Incertitudes fuligineuses
UTOPIE DES AFFRES DE LA MAGNA CARTA
(The Orgiastic Rape of Africa)
A Berlin ils se sont retrouvés
Autour d'une table ils se sont assis
Au marteau piqueur, à tour de rôle
Ils ont dépecé la vierge
L’Afrique des frontières est née
Aucun Africain n'y était.
Fallait les voir bander gras et mous
Tel des pervers par devers callipyge,
Moi je veux le buste avenant de l’Afrique
Qui embrasse l’Atlantique ;
Non à moi la corne et la croupe
Qui copulent avec l’océan Indien ;
Moi je fantasme sur ses jambes de Nathalie
Qui pénètrent plantureusement l'arctique ;
Depuis des siècles je rêve de peloter sa crinière
Juste en traversant la méditerranée.
…
Ainsi violée de tous ses orifices dans cette orgie blanche
La pauvre noire mama Africa a perdu sa dignité
Quand las de la forniquer à tue-tête
Ils ont soustrait leurs bourgeoises verges assouvies
Mama Africa telle une touriste ivre à Stockholm
En victime éprise de son bourreau, en redemande.
Aujourd'hui ses fils issus de ses viols séculaires
Intellectuellement mulâtres et biscornus bâtards
S’entretuent
Se génocident
Se sessessionisent
Pour des frontières par « eux » tracées
Pour des langues par « eux » imposées
Pour des religions par « eux » inventées
Pour des monnaies par « eux » frappées
Pour des valeurs par eux dictées
Comme dirait le Coj - Seriously ?
HÉCATOMBE AU CIEL
Tous les saints le savent, les pécheurs aussi
Les jours près du père sont monocordes :
Au lever de leur vie, les enfants dits de Dieu
Pas ses créatures (nosotros aparentemente)
Ont une assurance-mort, qui couvre leur prochaine vie.
Ils ignorent d’où ils viennent (d’une vie antérieure ?)
Mais savent où ils s’en vont :
Vivre – mourir et revivre...le pied !
Ils passent donc cette vie à préparer la prochaine
Et prient, s’excusent, sourient, louangent, s’ennuient
Toutes choses qu’ils auront pourtant l’éternité pour faire
Cette vie est une grande répétition
Qui dure environ un siècle pour certain
Un demi-siècle pour les Africains
Ils aimeraient... peut-être bien...mais tu ne...point.
Leur gros livre est un récital d’interdits et de défendus
On y apprend que la perméabilité des cieux est sélective
N’y rentrent que des saints (simples) d’esprit
Et point des comme vous et moi
(En assumant que vous n’êtes pas que de simples roseaux)
Adeptes des nuances-de-gris et autres teintes ;
Eux perçoivent le vécu en noir-sur-blanc
Tu es avec leur Dieu ou contre leur Dieu, punto final
I mean, Moi si je n’aime pas, c’est pas que je déteste
(La preuve le voisin est encore en vie)
Eux, ils sont comme le Bon Dieu
(Il doit bien y avoir un Mauvais de même fratrie vu que seul diffère le prénom)
Et bâtards avec puisque le père du Père (Bon ou Mauvais) est
Inconnu.
Je disais à l’image du Bon/Mauvais Dieu ils sont revêches
et intransigeants
Dix-neuf images traversèrent la frontière perméablement sélective
Et ils rentrèrent au ciel par effraction, avec de faux
passeports divins
Étudièrent les plans de construction et identifièrent les sites vulnérables
Puis ils sont retournés sur la terre (ne me demandez pas
comment),
Avec la ferme promesse de revenir.
Bien sûr qu’ils revinrent
Personne ne les vit mais ils revinrent
Non Saint Pierre n’était pas endormi, ni lui, ni les sbires
du saint des saints
Ni les chanceux locataires élus qui ont réussi leur examen de passage
Ni les limbistes massés en attente de jugement
Non personne n’était distrait, quelle idée...ce sont des saints !
Pas distrait mais surpris incluant le Bon Dieu
Le Mauvais devait l’être un peu moins
Ils sont arrivés avec fracas par voie d’air
(Je délire - des airs dans le ciel, un ciel au-dessus du ciel ?
Donc un Dieu au-dessus de Dieu, Wouah !
Est-il bon ou mauvais ou nuancé
Ce serait pas mal d’avoir un membre de cette divine famille qui connaisse le gris non ?)
J’étais disant qu’ils sont revenus par des chemins vicieux
Qui échappèrent aux radars célestes
(On ne peut pas penser à tout quand bien même si on se nommerait Dieu)
Ratant (volontairement ?) leur atterrissage,
Ils ont détruit les citadelles jumelles préférées des saints
Et les saints et leur père n’y ont vu que du feu, du béton et des cadavres
(Des cadavres au ciel ! Je délire – ils sont tous morts certes mais pas cadavres
Vu...