Réunissant les contributions d'une trentaine de spécialistes, cet ouvrage d'introduction à la politique canadienne propose un nouveau regard sur les dynamiques politiques et sociales qui façonnent le pays aujourd'hui. Il offre aux lecteurs une perspective multidisciplinaire sur les concepts clés et les grands débats politiques actuels. Comment la question du réchauffement climatique est-elle devenue un problÚme public? Quelle est la place des Autochtones dans les institutions et l'identité canadiennes? Les mouvements sociaux remplacent-ils les partis politiques? Quel rÎle joue le Canada dans les organisations internationales? Les nouvelles technologies de l'information et de la communication favorisent-elles l'émergence de nouveaux modes de mobilisation? Animées par une volonté d'élargir la discussion au-delà des frontiÚres traditionnelles, les réponses à ces questions, et à bien d'autres, sont adaptées aux salles de classe de Moncton à Vancouver. à la fois à jour sur les débats théoriques et illustré de nombreux exemples concrets, l'ouvrage examine les principaux enjeux politiques canadiens d'un point de vue historique, politique et social, tout en mettant l'accent sur les différentes réalités des provinces et des villes canadiennes.

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Le canada dans le monde
acteurs, idées, gouvernance
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HistoirePARTIE 1
INSTITUTIONS ET ACTEURS
CHAPITRE 1
La Confédération canadienne
Valérie Lapointe-Gagnon
Si la crĂ©ation de la ConfĂ©dĂ©ration canadienne date du 1er juillet 1867, les premiĂšres discussions entourant lâunion des colonies britanniques dâAmĂ©rique du Nord remontent au XVIIIe siĂšcle. DĂšs le lendemain du traitĂ© de Paris de 1763, qui cĂ©dait la Nouvelle-France Ă la Grande-Bretagne, le juge William Smith de lâĂtat de New York suggĂ©rait Ă Londres de fĂ©dĂ©rer les colonies britanniques dâAmĂ©rique et dâinstaurer un parlement rĂ©unissant 141 dĂ©putĂ©s issus de 15 colonies rĂ©parties sur les territoires de ce qui allait devenir le Canada et les Ătats-Unis (RĂ©millard, 1979). Le fruit nâĂ©tait pas encore mĂ»r. Avec la montĂ©e des tensions entre le Nord et le Sud aux Ătats-Unis et les transformations des relations commerciales entre la Grande-Bretagne et ses colonies, la situation sera amenĂ©e Ă changer au cours du XIXe siĂšcle. Vers la fin des annĂ©es 1850, Londres devient le théùtre de discussions sur lâavenir des colonies au cours desquelles on pense la fĂ©dĂ©ralisation non seulement des colonies canadiennes, mais aussi sud- africaines et australiennes (Chevrier, 2016).
Comme lâa mentionnĂ© lâhistorien et juriste Jean-Charles Bonenfant, lĂ oĂč lâesprit rĂ©volutionnaire a dominĂ© chez les PĂšres fondateurs des Ătats-Unis, dĂ©sireux de rompre avec le modĂšle britannique, du cĂŽtĂ© canadien, câest plutĂŽt un sentiment dâurgence qui a menĂ© Ă la fondation du dominion. Et si les architectes de la Constitution des Ătats-Unis Ă©taient des fĂ©rus de philosophie, sâinspirant des idĂ©es de Locke et de Montesquieu, leurs homologues canadiens Ă©taient plutĂŽt des hommes pragmatiques, qui ont dĂ» sâajuster au climat de lâĂ©poque pour trouver une solution aux problĂšmes politiques et Ă©conomiques qui se multipliaient dans les colonies (Bonenfant, 1963). Ainsi, considĂ©rer la ConfĂ©dĂ©ration canadienne comme «le pur fruit de lâinitiative et de lâimagination dĂ©bordante des Ă©lites des colonies de lâAmĂ©rique du Nord [âŠ] [relĂšverait] du conte de fĂ©es», comme le rappelle le politologue Marc Chevrier (2016). Ce chapitre souhaite retourner aux origines de la ConfĂ©dĂ©ration afin dâĂ©tudier les raisons de sa naissance, les motifs des acteurs, notamment des Canadiens français engagĂ©s dans le dĂ©roulement des nĂ©gociations et les rĂ©sultats des confĂ©rences qui ont menĂ© Ă lâadoption de lâActe de lâAmĂ©rique du Nord britannique (AANB) de 1867. Il sâintĂ©ressera Ă©galement au type dâunion privilĂ©giĂ©, aux voix exclues du processus et aux institutions fondĂ©es au moment de la ConfĂ©dĂ©ration.
Le chapitre aborde plus précisément les éléments suivants:
- le climat de lâĂ©poque;
- les discussions entre élites: les conférences de Charlottetown, de Québec et de Londres;
- lâunion lĂ©gislative et le fĂ©dĂ©ralisme;
- le Canada français et la Confédération;
- les institutions créées par la Confédération.
Le climat de lâĂ©poque
Ă la veille de la ConfĂ©dĂ©ration, il existait six colonies britanniques bĂ©nĂ©ficiant dĂ©jĂ dâune certaine indĂ©pendance au nord de la frontiĂšre amĂ©ricaine: Terre-Neuve, la Nouvelle-Ăcosse, le Nouveau-Brunswick, lâĂle-du-Prince-Ădouard, la province unie du Canada1 et la Colombie-Britannique (formĂ©e en 1866). La Compagnie de la Baie dâHudson gĂ©rait le reste du territoire. Ătendues sur un vaste espace gĂ©ographique, les colonies ne communiquaient pas aisĂ©ment entre elles. Aussi, les motifs prĂ©sidant Ă leur regroupement politique sont venus de causes internes et dâimpĂ©ratifs externes.
Sur la scĂšne intĂ©rieure, la province du Canada, créée par l'Acte d'union (1840), qui avait rassemblĂ© le Haut-Canada et le Bas-Canada Ă la suite des recommandations du rapport Durham (1839) dans le but dâassimiler les Canadiens français, devient de plus en plus difficile Ă administrer. En effet, originellement, le systĂšme de gouvernement se voulait avantageux pour le Haut-Canada majoritairement anglophone, moins populeux, en lui donnant le mĂȘme nombre de reprĂ©sentants Ă lâAssemblĂ©e lĂ©gislative que le Bas-Canada, majoritairement francophone. Toutefois, la dĂ©mographie se transforma rapidement et le Haut-Canada, devenu le Canada-Ouest, se retrouva plus densĂ©ment peuplĂ© avec toujours le mĂȘme nombre de dĂ©putĂ©s en Chambre. Des voix sâĂ©levĂšrent donc dans le Canada-Ouest pour souligner leur insatisfaction envers le systĂšme et demander une reprĂ©sentation proportionnelle Ă la population au Parlement. Dans un milieu oĂč certains souhaitaient un changement de rĂ©gime, le climat devint propice Ă lâexploration dâautres formes de gouvernement.
La guerre civile qui Ă©clata au sud de la frontiĂšre en 1861 ne fit quâaccĂ©lĂ©rer le processus de rĂ©flexion. Les trajectoires historiques des Ătats-Unis et du Canada Ă©tant Ă©troitement imbriquĂ©es, il ne faut pas nĂ©gliger le rĂŽle majeur du voisin du Sud comme catalyseur des dĂ©cisions qui vont mener Ă la ConfĂ©dĂ©ration (Bonenfant, 1965; Roby, 2017). Alors que les relations canado-amĂ©ricaines Ă©taient relativement chaleureuses, les choses se corsent avec la guerre. Les Canadiens sont pour la plupart antiesclavagistes et antisĂ©cessionnistes. Or, la Grande-Bretagne choisit de ne soutenir aucun camp, ce que le Nord perçut comme un appui au Sud. En raison de la position de la Grande-Bretagne, les Ă©crits annexionnistes visant Ă sâemparer du Canada se multipliĂšrent dans les Ătats du Nord. Devant les menaces dâune Ă©ventuelle attaque, lâappui canadien au Nord vacilla. Dans ce contexte, le Canada se rangea du cĂŽtĂ© de la Grande-Bretagne et lâidĂ©e de rĂ©unir les colonies pour offrir un front commun, qui saurait mieux rĂ©sister Ă un Ă©ventuel affrontement, paraissait plus que jamais pertinente. Bien que la menace militaire sâestompĂąt peu de temps aprĂšs 1861, la guerre civile marqua lâimaginaire canadien en raison des atrocitĂ©s perpĂ©trĂ©es. Certains mirent la faute de ces horreurs sur le fĂ©dĂ©ralisme amĂ©ricain, trop dĂ©centralisĂ©, et sur le rĂ©publicanisme (Roby, 2017). Câest ainsi que le modĂšle canadien allait sâĂ©laborer en rĂ©action au modĂšle amĂ©ricain, en tentant dâĂ©viter de reproduire les erreurs des PĂšres fondateurs amĂ©ricains et de crĂ©er une union permettant de rĂ©sister aux menaces, rĂ©elles ou imaginaires, dâinvasion.
Outre la peur des Ătats-Unis et un certain rejet du modĂšle amĂ©ricain, le besoin de stimuler les relations Ă©conomiques entre les colonies britanniques dâAmĂ©rique du Nord et de faciliter les communications entre ces entitĂ©s distantes raviva les dĂ©bats sur lâunion. En 1846, la Grande-Bretagne abolit son tarif prĂ©fĂ©rentiel pour les produits coloniaux. Afin de trouver de nouveaux marchĂ©s pour leurs exportations, les colonies avaient obtenu le droit de nĂ©gocier un traitĂ© de libre-Ă©change avec les Ătats-Unis. RatifiĂ© en 1854, le TraitĂ© de rĂ©ciprocitĂ©, qui avait ouvert le marchĂ© amĂ©ricain aux intĂ©rĂȘts canadiens, ne dura pas, ce qui eut comme consĂ©quence dâaugmenter les Ă©changes entre les colonies britanniques. Afin de dynamiser les activitĂ©s commerciales et les communications, les transports devaient sâamĂ©liorer. LâidĂ©e de sâallier pour construire lâIntercolonial, un chemin de fer reliant le QuĂ©bec, lâOntario et les colonies des Maritimes devint un argument en faveur de la ConfĂ©dĂ©ration. Dâailleurs, les dĂ©lĂ©guĂ©s du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ăcosse ont affirmĂ©, lors des confĂ©rences de Charlottetown et de QuĂ©bec, quâils refuseraient de se joindre au projet sans la construction dâun chemin de fer. Câest pour persuader la province du Canada de contribuer au dĂ©veloppement des voies de transport que les dĂ©lĂ©guĂ©s des Maritimes ont organisĂ© la confĂ©rence de Charlottetown Ă lâĂle-du-Prince-Ădouard, du 1er au 9 septembre 1864.
Les discussions entre élites:
les conférences de Charlottetown,
de Québec et de Londres
Les Ă©lites monopolisent essentiellement les discussions qui mĂšneront Ă lâActe de lâAmĂ©rique du Nord britannique de 1867. Si les nĂ©gociations ont gĂ©nĂ©ralement exclu la population, il y a tout de mĂȘme eu des dĂ©bats dans les journaux et au sein des assemblĂ©es lĂ©gislatives des colonies britanniques dâAmĂ©rique du Nord. Les principales dĂ©cisions sur le contenu des documents se sont toutefois prises pendant les trois confĂ©rences rassemblant les 36 hommes que lâon considĂšre comme les PĂšres de la ConfĂ©dĂ©ration canadienne. Ă la confĂ©rence de Charlottetown sâajoutent celle de QuĂ©bec tenue un mois plus tard, du 10 au 27 octobre 1864, et celle de Londres, en dĂ©cembre 1866. Câest principalement lors de la confĂ©rence de QuĂ©bec que les principes de base qui devaient sâinscrire dans la Constitution ont fait lâobjet de discussions (Moore, 2016). Bien que les mondanitĂ©s entourant la confĂ©rence aient attirĂ© des centaines de personnes, notamment des journalistes provenant des Ătats-Unis et de la Grande-Bretagne, la plupart des discussions constitutionnelles se sont tenues Ă huis clos entre les 33 dĂ©lĂ©guĂ©s accrĂ©ditĂ©s.
La dĂ©lĂ©gation la plus imposante provenait de la province du Canada, qui comprenait douze reprĂ©sentants issus du Cabinet de coalition du gouvernement provincial. LâunitĂ© de cette dĂ©lĂ©gation nâĂ©tait que de façade puisquâelle Ă©tait composĂ©e dâhommes qui partageaient des opinions distinctes quant au pays Ă bĂątir. Ă cĂŽtĂ© dâun John A. Macdonald, qui nâapprĂ©ciait guĂšre le fĂ©dĂ©ralisme et dĂ©fendait lâunion lĂ©gislative, se trouvait un George-Ătienne Cartier, partisan dâun fĂ©dĂ©ralisme permettant Ă la diversitĂ© culturelle de sâexprimer, et un George Brown, rĂ©formiste adhĂ©rant au projet dâun fĂ©dĂ©ralisme souple (Romney, 2016). Les dĂ©lĂ©gations reprĂ©sentant les Maritimes correspondaient Ă la composition de leurs lĂ©gislatures. Des membres de lâopposition dans les Chambres du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ăcosse et de lâĂle-du-Prince-Ădouard cĂŽtoyaient donc des membres du gouvernement au pouvoir. Terre-Neuve avait Ă©galement envoyĂ© deux observateurs, lâun du gouvernement et lâautre de lâopposition. La confĂ©rence donna naissance aux 72 RĂ©solutions, qui constituent la premiĂšre Ă©bauche de ce qui deviendra la Constitution canadienne. Ces rĂ©solutions prĂ©voyaient une reprĂ©sentation proportionnelle Ă la population, la division des compĂ©tences entre le fĂ©dĂ©ral et les provinces et le bilinguisme du Parlement gĂ©nĂ©ral et de la lĂ©gislature du Bas-Canada.
Les dĂ©lĂ©gations envoyĂ©es par chacune des colonies aux confĂ©rences Ă©taient loin de reprĂ©senter la diversitĂ© culturelle de lâĂ©poque. Les grands absents Ă©taient les peuples autochtones, considĂ©rĂ©s avec mĂ©pris par les Ă©missaires de lâEmpire. Ceux qui Ă©taient Ă©tablis avant lâarrivĂ©e des EuropĂ©ens avaient vu leur culture, leurs traditions et leur systĂšme social sâeffriter aux contacts des Français et des Britanniques (DelĂąge, 1991). Lorsque vint le temps de nĂ©gocier la crĂ©ation de la ConfĂ©dĂ©ration, «personne ne souleva mĂȘme la question de leur partenariat», comme le soulignent Olive Dickason et William Newbigging (2017). Cette absence ne fut pas sans consĂ©quence pour la suite des Ă©vĂ©nements puisque dĂ©butait un rĂ©gime visant Ă contrĂŽler puis Ă assimiler les populations autochtones2. Les Acadiens, prĂ©sents en sol amĂ©ricain depuis 1604, nâavaient Ă©galement pas Ă©tĂ© conviĂ©s Ă cette discussion, de mĂȘme que les Irlandais catholiques des Maritimes. Les femmes nâĂ©taient prĂ©sentes que dans les mondanitĂ©s, rappelant que leur place Ă lâĂ©poque nâĂ©tait pas Ă la table des dĂ©cisions3.
Les Canadiens français, quant Ă eux, Ă©taient reprĂ©sentĂ©s par quatre dĂ©lĂ©guĂ©s participant aux confĂ©rences: Ătienne-Paschal TachĂ©, George-Ătienne Cartier, Hector Langevin et Jean-Charles Chapais. Au sein du Canada-Uni, un groupe qui sâexprimait virulemment contre le projet de ConfĂ©dĂ©ration avait refusĂ© de faire partie du gouvernement de coalition et donc de participer aux confĂ©rences: il sâagissait du Parti rouge â les libĂ©raux â qui sâopposait aux bleus â les conservateurs â de Cartier. Le chef des rouges, Antoine-AimĂ© Dorion, est dâailleurs lâun de ceux qui ont exprimĂ© le plus de rĂ©ticences envers lâunion. Selon lui, le projet Ă©tait conçu dans le dos du peuple (Dorion, dans Corbo et Lamonde, 2009). Dorion croyait Ă©galement que la ConfĂ©dĂ©ration Ă©tait factice et quâil sâagissait en fait dâune union lĂ©gislative dĂ©guisĂ©e.
Il serait faux de croire que les rĂ©sistances provenaient exclusivement du Bas-Canada. Les Maritimes accueillirent tiĂšdement les 72 RĂ©solutions puisquâelles ne protĂ©geaient pas assez les intĂ©rĂȘts rĂ©gionaux des colonies de lâEst (Buckner, 2017). Dorion nâĂ©tait dâailleurs pas le seul Ă critiquer les «portes closes» de la confĂ©rence de QuĂ©bec. Comme le prĂ©cise le politologue François Rocher, «dans toutes les colonies, les confĂ©rences furent dĂ©criĂ©es en raison de leur caractĂšre Ă©litiste et secret» (Rocher, 2016, p. 228). On avait menĂ© sans le peuple cette grande conversation sur les principes politiques qui allaient guider le futur des colonies. Chacune des colonies, selon ses intĂ©rĂȘts, a formulĂ© dâautres critiques: la crainte des Canadiens français de se voir minorisĂ©s cĂŽtoyait celle quâĂ©prouvaient les Maritimes de se retrouver prises dans un projet taillĂ© sur mesure pour la province du Canada ou de voir les catholiques assujettis aux protestants (Rocher, 2016). LâĂle-du-Prince-Ădouard choisit finalement de ne pas rejoindre lâunion puisquâelle avait une identitĂ© et une Ă©conomie fortes et ne pensait pas pouvoir bĂ©nĂ©ficier des avantages du nouveau systĂšme politique en construction (Tattrie, 2014).
Câest dans un climat politique instable tant sur la scĂšne coloniale que britannique que les dĂ©lĂ©guĂ©s des colonies dâAmĂ©rique du...
Table des matiĂšres
- Remerciements
- Introduction
- PARTIE 1
- INSTITUTIONS ET ACTEURS
- PARTIE 2
- IDENTITĂS
- PARTIE 3
- IDĂES ET IDĂOLOGIES POLITIQUES
- PARTIE 4
- GOUVERNANCE ET ACTION PUBLIQUE
- PARTIE 5
- RELATIONS INTERNATIONALES
- Les collaboratrices et les collaborateurs
Foire aux questions
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