Le choc des empires
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Le choc des empires

France et Russie - 1798-1870

  1. 192 pages
  2. French
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  4. Disponible sur iOS et Android
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Le choc des empires

France et Russie - 1798-1870

À propos de ce livre

Entre l'entrée en guerre de la Russie contre la France révolutionnaire en 1798 et la chute du Second Empire, les relations entre les deux empires ont été faites de conflits et de réconciliations. Austerlitz, Friedland, Campagne de Russie, guerre de Crimée, congrÚs de Paris de 1856, venue du tsar en France en 1867 en sont autant de témoignages. Mais au-delà des cycles de guerres et de paix, les relations entre les deux empires ont aussi été économiques, scientifiques et culturelles; elles se traduisent par des échanges nombreux que favorisent les voyages entre les deux pays. Cet ouvrage vise ainsi à mieux comprendre la richesse des relations nouées entre la France et la Russie sous les Premier et Second Empires.

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Informations

Éditeur
SPM
Année
2018
ISBN de l'eBook
9782336856414

LES PRISONNIERS RUSSES EN FRANCE DE 1799 À 1856

par Jacques-Olivier Boudon
Dans l’histoire des relations entre la France et la Russie au XIXe siĂšcle, on Ă©voque gĂ©nĂ©ralement les Ă©changes culturels, voire les visites rĂ©ciproques qu’ont pu effectuer les ressortissants des deux pays, on pense aussi naturellement aux guerres qui ont scandĂ© la pĂ©riode, mais sans vĂ©ritablement s’intĂ©resser au sort des combattants capturĂ©s Ă  l’issue des batailles. Seuls les soldats de l’armĂ©e des vingt nations restĂ©s prisonniers en Russie Ă  l’occasion de la campagne de 1812 ont fait l’objet de plusieurs travaux. On s’est en revanche beaucoup moins intĂ©ressĂ©s Ă  l’arrivĂ©e d’officiers et de soldats russes en France1. Pourtant, ils sont plusieurs milliers Ă  avoir franchi la frontiĂšre et Ă  ĂȘtre demeurĂ©s en France plusieurs mois, voire plusieurs annĂ©es. On peut distinguer quatre grandes vagues d’arrivĂ©e de ces prisonniers russes. Les premiers ont Ă©tĂ© capturĂ©s en 1799 Ă  l’occasion de la campagne de la Seconde Coalition. La seconde vague s’étend de dĂ©cembre 1805, aprĂšs la bataille d’Austerlitz, jusqu’à la conclusion de la paix de Tilsit. La troisiĂšme commence avec la campagne de Russie et s’achĂšve avec l’abdication de NapolĂ©on en avril 1814. La quatriĂšme vague enfin correspond Ă  la guerre de CrimĂ©e. Il sera intĂ©ressant de comparer les diffĂ©rentes formes de cette captivitĂ©, en analysant tout d’abord l’acheminement des Russes en France, puis les conditions de leur captivitĂ© et enfin les modalitĂ©s de leur libĂ©ration et de leur retour au pays.
LA CAPTURE
Les premiers prisonniers russes Ă  fouler le sol français appartiennent aux rĂ©giments qui ont Ă©tĂ© envoyĂ©s combattre en Suisse et en Hollande Ă  l’occasion de la Seconde Coalition2. En 1800, il y a donc, selon les Ă©tats, entre 5510 et 6281 prisonniers russes en France. La grande majoritĂ© d’entre eux (5502) a Ă©tĂ© rĂ©partie dans des places fortes du nord de la France qui appartiennent Ă  la 1Ăšre division militaire (Bouchain, Cambrai, Avesnes, Le Quesnoy, Nord libre, Landrecies), mais on en trouve Ă©galement Ă  ChĂąlons-sur-Marne, Metz, Nancy, Toul, MontbĂ©liard et Besançon3.
Au cours de la campagne de 1805, l’armĂ©e française a recensĂ© 13 787 prisonniers russes dont 10 719 pris Ă  Austerlitz4, mais seule une partie d’entre eux arrivent en France, soit 4577, d’autres Ă©tant conservĂ©s en Allemagne. PrĂšs de neuf cents meurent au cours du trajet, taux de mortalitĂ© trĂšs Ă©levĂ©, qui laisse Ă  penser que ces soldats Ă©taient dans un trĂšs mauvais Ă©tat sanitaire au moment de leur capture, Ă©tat que la captivitĂ© n’a Ă©videmment pas amĂ©liorĂ©. Ils ne sont plus en effet que 3397 en mars 1806, rĂ©partis dans cinq villes. Les officiers, au nombre de 218, sont Ă  LunĂ©ville oĂč l’on compte Ă©galement 37 soldats, qui sont en fait des domestiques des premiers. Les autres dĂ©pĂŽts se situent Ă  Metz (1399), Bourges (1423), GuĂ©ret (131) et VendĂŽme (189)5. En mai, on dĂ©cide de transfĂ©rer les prisonniers de GuĂ©ret Ă  VendĂŽme6. En juillet 1806, les prisonniers russes ne sont plus que 2946. Ont en effet Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s les Russes qui avaient Ă©tĂ© capturĂ©s sur des navires marchands arraisonnĂ©s par la marine française7. Puis, avec la reprise de la guerre, leur nombre s’accroĂźt de nouveau. Ils sont 3767 en septembre 1806, rĂ©partis entre LunĂ©ville, Thionville, Metz, Bourges, Limoges et Blois8, 3918 en janvier 18079, 4291 en mars 180710.
Les combats qui se poursuivent dans les premiers mois de 1807 provoquent Ă  nouveau la capture de soldats russes, notamment aprĂšs Eylau. C’est alors qu’est fait prisonnier le gĂ©nĂ©ral baron de Korff, au combat de PĂ©terswalde le 25 fĂ©vrier. Au moment de la paix de Tilsit, il y a donc en France 5738 sous-officiers et soldats russes en France, rĂ©partis entre Metz (2947), Thionville (1733), Limoges (938) et Blois (720) et 336 officiers Ă  LunĂ©ville, accompagnĂ©s de 70 domestiques, soit un total de 6150 Russes11, incluant aussi cinq officiers supĂ©rieurs qui jouissent d’un traitement particulier. Le gĂ©nĂ©ral baron de Korff vit Ă  Paris, Ă  l’hĂŽtel Duperron, rue Neuve Saint-Eustache, avec un aide de camp. Les gĂ©nĂ©raux-majors Piotr Meller Zakomelsky (1755-1823)12 et Jean Muller, ainsi que le colonel Demetry Ouvarov, aide de camp d’Alexandre, et le lieutenant Falcovsky, sont en rĂ©sidence surveillĂ©e Ă  Reims.
La campagne de 1812 conduit peu de prisonniers russes en France malgrĂ© l’annonce de trĂšs nombreux prisonniers faits au cours de la campagne. Les premiers Russes placĂ©s en dĂ©tention sont soit des marins soit des Russes qui sĂ©journaient sur le territoire français Ă  l’image d’un certain Elkamouski, fait prisonnier en Suisse alors qu’il appartenait Ă  l’armĂ©e de Souvorow et restĂ© en France aprĂšs 1801 oĂč il s’engage au service de la France. En aoĂ»t 1812, il est enfermĂ© Ă  la maison militaire de Montaigu, mais se dit prĂȘt Ă  servir dans un rĂ©giment hollandais13. À la mĂȘme Ă©poque, Alexandre Choul Barrot, nĂ© en 1787 Ă  Novgorod, lieutenant au rĂ©giment Beloyerski, demande Ă  entrer au service de la France14. D’aprĂšs un Ă©tat de novembre 1812, il y aurait Ă  peine 180 Russes en France : trois officiers gĂ©nĂ©raux qui sĂ©journent Ă  Metz, 11 officiers Ă  Soissons et 166 sous-officiers et marins Ă  Romans dans la DrĂŽme15. En revanche plus de 8 000 Russes sont envoyĂ©s en France Ă  l’issue de la campagne de Saxe de 1813, si bien qu’ils sont 8627 parmi lesquels 176 officiers, en novembre 1813. Ils se rĂ©partissent alors entre quatorze villes diffĂ©rentes. Les officiers sont rassemblĂ©s Ă  Soissons, les sous-officiers et soldats sont concentrĂ©s dans des villes moyennes, par groupe de 500 Ă  600, deux villes plus importantes, NĂźmes et Rennes, en accueillant 1 000 chacune. La gĂ©ographie de leur rĂ©partition privilĂ©gie la vallĂ©e du RhĂŽne et la bordure orientale du Massif central d’une part, avec une concentration particuliĂšrement Ă©levĂ©e dans le Gard, oĂč quatre villes accueillent des prisonniers russes : UzĂšs, Pont-Saint Esprit, AlĂšs et NĂźmes. Ces quatre villes concentrent 3 000 Russes, soit plus du tiers de l’ensemble des prisonniers russes alors dĂ©tenus en France. La Bretagne, et plus particuliĂšrement l’Ille-et-Vilaine avec Rennes et FougĂšres, en reçoit un millier. La plupart des villes concernĂ©es avaient dĂ©jĂ  accueilli des prisonniers de guerre, mais l’on peut remarquer qu’à l’exception de Soissons, aucune ne se situe dans la partie nord-est du pays, foyer traditionnel d’accueil des prisonniers, comme si les autoritĂ©s militaires avaient anticipĂ© l’arrivĂ©e des armĂ©es Ă©trangĂšres16. En fait, c’est Ă  partir du dĂ©but du mois de novembre que l’on a commencĂ© Ă  Ă©vacuer les places de l’Est et Ă  transfĂ©rer les prisonniers qui se trouvaient dans les dĂ©partements rĂ©unis, mais en dĂ©cembre 1813, il reste encore par exemple 1 112 Russes Ă  Wesel et 113 Ă  Torgau.
LES CONDITIONS DE VIE DES OFFICIERS
Les prisonniers russes connaissent les mĂȘmes conditions de vie que les autres prisonniers arrivĂ©s en France sous l’Empire. Les officiers ont par ailleurs un traitement privilĂ©giĂ© par rapport aux soldats. Le tĂ©moignage de Moritz von Kotzebue permet de mesurer la maniĂšre dont s’organise ce dĂ©placement17. Fils d’un conseiller d’État, ĂągĂ© de 24 ans, il est capitaine du gĂ©nie, quand il est fait prisonnier Ă  la bataille de Polotsk le 23 aoĂ»t 181218. Kotzebue fait partie des rares prisonniers russes arrivĂ©s en France au dĂ©but de 1813 au terme d’un pĂ©riple qu’il a racontĂ© par le menu et qui le fait traverser la Russie puis l’Allemagne, avant d’arriver Ă  Metz. LĂ  il prĂȘte serment de ne pas s’évader, reçoit un pĂ©cule et une feuille de route qui doit le conduire Ă  Soissons, oĂč il se rend par ses propres moyens. Il se plaint alors amĂšrement des sommes exigĂ©es par les paysans ou autres convoyeurs pour le transporter d’un lieu Ă  l’autre. En route, il dĂ©cide d’opĂ©rer un dĂ©tour par Paris qu’il visite de long en large, s’attardant notamment au musĂ©e NapolĂ©on, mais aussi dans les lieux de distraction du Paris nocturne. Cette dimension touristique du voyage de prisonnier n’est pas Ă  nĂ©gliger, nombre d’officiers obtenant l’autorisation de visiter la capitale.
Les officiers ont donc d’abord Ă©tĂ© regroupĂ©s Ă  Soissons. Comme l’ensemble des officiers faits prisonniers au cours de la pĂ©riode, ils sont libres de leurs faits et gestes dĂšs lors qu’ils ont donnĂ© leur parole d’honneur de ne pas s’évader. Ils peuvent circuler en ville Ă  condition de ne pas s’en Ă©loigner de plus d’une lieue. En fonction des moyens dont ils disposent, ils peuvent vivre chez l’habitant moyennant un loyer pour le gĂźte et le couvert – c’est l’option que choisit Kotzebue – ou bien vivre au dĂ©pĂŽt. Ces officiers ont donc de nombreuses occasions de cĂŽtoyer la sociĂ©tĂ© locale. Ils sont du reste reçus dans les salons et parfois mĂȘme Ă  la prĂ©fecture. Ils reçoivent une solde de la part des autoritĂ©s militaires, mais se plaignent gĂ©nĂ©ralement de sa modicitĂ©. Kotzebue se fait l’interprĂšte de ces plaintes, considĂ©rant que seuls les officiers supĂ©rieurs peuvent vivre dignement avec ce qui leur est versĂ©, les autres officiers ne pouvant payer Ă  la fois le gĂźte, le couvert, et en mĂȘme temps renouveler leur garde-robe ou consacrer un peu d’argent Ă  leurs loisirs. De fait la plainte postĂ©rieure de Kotzebue fait Ă©cho aux problĂšmes soulignĂ©s par le prĂ©fet de l’Aisne qui notait les difficultĂ©s financiĂšres des officiers russes19.
Ces difficultĂ©s sont aussi perceptibles Ă  travers deux pĂ©titions adressĂ©es au ministre de la Guerre. La premiĂšre qui Ă©mane des capitaines, lieutenants et sous-lieutenants retenus Ă  Soissons, fait Ă©tat de la dĂ©tresse dans laquelle ils se trouvent ; ils considĂšrent leur solde comme « absolument insuffisante en raison de leur qualitĂ© d’officier et de leur Ă©ducation ». Ils ne rĂ©clament pourtant pas qu’elle soit augmentĂ©e. Ils souhaitent simplement pouvoir correspondre avec leurs familles, ce qui n’est plus possible du fait de l’état de guerre, afin de recevoir d’elles des subsides supplĂ©mentaires20. Cette pĂ©tition Ă©mane par consĂ©quent d’officiers appartenant Ă  de riches familles qui ressentent d’autant plus mal de ne pouvoir tenir leur rang. Dans une autre pĂ©tition, provenant de l’ensemble des cent officiers alors prĂ©sents Ă  Soissons, la plainte concerne l’insuffisance des secours reçus au cours du trajet, les officiers signataires rĂ©clamant qu’une solde entiĂšre leur soit accordĂ©e pour le temps compris entre leur ...

Table des matiĂšres

  1. Couverture
  2. 4e de couverture
  3. DANS LA MÊME COLLECTION
  4. Titre
  5. Copyright
  6. LISTE DES AUTEURS
  7. INTRODUCTION
  8. « JE VOUS INVITE À RÉTABLIR AVEC MOI LA PAIX GÉNÉRALE ! », LE RAPPROCHEMENT FRANCO-RUSSE DE 1799-1801
  9. L’AMBASSADE DE CAULAINCOURT EN RUSSIE (1807-1811) : L’ALLIANCE DE TILSIT AU DÉFI DES SALONS PÉTERSBOURGEOIS
  10. LES RUSSES À LA COUR SOUS LES DEUX EMPIRES
  11. L’ESCADRE RUSSE À LISBONNE EN 1807-1808
  12. LES PRISONNIERS RUSSES EN FRANCE DE 1799 À 1856
  13. LE MYTHE DE NAPOLÉON EN RUSSIE DE 1799 À 1870
  14. LA GUERRE POUR LES LIEUX SAINTS ?
  15. LA PERCEPTION DE LA RUSSIE ET DES RUSSES EN FRANCE DURANT LA GUERRE DE CRIMÉE
  16. GEL ET DÉGEL DES RELATIONS FRANCO-RUSSES AUTOUR DE LA GUERRE DE CRIMÉE (1830-1863)
  17. TABLE DES MATIÈRES