
- 384 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
À propos de ce livre
Après avoir connu la guerre des mines comme sapeur mineur en Argonne, Eugène Tavernier se porte volontaire pour le corps expéditionnaire d'Orient. Le 18 septembre 1915 il embarque à Marseille pour Salonique. Durant vingt mois sans permission, dans des conditions difficiles, sous la neige ou la canicule il participe aux diverses campagnes d'abord comme projecteur de nuit puis comme préposé au Trésor et Postes.Les lettres à sa femme rassemblées dans ce volume sont celles d'un poilu ordinaire qui n'aspire qu'à la paix et porte sur cette guerre un regard désabusé. Derrière le talent et l'humour du conteur, pointent souvent la tristesse, l'amertume et parfois la colère.
Foire aux questions
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Informations
1
[Moudros, le 24 septembre 1915]
Ma chère petite Femme,
Deux mots à la hâte avant même de débarquer. Nous sommes ancrés dans le port. Tout s ’est bien passé. Aussitôt débarqué je t’enverrai mon carnet de bord.
Le bateau postal accoste.
Un million de baisers pour toi et Marcel.
Ton grand
Jo
Moudros1
Vendredi 24, 8h du matin
Je ne connais pas encore mon adresse.
2
[Île de Lemnos, 25 septembre 1915]
Journal de bord
Le 16 septembre 1915. Départ de Versailles 3h1/2 du matin wagon 3ème classe style 1830. Six par compartiment les genoux touchent la banquette d’en face avec tout le fourniment on est on ne peut plus mal. Enfin à Juvisy on change. Là on s’installe dans de plus confortables wagons à couloir, mais sièges en bois. On se trouve heureux à côté de ceux qu’on vient de quitter. En route. À Laroche on rechange on était bien et on ronchonne car à chaque fois il nous faut nous rééquiper. Enfin on se réinstalle mais cette fois c’est presque le rêve. Toujours wagons à couloir, mais cette fois rembourrés et du coup nous roulons à toute vitesse. Pourvu qu’on ne nous fasse pas encore déménager. Non, on arrivera ainsi à Marseille. En cours de route, un incident malheureux. Un poilu est tombé entre deux wagons et a été broyé (je crois te l’avoir dit déjà).
Arrivée à Marseille le 17. 1h1/2 de marche pour rejoindre le cantonnement. Chaleur accablante. Cantonnement rudimentaire. Hall immense, mais ouvert à tous les vents. Sol en terre. Voyez matelas [sic]. Nettoyage à grande eau. Saut du mur pour sortir en ville. Avenue du Prado interminable. Enfin un tramway, en route pour Cannebière. Apéritif au choix (ça change de la joue [?] des armées). Un bon dîner (sans bouillabaisse cependant) promenade en ville au hasard. Retour au cantonnement par le même chemin (voyez mur) au dodo !! à une heure du matin.
Le 18 le bruit court d’un départ à midi. En route pour la ville, quelques emplettes voyez cartes postales puis déjeuner. Rassemblement à 11h½. Départ midi. Quelle chaleur ! Pire qu’hier. Un soleil et en plein midi pas d’ombre et il y a à faire 6 kilomètres ainsi avec tout le barda.
Quelques copains dont je suis font halte. On rejoint à la pause. On repart mais de nouveau nous calons. Heureusement que nous trouvons un camion vide qui va au port. On jette son sac par-dessus et en voiture. Nous arrivons un peu en retard mais à cela près. Tous nos vêtements sont trempés et nous sommes sous un hall frais. Je sors au soleil me sécher avec trois poilus puis nous allons nous rafraîchir chez un bistrot. Bref nous nous pressons tellement que nous ne trouvons plus que nos affaires sous le hall. Les autres copains sont déjà embarqués. Et allez donc. On se renseigne et nous les retrouvons déjà installés. Quelques coups de notre petite trompette et on nous répond. Sauvés. Quelle installation à fond de cale, sur le plancher. Une chaleur lourde, puante et suffocante. Le fourniment est vite jeté bas et nous montons sur le pont. Là de l’air et un joli panorama. On se rince l’œil et à 5h ½ notre « Natal »2 démarre. Acclamations sur notre passage. Puis le remorqueur nous lâche. En route pour la pleine mer. Mer superbe pas une vague à 6 heures. Grand branle-bas. C’est la soupe. On s’installe sur le gaillard d’avant et en prévision d’un mal de mer toujours possible on mange en conséquence. D’ailleurs le rata est bon et le pain frais. Puis on s’allonge sur le pont et on fait la sieste. Dormir en bas je ne puis m’y résoudre. Aussi je vais chercher ma toile de tente, ma couverture et mon caoutchouc et je m’installe tant bien que mal. Quelques copains ont fait comme moi. Je m’endors et me réveille à 4 heures du matin. Un coup d’œil circulaire. Je suis seul avec le matelot de quart. Le pont est tout humide. Je me lève et descends sur le pont arrière où beaucoup dorment encore. Je reste debout et assiste au lever du soleil. Ça c’est chic. La mer continue à être d’huile. Le 19 temps superbe. Jusqu’à 6 heures. On aperçoit quelques vagues à l’horizon. Les commentaires vont leur train. J’oubliais un incident de la veille. Un poilu qui avait bu plus que de coutume menait un tapage infernal. Il y gagne d’être mis aux fers dans un cabanon et pour nous le résultat est plutôt fâcheux. Le commandant consigne la cambuse. Et il fait cependant encore plus chaud si c’est possible. À 10 heures déjeuner. Puis malgré le soleil de plomb je m’endors sur le gaillard d’avant. Au réveil un coup de soleil sur la gorge et un sur le mollet. Car le temps est libre aussi pense un peu si j’en profite. Je suis nu-pieds, en kaki mais sans chemise. À 5 heures soupe. À 6 heures coup de cloche. Qu’est-ce que c’est. Changement de méridien. Il nous faut avancer nos montres de 35 minutes (chaque jour il en sera ainsi car nous arriverons à Lemnos avec une avance sur Paris de 1h ¾). On file toujours 12 nœuds. Le vent s’élève, aussi à mon grand regret dois-je descendre dormir dans la cale. Impossible d’y rester tant la chaleur est suffocante. Je remonte et dors là-haut. Au réveil vent fort, mer moutonneuse. Le 20. Si seulement ça pouvait chahuter un peu. Jus, lavage et en place sur le gaillard d’avant. C’est d’ailleurs ma demeure et quand les copains veulent monter là-haut ils disent Allons-nous [-en] chez Tata—car Tata c’est mon nouveau nom de guerre. Il n’est plus question de « Mon oncle » comme en Argonne. Changement de front. J’oubliais. Tous les matins lavage du pont à grande eau par les matelots retroussés jusqu’au genou. Or ce matin il fait un fort vent. Deux mousses chahutent avec le tuyau d’arrosage. Résultat, tous les poilus sont copieusement arrosés.
On rencontre trois voiliers. Un vapeur nous dépasse à midi. Rapport. Nous sommes paraît-il dans la zone dangereuse. Tout le monde en bas à 8 heures. On navigue tous feux éteins. Instructions en cas de torpillage ou autre accident. Que chacun ait à la portée de la main sa ceinture de sauvetage.
À 4 heures revue de ceinture par le commandant. À 5 heures nous passons en vue du cap Bon3. Dans le courant de la journée de gros poissons qu’on s’accorde à baptiser marsouins nous suivent à l’avant. Cela distrait un peu car comme ça commence à devenir un peu monotone. Le soir le vent s’élève. On craint la pluie. Nous dégottons un matelot qui nous refile du gigot pour le casse-croute de demain matin.
Nous allons donc à la recherche d’un lit !!! Nous dégottons un coin où sont empilés matelas et couvertures. Quelle aubaine. On s’installe sur la pile et on ronfle jusqu’au matin 5 heures. Le 21 mer calme. Un vrai lac. C’est la barbe. Soleil. Ça chauffe on passe en vue de Malte paraît-il. Casse-croûte. Gigot du matelot assaisonné de moutarde cornichons etc. Le vin seul fait défaut. Toujours le soleil. Nombreuses barques de pêche, voiliers, petits bateaux de pêche aux couleurs criardes vert-rouge. On salue, on nous répond mais par signes. Et la mer était toujours calme. Enfin le soir le vent s’élève mais la mer ne veut toujours pas se fâcher. À 8 heures tout le monde en bas. Mon lit !!!!! est libre. J’y cours. Bonne nuit.
Le 22 réveil toujours à la même heure. L’habitude. Même programme que par le passé. Le courage me prend et devine ce que je vais faire. Je brode un scorpion sur mon kaki. Midi rien de nouveau. Ciel et eau. On aperçoit quelques méduses puis 3 hirondelles qui nous accompagnent. Je m’allonge sur le pont. J’ai eu tort. Je me réveille avec les pieds rouges comme des écrevisses. Et ça pique. Pendant ce temps le temps a changé. Le vent s’est élevé et devient violent et la mer est moutonneuse. Enfin ! On veut quand même manger sur le pont. Et c’est un tort car le vent balaye tout. On résiste quand même. On s’accroche aux bastingages. Quelques copains donnent à manger aux poissons !!! C’est la fête qui commence. Cela va nous distraire un peu et on s’aperçoit enfin qu’on est sur mer.
7 heures on résiste encore on s’accroche. Quelques vagues balayent le pont et nous font céder. D’ailleurs le commandant nous donne l’ordre de faire descendre tout le monde. Les matelots vérifient leurs amarres. Il paraît que ça va barder.
8 heures, on se couche. Ça secoue dur. Nuit agitée comme la mer. À minuit je me lève ne pouvant dormir. Quelques copains se soulagent où et comment ils peuvent. Le spectacle est drôle mais peu appétissant aussi je monte à l’entrepont. 4 heures, même spectacle. Le 23 on passe en vue des îles Cyclades. Deux transports à l’horizon, nous les gagnons de vitesse. Puis tout à coup. Grand émoi. La vigie a signalé un sous-marin à l’horizon. Le bruit s’est répandu comme une trainée de poudre. On veut voir et malgré les ordres, on rampe sur le gaillard d’avant. On aperçoit le périscope. Il semble se diriger vers nous et en effet il approche et grossit à vue d’œil. Il navigue même en surface. Émotion générale. Il se rapproche toujours puis vire de bord. Soupir de soulagement. Il a hissé son pavillon. C’est un anglais qui vient convoyer les deux vapeurs que nous avons dépassé et qui sont chargés de groupes et de munitions. Alors on le regarde maintenant avec plaisir. Il est à peine à 500 mètres de nous et est fortement chahuté. On navigue de concert pendant une heure puis nous le laissons. Mais on a eu vraiment le frisson. Les réflexions vont bon train car nous sommes maintenant dans la zone où fut coulé le « Ville de Mostaganem »4. Brrrrr…
10 heures déjeuner. Quelques copains font défaut et restent couchés. Je reprends ma place sur le gaillard avant. On aperçoit des îles à droite et à gauche. Le vent souffle toujours de plus belle. Et comme ça toute la journée. On ne sent pas le moisi ici. Toujours des îles. Sont-elles habitées, mystère. Si oui, je me demande ce qu’on peut y récolter. Ce ne sont que montagnes sans un arbre. C’est toujours les Cyclades. Le pont est fréquemment balayé par les vagues, aussi doiton battre en retraite.
Je vais pour regagner mon lit mais un poilu a dû y faire la sieste car il a laissé trace de son passage et a arrosé copieusement. Voyez haricots rouges, macaronis, etc. Je me sauve à ce spectacle et porte mes pénates ailleurs. J’essaie de dormir mais ça chahute de plus en plus, trop pour dormir. Je me lève et vais faire un tour là-haut. J’aperçois un navire hôpital qui rentre en France. Il est facile à reconnaître, tous feux allumés, des croix rouges formées d’ampoules électriques rouges et des girandoles de feux verts. Je fume quelques cigarettes et je me vois obligé de descendre car je suis littéralement gelé. Heureusement qu’à l’intérieur il fait chaud. Réveil à 4 heures le 24. On aperçoit l’île de Lemnos. Encore quelques heures et nous serons arrivés. Déjà des voiliers des transports que nous apercevons font voir que nous approchons. Au loin on aperçoit de gros bâtiments groupés. Puis un torpilleur vient à nous et de son porte-voix indique au commandant où il doit mouiller. Nous entrons dans la baie. Spectacle vraiment féerique. Deux cents peut-être plus vaisseaux de tous types, croiseurs, cuirassés, torpilleurs, transports sont ancrés là, vaisseaux hôpitaux, et au milieu de tout cela de petits vapeurs et canots automobiles se faufilent et courent à droite et à gauche.
Enfin on jette l’ancre. Il est 7 heures du matin. À droite, à gauche et au fond ce ne sont que milliers de tentes flanquées au flanc de la montagne car cette île de Lemnos n’est qu’un ensemble de montagnes. Quand va-t-on débarquer ? Tantôt ou demain, attendons. Nous sommes ancrés en-face de transports bondés d’Anglais. D’un de ceux-là nous parvient un concert de cornemuses. Est-ce en notre honneur ? À la fin du morceau nous applaudissons et pourtant c’est criard, on croirait une vieille musique d’antiques chevaux de bois. Déjeuner 10 heures. On commence à décharger les mulets. Pauvres bêtes cela fait rire et pitié. À 2 heures rassemblement pour le débarquement et on nous charge à bord d’un chaland qui nous emmène à terre. Six kilomètres au soleil au travers de champs et de routes à peine tracées, voyez poussière. On traverse quelques villages !!!! Quelques maisons dont les murs sont montés à sec, des terrains arides où quelque vigne végète, quelques pieds de coton et voilà.
Enfin on arrive à notre cantonnement. Il nous faut monter nos tentes. Dîner sommaire et au dodo. La terre est un peu dure. Ce n’est que galets. On se cale comme on peut mais les nuits paraissent fraîches. Au réveil une nuée d’indigènes s’abat sur notre camp. Cigarettes, œufs frais.
Comme ravitaillement, il est interdit sous peine de conseil de guerre d’aller dans les villages voisins. Mais un poilu planton du commandant va au village et va nous rapporter tout ce qu’on peut désirer. Conserves, chocolat, vin, etc.
Comme vin, même à l’ordinaire, c’est du vin de Grèce dont on ferait son ordinaire comme vin fin. Aussi ne peut-on en boire à sa soif car il arriverait malheur. Comme tabac, c’est un beurre [?]. Les paquets de cigarettes « Bastos » qui à Paris coûtent 1 franc sont vendus ici à 0,25. Les œufs frais sont plus chers 0,15 pièce. Le vin 0,60. Ça peut aller hein ?
Et voilà. Que nous réserve demain, mystère.
Je te tiendrais au courant
Pour copie conforme
Ile de Lemnos, 25 septembre 1915
John Tavernier.
1 Situé dans l’île de Lemnos, à 50 km du détroit des Dardanelles, le port de Moudros a servi de base arrière à l’expédition désastreuse des Dardanelles. Il a été agrandi pour recevoir les navires de guerre britanniques, mais l’île manquait des infrastructures nécessaires aux soldats.
C’est dans ce port que débarque Eugène pour rejoindre le Corps Expéditionnaire d’Orient.
C’est dans ce port que débarque Eugène pour rejoindre le Corps Expéditionnaire d’Orient.
2Lancé en Juillet 1881 aux chantiers de La Ciotat. Le « Natal » était prévu pour 185 passagers. En 1882 il assurait la ligne d’Australie ouverte par les Messageries Maritimes avec escales à Aden, Mahé des Seychelles, La Réunion, Maurice et Australie. En 1915, il assure le transport d’une partie des 50000 hommes de l’ar-mée serbe de Corfou à Salonique. Suite à une collision il coule le 30 août 1917 à 5 miles au SSE du Planier, devant Marseille.
3 Le cap Bon est un cap qui constitue la pointe nord-est de la Tunisie. Situé sur la mer Méditerranée, il ouvre le canal de Sicile et ferme le golfe de Tunis.
4 Le « Ville de Mostaganem » est torpillé le 9 septembre 1915 à 70 miles de Mostaganem par un sous-marin allemand qui avait montré des couleurs anglaises et changé de pavillon après que l...
Table des matières
- Dédicace
- À propos du livre
- Sommaire
- Chapitre 1
- Chapitre 2
- Chapitre 3
- Chapitre 4
- Chapitre 5
- Chapitre 6
- Chapitre 7
- Chapitre 8
- Chapitre 9
- Chapitre 10
- Chapitre 11
- Chapitre 12
- Chapitre 13
- Chapitre 14
- Chapitre 15
- Chapitre 16
- Chapitre 17
- Chapitre 18
- Chapitre 19
- Chapitre 20
- Chapitre 21
- Chapitre 22
- Chapitre 23
- Chapitre 24
- Chapitre 25
- Chapitre 26
- Chapitre 27
- Chapitre 28
- Chapitre 29
- Chapitre 30
- Chapitre 31
- Chapitre 32
- Chapitre 33
- Chapitre 34
- Chapitre 35
- Chapitre 36
- Chapitre 37
- Chapitre 38
- Chapitre 39
- Chapitre 40
- Chapitre 41
- Chapitre 42
- Chapitre 43
- Chapitre 44
- Chapitre 45
- Chapitre 46
- Chapitre 47
- Chapitre 48
- Chapitre 49
- Chapitre 50
- Chapitre 51
- Chapitre 52
- Chapitre 53
- Chapitre 54
- Chapitre 55
- Chapitre 56
- Chapitre 57
- Chapitre 58
- Chapitre 59
- Chapitre 60
- Chapitre 61
- Chapitre 62
- Chapitre 63
- Chapitre 64
- Chapitre 65
- Chapitre 66
- Chapitre 67
- Chapitre 68
- Chapitre 69
- Chapitre 70
- Chapitre 71
- Chapitre 72
- Chapitre 73
- Chapitre 74
- Chapitre 75
- Chapitre 76
- Chapitre 77
- Chapitre 78
- Chapitre 79
- Chapitre 80
- Chapitre 81
- Chapitre 82
- Chapitre 83
- Chapitre 84
- Chapitre 85
- Chapitre 86
- Chapitre 87
- Chapitre 88
- Chapitre 89
- Chapitre 90
- Chapitre 91
- Chapitre 92
- Chapitre 93
- Chapitre 94
- Chapitre 95
- Chapitre 96
- Chapitre 97
- Chapitre 98
- Chapitre 99
- Chapitre 100
- Chapitre 101
- Chapitre 102
- Chapitre 103
- Chapitre 104
- Chapitre 105
- Chapitre 106
- Chapitre 107
- Chapitre 108
- Chapitre 109
- Chapitre 110
- Chapitre 111
- Chapitre 112
- Chapitre 113
- Chapitre 114
- Chapitre 115
- Chapitre 116
- Chapitre 117
- Chapitre 118
- Chapitre 119
- Chapitre 120
- Chapitre 121
- Chapitre 122
- Chapitre 123
- Chapitre 124
- Chapitre 125
- Chapitre 126
- Chapitre 127
- Chapitre 128
- Chapitre 129
- Chapitre 130
- Chapitre 131
- Chapitre 132
- Chapitre 133
- Chapitre 134
- Chapitre 135
- Chapitre 136
- Chapitre 137
- Chapitre 138
- Chapitre 139
- Chapitre 140
- Chapitre 141
- Chapitre 142
- Chapitre 143
- Chapitre 144
- Chapitre 145
- Chapitre 146
- Chapitre 147
- Chapitre 148
- Chapitre 149
- Chapitre 150
- Chapitre 151
- Chapitre 152
- Chapitre 153
- Chapitre 154
- Chapitre 155
- Chapitre 156
- Chapitre 157
- Chapitre 158
- Chapitre 159
- Chapitre 160
- Chapitre 161
- Chapitre 162
- Chapitre 163
- Chapitre 164
- Chapitre 165
- Chapitre 166
- Chapitre 167
- Chapitre 168
- Chapitre 169
- Chapitre 170
- Chapitre 171
- Chapitre 172
- Chapitre 173
- Chapitre 174
- Chapitre 175
- Chapitre 176
- Chapitre 177
- Chapitre 178
- Chapitre 179
- Chapitre 180
- Chapitre 181
- Chapitre 182
- Chapitre 183
- Chapitre 184
- Chapitre 185
- Chapitre 186
- Chapitre 187
- Chapitre 188
- Chapitre 189
- Chapitre 190
- Chapitre 191
- Chapitre 192
- Chapitre 193
- Chapitre 194
- Chapitre 195
- Chapitre 196
- Chapitre 197
- Chapitre 198
- Chapitre 199
- Chapitre 200
- Chapitre 201
- Chapitre 202
- Chapitre 203
- Chapitre 204
- Chapitre 205
- Chapitre 206
- Chapitre 207
- Chapitre 208
- Chapitre 209
- Chapitre 210
- Chapitre 211
- Chapitre 212
- Chapitre 213
- Chapitre 214
- Chapitre 215
- Chapitre 216
- Chapitre 217
- Chapitre 218
- Chapitre 219
- Chapitre 220
- Chapitre 221
- Chapitre 222
- Chapitre 223
- Chapitre 224
- Chapitre 225
- Chapitre 226
- Chapitre 227
- Chapitre 228
- Chapitre 229
- Chapitre 230
- Chapitre 231
- Chapitre 232
- Chapitre 233
- Chapitre 234
- Chapitre 235
- Chapitre 236
- Chapitre 237
- Chapitre 238
- Chapitre 239
- Chapitre 240
- Chapitre 241
- Chapitre 242
- Chapitre 243
- Chapitre 244
- Chapitre 245
- Chronologie
- Index des personnes
- Index des lieux
- Bibliographie
- Page de copyright