La protection du patrimoine culturel
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La protection du patrimoine culturel

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La protection du patrimoine culturel

À propos de ce livre

Le « patrimoine culturel » renvoie Ă  une culture commune, celle qui, hĂ©ritĂ©e du passĂ©, ouvre Ă  l'avenir en mĂȘme temps qu'aux autres cultures. Le plus facilement perceptible est ce que l'on appelle le patrimoine monumental (chĂąteaux, Ă©glises ou autres bĂątiments), pour lequel des actions sont engagĂ©es afin de les sauver ou les sauvegarder. Cette nĂ©cessitĂ© d'une protection ne vaut pas seulement pour l'architecture, mais Ă©galement pour des expressions plus modestes, ainsi que pour des objets divers: ils nous rappellent et nous racontent notre histoire, ce qui permet de nous connaĂźtre et de nous reconnaĂźtre. Un autre patrimoine est le patrimoine immatĂ©riel (contes, recettes de cuisine, traditions populaires, etc.). Toutes ces expressions doivent ĂȘtre protĂ©gĂ©es parce qu'elles sont constitutives d'une identitĂ©, qui peut ouvrir sur l'altĂ©ritĂ©.

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Informations

Année
2019
ISBN de l'eBook
9782336889993

TITRE IV

LES DOMAINES D’APPLICATION

Le patrimoine culturel comprend des domaines classiques, d’autres qui le sont moins. La qualification de « patrimoine » varie selon les moments de l’histoire et selon les pays, les histoires et les sensibilitĂ©s Ă©tant diffĂ©rentes en fonction des Ă©vĂ©nements vĂ©cus, des souvenirs qui y sont attachĂ©s, des redĂ©couvertes qui peuvent ĂȘtre faites par un peuple de ce qui le constitue, de la prise de conscience de la nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger quelque chose qui risque de disparaĂźtre.
Tous les domaines ne peuvent ĂȘtre abordĂ©s dans le dĂ©tail dans le cadre de ce volume. Ainsi ne sont pas traitĂ©es les bibliothĂšques, non point qu’elles ne le mĂ©riteraient, pas – c’est l’inverse qui est vrai –, mais parce que ces institutions n’ont pas pour premiĂšre fonction de protĂ©ger, mĂȘme si la fonction de protection n’est Ă©videmment pas absente. Les bibliothĂšques sont d’abord destinĂ©es Ă  permettre l’accĂšs Ă  la lecture du plus grand nombre possible de citoyens. Ces bibliothĂšques sont d’ailleurs souvent devenues des mĂ©diathĂšques intĂ©grant tous les mĂ©dias numĂ©riques contemporains, ce qui montre bien leur fonction de diffusion de la culture, des cultures dans tous les sens du terme.
Citons Ă©galement, et entre autres, les arts et traditions populaires. En 1878 l’exposition universelle de Paris rĂ©vĂ©la au public des objets « pittoresques » des sociĂ©tĂ©s paysannes en Europe. Le succĂšs fut tel que l’annĂ©e d’aprĂšs un musĂ©e d’ethnographie fut créé au TrocadĂ©ro. En 1937 un dĂ©partement des « Arts et Traditions populaires » fut créé au sein des MusĂ©es nationaux, il devint le MusĂ©e des arts et traditions populaires (MNATP). D’une maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale, le « folklore », terme qui dĂ©signait avec une certaine condescendance et une certaine dĂ©rision des activitĂ©s culturelles hĂ©ritĂ©es du passĂ©, est devenu une richesse culturelle que, dans la plupart des pays du monde, les autoritĂ©s cherchent Ă  protĂ©ger et Ă  valoriser.
Un autre domaine qui appellerait de nombreux dĂ©veloppements est celui de la culture scientifique, technique et technologique, industrielle. Certes, cette culture Ă  dĂ©velopper dans la population repose d’abord sur l’enseignement et la vulgarisation des connaissances scientifiques et techniques, certains domaines de cette culture faisant l’objet d’un engouement particulier, tandis que d’autres sont ignorĂ©s, dĂ©daignĂ©s. Mais il existe Ă©galement un patrimoine scientifique et technique. Il s’agit bien d’un patrimoine qui, tout en prĂ©sentant un caractĂšre scientifique ou technique, est Ă©galement, et nĂ©cessairement, culturel : notre monde est marquĂ© par les dĂ©couvertes dans ces domaines, par les effets qu’elles ont sur notre vie quotidienne, qui en est changĂ©e, sur les arts mĂȘme. Les produits de cette culture scientifique sont aussi (ou peuvent ĂȘtre) un patrimoine culturel, Ă  travers les instruments d’analyse, les schĂ©mas, les objets de laboratoire, etc.
Quatre champs font l’objet de l’étude dans le prĂ©sent titre. Le premier est celui du patrimoine monumental. Lorsque l’on parle de patrimoine culturel on pense d’abord, en France comme ailleurs, aux monuments historiques. Ces derniers sont l’expression la plus emblĂ©matique de ce patrimoine, par leur visibilitĂ©, par toute l’histoire et les histoires qui s’y rattachent, par les atteintes qui leur sont portĂ©es.
Un deuxiĂšme champ, tout aussi connu, tout aussi visible, est celui des musĂ©es. Les musĂ©es occupent dans la citĂ© une place qu’ils n’avaient pas auparavant. Comme pour le patrimoine monumental, l’intĂ©rĂȘt des Français pour les musĂ©es s’est aiguisĂ©, dĂ©veloppĂ©. Les musĂ©es ont accompli une mutation considĂ©rable, les musĂ©es d’aujourd’hui sont bien loin de ceux d’hier.
Un troisiĂšme champ, nettement moins connu ou moins « porteur » en termes d’images, est celui des archives. Celles-ci sont cependant fondamentales pour l’histoire d’un groupe, quel qu’il soit, pour une communautĂ©, Ă  plus forte raison pour la communautĂ© nationale. Les archives permettent de connaĂźtre et de mieux comprendre les raisons des dĂ©cisions qui ont Ă©tĂ© prises, les motivations des comportements des dirigeants et l’abondant contentieux auquel qu’elles produisent tĂ©moigne de cette importance.
Le quatriĂšme champ est celui de deux patrimoines, distincts et en partie liĂ©s, qui revĂȘtent aujourd’hui, pour les raisons explicitĂ©es dans ce chapitre, une importance qu’ils n’avaient pas auparavant, le patrimoine archĂ©ologique et le patrimoine maritime et subaquatique.

Chapitre 1

LE PATRIMOINE MONUMENTAL

L’abbaye de Cluny, dans sa troisiĂšme version datant du XIe siĂšcle, disposait de la plus grande Ă©glise de la chrĂ©tientĂ©, avec ses doubles bas-cĂŽtĂ©s, deux transepts, un chƓur Ă  cinq chapelles rayonnantes, et cinq clochers. Les gouvernements qui se succĂ©dĂšrent de 1791 Ă  1800 s’acharnĂšrent contre ce chef-d’Ɠuvre de l’architecture. NapolĂ©on lui donna le coup de grĂące. Ce qui subsiste permet d’imaginer la splendeur de l’édifice passĂ©, la reconstitution virtuelle ne peut consoler de cette disparition.
Le cas de Cluny est exemplaire en ce qu’il montre le changement d’attitude des pouvoirs publics au cours de l’histoire. Longtemps les dirigeants se sont dĂ©sintĂ©ressĂ©s de la protection des monuments (sauf ceux qu’ils commandaient) quand ils ne contribuaient pas activement Ă  leur destruction. Aujourd’hui particuliers, associations, collectivitĂ©s territoriales se tournent vers l’Etat pour lui demander de les aider dans leur action de protection des monuments et des biens culturels plus gĂ©nĂ©ralement. La puissance publique n’est plus seulement, comme autrefois les princes, la protectrice des arts et des lettres, elle a en charge la sauvegarde des Ɠuvres du passĂ©, elle est le garant des expressions artistiques du prĂ©sent, elle est la responsable du dĂ©veloppement culturel.
Le rĂŽle de la puissance publique en matiĂšre de protection du patrimoine culturel, aujourd’hui, correspond Ă  une plus grande sensibilitĂ© du public Ă  l’égard de ce dernier. Le mouvement des esprits est relativement rĂ©cent. Au XVIIIe siĂšcle Voltaire, arbitre du goĂ»t, affirmait sĂ©rieusement qu’avant Louis XIV Paris ne possĂ©dait que quatre beaux monuments (le Val de GrĂące, le Louvre neuf, le Luxembourg et la Sorbonne), ignorant totalement tout ce que le Moyen Âge avait pu produire. Un tel manque d’ouverture Ă©tonne chez un esprit aussi cultivĂ©.
Aujourd’hui « les Français sont de plus en plus attachĂ©s aux vieilles pierres » dĂ©clarait l’enquĂȘte sur « Les Français et leur patrimoine »541 et dans les pratiques culturelles la « sortie patrimoniale » (monuments, cathĂ©drales, Ă©glises, vieux quartiers, musĂ©es) est privilĂ©giĂ©e, elle vient avant la sortie au spectacle (théùtre, concert) ou la visite d’expositions, la gratuitĂ© pour la plupart de ces visites expliquant notamment cette premiĂšre place.
L’évidence de la nĂ©cessitĂ© d’une protection du patrimoine de la France ne s’est imposĂ©e que progressivement et aujourd’hui encore n’apparaĂźt pas comme telle Ă  un certain nombre de Français. Cependant cette prise de conscience a conduit Ă  l’adoption de politiques de protection (I). Celles-ci donnent lieu Ă  des problĂ©matiques diversifiĂ©es (II), l’une des questions posĂ©es Ă©tant, notamment, celle de l’assistance Ă  maĂźtrise d’ouvrage (III).

I – DE LA PRISE DE CONSCIENCE À L’AFFIRMATION D’UNE POLITIQUE

La protection du patrimoine est devenue une préoccupation politique avec la prise de conscience progressive de la nécessité de sauver, de préserver, de transmettre ce patrimoine542. AprÚs de lents développements au XIXe siÚcle et au début du XXe siÚcle, elle est devenue un des axes de la politique culturelle sous la CinquiÚme République.

1 – De la prise de conscience Ă  la lĂ©gislation

A – Les dĂ©buts de la protection
Ce n’est guĂšre qu’au dĂ©but du XIXe siĂšcle qu’une prise de conscience s’opĂšre de la nĂ©cessitĂ© d’une intervention afin de sauver un certain nombre de monuments menacĂ©s de destruction et de disparition. Cette intervention des pouvoirs publics a Ă©tĂ© facilitĂ©e par un « climat » favorable aux vieilles pierres, aux souvenirs qui s’y attachent. Cette remarque vaut encore pour notre temps : il serait difficile Ă  l’Etat d’avoir une vĂ©ritable politique de protection si les Français s’en dĂ©sintĂ©ressaient.
Au XIXe siĂšcle cette sensibilisation qui a permis et conditionnĂ© une politique naissante de protection, a Ă©tĂ© favorisĂ©e par le mouvement romantique, en particulier les Ă©crivains qui, dans leurs Ɠuvres, ont fait de certains monuments le cadre voire le « personnage » principal de l’histoire. Beaucoup connaissent le roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris, qui a grandement contribuĂ© Ă  rĂ©habiliter l’intĂ©rĂȘt pour le Moyen Âge. Victor Hugo Ă©crit Ă©galement, en 1832, dans la Revue des deux mondes une diatribe restĂ©e cĂ©lĂšbre et intitulĂ©e « Guerre aux dĂ©molisseurs » : « Le moment est venu oĂč il n’est plus permis Ă  qui que ce soit de garder le silence. Il faut qu’un cri universel appelle enfin la nouvelle France au secours de l’ancienne ». Et dans une formule souvent reprise par la suite il ajoute : « Il y a deux choses dans un Ă©difice : son usage et sa beautĂ©. Son usage appartient au propriĂ©taire ; sa beautĂ© Ă  tout le monde ».
Au mĂȘme moment, l’orateur catholique Ch. de Montalembert dĂ©nonce dans Le vandalisme en France (1833) ce qui, pour lui, n’est pas seulement une situation regrettable, mais aussi un sacrilĂšge. Dans un autre de ses ouvrages (Du vandalisme et du catholicisme dans l’art, 1839), l’auteur se montre, de façon polĂ©mique, trĂšs critique Ă  l’égard du rĂ©gime de la Restauration : « Que la Restauration Ă  qui son nom semblait imposer la mission spĂ©ciale de restaurer et de conserver les monuments du passĂ©, avait Ă©tĂ© tout au contraire une Ă©poque de destruction sans limites, accomplies sous nos yeux et sans Ă©veiller la moindre marque de sollicitude ». Le propos est exagĂ©rĂ© : si la Restauration est coupable, elle a moins dĂ©truit que les rĂ©gimes qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©e, en particulier la pĂ©riode rĂ©volutionnaire.
Dans le mĂȘme temps, MĂ©rimĂ©e faisait paraĂźtre ses Voyages dans le Midi, dans l’Ouest et dans la Corse, qui constituent d’agrĂ©ables lettres de voyage dans lesquelles l’auteur prend conscience de l’état de dĂ©gradation du patrimoine architectural français. Taylor faisait paraĂźtre, avec Nodier, ses Voyages pittoresques et romantiques de l’ancienne France, qui permirent une vĂ©ritable redĂ©couverte par les Français de leur pays et qui demeurent Ă  l’heure actuelle un tĂ©moignage irremplaçable, bien que marquĂ© par une interprĂ©tation trĂšs romantique des monuments, de l’état architectural de la France de l’époque. Des journaux de l’école romantique tels que Le Globe, La France littĂ©raire ou encore L’Artiste, soutenaient ce mouvement d’opinion543.
Un crĂ©dit est affectĂ© pour la premiĂšre fois aux monuments dans le budget du ministĂšre de l’IntĂ©rieur, aprĂšs la RĂ©volution de 1830. Au mĂȘme moment Guizot, ministre de l’instruction publique, crĂ©e un poste d’inspecteur gĂ©nĂ©ral des monuments historiques. Vitet fut le premier Ă  ĂȘtre investi de ce titre et de cette fonction (23 octobre 1830). Il fut, Ă  bien des Ă©gards, un prĂ©curseur. « Il faut, conseillait-il aux restaurateurs, se dĂ©pouiller de toute idĂ©e actuelle, oublier le temps oĂč l’on vit pour se faire le contemporain de tout ce qu’on restaure ». Et encore : « Le premier mĂ©rite d’une restauration est de passer inaperçue ».
Au bout de quatre ans, Vitet dĂ©missionna et fut remplacĂ© par Prosper MĂ©rimĂ©e. Comme on l’a dit Ă  son propos : « Jamais un incrĂ©dule anticlĂ©rical n’a sauvĂ© tant d’églises menacĂ©es par la sottise des municipalitĂ©s ou le zĂšle maladroit de curĂ©s embellisseurs »544. MĂ©rimĂ©e, par ses interventions, sauva notamment de la destruction les ruines du chĂąteau de Chinon, permit la conservation des ruines de l’abbaye de Charroux, eut le bonheur de retrouver la cĂ©lĂšbre tenture de la Dame Ă  la licorne. Il eut le mĂ©rite et le courage de faire appel Ă  un jeune architecte de vingt-six ans qui accepta, les architectes connus s’étant tous prudemment rĂ©cusĂ©s, de restaurer l’abbaye de VĂ©zelay, qui menaçait de s’écrouler. Ce fut pour Viollet-le-Duc un coup de maĂźtre545. La crĂ©ation du poste d’inspecteur gĂ©nĂ©ral des monuments historiques fut le dĂ©but de l’intervention de l’Etat, qui se manifesta ensuite par l’adoption de rĂšgles de protection.
B – La rĂ©glementation et la protection
Sous la Monarchie de Juillet plusieurs textes sont adoptĂ©s dans le but d’apporter une premiĂšre protection aux monuments historiques. Une circulaire de 1832 aux prĂ©fets interdit d’exĂ©cuter des travaux sans autorisation sur les monuments historiques ; une circulaire du 10 aoĂ»t 1837 incite les communes et les dĂ©partements Ă  participer Ă  l’entretien et Ă  la restauration des monuments, l’Etat apportant une prime d’encouragement. A la fin de la mĂȘme annĂ©e, une nouvelle circulaire est prise, la prĂ©cĂ©dente Ă©tant demeurĂ©e sans rĂ©ponse
 (cela montre d’ailleurs que si les collectivitĂ©s locales Ă©taient trĂšs contrĂŽlĂ©es lorsqu’elles agissaient, il Ă©tait plus difficile de les contraindre Ă  agir, l’inertie Ă©tait une force de rĂ©sistance des collectivitĂ©s locales Ă  l’Etat). Une circulaire du 18 novembre 1841 rappelle aux conseils gĂ©nĂ©raux que l’Etat ne peut pas prendre seul en charge les frais d’entretien des monuments historiques. Une nouvelle circulaire du 1er dĂ©cembre 1841 prĂ©voit, s’agissant de monuments historiques appartenant Ă  des particuliers, que le prĂ©fet doit ĂȘtre informĂ© lorsque les propriĂ©taires ont l’intention de restaurer, de vendre ou de dĂ©molir, afin que l’Etat puisse Ă©ventuellement s’en rendre acquĂ©reur.
Par ailleurs, en 1833 Guizot proposa au roi la crĂ©ation d’un comitĂ© chargĂ© de diriger « le grand travail d’une publication gĂ©nĂ©rale de tous les matĂ©riaux importants et encore inĂ©dits sur l’histoire de notre patrie ». La proposition fut agréée et le comitĂ© se divisa en deux sections dont l’une s’occupait des arts.
« Je me propose – dĂ©clarait Guizot dans son rapport au roi – de faire incessamment commencer un travail considĂ©rable sur l’histoire des arts. Je m’appliquerai Ă  faire dresser un inventaire complet, un catalogue descriptif et raisonnĂ© des monuments de...

Table des matiĂšres

  1. Couverture
  2. 4e de couverture
  3. Copyright
  4. Droits Publics
  5. Titre
  6. Ouvrages du mĂȘme auteur
  7. PROLOGUE
  8. TITRE I - LES NOTIONS EN JEU
  9. TITRE II - LES ACTEURS DE LA PROTECTION
  10. TITRE III - LES PRINCIPES APPLICABLES
  11. TITRE IV - LES DOMAINES D’APPLICATION
  12. Droit aux Ă©ditions L’Harmattan
  13. Table of Contents
  14. Adresse

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