La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains
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La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains

Edition intégrale avec agrandissements de la carte, notice biographique, et analyses sémantiques

  1. 184 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains

Edition intégrale avec agrandissements de la carte, notice biographique, et analyses sémantiques

À propos de ce livre

RÉSUMÉ: "La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains" est une oeuvre intrigante qui explore les mystères linguistiques et archéologiques de la région de Rennes-les-Bains. Écrit par l'abbé Henri Boudet, ce livre se concentre sur la langue celtique, qu'il considère comme la clé pour déchiffrer de nombreux secrets historiques et culturels enfouis dans cette région de l'Aude, en France. Boudet propose une analyse approfondie des origines et des évolutions de la langue celtique, en la reliant à divers sites mégalithiques, notamment le Cromleck, un ensemble de pierres dressées dont la signification demeure énigmatique. L'auteur s'efforce de démontrer que la langue celtique est à la base de nombreux toponymes locaux, révélant ainsi une continuité historique et culturelle souvent négligée. Ce livre, bien qu'érudit, s'adresse à un large public intéressé par l'histoire, l'archéologie et la linguistique, en proposant une perspective unique sur les interactions entre langue et territoire. L'édition intégrale inclut des agrandissements de cartes, une notice biographique et des analyses sémantiques, enrichissant ainsi l'expérience de lecture.L'AUTEUR: Henri Boudet, né en 1837 à Quillan dans l'Aude, est un prêtre catholique et écrivain français, principalement connu pour son ouvrage "La vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains". Ordonné prêtre en 1861, Boudet a servi dans plusieurs paroisses de la région avant de devenir curé de Rennes-les-Bains en 1872, une position qu'il a occupée pendant plus de 40 ans. Son intérêt pour l'histoire locale et la linguistique l'a conduit à écrire ce livre controversé, publié en 1886, dans lequel il propose des théories audacieuses sur l'origine de la langue celtique et son influence sur les noms de lieux. Bien que ses idées aient été largement critiquées par les linguistes contemporains, elles ont suscité un intérêt durable parmi les amateurs de mystères historiques et ésotériques. Boudet est décédé en 1915, mais son oeuvre continue de fasciner et d'intriguer, notamment en raison de son association avec les mystères entourant Rennes-le-Château.

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Informations

Année
2017
Imprimer l'ISBN
9782322081561
ISBN de l'eBook
9782322086658
CHAPITRE II LANGUE HEBRAIQUE

I

LES NOMS DIVINS.

Désirant indiquer les rapports de ressemblance entre les langues celtique et hébraïque, nous nous voyons exposé à des longueurs considérables et néanmoins nécessaires. On nous les pardonnera ; les récits bibliques sont en eux-mêmes d’un intérêt saisissant, et de nature à captiver l’attention la plus rebelle. Les commencements de l’humanité y sont racontés avec une exactitude admirable. L’historien sacré accomplit son œuvre avec fidélité et sincérité : il n’exagère point les faits généreux, il ne jette point de voile sur les actions criminelles. Dans son langage concis et grave, les paroles divines apparaissent pleines de grandeur et de majesté ; les faits humains s’y déroulent avec la plus grande netteté, sans discours, sans digression, présentant des traits sublimes qui ne sont point étudiés et recherchés. Nous aurions vivement souhaité de les faire remarquer ; mais nous avons dû nous borner simplement à signaler, dans notre essai d’interprétation, la concordance parfaite des récits bibliques avec la signification renfermée dans les noms propres des hommes dont ils retracent le caractère et la vie.
Une pensée qui se présente tout naturellement à l’esprit est celle-ci : en supposant le langage des Tectosages comme étant la vraie langue celtique, il semble indispensable que les expressions les plus pures de ce langage se retrouvent abondantes dans les noms des chefs de cette famille dont l’expansion a presque rempli l’univers. On fait remonter à Gomer, fils aîné de Japheth, la paternité de la nation celtique et cimbrique ; il faudrait donc dans la langue anglo-saxonne, que nous appellerons désormais la langue celtique, une grande ressemblance avec l’hébreu, et dans les termes monosyllabiques des deux langues, une certaine conformité, au moins pour une grande partie des mots qui composent les noms propres, sinon pour la totalité de la langue. Cette pensée a un fondement trop assuré pour que nous n’examinions pas si la langue celtique pourra expliquer les noms des premiers hommes cités dans les livres de Moïse, et aussi dans quelques-uns des autres livres des Hébreux.
Il est ici nécessaire d’observer que le séjour prolongé des Hébreux à Babylone par suite de la captivité avait exercé une influence désastreuse sur leur langage. Un nombre considérable d’expressions chaldéennes s’étaient glissées dans la langue hébraïque et elle en devint grandement défigurée. Après la captivité, Esdras, le docteur habile dans la loi de Moïse, s’appliquant à instruire le peuple dans la loi du Seigneur, changea les anciens caractères de l’écriture hébraïque et leur substitua les caractères chaldéens, afin de rendre la lecture de l’Ecriture Sainte plus facile aux Juifs déjà accoutumés à ces caractères. Il fut donc obligé non seulement de transcrire l’Ecriture Sainte en caractères connus du peuple, mais encore de traduire l’ancien langage purement hébraïque que la plupart des Juifs ne comprenaient plus, en la langue parlée en ce moment et composée d’un mélange d’hébreu et de chaldéen. Ce qui démontre la nécessité absolue de cette traduction faite par Esdras, c’est la difficulté insurmontable éprouvée par l’historien Josèphe, lorsqu’il a cherché à interpréter les noms propres hébraïques par le langage hébreu-chaldéen : aussi ont-ils résisté ordinairement à tous les efforts de sa perspicacité. Avant de faire l’essai de la langue celtique sur ces noms d’hommes qui doivent, ce semble, renfermer l’histoire abrégée du premier âge du monde, il est juste de s’arrêter en premier lieu sur les noms différents données à Dieu, le créateur de l’univers.
Elohim est le nom, par lequel les hommes ont tout d’abord désigné le Seigneur qui à créé la terre, et a daigné la bénir en la consacrant à sa gloire. L’expression hébraïque Elohim, disent les rabbins, est mise au pluriel par respect pour Dieu ; car au singulier on dirait Eloha. Les hébreux le font dériver de el, fort et puissant et de ala, obliger, astreindre, parce que Dieu s’oblige et s’astreint pour ainsi dire à faire servir sa puissance à la conservation des choses créées12.
S’il nous est permis de parler avec franchise, nous dirons que la langue celtique explique bien mieux le sens d’Elohim.
Lorsque Dieu eut créé l’homme et la femme à son image et capables, en conséquence, de béatitude, de connaissance et d’amour surnaturel, il les bénit, leur disant : « Croissez et multipliez vous et remplissez la terre13. »
C’est donc la multiplication de la race humaine que Dieu voulu bénir et le terme Elohim en langue celtique ne dit pas autre chose, — Hallowheam, – heam (him) représentant l’enfant qui n’a pas encore vu le jour, tandis que le verbe to hallow (hallo) signifie bénir, sanctifier :
On connaît la grande affinité de la langue arabe avec la langue hébraïque. Les enfants d’Ismaël désignent Dieu par Allah. Ce terme offre une ressemblance frappante avec le verbe celtique to hallow (hallo) sanctifier : c’est l’Etre par excellence qui possède le droit de bénir et de sanctifier toutes choses. Cette similitude de sens et d’expression ne nous paraît pas devoir être négligée. Dieu était encore connu sous le nom de Saddaï, qui exprimait l’idée du créateur donnant la nourriture et l’abondance des choses nécessaires à la vie corporelle par sa libéralité, car Saddaï signifie large et libéral14. En interprétant Saddaï par la langue celtique, nous trouvons que les hommes sont rassasiés par un Dieu soucieux de ses créatures, — to sate (séte), rassasier, — to eye (aï) avoir l’œil sur...
Adonaï était encore une autre dénomination donnée par les hommes au Tout-Puissant : c’est le Seigneur, le Dominus de l’Ecriture Sainte. Les Hébreux n’écrivant pas, par respect, le nom de Jehova, le remplaçaient ordinairement par Adonaï. Il n’a pas suffi à la bonté divine de veiller par sa Providence à la nourriture de ses créatures, elle leur à donné aussi le pouvoir de posséder, suivant ces paroles de la Genèse : « Croissez et multipliez-vous, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tous les animaux qui se meuvent sur la terre15. » Le pouvoir de posséder accordé par Dieu aux hommes est renfermé dans le terme Adonaï, inexplicable par la langue hébraïque, — to add, ajouter, to own (ôn), posséder, — to eye (), avoir l’œil sur.
Jehova est le nom sacré, le vrai nom du seigneur, révélé par Dieu lui-même à Moïse. Les Hébreux ne l’écrivaient point ; il était cependant gravé sur la lame d’or qui était attachée et retenue par un ruban d’hyacinthe à la mitre du Grand Prêtre. Josèphe rapporte que lorsque Alexandre se présenta devant le Grand Prêtre Jaddus revêtu en ce moment de tous ses ornement pontificaux, ce conquérant de l’Asie se prosterna pour adorer celui dont le nom redouté était gravé sur cette lame d’or brillant au-dessus du front du successeur d’Aaron.
D’après les traditions des Hébreux, Jehova exprimait la trinité des personnes dans l’unité divine. Mais où était la possibilité d’exprimer par le nom de Jehova la Trinité dans l’Unité ? Il fallait, pour atteindre ce but, que ce nom divin renfermât dans sa composition les pronoms personnels de la langue parlée par Moïse.
Le moi de la première personne, en hébreu, se traduit par ani et anci et le nous par anu, nênu ; le toi et le vous de la seconde personne par ate et atm ; le lui de la troisième personne par eua. Les pronoms personnels de la langue hébraïque ne se rapportent donc pas aux quatre lettres i, he, u, i, qui forment le nom saint de Jehova. Cependant l’i (iod) se trouve parmi les pronoms affixes de la première personne, qui correspondent aux pronoms réfléchis et pronoms adjectifs possessifs de la langue française. Plaçons en regard des quatre lettres hébraïques i, he, u, i, qui composent le nom divin révélé à Moïse, les pronoms personnels de la langue celtique I, he, we, ye, et nous pourrons être légitimement étonnés du résultat. Observons en passant que l’alphabet hébreu ne possède pas d’y, tandis que cet y est dûment renfermé dans l’alphabet celtique. Nous avons donc en réalité dans les pronoms personnels celtiques les quatre lettres formant le nom divin, c’est-à-dire deux i, un he et un we qui remplace le ouau de la langue hébraïque.
Le premier i s’écrivant toujours par un I majuscule représente le nominatif singulier de la première personne Je ou Moi et se prononce . Le second i, ye qui se prononce yi, correspond au nominatif pluriel de la seconde personne Vous ; le thou ou Toi du singulier, n’exprimant qu’une familiarité peu respectueuse, n’est point usité en Anglo-Saxon, comme d’ailleurs, en Français, dans le langage poli. Le he, se prononçant hi, correspond au nominatif singulier de la troisième personne, Lui. Quant au we dont la prononciation est oui et qui remplace le ouau hébraïque, c’est le nominatif pluriel de la première personne, Nous.
Dans ces quatre lettres se trouve donc la désignation des trois personnes divines par Moi, Vous et Lui, tandis que le Nous les rassemble, les unit pour en faire un être unique possédant une substance, une nature, une essence communes aux trois personnes, c’est-à-dire, un Dieu en trois personnes distinctes. Ce Nous se retrouve plusieurs fois dans le récit de l’histoire des hommes fait par Moïse, le serviteur fidèle, qui rapportait avec intégrité les instructions divines adressées au peuple hébreu. Le premier Nous apparaît à la création de l’homme : « Faisons, dit le Seigneur, l’homme à notre » image et à notre ressemblance16. »
Après la désobéissance et la chute d’Adam et d’Eve, le Nous est encore retracé dans ces paroles empreintes d’une ironie salutaire et vengeresse que Dieu leur adresse : « Voilà Adam devenu comme l’un de Nous, sachant le bien et le » mal17. » Une troisième fois le Nous divin est accentué dans l’arrêt porté contre l’orgueil des hommes et suivi de la dispersion complète de la famille humaine par la confusion du langage primitif : « Venez donc, dit le Tout-Puissant, descendons en ce lieu, et confondons-y tellement leur langage, qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres18. »
Nous avons écrit le nom de Jehova au moyen des lettres i, he, u, i, quoique le texte hébraïque porte i, he, u, he. Cornelius a Lapide relate à ce sujet la formule employée par les Juifs quand on les force à prêter serment ; afin de ne pas prononcer le nom divin et sacré, ils s’expriment ainsi : « Je jure par i, he, u, i, et ces lettres ajoute le même Cornélius, f...

Table des matières

  1. Sommaire
  2. AVANT-PROPOS
  3. OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES
  4. CHAPITRE PREMIER : LANGUE CELTIQUE
  5. CHAPITRE II : LANGUE HEBRAIQUE
  6. CHAPITRE III : LANGUE PUNIQUE
  7. CHAPITRE IV : FAMILLE DE JAPHETH.
  8. CHAPITRE V : LANGUE CELTIQUE
  9. CHAPITRE VI : LES VOLKES TECTOSAGES ET LE LANGUEDOC
  10. CHAPITRE VII : CROMLECK DE RENNES-LES-BAINS
  11. CHAPITRE VIII : VILLAGE CELTIQUE DE RENNES-LES BAINS
  12. Carte de la Rennes celtique par Edmond Boudet et agrandissements
  13. Analyses lexicométriques
  14. Biographie d’Henri Boudet
  15. Page de copyright