Marion Jones
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Marion Jones

  1. 43 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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À propos de ce livre

Elizabeth Harriet Beecher Stowe, nĂ©e le 14 juin 1811 Ă  Litchfield et dĂ©cĂ©dĂ©e le 1er juillet 1896 Ă  Hartford, est une femme de lettres amĂ©ricaine, abolitionniste. Elle est principalement connue pour ĂȘtre l'auteur de "La Case de l'oncle Tom" (1852), une reprĂ©sentation de la vie des Afro-AmĂ©ricains sous l'esclavage. Le roman se vend Ă  des millions d'exemplaires et exerce une influence notable aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il alimente les forces anti-esclavagistes dans le nord-amĂ©ricain, tout en provoquant une colĂšre largement rĂ©pandue dans le Sud. Elle a Ă©crit plus de 20 livres, dont des romans, trois mĂ©moires de voyage et des collections d'articles et de lettres. Elizabeth Harriet Beecher Stowe a exercĂ© une influence Ă  la fois par ses Ă©crits et ses prises de position publiques sur des questions sociales contemporaines.

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Informations

Éditeur
Books on Demand
Année
2015
ISBN de l'eBook
9783734790287
Édition
1

Marion Jones

Quelle variĂ©tĂ© infinie de beautĂ©s dans la nature ! Que d’espĂšces diffĂ©rentes dans la seule nature humaine ! La fleur et l’activitĂ© de l’enfance, la fraĂźcheur et l’entier dĂ©veloppement de la jeunesse, la dignitĂ© de l’ñge mĂ»r, la douceur de la femme, toutes variĂ©tĂ©s multiples, mais parfaites dans leur espĂšce.
Mais rien n’approche de l’image du ciel comme la beautĂ© du vieillard chrĂ©tien. C’est comme le charme de ces paisibles journĂ©es d’automne, lorsque les fortes chaleurs d’étĂ© ont disparu, que la moisson est en sĂ»retĂ© dans la grange, et que le soleil rĂ©pand ses derniers feux sur les champs nivelĂ©s et les feuilles jaunissantes. C’est la beautĂ© plus sĂ©vĂšrement morale, plus rapprochĂ©e de l’ñme que celle de toute autre Ă©poque de la vie. La fiction poĂ©tique ne sĂ©pare jamais le vieillard du chrĂ©tien ; c’est qu’il n’y a aucune autre pĂ©riode de la vie oĂč les vertus du christianisme trouvent Ă  se dĂ©velopper plus harmonieusement. Le vieillard qui a survĂ©cu aux orages des passions, qui a su rĂ©sister aux tentations, qui a transformĂ© les Ă©lans impĂ©tueux de la jeunesse en habitudes d’obĂ©issance et d’amour ; qui, aprĂšs avoir servi sa gĂ©nĂ©ration sous l’égide de Dieu, cherche alors un appui pour son corps et pour son Ăąme affaiblis dans celui qu’il a fidĂšlement servi ; ce vieillard est peut-ĂȘtre l’image la plus pure de la beautĂ© sanctifiĂ©e que l’on puisse rencontrer dans ce bas monde.
Des pensĂ©es Ă  peu prĂšs semblables occupaient mon esprit un jour que je dĂ©tournais mes pas du cimetiĂšre de mon village, oĂč je m’étais arrĂȘtĂ© aprĂšs de longues annĂ©es d’absence. C’était un agrĂ©able endroit ; une pente douce de terre rejoignant un ruisseau qui brillait en courant Ă  travers les cĂšdres et les genĂ©vriers, dominĂ©e de l’autre cĂŽtĂ© par une verte colline oĂč les maisons blanches du village se dĂ©roulaient comme un collier de perles.
Rien n’est plus pittoresque dans un paysage que ce contraste d’un cimetiĂšre
 cette citĂ© du silence, comme la dĂ©nomment si poĂ©tiquement les Orientaux
 placĂ© au milieu des richesses et des joies de la nature ; ses pierres blanches miroitant au soleil, souvenir permanent du dĂ©clin, dernier anneau de la chaĂźne qui unit le mort au vivant.
En traversant lentement les Ă©troites allĂ©es pour lire sur chaque monticule l’inscription funĂ©raire de l’époux laborieux et Ă©conome, de la femme soigneuse et rangĂ©e, de l’enfant moissonnĂ© dans sa fleur, tous en ayant fini avec les soucis et les joies de ce monde, je m’arrĂȘtai devant une simple pierre portant cette inscription : « À la mĂ©moire de Howard Dudley, dĂ©cĂ©dĂ© dans sa centiĂšme annĂ©e. » J’avais jadis connu cet aimable vieillard ; tous les dimanches, dix minutes avant le service, sa haute stature un peu voĂ»tĂ©e pĂ©nĂ©trait dans l’église couverte d’un habit noisette Ă  larges basques et hauts parements, sur l’un desquels deux Ă©pingles Ă©taient toujours rĂ©guliĂšrement plantĂ©es, Lorsqu’il Ă©tait assis, le bord supĂ©rieur de la stalle lui arrivait au menton, et sa tĂȘte argentĂ©e planait au dessus comme la lune sur l’horizon. Sa tĂȘte vĂ©nĂ©rable eĂ»t servi de modĂšle pour un saint Jean
 chauve sur le sommet et garnie seulement autour des tempes de quelques touffes argentĂ©es :
Mais seulement autour de ses tempes ridées,
Des cheveux argentés tombaient en ondulant :
Ainsi les blancs festons du givre étincelant
DĂ©corent un vieux chĂȘne aux branches dĂ©nudĂ©es.
Il Ă©tait dĂ©jĂ  fort ĂągĂ©, et les lignes accentuĂ©es de son patient visage semblaient dire : « Et maintenant, Seigneur, pourquoi donc attendre ?
 » Mais il vĂ©cut encore de longues annĂ©es, et jusqu’au dernier moment il vint occuper sa stalle Ă  l’église.
Il Ă©tait connu de prĂšs comme de loin comme la personnification vivante de la paix et de la charitĂ©, toujours prĂȘt Ă  cacher ou Ă  excuser les fautes des autres. Tant qu’il y avait doute dans un cas dĂ©clarĂ© de mauvaise action, il disait que le coupable n’avait pas eu de mauvaise intention
 Mais quand le fait Ă©tait trop avĂ©rĂ© pour admettre cette excuse, il valait mieux Ă  son avis faire le moins de bruit possible ; personne ne pouvait rĂ©pondre d’un moment de tentation.
Quelques pages du livre de sa vie feront plus clairement rassortir les traits saillants de son caractĂšre. Un certain rusĂ© propriĂ©taire terrien du nom de Jones, qui ne brillait pas par sa rĂ©putation d’honnĂȘtetĂ©, avait vendu Ă  M. Dudley un lot de terre d’assez forte valeur, et il en avait reçu l’argent ; mais sous divers prĂ©textes il avait diffĂ©rĂ© d’en remettre les titres de cession. Dans ces entrefaites il mourut, et le titre ne put se retrouver, tandis que par testament il lĂ©guait ce lot de terre Ă  l’une de ses filles.
Le vieux M. Dudley dit que c’était extraordinaire ; qu’il savait bien que Seth Jones avait la rĂ©putation d’aimer l’argent, mais qu’il ne le croyait pas capable d’une telle action. Et il alla trouver le squire Abel pour lui exposer l’affaire, afin d’en obtenir rĂ©paration s’il Ă©tait possible.
— Je n’aime pas le dire, mais vous savez, squire Abel, M. Jones Ă©tait, Ă©tait ce qu’il Ă©tait, bien qu’il soit mort aujourd’hui. C’est tout ce que le brave homme put trouver pour accuser un mort. Lorsqu’il eut appris que le cas n’admettait pas de rĂ©paration, il s’en consola en rĂ©flĂ©chissant que la terre Ă©tait passĂ©e en hĂ©ritage Ă  deux pauvres filles. J’espĂšre que cela leur profitera. De Silence je n’ai pas grand’chose Ă  dire, mais Marion est une jolie petite fille. Et le vieillard s’en alla consolĂ©, disant que, puisqu’il n’y avait rien Ă  rĂ©clamer, mieux valait ne rien dire de cette affaire.
Ces deux filles en question, Silence et Marion, Ă©taient la plus ĂągĂ©e et la plus jeune d’une nombreuse famille, rejetons des trois femmes de Seth Jones, dont il ne restait que ces deux filles. L’aĂźnĂ©e, Silence, Ă©tait une grande forte fille, Ă  l’Ɠil noir, les traits durs approchant de la quarantaine, avec une grosse voix, bien rĂ©solue, et ce que l’Irlandais appellerait d’une maniĂšre dĂ©cente de s’en servir. Son nom Ă©tait un problĂšme pour tout le voisinage, car elle avait plus de facultĂ©s et de dispositions Ă  faire du bruit qu’aucune autre fille du village. Mademoiselle Silence Ă©tait une de ces personnes qui ne se sentent nullement disposĂ©es Ă  cĂ©der la plus faible partie de leurs droits. Elle affrontait toutes les discussions, battait en brĂšche les oppositions, se dĂ©fendait avec courage, et faisait courir pour elle hommes, femmes et enfants comme aprĂšs une diligence. Bien qu’elle fĂ»t la fille d’un homme riche, richement dotĂ©e pour sa part et bien proportionnĂ©e, elle possĂ©dait une rĂ©solution innĂ©e Ă  l’indĂ©pendance et Ă  la libertĂ© telle, qu’on ne lui avait jamais connu qu’un jeune homme qui se fĂ»t aventurĂ© Ă  venir la demander en mariage ; mais il fut renvoyĂ© avec la promesse que s’il montrait de nouveau son visage autour de la maison, elle lĂącherait ses chiens sur lui.
Marion Jones diffĂ©rait de sa sƓur comme le convolvulus diffĂšre de la tige grossiĂšre qui le supporte. À l’époque oĂč nous nous reportons, c’était une fille modeste, rougissante et svelte, ĂągĂ©e de dix-huit ans, aussi timide et rĂ©servĂ©e que sa sƓur Ă©tait hardie et robuste. L’éducation de la pauvre Marion avait coĂ»tĂ© Ă  miss Silence un monde de peines et d’ennuis, et aprĂšs tout, disait-elle, la fille ne sera jamais qu’une sotte, puisqu’elle ne pouvait l’habituer,...

Table des matiĂšres

  1. Marion Jones
  2. Page de copyright

Foire aux questions

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