, et entre temps, pour les faire patienter, je leur paierai des intérêts de 2 % tous les ans ».
Cet appel, aussi émouvant soit-il, n’est pas un ordre. C’est une proposition que vous êtes totalement libre d’accepter ou pas. Personne ne peut vous forcer à accéder à cette requête, pas même votre banquier4. En revanche, la société est obligée, elle, de respecter ses engagements (le remboursement, les intérêts, …). D’où le nom, hyper original, d’obligation. Elle devra payer les intérêts promis, et bien sûr, rembourser ce qu’elle a emprunté. Si elle ne le fait pas, elle se met dans une drôle de situation qui n’a en fait rien de marrant et dont nous reparlerons un peu plus loin. Mais tant qu’elle respecte sa parole, c’est chacun sa vie. Les prêteurs (les « créanciers ») ne peuvent rien lui reprocher. Ils ne peuvent pas débarquer au siège de la société en hurlant comme des putois qu’elle utilise l’argent prêté comme une nouille.

Ce qu’ont le droit de faire les actionnaires (enfin, peut-être pas au siège même). Parce que la société est à eux.
C’est là toutes la différence entre une action et une obligation. Si la seconde n’est finalement qu’un titre de créance, la première est un titre de propriété : un (tout) petit bout d’une société. Toutes les actions ensemble forment son capital. En toute logique, pour savoir dans quelles proportions, regardez combien vous en avez à vous, combien il y en a en tout dans le capital, et divisez le premier par le second. Vous avez 1 action d’une société qui en a émis 100 : vous en possédez 1 %. Peu importe leur prix, peu importe depuis quand : ici, on ne parle que de leur nombre. Combien d’actions (sur combien) ?
En tant qu’actionnaire d’une société, vous avez le droit de donner votre opinion sur la façon dont elle est gérée, opinion que vous pourrez exprimer clairement, et calmement, lors de l’Assemblée Générale et qui sera d’autant plus prise en compte que vous détenez une part significative.

Vous pourrez notamment donner votre opinion sur ce que la société doit faire de ses bénéfices : doit-elle vous les redistribuer en vous versant des dividendes ou les mettre en réserves pour plus tard ? Pour le coup, une société ne s’engage pas a priori à verser de l’argent tous les ans à ses actionnaires (au contraire de l’obligation, si vous suivez toujours). Elle est obligée de payer les intérêts promis sur ses emprunts (obligations), elle ne garantit rien pour ce qui est des dividendes sur ses actions.

Pour résumer
Une obligation est un titre de créance : la société qui emprunte de l’argent émet des obligations ; ceux qui prêtent l’argent achètent ces obligations. Acheter une obligation, c’est prêter de l’argent. Les intérêts sont la somme que la société s’engage à vous payer régulièrement pendant la durée du crédit que vous – et d’autres – lui accordez.
Une action est un titre de propriété : acheter une action, c’est acheter un bout (du capital) de la société. Les dividendes sont une somme qu’elle peut, si elle a fait suffisamment de bénéfices et ne juge pas pertinent de tout garder, vous verser. Le « dividend yield » (rendement du dividende) est le montant de ce dividende divisé par le prix de l’action.
Les actions étant plus risquées que les obligations, on exige d’elles qu’elles rapportent plus. En temps normal et sur le long terme c’est le cas mais il arrive que, temporairement, les obligations soient plus rentables. Maintenant, pour ce qui est du « combien, plus ? », vous entendrez ici ou là que les actions doivent rapporter en moyenne 5 % par an (contre 2-3 % pour les obligations). Pour les unes comme pour les autres, ces chiffres sont surtout de grossières approximations basées sur un passé révolu.
3. Livret Développement Durable (ex Codevi).
4. Certains États ont pratiqué l’emprunt obligatoire…
Aux Urnes, Actionnaires ! Votez ! Votez ! (À l’Assemblée Générale)
Nous l’avons vu, les actions sont les petits morceaux qui, pris tous ensemble, forment le capital de la société. Ça ne va pas forcément vous plaire, mais il se trouve qu’une même société peut avoir plusieurs sortes d’actions.
Les actions « simples », basiques, que vous pourrez acheter chez tout bon courtier, et qui reposent sur le principe : 1 action donne droit à 1 vote et à 1 dividende (quand il y en a).
Et « les autres » actions5, à commencer par les actions « à droits de vote multiples » qu’on trouve souvent dans les sociétés qui ont longtemps appartenu uniquement à des familles. Un jour, elles ont décidé d’ouvrir leur capital aux investisseurs (en vendre une partie au tout venant, à la bourse). Elles veulent bien que vous donniez votre avis – pas trop le choix non plus, c’est la loi – mais point trop n’en faut non plus. Leur opinion valant, à leurs yeux, plus que la vôtre, elles se réservent le droit de mettre plusieurs bulletins de vote dans l’urne pour chacun des vôtres. On retrouve également ce type d’actions dans les sociétés qui aiment mieux que leurs investisseurs restent sagement là où ils sont. Les actions simples se transforment en actions à droits de vote multiples quand vous les détenez depuis assez longtemps (quelques années) pour qu’on ne vous considère plus comme un vil spéculateur mais comme un investisseur digne de confiance.
Vous ne trouvez pas cela juste ? Peut-être, mais c’est comme ça ! Et je peux vous dire que le système a été instauré à la maison. Pitchoune 1 et Pitchoune 2 ont parfaitement le droit de dire qu’ils préfèreraient partir en vacances à St Tropez plutôt qu’à La Baule, il n’empêche que si ma moitié et moi-même pensons que La Baule est mieux (et moins cher), ça ne fait pas deux voix partout, égalité.
Ça fait deux voix de parents contre deux voix d’enfants, et les voix de parents sont à droits de vote multiples avec (au moins !) deux fois plus de poids. Donc, zou ! Direction La Baule ! Et le premier qui râle reste à Paris.
Si vous trouvez inacceptable que la société dont vous êtes actionnaire (simple) se réserve ce type de privilèges, vous n’avez pour l’instant pas d’autre choix que de vendre vos actions et d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte (ou l’eau plus bleue).
Maintenant, ce n’est pas parce que nous avons méprisé les désirs des mouflets qu’ils seront punis ! Ils seront aussi bien logés, nourris et blanchis que nous6. Une action à droits de vote multiples ne donne pas droit à plus de dividendes (pour autant qu’il y en ait)...

Là-dessus, une société peut aussi avoir des actions à « dividende prioritaire » qui permettent à leurs détenteurs de percevoir un dividende souvent convenu d’avance et en priorité (d’où le nom). Une société qui ne peut pas verser tous les dividendes promis à ses prioritaires ne peut pas en verser aux actionnaires normaux. Ceux qui possèdent ce type d’actions qu’on dit aussi « privilégiées » (et pour cause) abandonnent généralement leurs droits de vote (faut pas exagérer non plus).
Pour savoir si la société a différentes sortes d’actions, vous devrez lire les statuts. Ce n’est pas marrant, mais c’est écrit dedans. Ou vous pouvez vous demander pourquoi quand vous tapez le nom de l’action que vous visez dans votre moteur de recherche, il y en 3 différentes qui ressortent.
Maintenant que nous sommes à peu près au carré sur le droit de vote, reste à savoir où et quand.
La société dont vous êtes actionnaire organise une grande réunion, l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO), au moins une fois par an. Elle ne peut pas y couper, c’est une obligation légale.
Au cours de cette grande fête à laquelle tous les actionnaires sont conviés, les représentants de la société et leurs guest-stars feront un discours plus ou moins long (mais en général plus que moins) sur les performances de l’année et sur celles des années à venir. Ce grand raout se termine presque toujours par un buffet pantagruélique auquel toutes les personnes présentes pourront accéder, une fois les traditionnels pique-assiettes qui squattent devant, écartés.
Entre les discours et le buffet, vous aurez droit à votre session de vote. Tels nos amis suisses appelés à se prononcer sur à peu près tous les sujets qui peuvent les concerner, on vous posera une série de questions (les « résolutions ») auxquelles vous pourrez répondre par « pour », « contre », ou « nspp/jeaplmi/jearaf » (ne se prononce pas/j’en ai pas la moindre idée/j’en ai rien à f…).
Si les votes exprimés sont majoritairement « pour », la motion sera validée, sinon, pas… dans la mesure où la résolution est dite « contraignante » (le vote des actionnaires a valeur d’ordre), ce qui concerne tous les sujets à propos desquels la société ...
Table des matières
- Sommaire
- AVANT DE COMMENCER
- ACTIONS ET OBLIGATIONS (leur vie, leur œuvre)
- (Mais au fait…) Quelle est la différence entre une action et une obligation ?
- D’AUTRES CHOSES... (pour savoir de quoi le monsieur parle à la télé)
- TOUT SUR LES FONDS (en combles)
- AVANT DE NOUS DIRE ADIEU...
- RÉFÉRENCES
- L’auteur
- Page de copyright