Douzillac. Du côté de Mauriac.
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Douzillac. Du côté de Mauriac.

  1. 200 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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Douzillac. Du côté de Mauriac.

À propos de ce livre

Fleuron de la commune de Douzillac, le château de Mauriac domine la rivière Isle, affluent de la Dordogne. Ce château fut la résidence des familles Taillefer, Talleyrand-Périgord et plus récemment de la famille Dumoncel.Dépendant du château, le moulin de Mauriac a traversé les siècles en diversifiant ses activités au fil du temps.Le château de Mauriac était le siège de la juridiction dite de Mauriac et Douzillac pendant l'ancien régime. Pendant quelques années, le lieutenant de cette juridiction fut Antoine Chevalier-Lareygne, nommé en 1779 par Madame Marie Elisabeth Chamillard, Marquise de Talleyrand.

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Informations

Année
2015
Imprimer l'ISBN
9782322013371
ISBN de l'eBook
9782322007844
Édition
1

L’affaire Coudert-Lachaud Juillet 1780

Ce jourd’hui, cinquième juillet mil sept cent quatre vingt, environ neuf heures du soir, a comparu en notre logis Antoine Coder, travailleur de terre, habitant du lieu de Mauriac, paroisse de Douzillac, juridiction de Mauriac, par devant nous, Maître Antoine Chevalier-Lareygne, lieutenant de juridiction de Mauriac et Douzillac, écrivant sous nous sieur Nicolas Chevalier, praticien, habitant du village des Niautouneix, susdite paroisse de Douzillac, lequel nous avons pris et nommé pour greffier d’office à cause des infirmités dont est attaqué notre greffier ordinaire, duquel nous avons pris le serment en tel cas requis et nous a promis moyennant son serment la main levée à Dieu de bien et fidèlement exercer ladite charge.
Lequel Antoine Coder nous a dit et déclaré en se plaignant qu’il y a environ une demi-heure de ce soir, c’est-à-dire entre le soleil couché et jour fini, passant dans le bourg de Douzillac, venant de chez le nommé Landrodie de prendre du tabac, quand il fut, devant le cimetière de ladite paroisse de Douzillac se retirant chez lui, sans aucune espèce de bâton ni verge, deux chiens se mirent à lui aboyer prêts à le mordre ; il donna fort légèrement un coup de pied à l’un de ces chiens qui commença à crier. Alors se présenta Me Léonard Lachaud, notaire royal du susdit bourg de Douzillac qui, en menaçant ledit Coder, plaignant, et lui disant … «(?) gueux, ivrogne». En même temps, étant descendu de sa maison avec un bâton à la main, le plaignant savait déjà la force supérieure du sieur accusé, voulant se garantir de ses mains et sachant même qu’il lui en voulait déjà, ne savait néanmoins pourquoi, voulut se garantir, et hâtait ses pas; le sieur Lachaud le suivit si promptement qu’il fut l’attraper au dessous des fenêtres de Mr le Curé de la susdite paroisse de Douzillac et dans le chemin qui conduit dudit bourg à Mauriac, de trois de notre juridiction et en l’abordant d’un air en furie, lui donna un coup de bâton sur la tête et le renversa par terre et lui donna plusieurs coups de poing sur la tête et le visage et son bâton, du premier coup en fut cassé et sans le secours de plusieurs personnes il lui aurait immanquablement ôté la vie ; non content de cela, les personnes qui le … (?) lui causaient, et cependant lui attrapa avec les dents la main droite et lui fit une blessure entre le poignet et le petit doigt de la largeur d’une pièce de douze tant que la chair lui fut enlevée de l’épaisseur d’un écu de trois livres et le plaignant nous ayant requis de faire état de ses blessures, ce que nous lui avons octroyé, nous avons remarqué, en effet, que la blessure de la main est la même qu’on vient de décrire, et qu’il y a du sang extravagé depuis la pointe du petit doigt jusqu’au poignet et avons remarqué de plus sur les deux joues particulièrement sur la droite, une rougeur de la largeur d’un écu de six livres qui nous a paru enflée de beaucoup plus que l’autre et l’oeil du même côté fort rouge et enflammé y paraissant aussi du sang extravagé et ayant examiné la tête nous y avons remarqué une rougeur de la largeur du petit doigt de longueur environ trois pouces au dessus de l’oreille gauche de deux pouces en partie enflée dont le plaignant a dit en sentir des douleurs de tête très vives. Avons aussi remarqué la culotte ensanglantée en plusieurs endroits; a dit de plus le plaignant qu’il sentait des douleurs vives dans la cuisse gauche, que cela provenait de la chute que l’accusé lui avait fait faire en le jetant par terre ; déclarant ledit Antoine Coder nous en donner plainte et se rendre partie civile et instigante contre ledit Me Lachaud, notaire royal, en conséquence , nous a requis qu’il nous plût lui permettre d’informer contre lui de jour en jour et d’heure en heure des faits contenus en ladite plainte, circonstances et dépendance avec la jonction de la partie publique et de ce qu’il déclare constituer pour son procureur Me Jean Veyssière, postulant en notre siège, et n’a ledit plaignant signé ayant déclaré ne le savoir de ce par nous requis suivant l’ordonnance, mais nous et notre dit greffier pris d’office avons signé tant au bas de la plainte qu’au bas de chaque page, page d’icelle que nous avons coté, paraphé et numéroté suivant l’ordonnance. Fait au village des Niautouneix, paroisse de Douzillac dans notre dit logis, les susdits jour, lieu et heure étant que dessus.
Lareygne, lieutenant
Chevalier, greffier
Sur quoi nous avons concédé acte audit Antoine Coder de sa plainte, lui permettons en conséquence d’informer par devant nous des faits y contenus, circonstances et dépendance, et de jour en jour et d’heure en heure, en nous administrant témoins et de ce qu’il déclare se rendre partie civile et instigante avec la jonction de la partie publique, et constitué pour son procureur Me Jean Veyssière contre ledit Me Léonard Lachaud, notaire royal, pour ce fait être ordonné ce que de raison et pour faire tous les exploits requis et nécessaires, commettons le premier de nos sergents ou autre royal et sur ce requis.
Fait audit village des Niautouneix, dans notre logis le susdit jour et an que dessus et avons avec notre greffier pris d’office signé tant au bas du présent appointement qu’au bas de chaque page d’icelui que nous avons coté, paraphé et numéroté suivant l’ordonnance.
Lareygne, lieutenant
Chevalier, greffier
Ce jourd’huy sixième juillet mil sept cent quatre vingt, environ les huit heures du matin, nous Mr Antoine Chevalier-Lareygne, lieutenant des juridictions de Mauriac et Douzillac, écrivant sous nous Sieur Nicolas Chevalier, praticien, habitant du village des Niautouneix, paroisse de Douzillac, à cause des infirmités de notre greffier ordinaire, lequel nous avons pris et nommé pour greffier d’office et de lui pris le serment au cas requis la main levée à Dieu, lequel moyennant icelui a promis de bien et fidèlement exercer ladite charge, ayant été requis de la part de Me Léonard Lachaud, notaire royal de nous transporter au bourg de Douzillac et dans sa maison et étant transporté avec notre di greffier, il nous aurait dit et exposé en se plaignant que hier soir, environ les huit heures que le nommé Antoine Coder du lieu de Mauriac passant sous ses fenêtres aurait fait rencontre d’un petit chien de la grosseur d’un chat qui l’aboyait et ledit Coder aurait fait main basse sur ce petit chien et à coup de pied, et alors, le plaignant lui ayant voulu dire pourquoi il battait si rudement ce chien, ledit Coder aurait commencé par lui faire des menaces et vomissant beaucoup d’injures et même que le sieur plaignant n’avait qu’à descendre, qu’il lui en ferait autant que audit chien ; le sieur plaignant ayant donc descendu pour lui dire de suivre son chemin, ledit sieur Coder ayant à la main un fausset ou serpe aurait accouru sur ledit sieur plaignant, enfin qu’il lui avait donné un coup de pied avec son sabot ferré sur le tibia de la jambe gauche ce qui lui fit une plaie de la longueur de quatre pouces et de la largeur d’un pouce et aurait coupé jusqu’à l’os du tibia et de plus nous aurait représenté une veste de drap déchirée du côté gauche et le bas de ladite jambe coupé tout ensanglanté et nous aurait déclaré ne pouvoir se soutenir par les vives douleurs et le mal que lui donne ce furieux coup. De tout quoi, il déclare nous en porter la plainte et qu’il lui soit permis d’en informer de jour en jour et d’heure en heure avec offre de nous administrer témoins et se rendre partie civile et instigante avec la jonction du sieur procureur fiscal et constituer pour son procureur Me Guilhaume Pachot, postulant au présent siège, et a ledit sieur Lachaud signé avec nous et notre greffier tant au bas de la dite plainte qu’au bas de chaque page que nous avons coté, paraphé et numéroté suivant l’ordonnance. Fait au bourg de Douzillac, juridiction de Mauriac, dans la maison dudit sieur Lachaud, plaignant, le susdit jour et an que dessus.
Lachaud, plaignant
Lareygne, lieutenant
Chevalier, greffier pris d’office
Nous avons concédé acte de la susdite plainte , en conséquence permettons audit Me Léonard Lachaud, notaire royal d’informer par devant nous des faits contenus en icelle circonstance et dépendance et de jour en jour et d’heure en heure en nous administrant témoins et de ce qu’il déclare se rendre partie civile et instigante avec la jonction de la partie publique, et de ce qu’il constitue pour son procureur Me Pachot, postulant au présent siège. Et pour nous faire tous exploits requis et nécessaires, commettons le premier de nos sergents ou autre royal sur ce requis. Fait au bourg de Douzillac, extraordinairement, par devant nous Me Antoine Chevalier-Lareygne, lieutenant le sixième juillet mil sept cent quatre vingt et avons signé avec notre dit greffier tant au bas du présent appointement qu’au bas de chaque page d’icelui que nous avons coté, paraphé et numéroté suivant l’ordonnance.
Lareygne, lieutenant
Chevalier, greffier pris d’office.
Information … à la requête d’Antoine Coder, travailleur de terre, demandeur et plaignant, pour excès commis sur sa personne, le procureur fiscal à lui joint, contre Me Léonard Lachaud, notaire royal, accusé, … sur les 8 heures du matin le onzième juillet mil sept cent quatre vingt :
Premier témoin assigné à la requête d’Antoine Coder du dixième du susdit mois de juillet fait par Maigne, sergent royal suivant la copie à nous exhibée, lequel, après serment par lui fait la main levée à Dieu de dire la vérité
A dit se nommer Catherine Roche, servante de Mr le Curé de Douzillac, habitant le bourg dudit Douzillac, âgée de cinquante ans ou environ …
Enquise sur la connaissance des parties, et si d’aucune des parties elle est parente ou alliée et à quel degré, servante ou domestique ce que et des autres objets de droit : a dit connaître les parties et d’aucune d’icelles n’être parente ou alliée à pas un degré, servante ni domestique et nie les autres objets de droit.
De plus, enquise sur le contenu de la plainte dudit Coder du cinquième juillet dont et sur tout lui avons fait faire lecture par notre greffier soussigné et entendre de mot à mot :
Dit et dépose moyennant son serment, que le jour et heure portés par la susdite plainte, la déposante étant au-devant de la porte de Mr le Curé, son maître, elle entendit un chien «cattonner» et en même temps la voix du sieur Lachaud, notaire royal, qui disait : «Je te donnerai des coups de bâton». Dans le même instant elle le vit descendre de sa maison sans savoir à ce moment à qui il en voulait. Un instant après, elle entendit la voix dudit Coder qui criait : «Témoins, à mon secours!». Elle voulut savoir de quoi il s’agissait ; elle vit sous les fenêtres de la maison de Mr le Curé et dans le chemin qui conduit du bourg de Douzillac à Mauriac, le sieur Lachaud qui avait sous lui par terre ledit Coder, qu’il frappait de la main ledit Coder et ledit Coder criait toujours : «A mon secours, témoins!» et remarqua en même temps la perruque du sieur Lachaud par terre ; et c’est tout ce qu’elle dit savoir… (Payée six sols pour sa journée)
(Le même jour)
Second témoin …
A dit se nommer Marguerite Laurière, femme d’Henri Bagouet, habitant le bourg de Douzillac, âgée de quarante ans ou environ …
Enquise sur la connaissance des parties, et si d’aucune des parties elle est parente ou alliée et à quel degré, servante ou domestique ce que et des autres objets de droit : a dit connaître les parties et d’aucune d’icelles n’être parente ou alliée à pas un degré, servante ni domestique et nie les autres objets de droit.
De plus, enquise sur le contenu de la plainte dudit Coder du cinquième juillet dont et sur tout lui avons fait faire lecture par notre greffier soussigné et entendre de mot à mot :
Dit et dépose moyennant son serment, que le jour et heure portés par la susdite plainte, étant dans sa grange audit bourg de Douzillac, elle entendit du bruit du côté de la maison de Mr le Curé ; elle s’avança pour savoir ce que c’était ; elle vit sous les fenêtres dudit sieur Curé, dans le chemin qui conduit du bourg à Mauriac, le sieur Lachaud, notaire royal, et ledit Coder qui était couché par terre, et les voyant séparés, la femme dudit sieur Lachaud et le nommé Bordas conduisant ledit sieur Lachaud chez lui et ledit Coder le suivait et ce faisant, on lui dit de s’en retourner en lui disant : «Malheureux! Où allez-vous?». Ajoute de plus avoir vu une jambe dudit sieur Lachaud toute ensanglantée. Et c’est tout ce qu’elle a dit savoir ….
(Payée six sous pour sa journée)
(Le même jour)
Troisième témoin …
A dit se nommer Sicarie Maze, femme de Pierre Magne, habitant le bourg de Douzillac, âgée de vingt cinq ans ou environ …
Enquise sur la connaissance des parties, et si d’aucune des parties elle est parente ou alliée et à quel degré, servante ou domestique ce que et des autres objets de droit : a dit connaître les parties et d’aucune d’icelles n’être parente ou alliée à pas un degré, servante ni domestique et nie les autres objets de droit.
De plus, enquise sur le contenu de la plainte dudit Coder du cinquième juillet dont et sur tout lui avons fait faire lecture par notre greffier soussigné et entendre de mot à mot :
Dit et dépose moyennant son serment, que le jour et heure portés par la susdite plainte et procès-verbal, étant devant sa porte, elle entendit une voix qui criait : «Au secours!». Avancée, elle vit le nommé Coder dans le chemin et sous les fenêtres de la maison de Mr le Curé, qui dit que «les messieurs mangeaient les pauvres». C’est tout ce qu’elle dit savoir…
(Payée six sols pour sa journée)
(Le même jour)
Quatrième témoin …
A dit se nommer Jean Laval, dit «Petit-Jean», laboureur, habitant les «Chauvaux», paroisse de Douzillac, …
Enquis sur la connaissance des parties, et si d’aucune des parties il est parent ou allié et à quel degré, serviteur ou domestique ce que et des autres objets de droit : a dit connaître les parties et d’aucune d’icelles n’être parent ou allié à pas un degré, serviteur ni domestique et nie les autres objets de droit.
De plus, enquis sur le contenu de la plainte dudit Coder du cinquième juillet dont et sur tout lui avons fait faire lecture par notre greffier soussigné et entendre de mot à mot :
Dit et dépose moyennant son serment, que le jour et heure portés par la susdite plainte et procès-verbal, qu’étant à passer dans le chemin qui conduit à la cime du bourg, à la tournée de celle-ci qui conduit dudit bourg à Mauriac, venant de voiturer une charretée de blé pour le nommé «Quatre oreilles» avec ses boeufs et charrette, il vit passer fort vite ledit Coder et le sieur Lachaud qui le suivait de près avec un petit bâton de la grosseur du doigt ou environ ; s’étant abordés sous les fenêtres de Mr le Curé, le sieur Lachaud donna un coup de ce petit bâton sur ledit Coder; ensuite ils se sautèrent et se renversèrent par terre et se roulaient l’un et l’autre une fois dessus et une autre dessous ; le déposant voulut les séparer mais la chose lui aurait été impossible sans le secours de la femme dudit Lachaud et du nommé Bordas; et étant relevés l’un et l’autre, il remarqua une jambe dudit Sieur Lachaud ensanglantée sans savoir autrement d’où cela venait; et la femme dudit sieur Lachaud et ledit Bordas le tenant, s’en retournaient et les séparèrent et ledit Coder … et le déposant lui dit de se retirer et de fait, il se retira ; et c’est tout ce qu’il a dit savoir …
Nous avons concédé ces susdites informations et ordonnons qu’elles seront montrées au sieur procureur fiscal pour y dire et conclure ce qu’il sera bon être fait, les susdits jour, mois, an et lieu et par devant que dessous.
Nous, Jean Cassaignes de Latour, procureur fiscal des juridictions de Moriac et Douzillac, vu la plainte procès-verbal dans un même cahier fait à la requête de Antoine Coder, travailleur de terre, plaignant contre Me Léonard Lachaud, no...

Table des matières

  1. Sommaire
  2. Le château de Mauriac à Douzillac
  3. Photos du château de Mauriac
  4. Hommage rendu à MM. Rémy et Maurice Dumoncel
  5. Douzillac. La rivière Isle, les moulins, l'écluse, le bac
  6. La rivière Isle
  7. Généralités sur les moulins à eau
  8. Les moulins à foulons
  9. Les moulins à fer
  10. Les moulins de Douzillac sur l'Isle et le ruisseau de la Forge
  11. Procès entre Jean de Talleyrand et Bertrand de Grimoard
  12. Historique du moulin de Mauriac
  13. Vente du moulin de Mauriac comme bien national (19/4/1794)
  14. Construction de l'écluse et d'une maison éclusière. Devis
  15. Influence du barrage de Mauriac sur le moulin de la Veyssièreappartenant à Théodore Bleynie situé sur le Vern
  16. Réparations au barrage de Mauriac
  17. Le bac de Mauriac
  18. Tarif des droits de passage au bac de Mauriac
  19. Pêcherie d'anguilles à Mauriac
  20. Usine de Mauriac. Propriétaire Paul Lespinasse
  21. Audiences des juridictions de Mauriac et Douzillac 1780-1788
  22. Avant-propos
  23. Nomination d'Antoine Chevalier-Lareygne au poste de lieutenant des juridictions de Mauriac Douzillac et Beauronne
  24. L'affaire Coudert-Lachaud juillet 1780
  25. Eymery Barronie chirurgien à Douzillac 12 juillet 1780
  26. Affaire Duponteil-Martigne
  27. Requête contre les cabaretiers 22 août 1780
  28. Taxe du vin, de la viande et du pain 28 novembre 1780
  29. Bernard Biot, sergent royal 19 décembre 1780
  30. Requête contre Bordas et sa mère 11 mars 1781
  31. Hilaire Bleynie 1782
  32. Emancipation de Catherine Bleynie
  33. Dommages causés par les inondations de l'Isle mars 1783
  34. Affaire Vigeant-Martigne 16 mars 1787
  35. Deux autres affaires
  36. Enquête criminelle 1667-1668
  37. Un exhibitionniste récidiviste 9 août 1880
  38. Remerciements
  39. Impressum