Covid-19 la guerre contre l invincible virus
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Covid-19 la guerre contre l invincible virus

  1. 338 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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Covid-19 la guerre contre l invincible virus

À propos de ce livre

Le 31 décembre 2019, un tsunami jamais vu va déferler par vagues successives emportant avec elles, chaque jour, des dizaines de milliers de morts aux quatre coins de la planète.Fermeture des frontières, confinement, couvre-feux, distanciation sociale, masques, les États auront tout essayé pour contenir l'épidémie. « Zéro Covid » ou « vivre avec le virus », aucune des deux stratégies n'en viendra à bout et les compteurs de la mort n'en finiront pas de tourner. La mise au point des vaccins en un temps record, moins d'un an après le début de la pandémie, aura laissé, un temps, entrevoir le bout du tunnel, mais des variants plus contagieux viendront à nouveau obscurcir l'horizon. L'année 2021 s'annonce déjà pire que la précédente et la page du Covid-19 tarde à se tourner. L'immunité collective est encore loin, surtout dans les pays pauvres. Le SARS-CoV-2 fait désormais partie de notre quotidien. Le monde a changé et rien ne sera plus comme avant. Terrible tragédie des temps modernes, le Covid-19 restera gravé dans l'histoire.Qu'avons-nous appris? Quelles stratégies et quels résultats? Alexis Dussol revient, à l'échelle internationale, sur plus d'une année de guerre contre l'invincible virus.

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Informations

VII.
États-Unis : 1 mort

Pandémie, fractures sociales, élection contestée… Les États-Unis ont connu en 2020, de mémoire d’homme, la pire année de leur histoire, selon Time Magazine dont la une du mois de décembre comportait les quatre chiffres de l’année barrés d’une énorme croix rouge.
Après la première vague du printemps, qui a touché principalement le Nord-Est et notamment l’État de New York, les États-Unis ont connu une relative accalmie en avril et mai. Les cas vont à nouveau grimper en flèche durant l’été dans les États de la « ceinture solaire », incitant les responsables à resserrer les restrictions quelques semaines seulement après les avoir levées. À l’automne, le virus a commencé à se propager dans les zones rurales du Midwest et de l’Ouest. La troisième vague concernera le pays dans son intégralité et les tristes records vont s’enchainer. Les États-Unis connaitront des chiffres ahurissants à partir de la fin du mois de novembre avec plus de 2000 décès par jour. Le record sera battu le 4 février 2021 avec 5117 morts. Les États-Unis devraient « largement dépasser les 600 000 morts » du Covid-19, selon le pronostic pessimiste du nouveau président Joe Biden. L’avenir lui donnera raison. Tous les espoirs vont reposer sur les vaccins dont la distribution a débuté à la mi-décembre.
Le 22 septembre, les États-Unis ont enregistré leur deux cent millième décès, selon le décompte de l’université Johns-Hopkins, pour près de 7 millions de cas. Pour commémorer ce macabre record, vingt mille drapeaux seront placés par les bénévoles du Covid Memorial Project autour du Washington monument, l’obélisque de 169 mètres de haut de la capitale fédérale, chaque drapeau représentant 10 vies perdues à cause du Covid-19.

Donald Trump, testé positif

Le Président ainsi que son épouse seront testés positifs. Donald Trump l’annoncera le 2 octobre à 0 h 54, heure locale, sur son compte Twitter : « Tonight @FLOTUS and I tested positive for COVID-19. We will begin our quarantine and recovery process immediately. We will get through this TOGETHER ! »
Présentant des symptômes qualifiés de bénins comme de la toux, une congestion nasale et de la fièvre, selon les informations données à l’époque, son médecin personnel, le Dr Sean Conley, lui administrera une combinaison de deux anticorps de synthèse dénommée Regn-Cov-2. C’est un traitement, développé par la société Regeneron Pharmaceuticals, non encore autorisé qui lui sera prescrit dans le cadre d’un usage compassionnel. Il s’agit d’un des deux traitements par anticorps en cours d’essais cliniques à ce moment-là, l’autre étant développé par le laboratoire Eli Lilly. Le président américain sera le premier patient au monde à bénéficier de ce traitement, en dehors des essais cliniques. Le Dr Conley a déclaré que le Président qui « se portait très bien » avait commencé également à prendre du remdesivir, l’antiviral de Gilead Sciences. Ce dernier traitement avait aussi bénéficié d’une autorisation d’utilisation d’urgence de la FDA, le 1er mai dernier. On apprendra plus tard par le New York Times1 que l’état de Donald Trump a été plus sérieux que ce qui a été dit et son entourage a même craint, à un moment donné, qu’il soit placé sous assistance respiratoire. Toute la vérité n’a pas été faite sur cet épisode ; on ne sait toujours pas, par exemple, s’il était déjà contaminé lorsqu’il a participé au premier débat présidentiel du 29 septembre.
Donald Trump sera transféré le soir même en hélicoptère à l’hôpital militaire Walter Reed, situé dans la banlieue de Washington. Les chaines de télévision américaine retransmettront les images d’un président se dirigeant à pied vers l’hélicoptère stationné sur la pelouse de la Maison-Blanche. On le verra, cette fois-ci, masqué, alors que le 29 septembre à Cleveland, lors du premier des trois débats qui l’opposeront à Joe Biden, il s’était encore moqué de son concurrent démocrate, en disant : « Il peut parler à 60 mètres de ses interlocuteurs et il vient quand même avec le plus grand masque que je n’aie jamais vu. » Un débat chaotique qui fera date dans l’histoire politique américaine dont la responsabilité revient au Président sortant qui n’a eu de cesse que d’interrompre son concurrent.
On apprendra que le Président a commencé aussi à prendre de la dexaméthasone, un stéroïde que l’OMS ne recommande de donner qu’aux patients dans un état sévère ou critique. Le président américain est devenu un formidable cobaye qui aura testé, à lui seul, quasiment toute la pharmacopée anti-Covid ! En plus du Regn-Cov-2, de l’antiviral remdesivir, de la dexaméthasone et de l’oxygénothérapie, un communiqué du médecin personnel, publié le 2 octobre, indiquera que Trump « a [aussi] pris du zinc, de la vitamine D, de la famotidine, de la mélatonine et une aspirine quotidienne ».
Plusieurs membres de son entourage et du Parti républicain, qui l’ont côtoyé les jours précédents, ont également été testés positifs. Ce sera le cas du sénateur républicain Thom Tillis de Caroline du Nord et de ses collègues Mike Lee de l’Utah et Ron Johnson du Wisconsin, tous présents lors de la cérémonie qui s’est tenue le 26 septembre dans la roseraie de la Maison-Blanche, en l’honneur de la juge Amy Coney Barrett, désignée par Donald Trump.
Au moins onze personnes, qui se trouvaient à la roseraie, seront testées positives. Peu de gens, présents à cette cérémonie en plein air, portaient des masques ou gardaient une distance sociale. Cet évènement a, sans doute, joué un rôle de super-propagateur ! En tout cas, la Maison-Blanche est devenue le plus gros cluster de la capitale fédérale ! Selon la chaine ABC, au moins vingt-trois personnes, y travaillant, ont été diagnostiquées positives. Le dernier en date étant Stephen Miller, la « plume » du Président.
Le président Trump quittera le centre médical Walter Reed après y avoir passé trois nuits. La sortie, digne d’un film d’Hollywood, sera mise en scène pour la télévision. On y verra le Président grimpant les escaliers à la Maison-Blanche jusqu’à un balcon où il enlèvera son masque en levant les pouces dans un signe de victoire. Il s’exprimera ensuite sur la pelouse de la Maison-Blanche pour demander aux citoyens américains de « ne pas se laisser dominer par le virus », de « ne pas en avoir peur » sapant, une nouvelle fois, le message des autorités sanitaires et des experts en santé publique. Une déclaration ressentie comme une insulte par les 210 000 victimes de la pandémie qui n’ont pas eu la chance de bénéficier des traitements administrés au président. Reconnaissons quelque part au président américain, le mérite de ne pas changer d’avis. Il continue à sous-estimer le danger présenté par le nouveau coronavirus, comme il l’a fait constamment depuis les débuts de l’épidémie. On apprendra qu’il connaissait la dangerosité du virus dès le départ, comme il l’avouera lors d’une interview donnée, le 7 février, au célèbre journaliste Bob Woodward qui la rapportera dans son best-seller « Rage » : « Le virus se déplace par l’air. C’est très délicat. C’est un truc mortel ». Le conseiller à la sécurité nationale, Robert O’Brien, l’aurait même averti : « Ce sera la plus grande menace pour la sécurité nationale à laquelle vous serez confronté pendant votre présidence », selon Woodward. Pourtant, il passera par la suite, tout son temps à affirmer le contraire, pour ne pas, dira-t-il, « paniquer » le peuple américain !
On sait que Donald Trump a participé à plusieurs manifestations dans les jours précédant sa contamination. Quand et où le président a-t-il été contaminé ? De quand date son dernier test négatif ? L’était-il déjà lors du premier débat du 29 septembre ? On sait que les symptômes apparaissent en général cinq jours après la contamination et le président ayant présenté ses symptômes le 1er octobre, la contamination pourrait remonter au 26/27 septembre, ce qui nous renvoie à la cérémonie du 26 septembre à la Maison-Blanche. Entre temps, le milliardaire a, sans doute, contaminé plusieurs milliers de personnes dans les quatre États où il s’est rendu dans l’intervalle.
Le deuxième débat Biden-Trump qui devait avoir lieu le 15 octobre à Miami sera annulé par la Commission des débats présidentiels après le refus du milliardaire d’accepter un format virtuel envisagé sur les recommandations de la Cleveland Clinic, qui conseille les organisateurs sur le protocole de santé, ce format à distance apparaissant plus sûr compte tenu des incertitudes sur l’état de santé du Président.
Le 3e et dernier débat aura lieu à Nashville le 22 octobre. Pour éviter la cacophonie du premier, la commission décidera que les micros des candidats seraient coupés lorsqu’ils n’auront pas la parole. Il faut dire que lors de leur premier débat en septembre, Trump avait interrompu 71 fois son rival démocrate ! L’atmosphère sera, cette fois-ci, bien plus calme.
Le climat de la campagne devient délétère. Treize activistes, dont certains appartenant aux Wolverine Watchmen, une milice d’extrême droite seront arrêtés et inculpés de terrorisme dans le Michigan, le 8 octobre. La milice armée projetait de kidnapper et d’éventuellement tuer la gouverneure Gretchen Whitmer avant l’élection du 3 novembre et de prendre d’assaut le Capitole de Lansing, siège des institutions du Michigan. Il faut savoir que la jeune élue, étoile montante du parti démocrate, est régulièrement mise à l’index par Donald Trump en raison des mesures strictes prises en Virginie contre le coronavirus. Déjà en avril, des hommes et femmes armés avaient envahi le siège du gouvernement local. En septembre, le patron du FBI, Christopher Wray, estimera devant la commission de la sécurité intérieure de la Chambre que « l’extrémisme violent à motivation raciale » principalement de la part de suprématistes blancs, constituait la majorité des menaces terroristes internes. Le refus du président Trump de condamner ces suprématistes et leurs propos et insultes vont entretenir un climat de guerre civile !
Les États-Unis vont faire face à une accélération de l’épidémie à quelques jours de l’élection présidentielle. Au 1er novembre, les États-Unis compteront 9 282 300 cas et 230 900 décès selon la base de données du New York Times. Ce qui n’empêchera pas le président américain d’affirmer, une nouvelle fois, que les États-Unis ont « tourné la page ». Une affirmation qui sera immédiatement contredite par l’infectiologue, Anthony Faucy, qui déclarera dans une interview au Washington Post que : « Toutes les étoiles sont alignées au mauvais endroit, alors que vous allez vers l’automne et l’hiver, avec des gens qui se rassemblent à l’intérieur des maisons. Vous ne pourriez pas être positionné plus mal. » Une déclaration mal vécue par le Président qui s’engagera devant ses partisans à congédier le célèbre médecin, au lendemain de sa « réélection » ! L’ancienne Task Force de la Maison-Blanche n’est plus désormais en odeur de sainteté auprès de Donald Trump. Le Dr Deborah Birx, coordinatrice du groupe de travail sur les coronavirus, passe désormais l’essentiel de son temps à voyager à travers le pays pour conseiller les Etats et les responsables des collectivités locales. Ni elle ni Antony Faucy n’ont un accès régulier au Président ; ils ont été supplantés par un certain Scott Atlas, neuroradiologue de son état, sans compétence particulière en infectiologie et grand adepte de la stratégie controversée de « l’immunité collective ».
Environ 100 millions d’électeurs ont voté par anticipation, dont 64 millions par correspondance. Un chiffre historique qui va retarder l’annonce des résultats définitifs. Le vote par correspondance est une pratique connue aux États-Unis qui remonte à plusieurs décennies. Autrefois limitée, cette possibilité a été ouverte à tous les citoyens dans la plupart des Etats, en raison de l’épidémie. Si le comptage des votes physiques se fait automatiquement et les résultats annoncés rapidement après la fermeture des bureaux de vote, il n’en est pas de même pour les bulletins par correspondance. Chaque État a ses propres règles. Certains ne comptent que les bulletins reçus jusqu’au jour de l’élection, tandis que d’autres les acceptent jusqu’à 10 jours après la date du scrutin, s’ils ont été envoyés avant ou le jour de l’élection. Les délais ont aussi été rallongés en raison de l’embouteillage des services postaux qui ont été débordés. Dans certains des États, il a même été admis que les bulletins soient acceptés jusqu’au 6 novembre, parfois jusqu’au 9 ou 12 novembre, le cachet de la poste faisant foi.
Si les démocrates ont choisi de voter massivement par anticipation, les républicains ont choisi de se rendre aux urnes. Ainsi, lors du dépouillement, Trump, qui avait une avance confortable dans les keys States à la clôture du scrutin, la verra fondre comme neige au soleil, au fur et à mesure du décompte des votes par correspondance. « Nous tirons la sonnette d’alarme et affirmons qu’il y a une vraie possibilité que les données qui apparaîtront le soir de l’élection donneront une victoire incroyable pour Trump », avait averti, dès septembre, le PDG de l’entreprise Hawkfish, une agence américaine de données politiques. Ce sera le cas dans les États clés de la « Rust belt » (Pennsylvanie, Michigan et Wisconsin), anciens bastions démocrates gagnés par Trump en 2016 ainsi que dans la Géorgie, traditionnelle terre républicaine.
Le camp républicain se méfiant, à juste titre, du vote par correspondance, les États « rouges » auront pourtant multiplié les restrictions au nom de la lutte contre la fraude électorale. Au Texas, bastion conservateur, tout a été fait pour entraver le vote des minorités noires et hispaniques. Ainsi à Houston, des militants ultraconservateurs ont investi les bureaux de vote, depuis quelques années déjà, en tant que scrutateurs afin de dissuader les gens d’aller voter.
Donald Trump, à coup de tweets, avait pris soin de semer la confusion pendant des mois affirmant que le résultat de l’élection présidentielle du 3 novembre ne serait peut-être jamais déterminé avec précision. Une manière de préparer le terrain aux contestations qui viendront. Ce faisant, il s’est peut-être lui-même pris les pieds dans le tapis, en décourageant ses partisans de voter par correspondance, ce qui pourrait expliquer un peu plus la remontée démocrate dans plusieurs États.
La complexité des bulletins de vote ne favorise pas non plus la participation des électeurs. En plus d’élire le Président, il faut en même temps choisir son sénateur, son représentant, ses élus locaux, et se prononcer sur divers sujets par voie de référendum, en fonction de l’État. Certains bulletins de vote peuvent atteindre 20 pages ! Ainsi, le 3 novembre, parmi les 12 propositions soumises au vote des Californiens, figurait la proposition 22 sur le statut des conducteurs d’Uber. Mieux encore, en 2016, les électeurs de San Francisco ont eu à se prononcer sur le port du préservatif dans les films pornographiques !
Pour l’emporter, un candidat n’a pas besoin d’être majoritaire en voix au niveau national : il lui suffit d’obtenir au moins 270 des 538 grands électeurs. Georges Bush, élu en 2000, avait 500 000 voix de moins qu’Al Gore et Donald Trump près de trois millions de moins qu’Hillary Clinton en 2016.

Joe Biden, élu 46e président

Joe Biden deviendra le 46e président des États-Unis en remportant 306 grands électeurs contre 232 à son concurrent. Ce dernier sera le quatrième président américain à ne pas être réélu depuis 1945 après le républicain Gerald Ford en 1976, le démocrate Jimmy Carter en 1980 et le républicain George H.W. Bush en 1992. Le milliardaire pourra se consoler en se disant qu’il a obtenu 73 890 295 voix, soit plus que Barack Obama lors de son élection en 2008, mais il sera pourtant distancé au final de plus de 7 millions de voix. Le démocrate obtiendra 80 026 721 voix, le plus grand nombre jamais recueilli par un candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis avec un taux de participation de 66,9 %, le plus élevé depuis 1900.
La crise sanitaire a pesé lourd dans les résultats du 3 novembre. Elle aura fait une « victime » de marque : Donald Trump. Ce ne sera finalement que justice, tant le milliardaire aura fait preuve de cynisme, de désinvolture et d’irresponsabilité dans la gestion de la crise sanitaire. Ses propos et son comportement expliquent, pour une bonne part, l’attitude d’une partie de ses compatriotes qui ont fait fi du port du masque et des règles de distanciation sociale.
Les principaux médias américains, y compris la chaine ouvertement trumpiste Fox News, annonceront la victoire de Biden le 7 novembre. Le même jour, la plupart des chefs d’État et de gouvernement étrangers vont adresser leurs félicitations au président élu sauf Vladimir Poutine, qui, en démocrate sourcilleux, préférera attendre la consolidation des résultats électoraux. Le milliardaire refusera de concéder sa défaite et multipliera les recours prétextant des fraudes massives. Pas moins de 300 recours seront engagés dans 44 États sur les votes par correspondance. Au 14 novembre, la plupart d’entre eux seront rejetés. Les avocats de Donald Trump se désisteront les uns après les autres, en dehors de l’ineffable Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York qui poursuivra sa mission pour un salaire de 20 000 dollars par jour ! La surréaliste conférence de presse, où l’on voit l’avocat transpirer à grosses gouttes et la teinture de ses cheveux dégouliner sur sa joue, restera dans les annales. Il sera, à son tour, victime du Covid-19 comme beaucoup de gens du premier cercle de Donald Trump. Il faut dire qu’il se sera baladé sans masque aux quatre coins de l’Amérique pour aller plaider la cause du milliardaire, contaminant probablement au passage des centaines de compatriotes. Lui et quelques autres amis du Président auront la chance de bénéficier, comme ce dernier, des traitements par anticorps monoclonaux, alors que ces molécules sont sévèrement rationnées dans beaucoup d’hôpitaux. Aucune preuve de fraude massive ne sera rapportée. Le directeur de l’agence fédérale de cyber-sécurité, Chris Krebs, affirmera même que la présidentielle du 3 novembre avait été « la plus sûre de l’histoire des États-Unis », ce qui lui vaudra d’être limogé dans les jours qui suivront.
Le Président sortant refusant de reconnaitre sa défaite, la transition avec la nouvelle équipe sera laborieuse. Toujours dans l...

Table des matières

  1. Couverture
  2. 4e de couverture
  3. Copyright
  4. Titre
  5. Dédicace
  6. Abréviations
  7. Avant-Propos
  8. I. Le Pangolin acquitté ?
  9. II. Le SARS-CoV-2 de retour de vacances
  10. III. Liberté, Égalité et SARS-CoV-2
  11. IV. L’Asie, grande gagnante
  12. V. Antipodes : objectif « Zéro Covid »
  13. VI. Le Moyen-Orient épargné
  14. VII. États-Unis : 1 mort
  15. VIII. Canada : le Québec en pole position
  16. IX. L’enfer du Sud
  17. X. L’exception africaine : jusqu’à quand ?
  18. XI. La maladie révèle ses secrets
  19. XII. L’outsider gagne la course
  20. XIII. La lumière au bout du tunnel ?
  21. Postface

Foire aux questions

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