Luther sa vie et son oeuvre - Tome 1 (1483 - 1521)
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Luther sa vie et son oeuvre - Tome 1 (1483 - 1521)

Tome 1 (1483 - 1521)

  1. 368 pages
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Luther sa vie et son oeuvre - Tome 1 (1483 - 1521)

Tome 1 (1483 - 1521)

À propos de ce livre

"Les grandes révolutions ont toujours de grandes causes et des racines profondes. Plusieurs générations passent avant que le travail sourd et lent qui les prépare éclate au dehors.Les hommes, acteurs ou témoins des événements qui s'accomplissent, soulevés par la grande idée qui les maîtrise, acquièrent des énergies inconnues.Telle se présente à nous la figure de Luther, le héros de cette révolution.Autour de cet homme, bien des passions ardentes, bien des colères se sont agitées. Personne, en effet, ne s'expose plus au ridicule de rechercher dans une mesquine jalousie de moines l'origine et la cause du plus grand événement des temps modernes."Félix Kuhn

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Informations

Année
2017
Imprimer l'ISBN
9782322080922
ISBN de l'eBook
9782322167012

LIVRE IV

DE LA DIETE D'AUGSBOURG
AUX GRANDS ECRITS REFORMATEURS
1519-1520
____________________________________

CHAPITRE PREMIER

LA CITATION

Les thèses de Luther avaient de bonne heure traversé les Alpes et pénétré à Rome. Là, comme ailleurs, on s'en était ému. Les hommes qui connaissaient l'Allemagne et étaient bien informés de l'état des esprits dans ce pays, demandaient qu'on prît de promptes mesures pour arrêter cette immense agitation. Léon X n'y avait vu qu'une querelle de savants. On connaît sa réponse à ceux qui le pressaient d'agir : "Ce Frère Martin est un bel esprit ; il n'y a dans tout cela qu'une jalousie de moines157."
Cependant la cour romaine se décida promptement ; car déjà au commencement de février (1518), c'est-à-dire trois mois après la publication des thèses, le Pape, par l'intermédiaire du cardinal Bembo, écrivait à Gabriel Venetus qu'il appelait au généralat de l'Ordre des Augustins en remplacement d'Egidius de Viterbe, nommé récemment cardinal, et qui refusait cet honneur :
"Je vous enjoins de prendre immédiatement possession de cette charge. N'espérez pas qu'on accepte vos excuses ; et pour vous donner dès aujourd'hui l'occasion d'exercer une des fonctions les plus importantes de votre charge, je désire que vous vous occupiez d'un prêtre de votre Ordre nommé Martin Luther, qui, vous le savez sans doute, enseigne en Allemagne des nouveautés, prêche aux populations de nouveaux dogmes. Efforcez-vous de le faire renoncer, s'il est possible, à ses desseins, par l'autorité que vous tenez de la préfecture. Ecrivez-lui ; faites-lui parler par des hommes doctes et probes que vous trouverez sans doute là en grand nombre, et qui s'efforceront d'apaiser cet homme. Si vous agissez promptement, il ne sera pas, je pense, difficile d'éteindre cette flamme. Il ne faut pas, en effet, de bien grands efforts pour arrêter dans ses commencements ce qui ne fait que surgir. Si vous différez, et que le mal prenne des forces, je crains que nous ne puissions, quand nous le voudrons, porter remède à cet incendie. Le mal, en effet, grandit, s'étend et acquiert chaque jour des forces nouvelles ; et rien n'est plus dangereux que le retard. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de vous donner des prescriptions détaillées. Votre vertu, votre religion, votre piété, votre science éminente vous diront facilement ce qu'il y a à faire. Je ne vous recommande qu'une seule chose, c'est de mettre tout votre zèle, toute votre diligence, toute votre âme à ce que nous arrivions à nos fins. Je vous le demande instamment, car vous avez l'autorité nécessaire, vous surpassez les autres en prudence et en science ; je vous le demande au nom des intérêts de la chose publique dont vous avez revêtu une magistrature, au nom surtout de mon amitié particulière qui compte tant sur vous, et au nom de la reconnaissance que vous me devez."
Ces mesures étaient sages, mais Gabriel accomplit-il sa mission ? En écrivit-il à Staupitz ? Fit-il parler à Luther ? On l'ignore. Il est probable qu'il n'agit pas. Il ne fut élu général de l'Ordre des Augustins qu'en 1519 ; et la confirmation pontificale de son élection est du 5 juin 1519.
Si le cardinal Bembo, l'auteur de cette lettre, penchait vers la modération, d'autres personnages poussaient activement à des mesures de répression, et leur influence fut prépondérante158.
Déjà le 3 avril, le cardinal de Rovère écrivit à l'électeur de Saxe une lettre où la menace était à peine tempérée par les formes de la courtoisie romaine159. Une commission fut nommée pour terminer cette affaire ; les juges choisis étaient l'évêque d'Ascoli, Jérôme de Genutiis (Genucci), et ce même Sylvestre Prierias, l'adversaire de Luther, qui l'un des premiers l'avait accusé d'hérésie. Cet homme était juge et partie dans son propre procès160. Un pareil choix disait assez ce qu'on attendait de Luther. Celui-ci reçut, le 7 août, une citation pour comparaître à Rome devant ses juges.
Un délai de soixante jours lui était accordé. Luther n'en fut point étonné. Les clameurs de ses ennemis étaient telles qu'il s'attendait aux choses les plus extrêmes. Il avait d'ailleurs devant lui l'exemple de Reuchlin.
L'Empereur Maximilien présidait la diète de l'Empire à Augsbourg. Les électeurs et les princes étaient réunis ; on y traitait toutes les grandes affaires séculières et religieuses de l'Allemagne. Il semble qu'on eût choisi ce moment dans l'espérance d'en finir promptement avec le novateur.
Quand Luther reçut la citation, il était seul. Ses puissants amis et ses protecteurs étaient à Augsbourg. Il tourna ses regards vers eux et vers son prince :
"Cher Spalatin, c'est maintenant que j'ai besoin de vos bons offices. Il s'agit aussi de l'honneur de notre Université. Parlez à notre sérénissime prince et au docteur Pfeffinger, pour que le prince et Sa Majesté Impériale interviennent auprès du Pape, afin que ma cause soit jugée en Allemagne. J'en ai déjà écrit au prince. Les Frères Prêcheurs sont pleins de ruse et d'habileté ; ils en veulent à ma vie… Il faut agir promptement ; car on ne m'accorde qu'un bref délai, comme vous le verrez par cette abominable citation.
"Si vous m'aimez et si vous haïssez l'injustice, cherchez promptement conseil et assistance auprès de notre prince… Du reste, je vous en prie, ne vous attristez pas à cause de moi ; le Seigneur changera cette épreuve en bénédiction. Je m'occupe de répondre maintenant au Dialogue de Sylvestre, si lourd, si rustre qu'il soit. Sitôt que ce travail sera terminé, je vous l'enverrai. Cet aimable homme est en même temps mon adversaire et mon juge, ainsi que vous le verrez par la citation. Au jour de la Saint-Cyriaque 1518."
Quelques jours après, il écrit encore au même :
"Le message que j'ai envoyé à notre sérénissime prince Frédéric n'est pas encore de retour ; je ne sais pas encore ce qu'il fera dans ma cause. On me dit que le cardinal Cajetan a reçu du Pape la mission d'exciter contre moi l'inimitié de l'Empereur et du prince. Les papes eux-mêmes se sentent troublés dans leur conscience. La force de la vérité est vraiment grande et insupportable à ceux qui agissent dans les ténèbres. Pour moi, mon cher Spalatin, je n'ai, sachez-le, nulle crainte. Quand même ils me feraient haïr de tous par leur hypocrisie ou leurs violences, j'ai dans mon cœur et ma conscience la certitude que ce que j'enseigne et ce qu'ils repoussent, je l'ai reçu de Dieu. C'est à lui que je remets cette cause. S'il veut qu'elle tombe, eh bien ! qu'elle tombe. S'il veut la soutenir, à la bonne heure ! Que son nom soit sanctifié et béni éternellement. Amen.
"Je ne vois pas comment il me sera possible d'échapper à l'excommunication, si le prince ne me vient en aide. Et pourtant j'aimerais mieux supporter toute ma vie d'être excommunié plutôt que le voir soupçonner à cause de moi… Nos amis me donnent, dans leur sagesse et leur fidélité, le conseil de lui demander un sauf-conduit ; et s'il me le refuse, comme cela paraît certain, j'aurai là une excuse suffisante pour ne pas comparaître à Rome. Si vous obtenez de lui un ordre écrit qui me refuse ce sauf-conduit, et m'engage à entreprendre le voyage à mes risques et périls, vous me rendrez un éminent service. Mais il faut que cela se fasse promptement, car les délais avancent… Je gémis de ce que mon nom et mon affaire ont acquis une telle importance, et que de si grands princes s'inquiètent de moi, pauvre misérable…"
Il y a bien un peu de diplomatie dans cette lettre. Mais qu'on songe à l'imminence du péril, et l'on verra que le seul moyen d'y échapper était de suivre le conseil de ses amis, de se prévaloir du refus du prince. Luther à Rome, c'était la Réforme étouffée au berceau ; et il y tenait déjà plus qu'à sa vie. Si l'on veut avoir une idée de ses sentiments d'alors, il faut lire la lettre suivante qu'il écrit à la même époque à son Père spirituel, Staupitz :
"Ne doutez pas, mon Révérend Père, que je ne conquière la liberté de sonder et d'expliquer la Parole de Dieu. Ni les comminations ni les menaces ne m'effrayent. J'endure, vous le savez, des souffrances intimes à côté desquelles les foudres passagères et terrestres de l'excommunication ne sont rien. Je voudrais pourtant honorer de tout mon cœur la puissance ecclésiastique. Si je dois être excommunié par un homme, je ne crains qu'une chose, c'est que vous n'en soyez scandalisé, vous à qui Dieu, j'en suis certain, a donné un jugement sain et vrai de toute cette affaire.
"Vous lirez mes Resolutiones et mes réponses. Peut-être les trouverez-vous trop dures en quelques endroits, et seront-elles insupportables à nos romanistes. Si elles n'étaient déjà imprimées, je les adoucirais un peu. Mais si ce sophiste de Sylvestre continue la lutte, et m'accable de ses inepties, je ne plaisanterai plus, je donnerai libre cours à ma tête et à ma plume, et lui montrerai qu'il y a encore en Allemagne des gens qui comprennent l'astuce romaine. Plus il agira vite, mieux cela vaudra. Car voilà trop longtemps enfin que les Romains se moquent de nous, nous traitent d'imbéciles, et, non contents de ruser avec nous, nous jettent ouvertement le mépris à la face.
"Leur œuvre, c'est d'empêcher que le règne du Christ soit le règne de la vérité ; car ils ne cessent de poursuivre celle-ci et de s'opposer à ce qu'on la connaisse et qu'on la pratique. Pour moi, je ne désire que d'être un membre de ce règne, sinon par une vie droite et pure, au moins de ma bouche et de mon cœur, autant qu'il m'est donné de connaître la vérité. Je vois aussi que le peuple soupire après la voix de Christ, son berger, et que la jeunesse a soif de la Parole de Dieu. L'étude du grec a commencé chez nous. Nous devenons tous des Grecs pour comprendre l'Ecriture. Nous attendons un hébraïsant, et le prince s'en préoccupe.
"J'ai prêché à Wittenberg un sermon sur l'excommunication ; certes le peuple sous l'oppression de l'official en a grand besoin. Tous nos juristes et nos théologiens le louent extrêmement. Mais les hommes qui m'épient ont cherché à en faire surgir un nouvel incendie en ramassant par-ci par-là des phrases de ce sermon qu'ils ont rédigées en articles perfides et colportées partout, afin d'exciter la haine contre moi. On a répandu cet écrit à Augsbourg, parmi les princes, et beaucoup se sont irrités contre moi.
"Voyez que de violences ! Autour de moi, tout est épines. Mais Christ vit, hier, aujourd'hui, éternellement. Ma conscience me rend témoignage que j'ai enseigné la vérité. Mais il suffit que j'annonce la vérité pour qu'on la haïsse. C'est comme dans le sein de Rebecca : il faut que les enfants s'y combattent, au péril même de la mère.
"Voilà, si j'ai fait imprimer ce sermon, c'est pour empêcher l'effet de ces articles perfides et expliquer ce qui aurait pu être mal compris. Priez pour moi, priez pour que dans cette épreuve je n'aie trop de joie et trop de hardiesse. Que Dieu ne leur rende pas le mal qu'ils me font. Ils ont sans doute aussi du zèle pour Dieu, mais un zèle plein d'ignorance, jusqu'à ce que Jésus-Christ les éclaire de notre lumière. Qu'il daigne vous conserver pour sa gloire et pour la gloire de son Eglise. Amen. Le jour de saint Egidius, 1518."
Ce sermon sur l'excommunication dont il parle dans la lettre (Sermo de virtute excommunicationis161), était un acte de hardiesse. Cité à Rome, averti par les clameurs de ses ennemis, prévoyant toutes les violences, l'excommunication, la mort peut-être, il avait envisagé de face ces dernières et redoutables extrémités ; et, d'un seul coup, il en brisa la pointe. L'excommunication entrevue se changeait dans sa pensée en un martyre glorieux.
"Il y a, disait-il, deux sortes de communions : l'une, intérieure et spirituelle ; l'autre, extérieure et matérielle. Une même foi, une même espérance, un même amour en Dieu, voilà la communion spirituelle. La participation aux sacrements, aux institutions de l'Eglise qui sont comme les symboles de cette foi, de cette espérance, de cet amour, constitue la communion extérieure.
"Nul homme ne peut introduire une âme dans la communion de Dieu. Lui seul a ce pouvoir. Nulle puissance humaine ne peut en expulser non plus. L'âme seule brise cette communion par le péché ; car nul ne peut donner, nul ne peut ravir à une âme la foi, l'espérance et l'amour.
"L'excommunication injuste peut nous priver des sacrements, des prières publiques, de la sépulture chrétienne, mais elle ne saurait livrer une âme à Satan ; car où restent la foi et l'espérance, là reste aussi la vraie communion et la participation à toutes les grâces de l'Eglise."
Puis il s'élève contre l'opinion générale qui identifie l'excommunication ecclésiastique avec la damnation des âmes ; opinion cruelle qui ôte des cœurs la pitié, qui change l'Eglise en une tyrannie, et jette les âmes dans le désespoir, "le dernier et le plus horrible des maux". Il rappelle que le Fils de Dieu n'est pas venu dans le monde pour détruire, mais pour sauver ; que par conséquent l'excommunication dans les mains de l'Eglise ne doit être qu'une verge sainte et maternelle, un ministère de douleur qui frappe et bannit, mais pour le salut des pauvres âmes, pour les arracher à l'enfer. Sans doute, une mère se trompe quelquefois dans ses corrections ; ainsi fait l'Eglise. L'enfant ne méprise pas le châtiment injuste de sa mère. Ne méprisons donc pas les excommunications injustes, ne les redoutons pas non plus ; car la peine n'est rien, il n'y a de funeste que le péché. Etre excommunié injustement, c'est une gloire pour une âme, c'est une joie céleste. "Ils maudiront, dit le Psaume, et toi, tu béniras." On exhumerait votre corps du sein de la terre, on jetterait votre cadavre à l'eau ; qu'importe? Heureux celui qui meurt injustement excommunié. "Bienheureux ceux qui souffrent pour la justice."
Voilà comment il arrachait à l'Eglise son arme la plus redoutable ! "La foi seule donne la vraie communion avec Jésus. L'incrédulité seule est capable d'en arracher une âme. Les tyrans ecclésiastiques peuvent bien tuer le corps ; l'âme échappe à leur pouvoir."
Ce sermon produisit une vive impression sur le peuple. "Tout le monde s'étonne, écrit-il à Link (15 juillet 1518). On dit que jamais on n'a rien entendu de semblable. Nous nous attendons à ce que de nouveaux malheurs nous arrivent, à ce qu'un nouvel incendie s'allume ; mais il faut qu'on s'irrite contre la vérité, c'est la marque de sa puissance. J'aurais voulu mettre ces choses en dispute ; mais nos grands (magnates) s'en sont émus tellement que l'évêque de Brandebourg m'a fait dire d'y renoncer. J'obéis, après avoir consulté mes amis."
Il est facile de comprendre quelle action puissante cet homme, avec ses grandes pensées chrétiennes, sa mysticité et ses audaces spirituelles, exerçait autour de lui. Ces audaces elles-mêmes partaient d'une âme tendre, pleine de sympathie.
Il y avait en lui cet admirable mélange d'intrépidité et de douceur qui fait les hommes forts, et une sympathie non feinte, toute naturelle et jaillissant de source pour tout ce qui était pauvre et faible. La religion, telle qu'il la comprenait, devenait une chose humaine et répondait aux besoins, aux soupirs des cœurs humbles. Ainsi au milieu même de cette tempête qui semblait devoir le perdre, il prêchait des sermons tout pénétrés d'onction et de vie intérieure. Il enseignait, par exemple, au peuple la vraie préparation au sacrement d'eucharistie, la pénitence et la douleur intérieure : "Apportez à Dieu, disait-il, une âme vide et affamée. La meilleure disposition est de se sentir peu disposé, pauvre et misérable ; car Christ n'appelle à lui que les pécheurs. Offrez-lui aussi un cœur doux (cor dulce) à l'égard de votre frère. Mais cela, Dieu seul peut le donner." Aux âmes scrupuleuses à l'excès pour lesquelles la confession est un vrai martyre, il disait : "Pour vous approcher de Dieu, vous attendez d'être sans péché. Alors vous attendrez éternelle...

Table des matières

  1. Epigraphe
  2. Sommaire
  3. Preface
  4. Bibliographie
  5. Quelques abréviations
  6. Luther: Sa Vie et son Œuvre
  7. Livre Premier: De la Naissance de Luther a Ses Debuts Comme Professeur a Wittenberg
  8. LIVRE II: Des Debuts de Luther a Wittenberg Aux Theses sur les Indulgences
  9. LIVRE III: Des Theses sur L'indulgence a la Diete D'augsbourg
  10. LIVRE IV: De la Diete D'augsbourg aux Grands Ecrits Reformateurs
  11. LIVRE V: Des Grands Ecrits Reformateurs a la fin de la Diete de Worms
  12. Page de copyright

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