La doctrine secrète des templiers
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La doctrine secrète des templiers

Le secret de la disparition de l'Ordre du Temple enfin dévoilé

  1. 176 pages
  2. French
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  4. Disponible sur iOS et Android
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La doctrine secrète des templiers

Le secret de la disparition de l'Ordre du Temple enfin dévoilé

À propos de ce livre

RÉSUMÉ: "La doctrine secrète des templiers" de Jules Loiseleur plonge le lecteur dans les mystères entourant l'Ordre du Temple, une organisation médiévale entourée de légendes et de controverses. L'auteur explore les théories et les faits historiques qui ont alimenté les spéculations sur la véritable nature et les activités secrètes des Templiers. En s'appuyant sur des recherches approfondies, Loiseleur démystifie les mythes populaires, révélant des aspects méconnus de l'ordre, notamment leurs pratiques ésotériques et leur influence sur les sociétés secrètes modernes. Ce livre offre une analyse rigoureuse des événements qui ont conduit à la chute dramatique des Templiers au XIVe siècle, examinant les motivations politiques et religieuses derrière leur persécution. Les lecteurs découvriront comment l'héritage des Templiers a perduré à travers les siècles, alimentant encore aujourd'hui l'imaginaire collectif. En combinant une narration captivante avec une approche académique, cet ouvrage s'adresse tant aux passionnés d'histoire médiévale qu'aux amateurs de mystères ésotériques. Loiseleur réussit à capturer l'essence de cet ordre légendaire, offrant une perspective nouvelle et éclairante sur l'une des organisations les plus énigmatiques de l'histoire.L'AUTEUR: Jules Loiseleur, érudit français du XIXe siècle, s'est distingué par ses recherches approfondies sur les sociétés secrètes et l'histoire médiévale. Bien que peu de détails personnels soient disponibles sur sa vie, Loiseleur est reconnu pour ses contributions significatives à l'étude des Templiers et de leur influence durable. Son travail se caractérise par une rigueur académique et une capacité à synthétiser des informations complexes en récits accessibles. En plus de "La doctrine secrète des templiers", il a écrit plusieurs essais sur l'histoire des idées ésotériques en Europe. Ses écrits sont souvent cités dans des cercles académiques pour leur profondeur et leur engagement envers la vérité historique. Loiseleur a également collaboré avec d'autres historiens de son époque, contribuant à des revues spécialisées et participant à des conférences sur l'histoire médiévale. Son approche méthodique et sa passion pour l'investigation historique font de lui une figure respectée dans le domaine de l'historiographie des sociétés secrètes. À travers ses oeuvres, il a laissé un héritage durable qui continue d'influencer les chercheurs contemporains.

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Informations

Année
2019
Imprimer l'ISBN
9782322044245
ISBN de l'eBook
9782322136964
Édition
1
NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES.

SUR LA DIFFICULTÉ D'ACCORDER LA
DATE DES INTERROGATOIRES DES
TEMPLIERS AVEC CELLE DU
PONTIFICAT DE CLÉMENT V.

Les Templiers furent arrêtés à Paris, dans la nuit du 12 au 13 octobre 1307. Leur interrogatoire commença six jours après l'arrestation. Le texte de cet interrogatoire a été publié par M. Michelet, dans la collection des Documents inédits de l'Histoire de Fiance, t. II, p. 277 et suivantes. Il débute ainsi :
Pateat universis per hoc presens publicum instrumentant quod anno Domini millésime CCC septimo, indictione sexta, pontificatus sanctissimi patris et domini clémentis, divina providencia pape quinti, anno secundo, die XIX octobris.
Lors de la lecture de l'étude qui précède devant l'académie des inscriptions (séance du 5 novembre 1869), une question fort difficile fut soulevée par l'un de mes savants auditeurs, l'habile continuateur d'une des œuvres les plus importantes des Bénédictins. Il s'agissait de savoir comment le 19 octobre 1307, jour où commença incontestablement l'interrogatoire des Templiers, pouvait concorder avec la seconde année du pontificat de Clément V, élu le 5 juin 1305. Cette difficulté demeura sans solution, et mon savant interlocuteur ne parvint pas plus que moi à l'éclairer. Il pensait, et je croyais comme lui que Clément V avait compté les années de son pontificat, soit du jour de son élection, soit du 22 juillet suivant, jour où il fit publier à Bordeaux le décret qui l'appelait à la chaire de saint Pierre. Cette dernière opinion est en effet fort répandue, et elle a pour elle l'autorité de du Chesne qui, après avoir relaté l'élection de Bertrand de Got, ajoute ce qui suit : « Toutefois il ne laissa pas de se porter encore pour archevêque jusque à ce que le décret de son élection lui eût été rendu.... Qui plus est, il retint toujours le même sceau dont il usait pendant son archiépiscopat. » (Hist. des Papes, t. Il, p. 231, in-f, 1653.)
Si cette opinion était juste ; la question posée serait insoluble : il y aurait impossibilité absolue de concilier les deux dates exprimées en tête de l'interrogatoire de 1307, celle de l'année commune et celle du pontificat. Au 19 octobre 1307, Clément V n'eût pas été dans la deuxième année de son pontificat, mais bien dans la troisième, s'il l'eut daté du jour de son élection ou de celui de sa proclamation.
Cette question ne touchait que très indirectement à mon sujet ; quelle que fut la solution qu'on lui donnât, il n'en recevait aucune atteinte. C'est pourquoi je ne m'en préoccupai pas tout d'abord et me contentai d'y répondre en supposant une erreur de rédaction dans l'interrogatoire de 1307. Plus tard, en l'examinant de près, j'ai compris qu'elle est susceptible d'une solution fort claire ; mais cette solution a pour conséquence de faire naître des doutes sur l'ordre chronologique dans lequel ont été rangés les nombreux documents relatifs aux Templiers et émanés de Clément V et de Philippe-le Bel. Ces documents sont-ils classés dans l'ordre et à la date qui leur convient ? Leurs classificateurs n'ont-ils pal obéi à l'idée fausse que l'un des signataires faisait remonter son règne au jour de son élection ? N'ont-ils pas, par suite de ce bouleversement, entraîné ceux qui les ont suivis dans d'étranges erreurs d'appréciation, car les événements ne laissent apercevoir leurs véritables causes que quand on les enchaîne dans leur ordre naturel et normal.
Cette seconde question, plus générale et plus importante que celle dont elle découle, fera l'objet de la note II qui suit : elle ne pouvait être vidée que par l'étude attentive de la chronologie des principaux actes relatifs à la suppression de l'ordre du Temple. Pour le moment, je me contenterai de résoudre la première.
Les rédacteurs de l'interrogatoire de 1307 n'ont pas compté les années du pontificat de Clément V à partir de son élection ou de sa proclamation, mais à dater du jour de son couronnement, qui eut lieu à Lyon, le 14 novembre 1305. En calculant ainsi, l'on était bien encore au 19 octobre 1307, dans la seconde année du pontificat. On y était encore lors des séances suivantes et jusqu'à celle du 15 novembre exclusivement.
A partir de cette dernière séance, l'on entrait dans la troisième année du pontificat, et les mots anno secundo auraient du être remplacés par les mots : anno tertio. Il n'en est point ainsi, du moins dans le texte imprimé par M. Michelet. Les séances du 15 novembre 1307 (t. Il, p. 393), celle du 17 novembre (p. 401), celle du 21 du même mois (p. 408), toutes ces séances reproduisent la supputation chronologique des précédentes et. sont datées de l'an II du pontificat.
C'est seulement quand on arrive à la dernière séance, celle du 24 novembre 1307 (p. 411), qu'on rencontre enfin un changement dans la supputation des années et qu'on lit : anno tertio.
Le texte publié par M. Michelet a été collationné avec trop de soin pour que l'erreur soit imputée au copiste. Elle est probablement dans l'original. Mais elle s'explique tout naturellement par l'habitude qu'avaient les scribes de reproduire la formule qui convenait aux premières séances. Arrivés à la clôture de leur procès-verbal, ils ont apporté plus de soin à bien indiquer le temps où ils le rédigeaient et ont mis la date du pontificat en concordance avec celle du jour et de l'année commune.
L'enquête faite à Paris en 1309 par les commissaires du pape est en parfaite harmonie, au point de vue de la façon dont elle est datée, avec l'interrogatoire de 1307. On y relate la citation adressée par ces commissaires à tous les frères de l'ordre du Temple et qui est ainsi datée : Actum et datum Parisius, die veneris ante festum beati Laurencii, anno Domini M° CCC° nono, indictione septima, pontifïcatus predicti Domini nostri summi Pontificis anno quarto (Procès des Templiers, t, 1er, p. 14). Le vendredi avant la Saint Laurent (8 août) 1309, Clément V était bien dans la quatrième année de son pontificat, si on le fait commencer seulement au 14 novembre 1305.
En agissant comme ils l'ont fait, les rédacteurs des enquêtes de 1307 et de 1309 se conformaient à l'usage adopté par Clément V pour la date de ses actes. Sans être commun, cet usage n'est pas exclusivement propre à ce souverain pontife : d'autres papes l'ont suivi. Les auteurs de l'Art de vérifier les dates disent à ce sujet : « Clément V, comme bien d'autres papes, ne comptait les années de son pontificat que du jour de son couronnement. Dans la suite, lorsque les Papes donnaient des bulles avant que d'être couronnés, ils les dataient : a die suscepti à nobis apostolatus qfficii. » (Art de vérifier les dates, t. Ier, p. 314, édit. del783). Cette opinion a été adoptée et reproduite par M. Natalis de Wailly, dans ses Eléments de paléographie, t. Ier, p. 281.
Si donc, dans l'interrogatoire de 1307, il y a erreur sur l'année du pontificat, c'est seulement pour trois séances. Ajoutons qu'il y a erreur aussi sur l'année de l'indiction. On a pu voir que l'intitulé du procès porte : indictione sextà. Il aurait fallu quintà.
En effet l'indiction est une période de quinze ans, et l'opinion la plus commune (car il y en a plusieurs) fait partir la première indiction du Ier janvier de l'an 313. Pour vérifier à quelle année de l'indiction correspond une année de l'ère chrétienne, il faut soustraire 312 de l'année de l'ère chrétienne et diviser par 15 le résultat de la soustraction154. Le résultat sera le nombre de l'année qu'on cherche. Ainsi, sur 1307, l'on doit d'abord retrancher 312, et il reste 995 ; ce nombre divisé par 15, donne pour quotient 66, qui est l'indiction courante en 1307, et laisse de plus le nombre 5 pour reste. En 1307, on était donc dans la 5e année de la 66 indiction et non dans la 6e.
Cela est si vrai, et l'erreur des rédacteurs du procès sur ce point est si flagrante, que dans la citation relatée plus haut et qui est postérieure de vingt-deux mois au procès de 1307, on lit : indictione septimà. Cette date est exacte et suffirait à elle seule pour démontrer l'erreur dont il s'agit, puisqu'on ne pouvait être, en octobre 1307, dans la 6° année de l'indiction, si, en août 1309, l'on était dans la 7e.
Mais de pareilles erreurs furent communes dans tous les temps155, et celle-là n'affecte en rien l'exactitude ni la concordance des deux autres dates du procès, celle de l'année ordinaire et celle de l'année du pontificat. Je le répète, entre ces deux dates la concordance est parfaite si l'on admet, avec les Bénédictins et contrairement à l'opinion de du Chesne, que Clément V n'a compté les années de son pontificat que du jour de son couronnement.
Or, c'est là un fait certain à mes yeux, et que confirment de nombreux documents, lesquels ne s'expliquent et ne se coordonnent que si on l'admet. Il semble malheureusement être resté inconnu de nombre d'érudits et d'historiens. Mon savant interlocuteur de l'Institut avait mille fois raison de dire que toute la chronologie des actes relatifs à la condamnation des Templiers est encore à faire.
Cette chronologie fera l'objet de la note suivante. J'ai pu me convaincre en l'établissant et l'on se convaincra en la lisant que, faute d'avoir observé la règle qui vient d'être énoncée relative au point de départ du pontificat de Clément V, des auteurs très recommandables ont singulièrement interverti l'ordre de plusieurs documents et de plusieurs faits. Ceux qui, dans l'avenir, écriront l'histoire du règne de Philippe-le-bel, retireront peut-être quelque utilité de mon modeste travail et il leur sera facile, en suivant la même marche, de vérifier ou de rectifier la date de tous les autres actes pontificaux de Clément V.

CHRONOLOGIE DES PRINCIPALES
BULLES ET LETTRES DE CLÉMENT V,
LETTRES DE PHILIPPE-LE-BEL ET
AUTRES PIÈCES RELATIVES A LA
SUPPRESSION DE L'ORDRE DU
TEMPLE.

Par la note qui précède, on a vu que Clément V, dans ses bulles et lettres, ne calculait pas les années de son pontificat à partir du 5 juin 1305, jour de son élection, mais du 14 novembre suivant, jour de son couronnement.
J'ai dit à qui revient l'honneur de cette observation trop peu connue et contraire au sentiment d'André du Chesne. Je ne l'ai trouvée dans aucun ouvrage antérieur à l'Art de vérifier les dates, livre dont la première édition parut en 1750 et qui n'est arrivé à sa forme définitive que dans celle de 1783. On ne saurait donc s'étonner que du Puy, qui imprimait en 1654 la première version de son Histoire de !a condamnation des Templiers, ait commis de nombreuses erreurs sur les dates qu'il assigne aux actes de Clément V. Il supposait que ce pape avait compté les années de son pontificat à partir du jour de son élection, comme cela ressort en maints endroits de la table chronologique qu'il a jointe à son Histoire du différent d'entre le pape Boniface VIII et Philippe-le-Bel, pp,10,11 et 12, édit. in-f° de 1655. Les erreurs de Labbe, dans le tome XI de ses Conciles, sont moins nombreuses, sans être moins frappantes.
Au tome II de sa Vie des Papes d'Avignon, livre publié en 1693, Baluze a donné une foule de pièces émanées de Clément V et de Philippe-le-Bel. Il les a rangées dans l'ordre qui lui semblait...

Table des matières

  1. Sommaire
  2. PRÉAMBULE
  3. PREMIÈRE PARTIE: LA DOCTRINE
  4. DEUXIÈME PARTIE: LES SOURCES DE LA DOCTRINE
  5. TROISIÈME PARTIE: EXAMEN DES SOURCES PUREMENT ORIENTALES.
  6. QUATRIÈME PARTIE: DISCUSSION DES MONUMENTS ATTRIBUÉS A L'ORDRE DU TEMPLE.
  7. NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES.
  8. Page de copyright