Qui parlera du loup ?
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Qui parlera du loup ?

La Nature et le symbolisme maçonnique

  1. 136 pages
  2. French
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  4. Disponible sur iOS et Android
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Qui parlera du loup ?

La Nature et le symbolisme maçonnique

À propos de ce livre

Quelle est la relation de la Franc-Maçonnerie avec la nature?Ne participe-t-elle pas, par ses valeurs et son symbolisme, à une vision dualiste du monde qui suppose que l'homme est extérieur à elle et qu'il en dispose à son gré? Or cette vision dualiste héritée du judéo-christianisme et des LumiÚres est la source des idéologies politiques et de concepts philosophiques qui justifient le saccage de la planÚte.Face à la catastrophe qui s'annonce, climatique et sociale, la Franc-Maçonnerie ne devrait-elle pas repenser certaines de ses valeurs et son symbolisme?La Franc-maçonnerie dispose des outils pour le faire. En parlant parfois "au nom du loup" dans le temple, elle participerait au réenchantement du monde.

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Informations

Éditeur
Books on Demand
Année
2018
Imprimer l'ISBN
9782930331171
ISBN de l'eBook
9782930331188

La Franc-maçonnerie actrice
du réenchantement du monde

RedĂ©finir l’humain et Ă©vacuer tout l’excĂ©dent de bagages conceptuels accumulĂ© par une attention exclusive Ă  ce qui, erronĂ©ment je le pense, fait de l’homme un ĂȘtre exceptionnel, voilĂ  peut-ĂȘtre ce que la Franc-maçonnerie pourrait faire pour rendre possible un autre destin Ă  l’humanitĂ©.
La Franc-maçonnerie doit choisir : bĂątir un temple uniquement pour l’espĂšce humaine, comme elle l’a fait jusqu’à ce jour ou pour le Monde dans la totalitĂ© de ses composantes afin de lui redonner de l’équilibre, de l’harmonie et de la sagesse. Pour cela elle doit rassembler ce que l’humanitĂ© a rendu Ă©pars et donner d’une maniĂšre ou d’une autre une place Ă  la Nature dans le temple, s’en faire le porte-parole, selon sa logique. Ce serait enchanteur d’entendre dans le temple « la structure polyphonique du monde 26» oĂč chaque espĂšce fait entendre une note diffĂ©rente comme autant de variantes de la pensĂ©e vivante.
Certes, cela reprĂ©sente de sa part un profond bouleversement car, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la Nature Ă©voquĂ©e dans les rituels maçonniques fait plutĂŽt rĂ©fĂ©rence Ă  un environnement domptĂ© et anthropomorphisĂ©. Les rituels lui prĂȘtent des valeurs purement humaines comme la force, la beautĂ©, la sagesse ou encore lui affectent des fonctions utilitaires destinĂ©es aux hommes quand par exemple ils convoquent les quatre Ă©lĂ©ments pour purifier le profane au cours de son initiation. Pourquoi pas ! C’est efficace, cela parle tout de suite Ă  notre imaginaire, mais il ne faut leurrer personne en laissant croire qu’il est ainsi fait allusion Ă  la nature en tant que telle. Cette derniĂšre me semble absente du symbolisme maçonnique parce que la Franc-maçonnerie participe de la pensĂ©e anthropocentrique et anthropomorphique, comme je l’ai Ă©crit dĂ©jĂ  en parlant des origines du mal. Dans mon livre « Errances initiatiques 27» j’étais restĂ© sur une premiĂšre impression insuffisamment rĂ©flĂ©chie, j’avais cru voir dans les rituels solsticiaux une ode Ă  la Nature. InterpelĂ© quelques fois Ă  ce sujet par des lecteurs, je les ai relus et consultĂ© de plus prĂšs quelques interprĂ©tations savantes publiĂ©es Ă  leur propos. J’ai dĂ» dĂ©chanter. Cependant, j’ai pu, malgrĂ© tout, y dĂ©celer quelques raisons de ne pas ĂȘtre totalement pessimiste.
En Franc-maçonnerie la nature est celle dont parlaient dĂ©jĂ  les romains. Une dĂ©finition restrictive qui convenait parfaitement au judĂ©o-christianisme et aux « modernes » porteurs des valeurs des LumiĂšres que nous sommes. L’empire romain, dit Philippe Descola, « avait amorcĂ© un futur dualisme radical avec une conception nouvelle du paysage naturel ». Il rappelle que le mot « sauvage » vient de silva. Le monde sauvage est donc la grande forĂȘt europĂ©enne non encore domestiquĂ©e. DĂšs lors cet espace, oĂč la loi n’a pas cours, ne peut ĂȘtre habitĂ© que par des peuples frustres et barbares. On est Ă  l’opposĂ© de la domus au centre d’une exploitation agricole oĂč les notions de base sont : le dressage, l’éducation, la division des tĂąches et leur hiĂ©rarchisation pour le bon usage du maĂźtre. Le « civilisĂ© » est donc toujours le bon et le non domestiquĂ© toujours le mĂ©chant. Tacite dĂ©finit la forĂȘt comme un « extĂ©rieur » Ă  Rome dĂšs lors toujours dangereux et sans attrait. Les romains ne voient la beautĂ© de la nature qu’au travers de paysages remodelĂ©s. Ils n’apprĂ©cient que le charme bucolique d’une campagne oĂč se lit l’empreinte du travail et de la loi et donc exĂšcrent et craignent mĂȘme ce monde dit barbare oĂč la ligne de partage entre le sauvage et le domestique n’est pas clairement dĂ©marquĂ©e parce que l’espace non agricole y est en partie annexĂ© au village28. C’est bien de cette nature « civilisĂ©e » que nous parlons en franc-maçonnerie.
Dans les rites, le Cosmos, le soleil, la lune, les Ă©toiles, la voĂ»te Ă©toilĂ©e, est anthropomorphisĂ©. On pourrait dire en les Ă©voquant la lune est la lune, qu’elle Ă©claire la nuit et que le soleil est un astre qui transmet chaleur et lumiĂšre le jour. Mais la cosmologie maçonnique, issue d’une tradition chrĂ©tienne, ne se contente pas de cela et renvoie Ă  « des hermĂ©neutiques religieuses et spirituelles 29» et interprĂšte les astres en leur attribuant des vertus, des dĂ©fauts, des intentions qui relĂšvent finalement de la nature humaine. Cette approche reste dominante, mĂȘme dans sa forme laĂŻcisĂ©e. Le cosmos est repensĂ© selon des critĂšres et des dĂ©fis strictement humains. Il ne s’agit pas d’une Ă©vocation du rĂ©el, mais d’un corpus symbolique essentiellement moralisant. Or, la nature n’est ni bonne ni mauvaise et il ne faut pas la rĂȘver sans hostilitĂ© et sans dangers. Elle n’est ni belle ni laide, elle est. Comme l’écrivait Henri Atlan « le rĂ©el n’est pas vrai, il se contente d’ĂȘtre 30». Pour les peuples animistes rencontrĂ©s par l’anthropologue, les cohabitants de la terre exigent une forme de respect, pas amis, pas ennemis. Ils Ă©tablissent des relations avec eux mais elles ne sont pas naĂŻves et sont de l’ordre du rituel. Mais le fait de reconnaĂźtre l’interdĂ©pendance et la nĂ©cessitĂ© de crĂ©er des relations Ă©quilibrĂ©es de proximitĂ© Ă©lĂšve leur conception de l’existence. La nature n’a pas de fonction morale, elle n’est ni morale, ni immorale. Il n’existe pas de morale naturelle. La morale ne peut ĂȘtre qu’un produit de l’intelligence et de la conscience des hommes.
Est-il Ă©tonnant que le symbolisme maçonnique soit anthropocentriste ? Bien sĂ»re que non car tout langage symbolique est partie intĂ©grante de la vie sociale. Le symbolisme des temples n’est dĂšs lors pas totalement spĂ©cifique. Une pensĂ©e n’est jamais isolĂ©e. Ce symbolisme est donc un mode d’analyse non exclusif des autres. Il est porteur d’un message qui ne peut pas ĂȘtre Ă©tranger Ă  une morale et Ă  une idĂ©ologie dominante, d’autant qu’elles existent depuis des siĂšcles. Marc HalĂ©vy31 a raison de rappeler que la Franc-maçonnerie est la fille d’une tradition inspirĂ©e de la Bible. Ses sources bibliques sont essentiellement le Livre des rois, les Chroniques de la Bible hĂ©braĂŻque et le livre de l’Exode. Certes, en Belgique et en France la grande majoritĂ© des obĂ©diences a adhĂ©rĂ© au courant rationaliste, se dĂ©tachant du caractĂšre religieux des pratiques rituĂ©liques mais il n’empĂȘche que ces maçonneries n’ont pas pour autant tournĂ© le dos Ă  un symbolisme et Ă  une structure mythique, partagĂ©s par toutes les maçonneries du globe dont les sources demeurent bibliques. Or, nous connaissons toute la charge anthropocentrique de la Bible. Il y a bien eu, au 19iĂšme siĂšcle des dĂ©bats sur le maintien d’un symbolisme jugĂ© contraire Ă  la raison et au progrĂšs mais ces dĂ©bats n’ont pas abouti Ă  sa suppression. Cela n’aurait d’ailleurs rien changĂ© quant Ă  son anthropocentrisme. Au contraire peut-ĂȘtre car ce courant rationaliste radical avec ses tendances scientistes a rĂ©duit la raison Ă  une logique instrumentale et figĂ©e. Il n’a fait qu’amplifier l’Ɠuvre de dĂ©senchantement du monde, n’attribuant des fins qu’à l’homme. DĂšs lors conjuguant l’hĂ©ritage biblique et l’hĂ©ritage rationaliste, il Ă©tait improbable que la Franc-maçonnerie ne rompe avec le dualisme.
Le temple de JĂ©rusalem est la rĂ©plique de la tente de la Rencontre, premier sanctuaire des hĂ©breux utilisĂ© lors de leur pĂ©rĂ©grination nomade pendant les 40 annĂ©es passĂ©es dans le dĂ©sert. Cela m’évoque le tapis de loge des ateliers maçonniques dont la fonction Ă©tait de reproduire le temple sur un morceau d’étoffe qui pouvait ĂȘtre dĂ©roulĂ© n’importe oĂč, les maçons se rĂ©unissant une fois dans une taverne, une autre fois dans la demeure d’un frĂšre, afin de transformer par cet acte un lieu profane en temple maçonnique. Le lien avec le christianisme est flagrant prĂ©cisĂ©ment dans les rites solsticiaux. Les premiers maçons ont trouvĂ© dans l’évangile de Jean, des Ă©vocations proches des significations qu’ils souhaitaient donner Ă  leurs rites. Je pense Ă  la valorisation de la lumiĂšre, au mouvement ascendant et descendant du soleil. On peut retenir aussi cette phrase attribuĂ©e Ă  Jean le baptiste : « il faut qu’il croisse et que je diminue ». Les rituels solsticiaux reposent, personne ne le contestera, sur deux piliers : un pilier naturel, celui de l’évocation des rythmes saisonniers et un pilier religieux, celui des fĂȘtes de la Saint-Jean, issues elles-mĂȘmes des fĂȘtes paĂŻennes antĂ©rieures. Ce n’est d’ailleurs pas la seule Ă©vocation de Jean en maçonnerie, au tuileur qui interroge le visiteur, celui-ci rĂ©pond Ă  la question « d’oĂč viens-tu ? », « d’une loge de Saint-Jean ». Ces deux piliers ne s’ignorent pas, il est clair que la rĂ©fĂ©rence religieuse exploite le premier pilier pour prendre plus de force et rendre plus efficace son message moralisateur. Nous voilĂ  donc, dĂšs l’origine, en plein anthropomorphisme.
Pour ne pas dĂ©sespĂ©rer il faut se saisir, protĂ©ger et renforcer le lien tĂ©nu et presque invisible entre la maçonnerie et la nature cachĂ©e derriĂšre quelques dĂ©cors et caricatures anthropomorphiques. Il se pourrait ainsi qu’une pleine lumiĂšre soit faite sur la relation de l’homme certes avec cette nature transformĂ©e mais surtout avec tout le Vivant en tant que tel. Car mon propos n’est pas l’expression d’une volontĂ© de renoncer aux aspects symboliques de notre mythologie maçonnique. Que la maçonnerie soit anthropocentriste du fait de sa filiation et de son histoire n’est pas une catastrophe en soi, il ne s’agit pas de le renier mais de le dĂ©passer et d’aller un pas plus loin par une ouverture de la dĂ©finition de l’humain. Que ses rites soient anthropomorphisĂ©s n’est pas non plus un drame, la mĂ©thode qui consiste ainsi Ă  symboliser des valeurs au travers de ce qui constitue finalement notre environnement familier est une belle dĂ©marche qui a une fonction Ă©thique et sociĂ©tale, il ne s’agit donc pas de renoncer Ă  la mĂ©thode mais bien d’utiliser prĂ©cisĂ©ment sa force Ă©vocatrice pour enrichir son objet par les rĂ©alitĂ©s du vivant au-delĂ  de l’homme. Ma proposition est de ne plus s’adresser et penser qu’à l’homme mais Ă  tous les existants et d’évoquer la nature dans sa totalitĂ© et toute sa rĂ©alitĂ©.
Pour rĂ©ussir cette mutation il faut se mettre Ă  travailler collectivement Ă  de nouvelles interprĂ©tations des symboles pour les « dĂ©shomminiser » partiellement si j’ose ce nĂ©ologisme.
La dramaturgie des solstices qui met en relation, plus directement, des symboles avec la nature et ses manifestations serait un cadre propice Ă  la mutation de la logique anthropocentrique et promĂ©thĂ©enne des rituels maçonniques. Mais, dans l’état actuel des choses, il est faux de dire que les rituels solsticiaux sont des hymnes Ă  la nature. D’abord, elle y est moins louĂ©e que crainte. Ce qui domine c’est l’évocation des peurs et des angoisses qui Ă©treignent les hommes face Ă  des Ă©vĂ©nements naturels qu’ils ne maĂźtrisent pas et cela Ă  des fins, comme dans la morale des fables, de valorisation de leur labeur, leur courage, leur crĂ©ativitĂ©. Je cite ici un exemple de texte que l’on retrouve dans certains rituels : La lumiĂšre dĂ©cline. C’est le temps du repos. Les blĂ©s sont rentrĂ©s, les fruits sont mĂ»rs, les vendanges sont terminĂ©es mais la nuit devient menaçante ! L’angoisse nous saisit. Nous nous sentons seuls et dĂ©sarmĂ©s dans cet hiver sans lumiĂšre. Et un autre : Sous l’ñpre manteau de l’hiver, germent les semences des rĂ©coltes prochaines. Il est Ă  noter qu’il n’y a aucune rĂ©fĂ©rence Ă  une autre espĂšce animale que celle des ĂȘtres humains et que les espĂšces vĂ©gĂ©tales Ă©voquĂ©es relĂšvent toutes d’une agriculture assurant la nourriture de l’homme. C’est en fonction de celle-ci d’ailleurs que l’on craint les manifestations non maĂźtrisables de la nature. Voici comment il en est parlĂ© souvent dans la littĂ©rature maçonnique : « Faibles, dĂ©munis, menacĂ©s par les intempĂ©ries, les fauves, les fiĂšvres, les premiers hommes, animĂ©s de leur seule intelligence balbutiante, s’apprĂȘtaient Ă  mener un combat hĂ©roĂŻque qui leur assurerait, au bout de quelques siĂšcles, la maĂźtrise de la nature et, peut-ĂȘtre celle de l’univers
 TrĂšs tĂŽt, ils utilisĂšrent ces luminaires cĂ©lestes (Soleil et lune) pour exprimer leur vision du monde ». Pas moins que cela, la nature, les arbres, la faune sauvage, les bisons d’AmĂ©rique, le monde sauvage d’Europe et d’Afrique auraient dĂ» se mĂ©fier de petit bipĂšde chĂ©tif et Ă  peine intelligent, selon l’auteur du texte, pardonnez cet anthropomorphisme !
Il y a heureusement d’autres textes qui sont plus ouverts, plus sages que ces envolĂ©es guerriĂšres et ridiculement hĂ©roĂŻques.
Le feu, un des quatre Ă©lĂ©ments, occupe une place centrale dans ces rituels. Les feux font rĂ©fĂ©rences Ă  ceux de la Saint-Jean, allumĂ©s selon diverses mises en scĂšne dans le but de faire revenir la lumiĂšre et de combattre les tĂ©nĂšbres. C’est une attitude promĂ©thĂ©enne. Je citerai Ă  cet Ă©gard encore une fois mon ami Yves, le philosophe. Il disait : « Dans « Le Voile d’Isis » un trĂšs beau livre consacrĂ© Ă  l’histoire de l’idĂ©e de nature en Occident, l’historien de la philosophie hellĂ©nistique Pierre Hadot, distingue deux attitudes adoptĂ©es par l’homme occidental dans ses rapports Ă  la nature. La premiĂšre est associĂ©e Ă  PromĂ©thĂ©e, ce Titan qui subtilisa le feu aux dieux afin d’amĂ©liorer la condition des hommes ; la seconde se rĂ©fĂšre Ă  OrphĂ©e, ce hĂ©ros de la mythologie grecque qui cherchait Ă  percer les mystĂšres de la nature par la sĂ©duction, le rythme et l’harmonie. L’attitude promĂ©thĂ©enne poursuit le mĂȘme objectif, mais par la ruse et la violence. Elle est inspirĂ©e par l’audace, la curiositĂ© sans limites, la volontĂ© de puissance, et la recherche de l’utilitĂ©. L’attitude orphique est au contraire guidĂ©e par le respect et par le dĂ©sintĂ©ressement. L’homme « promĂ©thĂ©en » revendique un droit de domination sur la nature alors que « l’orphique » se laisse fasciner par son spectacle en respectant son pouvoir d’enchantement. Ce que montre Pierre Hado...

Table des matiĂšres

  1. Dédicace
  2. Indication
  3. Sommaire
  4. Qui parlera au nom du loup ?
  5. Les origines du mal
  6. De l’anthropocentrisme à l’anthropomorphisme
  7. Réenchanter le monde
  8. La Franc-maçonnerie à l’heure de l’anthropocùne
  9. La Franc-maçonnerie actrice du réenchantement du monde
  10. Retour aux sources
  11. Bibliographie
  12. Remerciements
  13. Du mĂȘme auteur
  14. Page de copyright

Foire aux questions

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