L'estime de soi, un passeport pour la vie
eBook - ePub

L'estime de soi, un passeport pour la vie

3e édition

  1. 252 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub

L'estime de soi, un passeport pour la vie

3e édition

À propos de ce livre

L'estime de soi, un passeport pour la vie, c'est d'abord et avant tout l'art de guider les enfants dans la voie de l'autonomie et de l'espoir en l'avenir.

Foire aux questions

Oui, vous pouvez résilier à tout moment à partir de l'onglet Abonnement dans les paramètres de votre compte sur le site Web de Perlego. Votre abonnement restera actif jusqu'à la fin de votre période de facturation actuelle. Découvrez comment résilier votre abonnement.
Non, les livres ne peuvent pas être téléchargés sous forme de fichiers externes, tels que des PDF, pour être utilisés en dehors de Perlego. Cependant, vous pouvez télécharger des livres dans l'application Perlego pour les lire hors ligne sur votre téléphone portable ou votre tablette. Découvrez-en plus ici.
Perlego propose deux abonnements : Essentiel et Complet
  • Essentiel est idéal pour les étudiants et les professionnels qui aiment explorer un large éventail de sujets. Accédez à la bibliothèque Essentiel comprenant plus de 800 000 titres de référence et best-sellers dans les domaines du commerce, du développement personnel et des sciences humaines. Il comprend un temps de lecture illimité et la voix standard de la fonction Écouter.
  • Complet est parfait pour les étudiants avancés et les chercheurs qui ont besoin d'un accès complet et illimité. Accédez à plus de 1,4 million de livres sur des centaines de sujets, y compris des titres académiques et spécialisés. L'abonnement Complet comprend également des fonctionnalités avancées telles que la fonction Écouter Premium et l'Assistant de recherche.
Les deux abonnements sont disponibles avec des cycles de facturation mensuels, semestriels ou annuels.
Nous sommes un service d'abonnement à des ouvrages universitaires en ligne, où vous pouvez accéder à toute une bibliothèque pour un prix inférieur à celui d'un seul livre par mois. Avec plus d'un million de livres sur plus de 1 000 sujets, nous avons ce qu'il vous faut ! Découvrez-en plus ici.
Recherchez le symbole Écouter sur votre prochain livre pour voir si vous pouvez l'écouter. L'outil Écouter lit le texte à haute voix pour vous, en surlignant le passage qui est en cours de lecture. Vous pouvez le mettre sur pause, l'accélérer ou le ralentir. Découvrez-en plus ici.
Oui ! Vous pouvez utiliser l'application Perlego sur les appareils iOS ou Android pour lire à tout moment, n'importe où, même hors ligne. Parfait pour les trajets quotidiens ou lorsque vous êtes en déplacement.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Oui, vous pouvez accéder à L'estime de soi, un passeport pour la vie par Germain Duclos en format PDF et/ou ePUB. Nous disposons de plus d'un million d'ouvrages à découvrir dans notre catalogue.

Informations

Chapitre 1

DÉFINITION ET CARACTÉRISTIQUES
de l’estime de soi

«Le plus grand mal qui puisse échoir à l’homme serait qu’il ait mauvaise opinion de lui-même.»
Goethe
On entend beaucoup parler d’estime de soi de nos jours, à tel point que l’expression entre peu à peu dans le langage populaire. C’est peut-être là un symptôme de malaise collectif. À notre époque, les gens souffrent d’insécurité face aux guerres incessantes et aux problèmes politiques et environnementaux qui menacent sérieusement la survie de l’être humain. Dans notre contexte de néolibéralisme sauvage où l’employé n’a pas plus d’importance que la courroie d’une machine, nombreuses sont les personnes qui se tournent vers la valeur intrinsèque de l’être humain pour garantir leur destinée et leur responsabilité, tant individuelle que collective. Une femme enceinte m’exprimait son pessimisme en ces termes: «Pourquoi donner naissance à un enfant quand je vois tout ce qui se passe dans le monde? Est-ce que la vie que je lui donne sera un malheur pour lui?»
Dans l’un de ses derniers rapports, Santé Québec mentionne que 27% des adultes de la grande région de Montréal vivent un état de détresse psychologique qui se caractérise par des sentiments d’aliénation sociale, de morosité et de pessimisme. Ces personnes se sentent victimes de problèmes familiaux et économiques dont ils ne voient pas l’issue. On assiste à de sérieux problèmes existentiels qui s’expriment notamment par ces questions: «Quelle est ma valeur comme personne?», «Quel est le sens de ma vie?», «Qu’est-ce que je fais de ma vie?». C’est en partie pour répondre à ces interrogations, à cette quête de sens vécue partout dans le monde, qu’on se centre de plus en plus sur la valeur intrinsèque de l’être humain. En effet, le soi est l’un des sujets d’étude les plus développés, surtout en psychologie occidentale.
Chaque année, on publie une profusion de nouvelles recherches sur l’estime de soi, la conscience de soi, la découverte de soi, les schémas du soi, le contrôle du soi, etc. Si l’on procède à une recherche bibliographique sommaire, on se rend compte qu’il y a plus de 7000 articles et plus de 600 livres qui traitent de l’estime de soi ou de l’une de ses multiples facettes. Ainsi, l’évolution croissante de cette tendance met en évidence l’importance qu’on accorde à la connaissance, à la conscience et à l’accomplissement, surtout par l’estime de soi. Est-ce de la pop psychology, de l’ego trip? Chez un certain nombre de personnes, l’estime de soi a un sens superficiel, mais beaucoup de gens y voient une signification plus profonde, notamment ceux qui ressentent un mal de vivre. Par hasard, j’ai trouvé une allégorie qui symbolise bien la quête de sens et surtout le désir plus ou moins conscient d’une personne en détresse de se donner une valeur grâce à l’estime de soi. Voici cette histoire.
image
«Elle était jolie, cette maison que j’habitais depuis des années. On la reconnaissait à son toit de bardeaux et à ses grandes fenêtres ouvertes sur l’extérieur. Pourtant, je ne m’y sentais pas bien.
«Pendant mon enfance, je ne la voyais pas vraiment. Je ne me préoccupais pas de l’enjoliver ni d’apprécier ses beautés. Pendant longtemps, j’y étais presque insensible. J’y vivais par habitude.
«Lorsque quelqu’un me faisait remarquer qu’un objet décoratif était plus ou moins joli, je n’y portais pas attention; ou plutôt, je ne voulais pas y porter attention. Alors, je le cachais ou bien je ne le regardais plus, mais tôt ou tard cet objet refaisait surface, par je ne sais quelle magie.
«J’y vivais comme un automate. Lorsque quelqu’un me complimentait sur un élément particulièrement agréable ou même de grand prix, je rougissais, disant que ce n’était rien, sinon une illusion. Puis, un jour, je ne sais pour quelle raison, cette maison si familière devint pour moi, tout à coup, inhabitable.
«Je me mis à la détester. Je la fuyais. Je ne lui trouvais plus rien de beau. Je la sentais comme hantée, habitée d’une maladie que je croyais incurable. J’avais beau fuir, cette maison me suivait. J’aurais voulu la démolir.
«Je la voyais si laide que je pensais qu’elle devait disparaître. Jusqu’au jour où, sur mon chemin, j’ai croisé des spécialistes en décoration intérieure. Je les ai fait entrer dans ma maison que je trouvais laide et, eux, ils l’ont trouvée belle.
«Ils m’ont fait ressortir les plus belles décorations que j’avais cachées au fond du sous-sol. Non seulement je les avais oubliées, mais lorsque je les ai redécouvertes, j’ai eu peine à croire qu’elles m’avaient déjà appartenu, ces petites choses qui rendent pourtant la vie si agréable.
«Je me suis mis au travail. Avec l’aide de ces décorateurs, j’ai fini par sélectionner de belles trouvailles que, maintenant, je mets en vue; non pas pour les montrer aux autres dans le but de leur faire envie, mais bien plus pour les voir et les admirer moi-même. Quelle satisfaction de redécouvrir ces trésors que je croyais à jamais disparus!
«Cette maison, je continue maintenant de l’embellir. Elle n’a pas d’adresse et ne coûte pas un sou à chauffer, même en hiver. J’y habite seul, mais j’y reçois beaucoup de visite, puisque maintenant je laisse les portes ouvertes. J’ai définitivement jeté le cadenas qui l’a si longtemps gardée fermée.»
Anonyme
J’ai connu des centaines d’enfants et d’adolescents brisés par des échecs et par l’incompréhension de l’entourage. Ils se sentaient comme des moins que rien. Ils criaient leur désespoir, ou leur absence d’espoir; certains ayant perdu le goût de vivre ou devenant neurasthéniques sombraient dans la dépression. Selon deux ouvrages conçus pour établir le diagnostic des troubles mentaux, le DSM-5 et le CIM 10, il existe une relation entre une faible estime de soi et la dépression. L’abaissement de l’estime de soi s’exprime souvent par des sentiments d’indignité personnelle ou de culpabilité et par un dégoût généralisé de la vie, observable dans les formes les plus graves de la dépression.
Sans vivre un état si dramatique, beaucoup de jeunes et d’adultes se dévalorisent. Ils sont en quête d’une estime d’eux-mêmes. Les jeunes en difficulté ne se reconnaissent souvent aucune valeur personnelle. Je me souviens de Bruno, 9 ans, qui avait repris une année à l’école et qui vivait des difficultés d’apprentissage et des échecs depuis sa première année. Il ne s’accordait aucune qualité et aucune compétence, malgré un talent évident en dessin et en casse-tête. Ce garçon ne manifestait aucun intérêt pour les activités que je lui proposais.
Un jour, il dit à mi-voix: «Faudrait que l’école meure!» Je sentais qu’il me communiquait ainsi une partie de sa détresse. Je n’ai fait que l’accueillir dans ses propos, sans jugement ni remontrance. Un peu plus tard il ajouta: «Ou bien que ce soit moi qui meure…» Bruno avait grand besoin de développer une estime de lui-même. Comme dans l’allégorie, j’ai joué le rôle du décorateur intérieur en l’aidant à prendre conscience de ses qualités et de ses compétences, en dehors de l’école. Je me suis contenté de le guider en acceptant ses résistances, ses faux-fuyants, mais surtout en respectant son rythme. Des petites étincelles de fierté sont parvenues à illuminer ses yeux. Aujourd’hui, Bruno est passionné par son travail en design graphique.
Des milliers d’enfants sont meurtris par des échecs, notamment à l’école. Ils sont déçus d’eux-mêmes et ils perçoivent pertinemment qu’ils déçoivent les adultes qu’ils aiment ou apprécient. Comme le mentionne le docteur Mel Levine, l’avenir de ces jeunes est surtout perturbé par une faible estime de soi consécutive aux échecs:
«Les enfants qui ont une faible estime d’eux-mêmes sur le plan intellectuel sont souvent habités par une sorte de fureur intérieure. Ils se sentent pris au piège. Jour après jour, les cours d’enseignement structuré sont le lieu de leur humiliation et viennent leur rappeler leur infériorité cognitive. Or, les enfants ont très peu de tolérance pour ces sentiments négatifs enfouis, pour ce type de vision terriblement défavorable envers leur personne. Dans certains cas, ceux qui ont une piètre estime d’eux-mêmes sur le plan intellectuel sont condamnés à éprouver tous les jours un sentiment de honte en classe, ce qui risque d’en faire de véritables bombes à retardement. Ces étudiants deviennent particulièrement vulnérables à toutes les dérives catastrophiques qui guettent les adolescents et les jeunes adultes, notamment l’abus de drogues, la dépression, la délinquance juvénile, la grossesse non désirée et le décrochage. De toute évidence, l’enjeu est de taille. Par conséquent, les familles, les écoles et la société en général devraient se fixer comme priorité numéro un de favoriser l’estime de soi sur le plan intellectuel chez tous les enfants1
Malheureusement, ce ne sont pas uniquement les jeunes en difficulté ou vivant des échecs qui souffrent d’une faible estime d’eux-mêmes. Il s’agit en fait d’un problème fort répandu et qu’on retrouve même chez des enfants qui réussissent bien. Comme le mentionne Higgins, une mauvaise estime de soi peut produire à long terme des effets désastreux:
«Avoir une mauvaise estime de soi comporte un coût. Plus souvent que le contraire, le malheur et le désespoir accompagnent cette mauvaise image. Les gens qui sentent qu’ils sont en deçà de ce qu’ils espéraient sont plus sujets à la dépression. Ceux dont l’image de soi est en dessous de ce qu’ils croient devoir être sont enclins à l’anxiété2
Une définotion de l’estime de soi
Chaque personne se fait une idée d’elle-même et, au fil de ses expériences, se forge une image qui varie considérablement dans le temps. De récentes études montrent que cet autoportrait change tout au long de la vie et qu’il continue toujours à se modifier, même après 80 ans.
Les dictionnaires définissent généralement l’estime de soi comme étant un sentiment favorable, né de la bonne opinion qu’on a de son mérite et de sa valeur. Le Dictionnaire actuel de l’éducation3 décrit l’estime de soi comme la valeur qu’un individu s’accorde globalement; on ajoute que cette valeur fait appel à la confiance fondamentale de l’être humain en son efficacité et en ses mérites.
Selon mon point de vue, la définition la plus complète et la plus nuancée de l’estime de soi se retrouve dans un des livres de Josianne de Saint-Paul. Elle est ainsi formulée:
«L’estime de soi est l’évaluation positive de soi-même, fondée sur la conscience de sa propre valeur et de son importance inaliénable en tant qu’être humain. Une personne qui s’estime se traite avec bienveillance et se sent digne d’être aimée et d’être heureuse. L’estime de soi est également fondée sur le sentiment de sécurité que donne la certitude de pouvoir utiliser son libre arbitre, ses capacités et ses facultés d’apprentissage pour faire face, de façon responsable et efficace, aux événements et aux défis de la vie4
Selon cette définition, l’estime de soi est avant tout un jugement positif face à soi-même, mais cela suppose au préalable une conscience et une connaissance de soi. L’estime de soi est la conscience de sa valeur personnelle dans différents domaines. Il s’agit, en quelque sorte, d’un ensemble d’attitudes et de croyances qui nous permettent de faire fac...

Table des matières

  1. Couverture
  2. Du même auteur
  3. Page légale
  4. Table des matières
  5. Introduction
  6. Chapitre 1: Définition et caractéristiques de l’estime de soi
  7. Chapitre 2: Favoriser un sentiment de sécurité et de confiance
  8. Chapitre 3: Favoriser la connaissance de soi
  9. Chapitre 4: Favoriser un sentiment d’appartenance
  10. Chapitre 5: Favoriser un sentiment de compétence
  11. Chapitre 6: Le sentiment de compétence parentale
  12. Chapitre 7: L’estime de soi chez l’enseignant
  13. Conclusion
  14. Bibliographie
  15. Quatrième de couverture