"Le Signe des quatre" ("The Sign of Four" en version originale) est la deuxiÚme aventure de Sherlock Holmes, écrite en 1889 par Arthur Conan Doyle et publiée en 1890. Le titre de ce roman, chronologiquement le premier du cycle de Sherlock Holmes à paraßtre en français, fut aussi traduit "La Marque des quatre" ou encore "Le Pacte des quatre".

- 154 pages
- French
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Sherlock Holmes - Le Signe des quatre
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Historical FictionChapitre XII â LâĂ©trange histoire de Jonathan Small.
Il Ă©tait vraiment dâun caractĂšre patient, lâagent que jâavais laissĂ© dans le fiacre, car ce ne fut quâau bout dâun temps considĂ©rable que je le rejoignis. Lorsque je lui appris que la cassette Ă©tait vide, sa figure sâallongea sensiblement.
« Voici notre prime dans lâeau, dit-il tristement. Adieu lâargent, adieu toute rĂ©compense, tandis que si nous avions rapportĂ© le trĂ©sor, Sam Browns et moi nous aurions reçu chacun une jolie piĂšce dâor.
â Mais Mr Thaddeus Sholto est riche, dis-je, et il voudra certainement vous rĂ©compenser quand mĂȘme. »
Lâinspecteur secoua la tĂȘte dâun air dĂ©couragĂ©.
« Mauvaise affaire, dit-il, et Mr Athelney Jones sera de cet avis. »
Il ne se trompait pas, car le dĂ©tective eut lâair fort dĂ©confit lorsquâen arrivant Ă Baker Street je lui prĂ©sentai le coffret vide. Holmes et lui venaient seulement dâarriver avec leur prisonnier ; ils avaient, en effet, changĂ© leur programme, et avaient commencĂ© par aller faire leur rapport Ă un poste de police. Mon compagnon Ă©tait Ă©tendu dans son fauteuil avec lâexpression distraite qui lui Ă©tait habituelle, tandis que Small se tenait assis en face de lui lâair abattu et sa jambe de bois croisĂ©e sur lâautre. Cependant, lorsque je montrai que la cassette ne contenait plus rien, il se renversa sur sa chaise, en Ă©clatant de rire.
« Ceci est encore un coup de votre façon, Small, dit Athelney Jones, dâun ton fort mĂ©content.
â Oui, certainement, sâĂ©cria-t-il dâun air de triomphe. Jâai envoyĂ© le trĂ©sor lĂ oĂč vous ne pourrez jamais aller le repĂȘcher. Il Ă©tait Ă moi dâabord, et, du moment oĂč il mâĂ©chappait, je tenais avant tout Ă ce que personne autre ne pĂ»t en profiter. Il nây a pas un ĂȘtre au monde, vous mâentendez bien, qui ait le droit dây prĂ©tendre avec moi, si ce nâest trois malheureux qui comptent encore parmi les dĂ©portĂ©s aux Ăźles Andaman. Et comme je sais quâils ne pourront pas plus en jouir que moi, câest aussi bien en leur nom quâau mien propre que jâai agi, car nous sommes liĂ©s par la marque des quatre, et je suis sĂ»r quâils auraient fait ce que jâai fait, câest-Ă -dire quâils auraient jetĂ© le trĂ©sor dans la Tamise plutĂŽt que de le voir sâen aller aux parents et aux amis de ce Sholto ou de Morstan. Ce nâest pas pour enrichir ces gens-lĂ que nous avons fait lâaffaire Achmet. Vous trouverez donc le trĂ©sor lĂ oĂč vous trouverez la clef du coffre et le cadavre du petit Touga. Quand jâai vu que votre chaloupe allait nous atteindre, jâai tenu Ă tout mettre en lieu sĂ»r. Ah ! vous avez fait lĂ une excursion qui ne vous rapportera pas grandâchose !
â Vous cherchez Ă nous tromper, Small, dit Athelney Jones, dâun ton sec ; si vous aviez vraiment voulu jeter le trĂ©sor dans la Tamise, il vous aurait Ă©tĂ© bien plus facile dây jeter la cassette tout entiĂšre, contenant et contenu.
â Plus facile pour moi, câest vrai, mais aussi plus facile pour vous, rĂ©pondit-il avec un clignement dâĆil malicieux. Lâhomme qui a Ă©tĂ© assez malin pour me dĂ©pister serait bien assez habile pour retirer un coffret en fer du fond de la riviĂšre. Mais maintenant que les bijoux sont Ă©parpillĂ©s sur un parcours dâune dizaine de kilomĂštres, câest une autre affaire. Et pourtant cela mâa serrĂ© le cĆur ; je suis devenu Ă moitiĂ© fou de rage, voyez-vous, quand vous vous ĂȘtes mis Ă nous donner la chasse. Enfin, ce nâest plus le moment de se lamenter. Jâai eu quelques hauts dans ma vie, jâai eu surtout bien des bas, mais cela mâa appris au moins Ă ne jamais pleurer sur ce qui Ă©tait irrĂ©mĂ©diable.
â Tout cela est trĂšs grave, Small, reprit le dĂ©tective. Si vous aviez aidĂ© la justice au lieu de lui jouer un tour pareil, vous auriez eu quelques droits Ă lâindulgence du tribunal.
â La justice ? grogna lâex-forçat, vous parlez de justice ? Est-ce quâelle nâest pas tout entiĂšre de mon cĂŽtĂ© la justice ? Alors vous trouveriez juste que je renonce Ă ce que jâai pĂ©niblement gagnĂ© en faveur de gens qui nâont jamais rien fait ? Voulez-vous savoir quels sont mes droits ? Ăcoutez : vingt longues annĂ©es passĂ©es dans ces marais fiĂ©vreux, vingt longues annĂ©es dâun travail incessant au milieu des miasmes dĂ©lĂ©tĂšres des mangliers, la nuit enfermĂ© dans dâignobles baraques, pĂȘle-mĂȘle, avec les forçats, dĂ©vorĂ© par les moustiques, torturĂ© par les fiĂšvres, maltraitĂ© par tous ces maudits surveillants noirs, trop heureux de pouvoir se revenger sur un blancâŠ. VoilĂ comment jâai gagnĂ© le trĂ©sor dâAgra, et vous venez ensuite me parler de justice, parce que je nâai pu supporter la pensĂ©e de voir dâautres jouir de ce qui mâavait coĂ»tĂ© si cher ! Non, non, voyez-vous, jâaimerais mieux ĂȘtre pendu vingt fois, ou recevoir dans la peau un des dards de Touga, que de traĂźner toute mon existence dans une cellule de galĂ©rien pendant quâun autre vivrait dans un palais tranquille et heureux, grĂące Ă lâargent qui devrait mâappartenir. »
Small avait rejetĂ© son masque dâimpassibilitĂ©, les mots sâĂ©chappaient tumultueusement de ses lĂšvres, ses yeux lançaient des Ă©clairs, et il faisait cliqueter ses menottes en se tordant convulsivement les mains. En voyant sa fureur et sa rage, je compris la terreur Ă©prouvĂ©e par le major Sholto en apprenant que le forçat dĂ©pouillĂ© par lui sâĂ©tait lancĂ© Ă sa poursuite.
« Vous oubliez que nous ignorons toute cette histoire, dit Holmes tranquillement. Vous ne nous lâavez pas racontĂ©e et il nous est impossible de savoir jusquâĂ quel point la justice a pu, dans le principe, se trouver de votre cĂŽtĂ©.
â Eh bien, monsieur, je conviens que vous mâavez toujours parlĂ© trĂšs poliment, quoique je voie bien que câest Ă vous que je suis redevable de cette jolie paire de bracelets. Mais je ne vous en veux pas. Vous avez jouĂ© franc jeu, la chance vous a favorisĂ©, voilĂ tout. Aussi, puisque vous dĂ©sirez connaĂźtre mon histoire, je suis prĂȘt Ă tout vous raconter et chacune de mes paroles sera lâexpression de la vĂ©ritĂ© la plus pure. Je le jure par le Dieu tout-puissant. Soyez seulement assez bon pour mettre le verre prĂšs de moi, de façon que je puisse me rafraĂźchir, si je me sens le gosier trop sec. â LĂ , merci.
« Je suis nĂ© dans le comtĂ© de Worcester prĂšs de Pershore. Je vous garantis que vous trouveriez encore maintenant une quantitĂ© de Small dans ces parages-lĂ , si vous vouliez vous en donner la peine. Jâai eu souvent envie dâaller y faire un petit tour, mais, Ă vrai dire, je nâai jamais fait grand honneur Ă ma famille et je ne sais pas trop la rĂ©ception qui mây attendrait. Tous ces gens-lĂ Ă©taient de petits fermiers, tranquilles, assidus aux offices, connus et estimĂ©s dans leur pays, tandis que moi jâai toujours Ă©tĂ© assez mauvais sujet. Enfin, vers lâage de dix-huit ans, je cessai de les ennuyer : car, mâĂ©tant embarquĂ© dans une mauvaise affaire Ă propos dâune fille, je ne pus mâen tirer quâen acceptant le « Schelling de la Reine[3] », et en me faisant incorporer au 3e grenadiers qui partait pour les Indes. Je nâĂ©tais cependant pas destinĂ© Ă faire longtemps le mĂ©tier de soldat. Je commençais Ă ĂȘtre Ă peu prĂšs dĂ©crassĂ© et Ă savoir manier mon fusil, lorsque jâeus un jour la fĂącheuse idĂ©e dâaller me baigner dans le Gange. Par bonheur, jâavais avec moi un sergent de ma compagnie, John Holders, un des meilleurs nageurs de toute lâarmĂ©e. Tandis que jâĂ©tais au milieu du fleuve, un crocodile me happa la jambe droite et me la coupa, juste au-dessus du genou, aussi proprement quâun chirurgien aurait pu le faire. LâĂ©motion, jointe Ă la perte de mon sang, me fit perdre connaissance et jâallais me noyer, quand Holders mâenpoigna et mâamena jusque sur le rivage. Ă la suite de cet accident, je restai cinq mois Ă lâhĂŽpital et lorsquâenfin je pus me traĂźner dehors avec cette bĂ©quille rivĂ©e Ă ma cuisse, je me trouvai rayĂ© des contrĂŽles de lâarmĂ©e comme invalide et impropre Ă tout service actif.
« Mon sort, vous le voyez, Ă©tait plutĂŽt cruel, Ă vingt ans infirme et incapable de rien faire, MalgrĂ© tout, mon malheur se trouva devenir pour moi une bonne fortune. Un planteur dâindigo, nommĂ© Abel White, avait besoin dâun contre-maĂźtre pour surveiller ses coolies et les faire travailler. Or, câĂ©tait un ami de mon colonel, et celui-ci sâĂ©tait fort intĂ©ressĂ© Ă moi depuis mon accident. Enfin, pour tout rĂ©sumer en quelques mots, le colonel me recommanda chaudement Ă Mr White. Comme jâavais surtout Ă parcourir la plantation Ă cheval pour mâassurer du travail fait et prendre en note les paresseux, ma jambe nâĂ©tait pas un obstacle, car il me restait assez de pince pour me tenir bien en selle. Mes appointements Ă©taient considĂ©rables, mon logement confortable, et jâenvisageais gaiement la perspective de passer le reste de ma vie dans une plantation dâindigo. Mon maĂźtre Ă©tait un homme fort aimable et il lui arrivait souvent de venir dans ma petite cabane fumer une pipe avec moi ; dans ces pays-lĂ , voyez-vous, les gens de race blanche se sentent au cĆur lâun pour lâautre des tendresses qui leur seraient inconnues dans leur patrie.
« Mais quand jâai eu de la veine, elle nâa jamais durĂ© longtemps. Un beau jour, sans aucun prĂ©sage prĂ©curseur, la grande rĂ©volte Ă©clata. La veille, les Indes paraissaient aussi calmes et aussi tranquilles que les comtĂ©s de Surrey ou de Kent. Le lendemain, deux cent mille dĂ©mons noirs Ă©taient dĂ©chaĂźnĂ©s et le pays prĂ©sentait vraiment lâimage de lâenfer. Mais, messieurs, vous connaissez, sans doute, tout cela aussi bien et mĂȘme bien mieux que moi ; car la lecture nâest pas mon fort. Je ne sais donc que ce que jâai vu de mes propres yeux. Notre plantation Ă©tait Ă un endroit appelĂ© Muttra, prĂšs de la frontiĂšre nord-ouest. Chaque nuit, le ciel Ă©tait Ă©clairĂ© par des lueurs sinistres. CâĂ©tait quelque habitation de colon qui brĂ»lait, et chaque jour nous voyions passer de petites troupes dâEuropĂ©ens traĂźnant Ă leur suite leurs femmes et leurs enfants et se dirigeant vers Agra, oĂč se trouvait la garnison la plus rapprochĂ©e. Mr Abel White Ă©tait un homme fort entĂȘtĂ©. Il sâĂ©tait mis dans la cervelle que la rĂ©volte avait Ă©tĂ© trĂšs exagĂ©rĂ©e et quâelle se calmerait aussi rapidement quâelle avait surgi. Aussi, tandis que le pays autour de lui Ă©tait tout entier en feu, il restait tranquillement sous sa vĂ©randa Ă boire des grogs au whiskey et Ă fumer de longues pipes. Vous pensez bien que je ne lâabandonnai pas, pas plus du reste que ne le fit Dawson, le teneur de livres de la plantation, dont la femme tenait le mĂ©nage du maĂźtre. Mais, un beau jour, la tourmente sâabattit sur nous. « Ce matin-lĂ , je mâĂ©tais rendu Ă une plantation Ă©loignĂ©e et dans la soirĂ©e je rentrais lentement Ă la maison, lorsque jâaperçus tout Ă coup ce qui me sembla ĂȘtre un paquet de vĂȘtements tout au fond dâun profond ravin. En mâen approchant, un frisson dâhorreur me glaça jusquâaux os ; câĂ©tait la femme de Dawson, toute tailladĂ©e Ă coups de sabre et dĂ©jĂ Ă moitiĂ© dĂ©vorĂ©e par les chacals et par les chiens indigĂšnes. Un peu plus loin, sur la route mĂȘme, le cadavre de Dawson gisait la face contre terre ; il tenait encore Ă la main un revolver dĂ©chargĂ©, et prĂšs de lui Ă©taient Ă©tendus les corps de quatre cipayes quâil avait tuĂ©s avant de succomber lui-mĂȘme. Je restais lĂ , me demandant quel parti prendre, quand je vis une fumĂ©e Ă©paisse sâĂ©chapper de lâhabitation de Mr Abel White, tandis que des colonnes de flammes sâĂ©lançaient dans les airs. Il Ă©tait donc trop tard pour aller au secours de mon maĂźtre et je nâaurais pu, que risquer ma propre vie, sans la moindre utilitĂ©, en mâavançant davantage. De loin, je pouvais apercevoir des centaines de dĂ©mons noirs, portant encore la veste rouge, qui entouraient la maison incendiĂ©e en dansant et en hurlant. Quelques-uns dâentre eux mâayant signalĂ©, une ou deux balles sifflĂšrent Ă mes oreilles. Alors je me jetai dans les prairies et galopai une partie de la nuit jusquâĂ ce que je me trouvasse sain et sauf dans les murs dâAgra.
« Cependant, mĂȘme dans cette ville, la sĂ©curitĂ© Ă©tait loin dâĂȘtre absolue. Tout le pays Ă©tait soulevĂ© ; on se serait cru au milieu dâun essaim dâabeilles. Lorsque les Anglais parvenaient Ă se grouper, ils restaient bien maĂźtres du terrain aussi loin que leurs fusils pouvaient porter ; mais voila tout, et, partout ailleurs, la fuite Ă©tait leur seule ressource. CâĂ©tait la lutte de millions de forcenĂ©s contre quelques centaines dâhommes, et, dĂ©tail bien cruel, ces ennemis que nous combattions nâĂ©taient autres que nos propres troupes, nos troupes dâĂ©lite, infanterie, cavalerie, artillerie, instruites et entraĂźnĂ©es par nous avec tant de soin, qui maintenant se rassemblaient dans leurs camps au son de nos propres sonneries et tournaient contre nous les armes que nous leur avions donnĂ©es.
« Dans Agra se trouvait rĂ©uni le 3e fusiliers du Bengale, quelques Sikhs, deux pelotons de cavalerie et une batterie dâartillerie. On avait créé en outre un corps de volontaires, composĂ© dâemployĂ©s et de marchands et je demandai Ă en faire partie, malgrĂ© ma jambe de bois. Dans les premiers jours de juillet, nous marchĂąmes Ă la rencontre des rebelles et nous les battĂźmes Ă Shahgunge, mais le manque de munitions nous força Ă rĂ©trograder et Ă rentrer dans la ville.
« Cependant nous recevions de tous cĂŽtĂ©s les nouvelles les plus alarmantes ; cela nâavait rien dâĂ©tonnant, car, si vous consultez la carte, vous verrez que nous nous trouvions au centre du pays soulevĂ©, nâayant pour nous appuyer que Luchnow, Ă plus de trois cents kilomĂštres Ă lâest de Cawnpore, presque aussi Ă©loignĂ©e dans la direction du sud. Dans toute cette rĂ©gion on nâentendait plus parler que de crimes et dâatrocitĂ©s sans nom.
« Agra est une ville considĂ©rable remplie de fanatiques et de mĂ©crĂ©ants de toute espĂšce. Aussi notre poignĂ©e dâhommes se sentait perdue dans le labyrinthe de ses petites rues Ă©troites et tortueuses, et notre chef prit le parti de sâĂ©tablir de lâautre cĂŽtĂ© de la riviĂšre, dans lâancienne citadelle. Je ne sais, messieurs, si vous avez entendu parler de ce fort si curieux. Câest une des choses les plus extraordinaires que jâaie rencontrĂ©es et cependant Dieu sait si jâai vu de drĂŽles de pays.
« En premier lieu, ses dimensions sont Ă©normes, et je suis sĂ»r que son enceinte contient un nombre respectable dâhectares. Tout un quartier est moderne : câest lĂ quâon cantonna la garnison en mĂȘme temps que les femmes, les enfants, les magasins, etc., et encore tout cela nâen occupa-t-il quâune faible partie. Cependant ce quartier moderne est bien moins considĂ©rable encore que le vieux quartier qui est, du reste, complĂštement abandonnĂ© et oĂč les scorpions et les mille-pattes rĂšgnent en maĂźtres. Celui-ci se compose uniquement de cours spacieuses, reliĂ©es par des passages tortueux, ou sĂ©parĂ©es les unes des autres par un dĂ©dale de longs corridors. Rien de plus facile que de sây perdre. Aussi ne sây aventurait-on que rarement, si ce nâest quelque patrouille munie de torches.
« La riviĂšre baigne le mur dâenceinte de la citadelle et la protĂšge en avant ; mais, sur les deux autres faces et sur les derriĂšres, de nombreuses portes sâouvrent sur la campagne ; il fallait nĂ©cessairement les garder aussi bien dans le vieux quartier que dans celui qui Ă©tait occupĂ© par nos troupes. Comme nous manquions de monde et que nous avions Ă peine assez dâhommes pour garnir les saillants et pour servir les piĂšces, il nous Ă©tait impossible de mettre Ă chacune des ouvertures une garde suffisante. On organisa alors un poste central au milieu de lâenceinte et on ne mit Ă chaque porte quâun blanc avec deux ou trois indigĂšnes sous ses ordres. Je fus dĂ©signĂ© ainsi pour ĂȘtre de garde pendant quelques heures chaque nuit Ă une poterne isolĂ©e qui donnait sur la face sud-ouest, et on mit...
Table des matiĂšres
- Chapitre I â La dĂ©duction Ă©levĂ©e Ă la hauteur dâune science.
- Chapitre II â ExposĂ© de lâaffaire.
- Chapitre III â Ă la recherche dâune solution.
- Chapitre IV â RĂ©cit de lâhomme chauve.
- Chapitre V â Le drame de Pondichery Lodge.
- Chapitre VI â ThĂ©orie de Sherlock Holmes.
- Chapitre VII â Incident du baril.
- Chapitre VIII â Les irrĂ©guliers de Baker Street.
- Chapitre IX â En dĂ©faut.
- Chapitre X â Comment pĂ©rit lâinsulaire Andaman.
- Chapitre XI â Le trĂ©sor dâAgra.
- Chapitre XII â LâĂ©trange histoire de Jonathan Small.
- Notes
- Page de copyright
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