La religion dans les limites de la simple raison
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La religion dans les limites de la simple raison

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La religion dans les limites de la simple raison

À propos de ce livre

La Religion dans les limites de la simple raison est écrit en 1793 par Emmanuel Kant. Bien que le but et l'intention de l'auteur prêtent à discussion encore aujourd'hui, l'influence immense et durable du livre, sur la théologie et la philosophie de la religion, est incontestable. Le livre est composé de quatre parties ou "pièces" écrites dans des revues et qui furent réunies par la suite. L'ouvrage tend à distinguer les éléments d'une foi purement rationnelle, qui pour Kant constitue l'essentiel de la religion, des éléments institutionnels. Il propose une intense réflexion sur le mal moral.

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Informations

Éditeur
e-artnow
Année
2019
ISBN de l'eBook
9788027302611

QUATRIÈME PARTIE. — DU VRAI ET DU FAUX CULTE SOUS LA DOMINATION DU BON PRINCIPE.

OU
DE LA RELIGION ET DU SACERDOCE.

CHAPITRE PRÉLIMINAIRE

Table des matières
C’est l’aube de la domination du bon principe et un signe « que le règne de Dieu nous arrive » lorsque les principes de la constitution de ce règne commencent à devenir publics ; car le règne de Dieu, quoique sa complète apparition dans le monde sensible recule dans un lointain impénétrable, existe déjà dans le monde de l’esprit où les principes propres à le réaliser ont universellement pris racine. Nous avons vu que la formation d’une république morale constituait un devoir spécial (officium sui generis), et que de l’obéissance aux devoirs individuels on peut légitimement conclure l’accord contingent de toutes les volontés pour le bien social et général sans que, pour cet accord, il ait été besoin d’une disposition particulière ; mais nous avons vu aussi que ce résultat du simple accomplissement des devoirs individuels ne pouvait pourtant être espéré si les hommes ne s’efforçaient de s’unir dans la pensée d’un but commun, et de fonder une république sous des lois morales pour résister en masse et par conséquent plus efficacement aux agressions du mauvais principe (auquel, sans cela, les hommes sont tentés de se livrer les uns les autres comme instruments). — Nous avons vu également qu’une pareille république, en tant que règne de Dieu, ne peut être entreprise par les hommes qu’au nom de la religion, et qu’enfin, pour que cette république devienne publique (condition essentielle à son existence), elle pouvait être représentée sous la forme d’une Église dont l’organisation est par conséquent une œuvre abandonnée aux hommes et que l’on a le droit d’en exiger.
Mais la fondation d’une Église pu d’une république selon des lois religieuses paraît exiger plus de sagesse (sous le rapport de la conception comme sous celui du sentiment) que l’on ne peut généralement en accorder aux hommes ; la bonté morale que requiert une telle institution paraît surtout être hypothétique et supposée à cet effet dans leurs cœurs. Au fait, il est contradictoire dans les termes, que les hommes fondent un règne de Dieu, bien qu’on puisse dire qu’ils peuvent élever le règne d’un monarque humain ; Dieu doit lui-même établir son règne. Mais comme nous ne savons pas ce que Dieu fait immédiatement pour manifester en réalité l’idée de son règne sous lequel nous trouvons en nous la détermination morale de nous ranger ; comme d’autre part, nous savons positivement ce que nous avons à faire pour nous rendre d’utiles citoyens sous le règne de Dieu, l’idée de ce règne, qu’elle ait été suscitée et rendue publique parmi l’espèce humaine, soit par la raison, soit par l’Écriture, nous oblige à l’établissement d’une Église ; Dieu lui-même, dans le cas où l’idée de son règne procéderait de l’Écriture, est, en tant que fondateur, l’auteur de la constitution de cette Église, et les hommes, dans tous les cas, sont, en tant que soumis au règne de Dieu, les auteurs de son organisation ; car ceux d’entre les hommes qui administrent selon l’Écriture les affaires publiques, constituent l’administration proprement dite de l’Église, comme en étant les serviteurs ou les prêtres ; et le reste des hommes constitue une association soumise aux lois des premiers, c’est-à-dire la société.
Comme la religion rationnelle pure, en tant que croyance religieuse publique, accorde seulement l’idée pure d’une Église (invisible), et comme l’Église visible qui est fondée sur des dogmes a seule besoin et est seule susceptible d’une organisation de la part des hommes, le culte, sous la domination du bon principe, dans l’Église invisible, ne peut être considéré comme culte ecclésiastique, et la religion rationnelle pure n’a point de prêtres légaux comme fonctionnaires au service d’une république morale : chaque membre d’un pareille société reçoit immédiatement du législateur suprême sa mission. Mais comme, en accomplissant nos différents devoirs, que nous devons regarder comme, des ordres divins, nous servons constamment Dieu, la religion rationnelle a pour prêtres (non pour fonctionnaires)tous les hommes bien pensants ; mais ils ne pourront pas pour cela s’appeler les serviteurs de l’Église (visible, la seule dont il sera ici question). — Cependant, comme toute Église fondée sur des lois positives ne peut être l’Église véritable qu’autant qu’elle renferme en elle une tendance essentielle à s’approcher constamment de la croyance rationnelle pure comme de celle qui, pratique, constitue proprement dans les cœurs la religion ; et à s’efforcer de se passer de la croyance ecclésiastique (de l’élément historique de cette croyance), nous pourrons, malgré les lois positives de cette Église, malgré les fonctions sacerdotales que cette Église comporte, reconnaître un culte ecclésiastique, à la condition que les enseignements et les ordonnances des prêtres tendent vers le but d’une croyance religieuse publique. — Au contraire, les prêtres d’une Église, qui ne prennent point ce but en considération, qui regardent plutôt les maximes en vertu desquelles on en approche continuellement, comme condamnables, et qui proclament la soumission à la partie historique et positive comme seule sanctifiante, peuvent être légitimement accusés du faux culte de l’Église ou (de ce qui est représenté par l’Église) de la république morale sous la domination du bon principe. — Par faux culte (cultus spurius), il faut entendre la persuasion où l’on est que l’on sert l’Être suprême par des actes auxquels l’intention n’a réellement aucune part. Le faux culte a lieu dans une république morale lorsque ce qui n’a que la valeur d’un moyen propre à satisfaire la volonté de Dieu n’est point présenté comme tel, et que l’on considère ce moyen comme nous rendant immédiatement agréables à la Divinité : les vues de la Divinité sont alors déjouées.

CHAPITRE PREMIER. — Du Culte de Dieu dans une religion quelconque.

Table des matières
La religion, subjectivement considérée, est la connaissance de tous nos devoirs en tant qu’ordres divins 60. La religion dans laquelle je dois savoir préalablement que quelque chose est ordre divin pour le reconnaître comme mon devoir est la religion révélée (ou qui a besoin d’une révélation). Au contraire, la religion dans laquelle je dois savoir préalablement que quelque chose est devoir avant de pouvoir le reconnaître comme un ordre divin, est la religion naturelle. — Celui qui ne reconnaît que la religion naturelle de moralement nécessaire, c’est-à-dire d’obligatoire, peut être également nommé rationaliste (en matière religieuse). Si le rationaliste nie la réalité de toute révélation divine surnaturelle, il se nomme naturaliste ; mais s’il accorde la révélation et qu’il soutienne néanmoins que ni la connaissance ni l’admission de la révélation comme réelle ne sont essentielles à la religion, il peut alors être appelé rationaliste pur. Enfin, regarde-t-il la croyance à la révélation comme nécessaire à la religion universelle, on peut le nommer alors supernaturaliste pur en matière religieuse.
Le rationaliste, en vertu même de ce titre, doit se tenir de lui-même dans les limites du, point de vue humain. Il ne doit donc jamais décider négativement comme le naturaliste ; il ne doit contester ni la possibilité interne d’une révélation quelconque, ni la nécessité d’une révélation comme moyen divin pour introduire dans la véritable religion ; car, la raison humaine, sur ces points, ne peut rien établir. Ainsi la controverse ne peut concerner que les prétentions mutuelles du rationaliste pur et du supernaturaliste pur en matière religieuse, c’est-à-dire uniquement ce que l’un ou l’autre admet comme nécessaire et suffisant ou comme purement accessoire à la véritable et unique religion.
Si l’on ne divise pas la religion d’après son origine primitive et sa possibilité interne (en naturelle et en révélée), mais simplement d’après le caractère de sa transmission extérieure, la religion est alors ou naturelle, telle que, dès qu’elle existe, elle peut être persuadée à chacun par sa propre raison ; ou enseignée, dont on ne peut convaincre les autres qu’au moyen de la science (dans laquelle et par laquelle ils doivent être conduits). — Cette distinction est de la plus haute importance, car on ne peut nullement conclure de l’origine d’une religion qu’elle peut Ou ne peut pas devenir universelle ; on ne peut inférer l’universalité de la religion que de son caractère de communicabilité universelle. L’universelle communicabilité, tel est le criterium essentiel de la religion obligatoire pour tout homme.
Ainsi, telle religion peut être naturelle, bien qu’elle ait été révélée : il suffit qu’elle soit de telle nature que les hommes aient pu et dû y arriver d’eux-mêmes par le simple usage de leur raison, quoique moins rapidement et dans une moins vaste circonscription. Une révélation de cette religion, dans un temps et un lieu déterminés, pourrait être prudente et très-profitable au genre humain ; une fois que la religion ainsi introduite existerait et serait répandue, chacun pourrait dès lors se convaincre de sa vérité par soi-même et par sa raison propre. Dans ce cas, la religion est objectivement une religion naturelle, quoique subjectivement elle soit une religion révélée ; aussi la première dénomination lui convient-elle plus proprement. Car, par la suite, on pourrait entièrement oublier qu’une révélation surnaturelle l’a précédée, et elle ne perdrait ni ne gagnerait en certitude, et son empire sur les esprits ne s’affaiblirait pas. Mais pour la religion qui, à cause de son caractère interne, ne peut être considérée que comme révélée, il en est tout autrement. Si elle n’eût pas été conservée par une tradition très-fidèle ou dans les livres sacrés, elle aurait disparu du monde ; et alors il faudrait ou de temps en temps la rechercher dans les souvenirs publics ou qu’une révélation super naturelle et incessante la précédât au cœur de l’homme, sans quoi l’extension et la transmission d’une telle croyance ne serait pas possible.
Mais toute religion, même la religion révélée, doit renfermer certains principes de la religion naturelle. Car une révélation ne peut être comprise dans, l’idée de religion que par l’intermédiaire de la raison, attendu que celte idée, dérivée de la soumission obligatoire à la volonté d’un législateur moral, est une idée rationnelle pure. Nous considérerons donc une religion révélée d’une part comme naturelle, d’une autre part comme enseignée, et nous pourrons démêler ce qui découle et tout ce qui découle dans son sein de l’une ou de l’autre source.
Mais, comme nous nous proposons de parler de religion révélée (du moins tenue pour telle), nous ne pouvons faire autrement que d’en prendre un exemple dans l’histoire ; si dans le but de préciser notre pensée nous choisissions des exemples imaginaires, on pourrait toujours nous en contester la possibilité. Or nous ne pouvons mieux faire que d’ouvrir un livre qui renferme une religion révélée, mais un livre tel qu’il soit intimement lié aux principes moraux, par conséquent aux principes rationnels et pratiques, et de nous en servir comme moyen d’explication de notre idée de religion révélée en général. Nous le prendrons comme celui d’entre les différents livres traitant de religion et de vertu sous l’autorité d’une révélation, qui est un modèle de la conduite avantageuse en soi ; et nous rechercherons avec son aide quelle peut être une religion rationnelle pure et par conséquent universelle, sans empiéter sur le domaine de ceux à qui l’interprétation de ce livre, comme d’un recueil des enseignements d’une révélation positive, est confiée, et sans vouloir par là attaquer leur interprétation fondée sur la science. Les interprètes de l’Écriture gagneront plutôt à notre fait : comme ils marchent avec les philosophes vers un seul et même but, vers le bien moral, ils seront au contraire aidés par les principes rationnels à arriver là où ils pensaient parvenir par une autre voie. — Ce livre sera le Nouveau Testament, comme source de la croyance chrétienne. D’après notre point de vue, nous considérerons le christianisme d’abord comme religion naturelle, et ensuite comme religion enseignée, dans sa nature et dans ses principes constitutifs.

CHAPITRE II. — Le Christianisme considéré comme religion naturelle.

Table des matières
La religion naturelle, inséparable, comme morale (en ce qui touche la liberté du sujet), de l’idée de ce qui peut réaliser sa fin dernière (de l’idée de Dieu comme auteur moral du monde), et s’accordant avec la durée de l’homme, laquelle est selon cette fin (avec l’immortalité), est une idée rationnelle pure pratique, quoique la fécondité infinie de cette idée présuppose jusqu’à certain point la faculté rationnelle théorétique ; en sorte que l’on peut convaincre tout homme qu’elle est pratiquement suffisante, en réclamer du moins la pratique comme un devoir pour chacun. La religion naturelle satisfait complétement à la haute exigence de la véritable Église, c’est-à-dire qu’elle est tout à fait appropriée à l’universalité de cette Église, en tant que par l’universalité on comprend ici la valabilité de cette religion pour chacun (unipersitas vel omnitudo distributiva), ou l’unanimité de tous les esprits à se rattacher à elle. Pour la propager et la maintenir comme religion du monde, il est assurément besoin du ministère d’une Église, mais simplement d’une Église invisible, et non de fonctionnaires (officielles) ; il est besoin d’hommes instruits qui enseignent la religion, et non de préposés ; attendu que par le fait de la religion rationnelle professée individuellement, il n’existe pas encore d’Église ou d’association universelle (omnitudo collectiva), que même l’établissement de cette Église n’est proprement résolu dans l’intention de personne. — Mais comme l’unanimité des esprits ne pourrait se maintenir de soi-même ; comme, sans l’établissement d’une Église visible, l’universalité des adhésions ne pourrait se soutenir ; comme cela n’est possible qu’autant qu’une universalité collective, c’est-à-dire l’union des fidèles en une Église (visible) selon les principes d’une religion rationnelle pure, vienne à son secours’ ; et comme cette union ne peut naître de l’adhésion même ; comme, lorsqu’elle eût été fondée, elle n’aurait pu être constituée par les adhérents libres (nous l’avons démontré) en un état durable, en une association des fidèles (attendu qu’aucun des adeptes ne croit avoir besoin pour ses sentiments religieux de la communion des autres à cette religion) ; alors, si aux lois naturelles, connaissables par la simple raison, ne sont point ajoutées certaines dispositions positives et en même temps appuyées sur une autorité législatrice, il manquera toujours ce qui constitue pour les hommes un devoir spécial, à savoir, le moyen d’atteindre leur fin suprême, c’est-à-dire leur union stable en une Église visible, universelle :l’autorité nécessaire pour fonder cette union présuppose un factum et pas seulement une idée rationnelle pure.
Or, si nous admettons, selon l’histoire, ou du moins selon une tradition universelle incontestable pour le fond, qu’un homme a proposé une religion pure, accessible à tout le mondes naturelle, par conséquent convaincante, et dont nous puissions critiquer les enseignements en tant qu’ils nous sont destinés ; et qu’il l’a proposée tout d’abord publiquement, malgré l’opposition d’une croyance ecclésiastique qui, incapable d’atteindre seulement sa fin morale, dominait pourtant par son culte extérieur sur les autres croyances positives et était universellement admise dans ce temps ; si nous reconnaissons que cet homme a fait de la religion rationnelle universelle qu’il a proposée la condition suprême et nécessaire de toute croyance religieuse, et y a ajouté certains statuts consistant dans des formes et des observances qui doivent servir, à titre de moyens, à établir une Église fondée sur le principe de la religion rationnelle ; alors on peut, malgré la contingence et l’arbitraire des dispositions, à l’aide desquelles il réalise ce but, accorder à cette Église le nom de véritable Église universelle, et à son fondateur le mérite d’avoir appelé les hommes à se réunir dans le sein de cette Église, sans accompagner la croyance de nouvelles et nombreuses formes gênantes, et sans la faire consister en des actions spéciales, déterminées à son gré et proclamées saintes et obligatoires en soi, comme éléments de la religion.
On ne peut, d’après cette explication, blâmer le personnage qui est légitimement honoré comme fondateur non de cette religion pure de tout dogme, de tout statut, et inscrite dans le cœur de tous les hommes (car elle n’est pas une invention arbitraire), mais de la première véritable Église. — Comme preuves de ce mérite justement apprécié et de la mission divine de celui à qui nous le reconnaissons, nous allons rapporter quelques-uns de ses préceptes qui sont des principes certains de toute religion. Peu importe l’histoire à laquelle ils sont mêlés ; car, en tant qu’idées, ils emportent avec eux leur titre à l’acceptation, et il ne saurait y avoir d’autres préceptes rationnels purs : ce sont eux qui se prouvent eux-mêmes et qui soutiennent spécialement la foi aux autres préceptes.
D’abord, selon lui, le sentiment moral pur et non l’observation des devoirs ecclésiastiques extérieurs, civils ou positifs, peut rendre agréable à Dieu (Matth. V, 20-48) ; les péchés par pensée sont réputés des actes devant Dieu (V, 28), et, en général, la sainteté est le but auquel il faut tendre (V, 48) ; c’est ainsi que la haine dans le cœur équivaut au meurtre (V, 22) ; une injustice commise envers le prochain ne peut être réparée que par la justification envers le prochain lui-même, et non par des actes de culte divin (V, 24) ; et à l’endroit de la véracité, le moyen civil d’arracher la vérité (1), le serment est une violation du respect dû à la vérité même (V, 34-37) ; — le mauvais penchant naturel du cœur humain doit tout à fait être métamorphosé ; le sentiment trop doux de la vengeance doit être changé en résignation (V, 39-40) et la haine de ses ennemis en bienfaisance à leur égard. Il pense qu’il faut se pleinement conformer à la loi judaïque (V, 17), dont l’interprète ne doit visiblement pas être la science de l’Écriture, mais la religion rationnelle pure : car, prise à la lettre, elle autorise précisément le contraire des prescriptions précédentes. — Il fait en outre remarquer par les dénominations de porte étroite, de chemin étroit, la fausse interprétation que les hommes se permettent de donner à la loi pour transgresser leurs véritables devoirs moraux et se croire absous de cette transgression par l’accomplissement de devoirs ecclésiastiques VII, 13) 61. Tous ces sentiments purs, il exige, toutefois, qu’ils soient traduits en actes (V, 16), et il dénie l’espérance aux hommes rusés qui pensent suppléer à ces sentiments par des prières et des hommages adressés au législateur suprême dans la personne de son envoyé. Ces œuvres doivent être accomplies publiquement (V, 21), afin de servir d’exemple à la postérité (v, 16), et les actions doiven...

Table des matières

  1. La religion dans les limites de la simple raison
  2. Table des matières
  3. AVANT-PROPOS.
  4. PREMIÈRE PARTIE. DE LA COEXISTENCE DU MAUVAIS ET DU BON PRINCIPE DANS L’HOMME.
  5. SECONDE PARTIE. — DE LA LUTTE DU BON ET DU MAUVAIS PRINCIPE POUR LA DOMINATION DANS L’HOMME.
  6. TROISIÈME PARTIE. — VICTOIRE DU BON PRINCIPE SUR LE MAUVAIS ; AVÉNEMENT DU RÈGNE DE DIEU SUR LA TERRE.
  7. QUATRIÈME PARTIE. — DU VRAI ET DU FAUX CULTE SOUS LA DOMINATION DU BON PRINCIPE.

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