Partager la ville
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Genre et espace public en Belgique francophone

  1. 202 pages
  2. French
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  4. Disponible sur iOS et Android
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Genre et espace public en Belgique francophone

À propos de ce livre

La question du sexisme dans l'espace public occupe le devant de la scÚne politique et médiatique. On sait toutefois peu de choses sur la situation en Belgique francophone. Cet ouvrage pionnier offre un regard inédit sur la situation en Fédération Wallonie-Bruxelles. Loin de se cantonner à la question du harcÚlement sexiste, il analyse comment femmes et hommes expérimentent l'espace public différemment. Il relate aussi plusieurs expériences de terrain visant à un meilleur partage de l'espace public.

Approuvé par les 375,005 étudiants

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Informations

Éditeur
Academia
Année
2018
ISBN de l'eBook
9782806122193

Chapitre 1
Partager la ville : une utopie ?

MarylĂšne Lieber
Partager la ville, un titre Ă©vocateur qui, s’il renvoie Ă  une Ă©vidence – la ville est un espace public supposĂ©ment ouvert Ă  toutes et Ă  tous – souligne Ă©galement des enjeux sous-jacents. Le partage se dĂ©finit comme le fait de possĂ©der Ă  plusieurs, de redistribuer, mais c’est Ă©galement un synonyme de division. Ainsi, derriĂšre l’association entre urbain et espaces d’échanges et de libertĂ©, se pose la question des usages de la ville, que ce soit en termes d’accĂšs, de lĂ©gitimitĂ© ou de facilitĂ©s, tout comme celle de sa conception et de son organisation. A-t-on les mĂȘmes usages en fonction de son sexe, de son orientation sexuelle, de son identitĂ© de genre, de son origine sociale ou rĂ©gionale ? Tout le monde peut-il profiter de la ville dans les mĂȘmes termes ? Quels sont les usages qui sont considĂ©rĂ©s comme lĂ©gitimes et ceux qui ne le sont pas, ou moins ? Et quels sont ceux qui servent de jalon Ă  la conceptualisation et Ă  l’organisation de la ville, tant par les politiques publiques que par les politiques d’amĂ©nagement et d’urbanisme ? En somme, est-ce que la ville contribue Ă  diviser et Ă  hiĂ©rarchiser ? Et est-il possible de concevoir une ville qui serait fondamentalement Ă©galitaire ?
Le but de cet ouvrage est de proposer une sĂ©rie d’enquĂȘtes, d’actions et de rĂ©flexions qui discutent de ces enjeux, en Belgique, et rĂ©vĂšlent, s’il le fallait encore, que partager la ville est un idĂ©al vers lequel on aimerait tendre, mais qui ne va pas de soi, loin s’en faut. Dans les foulĂ©es des travaux de Lefebvre (1968,1974), qui ont permis de conceptualiser la dimension politique et sociale de l’espace, et de ceux des gĂ©ographes fĂ©ministes qui ont insistĂ© sur sa dimension sexuĂ©e (Rose 1993, Massey 1994), les contributions de ce livre engagent Ă  penser, d’une part, que les rapports de genre produisent de la diffĂ©rentiation spatiale avec des territoires masculins, fĂ©minins ou mixtes, associant le fĂ©minin aux espaces domestiques ou Ă  leur proximitĂ© (Coutras 1996), et inversement le masculin aux espaces publics. D’autre part, dans le mĂȘme mouvement, elles soulignent que la dimension spatiale est un Ă©lĂ©ment essentiel de la constitution des identitĂ©s masculines et fĂ©minines, de la rĂ©affirmation de l’hĂ©tĂ©rosexualitĂ© et de la diffĂ©renciation sexuĂ©e (Lieber 2008).
Poser aujourd’hui la question du partage de la ville rĂ©vĂšle que de telles perspectives politiques sur l’espace se sont diffusĂ©es et ne sont plus cantonnĂ©es aux seuls cercles acadĂ©miques ou militants, mais qu’elles font au contraire l’objet d’une attention de plus en plus importante, tant de la part des pouvoirs publics que des individu‱e‱s qui se mobilisent, bien loin des cercles traditionnels. En ce sens, on peut se rĂ©jouir de la dimension dĂ©mocratique qu’engagent les diffĂ©rentes discussions, expĂ©riences et revendications dont ce livre se fait l’écho. Partager la ville, c’est ouvrir le dĂ©bat et penser de façon critique tant les usages et les conditions d’accĂšs des unes et des autres que la façon dont on pense et on fabrique l’espace urbain.

1. Usages et accĂšs Ă  la ville

Les premiers chapitres de ce recueil s’interrogent sur les conditions d’accĂšs Ă  la ville et Ă  ses usages. InspirĂ©s par les travaux qui ont montrĂ© que les femmes (mais aussi les minoritĂ©s sexuelles et de genre) ne pouvaient pas se mouvoir dans les espaces publics de la mĂȘme façon que les hommes (Valentine 1989, Gardner 1995) et que pour elles, l’accĂšs Ă  l’espace public, sans qu’il leur soit formellement interdit, comportait de nombreuses contraintes spĂ©cifiques (Gardner 1995), les cinq premiers chapitres discutent de la prĂ©gnance de l’association entre fĂ©minitĂ©, espaces publics et danger dans le contexte belge, de sa causalitĂ© et des consĂ©quences de celle-ci sur les pratiques urbaines et spatiales des femmes. Alternant enquĂȘtes qualitatives, sur la base d’entretiens auprĂšs de femmes, jeunes et moins jeunes, Ă  Charleroi et Ă  Bruxelles, et enquĂȘtes quantitatives auprĂšs d’adolescent‱e‱s et de femmes participant Ă  une fĂȘte populaire et festive, ces articles donnent un Ă©clairage complet de la persistance des reprĂ©sentations sexuĂ©es des espaces publics dans un contexte d’égalitĂ© formelle entre les sexes, des expĂ©riences qui favorisent ces reprĂ©sentations et des usages diffĂ©renciĂ©s, et des diffĂ©rentes stratĂ©gies de contournement et d’adaptation mises en Ɠuvre pour pouvoir bĂ©nĂ©ficier pleinement des espaces publics malgrĂ© les contraintes qui pĂšsent sur les unes et les autres.
En interrogeant les reprĂ©sentations que des Ă©tudiantes bruxelloises se font de l’espace public, des hommes et d’elles-mĂȘmes, Camille Dejardin dĂ©cortique les caractĂ©ristiques des espaces qui sont considĂ©rĂ©s comme plus ou moins dangereux. Elle souligne avec force qu’au-delĂ  de leur dimension physique et construite, c’est la dimension sociale des espaces qui permet de comprendre le sentiment d’insĂ©curitĂ© davantage exprimĂ© par les femmes : le danger est incarnĂ© par certaines figures de la masculinitĂ©. Cet accent mis sur la prĂ©sence masculine comme incarnation du danger, donne Ă  voir la banalitĂ© des violences Ă  l’encontre des femmes, ou tout au moins la façon dont la gestion du risque des violences masculines est centrale par la constitution de l’identitĂ© fĂ©minine et leur rapport Ă  l’espace public. Comme le souligne l’auteure, ce risque est intĂ©riorisĂ© et cette reprĂ©sentation de la vulnĂ©rabilitĂ© des femmes aux violences est constamment rĂ©actualisĂ©e par les media, les rumeurs et les expĂ©riences nĂ©gatives que les femmes peuvent vivre.
L’enquĂȘte menĂ©e par l’asbl Garance auprĂšs de 556 femmes ĂągĂ©es de 13 Ă  71 ans permet de documenter plus avant ces expĂ©riences nĂ©gatives et de les catĂ©goriser en diffĂ©rents types d’expĂ©riences (verbales et auditives, visuelles, physiques et de poursuite). Patricia MĂ©lotte et Irene Zeilinger donnent Ă  voir les contours de ce qu’on appelle dĂ©sormais « le harcĂšlement de rue », constituĂ© de remarques sur l’apparence ou la sexualitĂ©, de regards pesants, de sifflements, d’insultes, d’exposition Ă  des exhibitionnistes, d’attouchement non consentis ou de formes de poursuite, qui, s’il ne sont pas forcĂ©ment apprĂ©hendĂ©s par les statistiques policiĂšres ou de sĂ©curitĂ©, n’en sont pas moins extrĂȘmement communes et rĂ©currentes. Ces interactions nĂ©gatives que rapportent les femmes constituent autant de formes d’intrusion et mettent Ă  mal les rĂšgles usuelles d’interaction dans les espaces publics, qui supposent que les unes et les autres s’ignorent poliment et gardent une certaine distance sociale, qui ne relĂšve pas de la sphĂšre de l’intime (Goffman 1973, Hall 1966)
L’enquĂȘte prĂ©sentĂ©e par Patricia MĂ©lotte et Irene Zeilinger souligne Ă©galement la variĂ©tĂ© des stratĂ©gies et des tactiques mises en Ɠuvre par les femmes pour concilier volontĂ© d’autonomie, envie de sortie et risques effectifs d’ĂȘtre importunĂ©es. C’est Ă©galement ce qui a retenu l’attention de LĂ©opoldine Bogaert avec son Ă©tude des pratiques spatiales de femmes dans la ville de Charleroi, qu’elle a regroupĂ©es en trois catĂ©gories : modification des dĂ©placements dans l’espace urbain, limitation spatiale et temporelle de la prĂ©sence des femmes dans l’espace public et changements de comportements. Afin de « concilier dĂ©sir de sortir et peur de rentrer » (voir chapitre 3, p. 46), les femmes interrogĂ©es adaptent leurs pratiques tant aux diffĂ©rents types d’espaces, qu’aux diffĂ©rentes temporalitĂ©s, la nuit apparaissant comme vecteur particulier de danger. LĂ  encore c’est la dimension sociale de la nuit, la transgression qu’elle reprĂ©sente par rapport Ă  la supposĂ©e moralitĂ© fĂ©minine, qui engage Ă  changer de comportement, Ă  modifier ou Ă  limiter sa prĂ©sence dans les espaces publics.
Toutes ces stratĂ©gies telles qu’elles sont largement dĂ©crites, la vigilance mentale qu’elles engagent, imposent aujourd’hui encore un contrĂŽle des femmes, comme l’avaient dĂ©jĂ  soulignĂ© les fĂ©ministes des annĂ©es 1970 (Hanmer 1977). Comme le dit Ă  raison Tania Ramos, qui a interrogĂ© des usagĂšres des transports en commun bruxellois, lieux considĂ©rĂ©s comme particuliĂšrement propices aux formes non consenties d’interaction, tous ces Ă©lĂ©ments concourent Ă  « faire le genre » (West et Zimmerman 1987), ou tout du moins Ă  rĂ©affirmer un diffĂ©rentiel naturalisant entre hommes et femmes. Les espaces publics et leurs usages sont vecteurs de diffĂ©rentiation, qui proviennent tout en les renforçant de reprĂ©sentations partagĂ©es sur une supposĂ©e faiblesse des corps fĂ©minins et de la fĂ©minitĂ©, qui comme le montrent Ă©galement Claire Gavray et Patrick Govers dans leur enquĂȘte auprĂšs d’adolescent‱e‱s restent extrĂȘmement tenaces.
L’intĂ©rĂȘt de ces premiers chapitres et des rĂ©flexions qui sont dĂ©veloppĂ©es par leurs auteur‱e‱s me semble rĂ©sider dans le fait qu’un tel livre n’aurait jamais vu le jour il y a encore quinze ans. Ils rĂ©vĂšlent qu’une question qui est longuement restĂ©e invisible est dĂ©sormais visible et qu’elle a mĂȘme un nom : le « harcĂšlement de rue ». Si le phĂ©nomĂšne n’est pas nouveau, la variĂ©tĂ© des travaux sur la question montre qu’il n’est dĂ©sormais plus acceptable, en tant que femmes ou que minoritĂ©s sexuelles et de genre, de se faire importuner dans les espaces publics. DerriĂšre la mise en lumiĂšre des entraves qui sont prĂ©sentĂ©es comme courantes et quotidiennes, il est possible de saisir de nouvelles revendications d’une gĂ©nĂ©ration Ă©levĂ©e de façon Ă©galitaire qui entend bien exercer son droit Ă  la ville et dĂ©nonce des pratiques qui apparaissent dans la foulĂ©e comme des pratiques d’un autre Ăąge1.
En ce sens, le questionnement sur les usages et les contraintes sexuĂ©es des espaces peut Ă©galement se lire comme le signal que les normes d’égalitĂ© progressent et qu’elles participent de la politisation de la question, de sa constitution en problĂšme public. C’est d’ailleurs ce que montre l’article de Patricia MĂ©lotte et Irene Zeilinger, puisqu’elles introduisent leur enquĂȘte en mettant en lumiĂšre que depuis une dĂ©cennie de nouvelles lois, des statistiques et des enquĂȘtes variĂ©es viennent façonner la dĂ©finition cette question (Gusfield 1981).
Cette nouvelle lecture du problĂšme, ce grand pas dans l’histoire de l’égalitĂ©, ouvre une nouvelle problĂ©matique et oblige Ă  s’interroger sur les rĂ©ponses adaptĂ©es Ă  la mise en lumiĂšre de cette question : rĂ©sident-elles dans un renforcement de la sĂ©curitĂ© ou dans la formation et la prĂ©vention ? On voit ici poindre la tension qui existe dĂ©sormais entre une dĂ©finition en termes de droits des femmes, qui veut favoriser leur autonomie et leur libre circulation, et une vision sĂ©curitaire, qui engage Ă  protĂ©ger les femmes et continue de les reprĂ©senter comme des petites choses vulnĂ©rables, sans remettre en cause les rapports de genre traditionnels (Lieber 2016). Qui plus est, les droits des femmes et des minoritĂ©s sexuelles sont largement mobilisĂ©s, ces derniĂšres annĂ©es, par des groupes politiques gĂ©nĂ©ralement peu enclins Ă  dĂ©fendre ces populations, afin de lĂ©gitimer une vision sur-sĂ©curitaire et de nouvelles formes d’exclusion Ă  l’encontre de cultures et de civilisations ainsi constituĂ©es comme infĂ©rieures (Bracke 2012). Il importe donc de rendre visible la question des inĂ©galitĂ©s sexuĂ©es des usages des espaces publics, sans pour autant renforcer une vision sĂ©curitaire de la ville.

2. Fabriquer la ville

Penser l’espace public dans sa dimension genrĂ©e ne concerne pas que la gestion des violences potentielles. Plus largement, des urbanistes et des architectes se sont Ă©galement posĂ© la question de savoir ce que serait une ville non-sexiste (Hayden 1980) et comment on pourrait inscrire l’égalitĂ© dans un espace urbain qui, Ă  travers les reprĂ©sentations de celles et ceux qui le pensent, le produisent et l’organisent, reflĂšte les normes de genre et de sexualitĂ© dans la division socio-sexuĂ©e de l’espace (Massey 1984). L’amĂ©nagement sportif est souvent donnĂ© comme exemple de la façon dont l’espace public reste pensĂ© au masculin, puisque ces Ă©quipements destinĂ©s aux « jeunes », favorisent et lĂ©gitiment, dans les faits, l’occupation des espaces publics par des groupes majoritairement masculins (Maruejouls 2011). En raison de l’association prĂ©gnante entre fĂ©minitĂ© et espaces privĂ©s, tout se passe comme si les pouvoirs publics, les architectes et les urbanistes peinaient Ă  penser le simple fait que les jeunes filles, elles aussi, sortent et veulent s’occuper en dehors de leur foyer.
Aujourd’hui, un grand nombre de villes europĂ©ennes a signĂ© la Charte europĂ©enne pour l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes dans la vie locale (2006). Certaines villes, comme Vienne qui a largement diffusĂ© ses bonnes pratiques2, ont Ă©laborĂ© et dĂ©veloppĂ© un savoir-faire spĂ©cifique liĂ© Ă  la prise en compte du genre dans la planification urbaine, le gender planning, et Ă  la façon dont l’amĂ©nagement peut prendre en compte les inĂ©galitĂ©s sexuĂ©es (Huning 2013) – mĂȘme si ces expĂ©riences restent tout de mĂȘme largement minoritaires (Sanchez i Madariaga et Roberts 2013). De telles initiatives sont nourries par des enquĂȘtes et des actions, telles que celles prĂ©sentĂ©es dans les chapitres 7 Ă  12. En documentant les expĂ©riences de mobilitĂ© induites par la division sexuĂ©e et la sĂ©grĂ©gation du travail, ainsi que les formes d’expertise alternatives et peu reconnues qui en dĂ©coulent, ces enquĂȘtes incitent Ă  dĂ©placer les points de vue et les prioritĂ©s, et Ă  renouveler les perspectives qui alimentent une vision masculine de la vie urbaine, des amĂ©nagements et de l’urbanisme en gĂ©nĂ©ral.
Ces chapitres nous Ă©clairent Ă©galement sur les niveaux d’interventions multiples et complexes nĂ©cessaires pour rĂ©pondre aux enjeux liĂ©s Ă  la dĂ©construction de cette vision largement masculine. Dans cet ouvrage, la description d’initiatives locales, allant des marches exploratoires Ă  des projets de revendications crĂ©atives, apporte une perspective enrichissante sur les actions qui peuvent ĂȘtre engagĂ©es, sur les bonnes pratiques qui permettent de favoriser l’appropriation des espaces publics par des catĂ©gories de personnes qui ne sont gĂ©nĂ©ralement pas sur le devant de la scĂšne. Elle souligne les formes d’expertise qui pourraient ĂȘtre davantage prises en considĂ©ration par les pouvoirs publics dans l’amĂ©nagement urbain.
L’article de Marie Gilow, tout comme celui de Mathilde Collin et François Schreuer, s’intĂ©resse aux chaines de mobilitĂ©s et met l’accent sur la complexitĂ© des mobilitĂ©s urbaines des femmes, qui s’éloignent des reprĂ©sentations dominantes en urbanisme centrĂ©es sur les dĂ©placements davantage masculins entre leur lieu de vie et leur lieu de travail. En raison des charges qui continuent de leur incomber en prioritĂ©, les femmes vivent non seulement une mobilitĂ© plus complexe, mais leur expĂ©rience de la ville, avec les contraintes qui sont celles de leur « corps agrandi » (voir chapitre 7, p. 104), liĂ© au poids d’un enfant, Ă  la largeur d’un sac de courses ou d’une poussette, leur permet de percevoir le manque d’adaptation des espaces urbains Ă  leur expĂ©rience – que ce soit par la largeur des trottoirs, le manque d’alternatives aux escaliers, l’interstice entre trottoirs et entrĂ©e du bus, etc.
Dans le mĂȘme ordre d’esprit, et pour ne pa...

Table des matiĂšres

  1. Couverture
  2. 4e de couverture
  3. Dans la mĂȘme collection
  4. Titre
  5. Copyright
  6. Préface
  7. Remerciements
  8. Chapitre 1. Partager la ville : une utopie ?
  9. Chapitre 2. Le sentiment d’insĂ©curitĂ© des Ă©tudiantes au regard de leurs reprĂ©sentations
  10. Chapitre 3. HarcĂšlement de rue et stratĂ©gies d’évitement des jeunes femmes Ă  Charleroi
  11. Chapitre 4. Sentiment d’insĂ©curitĂ© des femmes et usages des transports en commun Ă  Bruxelles
  12. Chapitre 5. Les femmes et le harcĂšlement dans l’espace public : comment rĂ©agissent-elles ?
  13. Chapitre 6. Usages et reprĂ©sentations genrĂ©es des espaces Ă  l’adolescence
  14. Chapitre 7. « Maman-taxi » : repenser l’espace urbain depuis la mobilitĂ© parentale
  15. Chapitre 8. L’expertise urbaine des travailleuses prĂ©caires Ă  LiĂšge : Les rapports aux espaces publics et privĂ©s liĂ©geois des femmes qui travaillent
 au domicile des autres
  16. Chapitre 9. Les places bruxelloises comme espace d’appropriation genrĂ©e de l’espace public
  17. Chapitre 10. La longue marche vers une critique fĂ©ministe de l’espace public
  18. Chapitre 11. Approches fĂ©ministes de l’espace public urbain (2000-2015)
  19. Chapitre 12. De la dĂ©nonciation d’une injustice Ă  la rencontre d’un autre monde
 un processus Ă©mancipatoire ?
  20. Postface
  21. Biographies
  22. Table des matiĂšres

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