Nadia Sweeny, arriÚre-petite-fille Diamant-Berger, a recoupé lettres, carnets, télégrammes, discours officiels et coupures de journaux afin de retracer le destin de cette grande famille d'intellectuels juifs, intimement lié à l'histoire d'u pays, d'une époque, d'un combat. Un éclairage croisé sur une page méconnue de la Seconde Guerre mondiale: la résistance française à l'étranger.

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Sociologie1940
LA DRĂLE DE GUERRE,
LA DĂBĂCLE ET LâEXODE
La crise Ă©conomique de 1929 a prĂ©cipitĂ© les victoires Ă©lectorales successives du Parti National Socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Adolf Hitler est nommĂ© chancelier le 30 janvier 1933. Depuis, la situation nâa cessĂ© de sâenvenimer. Il sort lâAllemagne de la SociĂ©tĂ© des Nations, remilitarise son pays et rend, en 1935, le service militaire obligatoire, violant le traitĂ© de Versailles qui mettait fin Ă la PremiĂšre Guerre mondiale.
Le pacte germano-soviĂ©tique, traitĂ© de non-agression, signĂ© le 23 aoĂ»t 1939, permet Ă lâAllemagne nazie dâenvahir la Pologne et de la partager avec lâURSS. La France, en vertu de son alliance avec Varsovie, entre en guerre le 3 septembre 1939 aux cĂŽtĂ©s de lâAngleterre contre lâAllemagne nazie. DerriĂšre la ligne Maginot, la « drĂŽle de guerre » dure plusieurs mois et les soldats attendent. Quelques escarmouches par ci, par lĂ , mais la « guerre Ă©clair » que les Allemands ont rĂ©alisĂ©e en Pologne nâa pas encore ravagĂ© la France.
Le marĂ©chal des logis Roland de KnĂżff, nĂ© le 12 fĂ©vrier 1916 Ă Paris, mobilisĂ© en septembre 1939 au 3e rĂ©giment dâartillerie de montagne, escadron de Roys SP 115, Ă©crit du front Ă Ginette Diamant-Berger, quâil a connue Ă lâĂ©cole Sainte-Barbe Ă Paris.
Quelque part en France,
Le 8 janvier 1940.
Le 8 janvier 1940.
Câest Ă une statue de boue que lâon a remis votre lettre. Quelques heures de mission parmi des champs inondĂ©s vous transforment curieusement lâaspect dâun homme. Jâai donc saisi de mes doigts terreux ce papier bleu, et ma joie fut grande dây lire votre nom.
Je vous suis, chĂšre amie, bien reconnaissant. De ne pas mâen vouloir de mon manque dâexactitude aux rendez-vous dâabord. Et de mâavoir cru accidentĂ©, ensuite. Cela prouve que votre esprit ne sâest pas arrĂȘtĂ© Ă lâidĂ©e du vulgaire lapin. Pardonnez au militaire cette expression. JâĂ©prouve de plus en plus de mal Ă mâexprimer en bon François â cinq mois de guerre influent fĂącheusement sur le langage. Pour nous, il nâest plus de vin, de lettres ou de femmes, nous disons bafouilles, jutu, momignardes. Si par malchance, je laisse Ă ma plume trop de libertĂ©, ne manquez point de me le dire.
Voici que jâai retrouvĂ© la camarade dâautrefois. Jâadmire une fois de plus les dĂ©tours de la vie. Un jour, nous nous perdons de vue. Un jour, tout aussi naturellement, nous sommes remis en prĂ©sence. Ne trouvez-vous pas cela Ă©tonnant ? Pourquoi jây vois mieux quâune simple coĂŻncidence ?
Vous me demandez de vous conter ce que je fais, ce que je pense.
ChĂšre amie, je fais la guerre â et je pense que câest une bien triste chose. Je lis aussi Byron â et y trouve une certaine exaltation. Je mâen tiens lĂ pour le moment. Ma tĂȘte est farcie dâidĂ©es, de vues, de pensĂ©es. Mais elles ne se portent que sur lâavenir, et deviennent, de ce fait, fort problĂ©matiques. Je possĂšde aussi un certain nombre de considĂ©rations assez bien Ă©tablies, sur la vie, ses vanitĂ©s, ses laideurs. Mes opinions sur les hommes et les femmes sont assez arrĂȘtĂ©es â et je ne vous cacherai point leur pessimisme. Je termine lĂ . Puisse cette lettre avoir une prompte rĂ©ponse. Je trouve beaucoup de joie Ă ce renouveau de camaraderie.
ChĂšre amie, je vous quitte.
Je suis tout Ă vous.
Roland
Quelque part en France,
Le 15-16 février 1940.
Le 15-16 février 1940.
Quelle surprise de recevoir une si grande lettre ! Plus quâune surprise, une joie ! Ainsi, vous mâavez Ă©crit de votre lit, bercĂ©e par la TSF1 ? Jâimagine assez bien la scĂšne, car jâai eu autrefois lâoccasion de voir votre chambre⊠Elle Ă©tait toute petite, meublĂ©e dâun divan, dâune table et dâune chaise. Une vraie chambre dâascĂšte, mais je ne vous crois guĂšre ascĂ©tique.
Jâaime aussi la vie, mais pas pour ce quâelle est : pour ce que je veux en faire. Je constate dâaprĂšs ce que vous me dites, entre le Paris-Mondial2 et le studio, comment avez-vous eu le temps de penser Ă ce Roland lointain et presque inconnu ? Je vous en suis dâautant plus reconnaissant. JâespĂšre que cette correspondance naissante va se poursuivre. Avant de vous quitter, je veux vous dire merci pour la gentille idĂ©e au sujet des colis. Jâai fait part de votre offre Ă mon capitaine, et je joins Ă cette lettre une liste de noms. Les gens dont il sâagit sont vraiment de pauvres gens, pour qui un colis prendra lâaspect dâun don du ciel.
Merci encore, chĂšre Ginette, au nom des copains.
Ăcrivez-moi vite, vous me ferez plaisir. Roland
Quelque part en France,
Le 19 février 1940.
Le 19 février 1940.
Mâen voulez-vous de vous Ă©crire tant ? JâespĂšre que non. Je me sens tellement accablé⊠Le temps est horrible⊠Jâai une chanson dans la tĂȘte, et je nâarrive pas Ă mâen dĂ©barrasser. Je suppose que vous la connaissez ?
Donât know why
Thereâs no sun up in the sky
Stormy weather
Since my man and I, ainât together
Keeps raining all of the time.3
Thereâs no sun up in the sky
Stormy weather
Since my man and I, ainât together
Keeps raining all of the time.3
Et comme le dirait un certain poĂšte : « Il pleut dans mon cĆur, il pleut sur la route. » Quelles sensations⊠ĂȘtre ici, si loin de tous ceux qui me sont chers. Balles, bombes, revolvers ne sont rien. La sĂ©paration supplante toutes les autres sensations. Et ce combat est pire que tous les autres. Parfois, les circonstances sont favorables, et on arrive Ă vivre la guerre facilement. Mais aujourdâhui, jâai besoin de tellement dâaide que je ne sais pas qui pourrait me dĂ©livrer. Mais. Demain peut-ĂȘtre, le soleil brillera. Et je sourirai. Ne pensez pas que je sois un esprit simple et changeant. Mais la guerre est une chose terrible. Au revoir.
Ăcrivez-moi vite,
Roland
Quelque part en France,
Le 23 février 1940.
Le 23 février 1940.
Je vous dois trois grands mercis. Pour les journaux, votre lettre et la photographie. Je vous y ai trouvĂ©e beaucoup plus changĂ©e que lorsque je vous avais vue Ă Paris. Je lâai trouvĂ©e charmante. Vous me direz que celle que je vous envoie nâest guĂšre belle, sans doute. Mais câest tout ce que je peux faire pour le moment. Mais bientĂŽt, jâaurai le plaisir de me montrer Ă vous plus directement : en chair et en os ! Dans un mois environ, je serai de nouveau Ă Paris pour ma seconde permission. Jâaurai donc, vers le 20 mars, lâhonneur et le plaisir de rĂ©parer mon manque de chance de janvier dernier. JâespĂšre que nous pourrons passer quelques heures agrĂ©ables Ă parler, ou Ă toute autre occupation de votre goĂ»t.
Merci dâavoir communiquĂ© ma liste au ComitĂ© des Dons. Je vous dirai si les paquets ont bien Ă©tĂ© envoyĂ©s. Quelle joie pour les gars quand ils les recevront⊠Ce sera pour eux une lumiĂšre dans leur pĂ©nombre. Car la vie nâest guĂšre avenante dans nos rĂ©gions.
Voyez comme je suis devenu soĂ»lard : je viens dâinterrompre cette lettre pour boire un quart de rouge et bourrer une pipe. Je regrette que ce papier ne soit pas une plaque sensible â vous y verriez imprimĂ©e la chambre dâoĂč je vous Ă©cris. Laissez-moi vous la dĂ©crire. Imaginez une chambre de quatre mĂštres sur cinq, meublĂ©e dâun lit et dâune armoire, dâune table et de deux chaises. Nous vivons Ă six lĂ -dedans et y couchons. Le lit a deux places. Les quatre autres se serrent sur une paillasse. Cette nuit, tandis que vous dormiez comme un ange, dans un lit, je me frottais lâĂ©chine contre les genoux dâun copain â mais ne me plaignez pas. Je dors comme un plomb.
Ainsi donc, tandis que je vous Ă©cris, assis par terre et appuyĂ© sur mes genoux, quatre gars prĂšs de moi jouent aux cartes, le cinquiĂšme fait des romans dâamour Ă sa dulcinĂ©e, Ă plat ventre sur la paillasse. Un fouillis invraisemblable nous entoure : bouteilles, chaussures, livres, manteaux, boĂźtes de conserve, revolvers, casques, fusils, valises, sacs, cantines, peaux de moutons⊠Et nous vivons dans ce tohu-bohu, philosophes et inaccessibles Ă la moindre vellĂ©itĂ© de nettoyage. Ă quoi bon ? Il nous faut trĂšs exactement deux minutes et demi pour transformer lâordre le plus rigoureux en un effroyable mĂ©lange dâĂ©quipements, si bien mĂȘlĂ©s que seuls nous arrivons Ă nous y reconnaĂźtre.
Mais que diable vais-je vous conter lĂ ? Jâaimerais que, dans votre prochaine lettre, vous me parliez de la petite Ginette dâautrefois et de ce quâelle est devenue.
Je vous quitte, répondez-moi vite.
Vous savez que jâai grande joie Ă bavarder avec vous.
Roland
Quelque part en France,
Le 4 mars 1940.
Le 4 mars 1940.
Cette lettre sera sans doute mal Ă©crite. Excusez-mâen, comme du crayon dâailleurs. La raison ? Je suis couchĂ© et je nâai plus dâencre. Lorsque vous mâĂ©crivez, Ginette, câest le plus souvent de votre lit, nâest-ce pas ? Je peux mâimaginer la scĂšne. Mais pouvez-vous, dâoĂč vous ĂȘtes, recrĂ©er un Roland-en-guerre, griffonnant un trĂšs quelconque papier quadrillĂ©, Ă plat ventre sur une paillasse ? Laissez-moi vous « me » dĂ©crire â cela doit ĂȘtre, je crois, suffisamment curieux.
Et dâabord, le cadre : une ville de quelques milliers dâhabitants (nous avons changĂ© de cantonnement avant-hier). Ă trois cents mĂštres de la frontiĂšre de certaine grande duchesse, usines AciĂ©ries, minerais. Dans la ville, une maison Ă trĂšs vieille poile et jeunes ruines. Dans cette maison, une petite chambre. Papier gris Ă grosses fleurs rouges. Plancher net. Au plafond, une ampoule tendue de soie noire et encapuchonnĂ©e dâun Ă©norme abat-jour. LumiĂšre diffuse jetant des ombres pĂąlottes sur mon bloc. Sur le parquet, deux paillasses. Lâune occupĂ©e par mon copain qui dort. Lâautre par votre serviteur.
Sur ladite paillasse, un guerrier en tenue de petit coucher. Soit : une chemise (la mĂȘme de jour et de nuit, bien entendu : câest la guerre !), un pull-over, une culotte de pyjama. LĂ -dedans un quelconque corps humain, allongĂ© sur le ventre, appuyĂ© sur le coude. Puis, au bout, une tĂȘte. Hirsute et, je lâavoue Ă ma honte, indescriptible. Puis une main, courant dâun bout de cette ligne Ă lâautre â rapide. Le corps, depuis la taille jusquâaux pieds, engoncĂ© dans un sac de couchage et recouvert dâun manteau et de la canadienne du ColisĂ©e ! Mon oreiller ? Ă misĂšre du militaire : ma culotte ! Oui, Ginette, pouvez-vous imaginer cela ? Comparez-vous et moi couchĂ©s⊠Diable, jâai soudain lâimpression dâĂȘtre sĂ©parĂ© de ce monde oĂč vous vivez et qui, il y a sept mois, Ă©tait encore le mien, par un fossĂ© diantrement profond ! Mais oĂč vais-je ? Je suis Ă trois cents kilomĂštres de chez moi ! Me voyez-vous ? Je lâespĂšre !
Je vais vous dire un de mes dĂ©sirs dans cette vie : me prouver Ă moi-mĂȘme que la vie nâest pas rien. Et un autre : aimer. Mais oui, aimer. De toutes les maniĂšres, de toutes les façons et, jâespĂšre, jusquâĂ mon dernier jour, en adaptant, bien entendu. Pourtant, jâai parfois du mal Ă aimer la vie. Pour le moment, par exemple, oĂč, au fond, mon existence est peut-ĂȘtre dĂ©jĂ tranchĂ©e. Eh bien, je vous lâai dit dĂ©jĂ , mourir nâest rien, mais mourir en emportant avec soi des rĂȘves inaccomplis est terrible. La guerre, peut-ĂȘtre, me donnera cette ultime dĂ©ception. Je dis la guerre, en songeant Ă ce que la guĂ©guerre dâaujourdâhui peut devenir. Car ne vous y trompez pas : vous qui me dites que cette guerre devient une chose banale et quâon sây installe comme dans du dĂ©finitif : un jour viendra, je prie pour que mes paroles ne se rĂ©alisent point, oĂč des milliers de gens se trouveront jetĂ©s hors de ce banal, de ce dĂ©finitif, par un sursaut terrible, affreux, impitoyable. Et ce jour sera celui oĂč lâon verra soudain ces milliers de gens en deuil â car le banal, le train-train, se sera brusquement transformĂ© en une convulsion meurtriĂšre, et bien de pauvre gars y auront laissĂ© la vie.
Donât think this war will never change.
You might have a terrible disillusion.
You might have a terrible disillusion.
Et je vais clore cette lettreâŠ
Ginette, je me sens tout Ă coup trĂšs troublĂ©. Les derniĂšres lignes de votre lettre que jâai lĂ , sous les yeux, sont trop mystĂ©rieuses pour tout dire. Je puis y comprendre trop de choses diffĂ©rentes. Vous vous ĂȘtes couchĂ©e avant de lire ma lettre. PlutĂŽt, vous nâavez voulu la lire quâune fois couchĂ©e. Pourquoi, Ginette ? Pour que je vous tienne mieux compagnie ? Pour. Pour. Je ne puis dire ce que je pense, Ginette.
You say : âI havenât got the courage enough to tell it to you tonight.â But now, you must have the courage. Think of it. Youâve got to tell me and I am waiting.
Good night dear, will you tell me ? Roland
Quelque part en France,
Le 10 mars 1940.
Le 10 mars 1940.
Je viens de recevoir votre lettre et jâen Ă©tais certain. Savez-vous que maintenant je les attends, et si je ne lâavais pas reçue, comme jâen aurais Ă©tĂ© malheureux ? Et pour commencer, voici que je ne sais plus comment vous appeler. Mes mots ont besoin, pour exprimer ce que je pense, dâĂȘtre sĂ»rs. Je ne voudrais pour rien au monde faire fausse route. Je mâen tiendrai donc au « Dear » que jâai osĂ©, et auquel vous avez consenti. Pourtant⊠je dĂ©sire vous dire beaucoup plus. Vous souvenez-vous de ce que je vous Ă©crivais derniĂšrement ? Il suffit quâune tĂȘte soit appuyĂ©e sur une Ă©paule. Ne souriez pas : je voudrais, pour lâheure, avoir votre tĂȘte au creux de mon Ă©paule, car alors, je pourrais sans vous regarder vous dire ce que je veux vous dire. Il me semble soudain franchir un fossĂ©. Vais-je tomber, ou me tendez-vous la main pour mâaider Ă vous rejoindre ?
Ginette, Dear, je sais une chose : quand je vous verrai, je voulais dire, quand nous nous verrons, mais je mâavance peut-ĂȘtre beaucoup, je nâaurai pas besoin de parler. Je suis certain que je lirai la rĂ©ponse Ă tout ce que je veux vous dire dans vos yeux. Et alors, tout sera simple et sans le moindre doute. Maintenant, je rĂ©ponds Ă la derniĂšre partie de votre lettre. Mon Dieu, que je voudrais ĂȘtre certain de pouvoir vous parler sans crainte. Mais je ne suis pas encore sĂ»r. Il me faudrait le poids de votre Ă©paule sur la mienne et vos doigts dans ma main. Il me faudrait tout cela, et alors, je pourrais parler. Ginette, petite Ginette, sâil vous plaĂźt, dites-moi : tout ceci a-t-il un sens ? Peut-ĂȘtre allez-vous rire ou hausser les Ă©paules, mais dites-moi ce que v...
Table des matiĂšres
- Couverture
- 4e de couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Introduction
- 1940 LA DRĂLE DE GUERRE, LA DĂBĂCLE ET LâEXODE
- 1941 LâALLEMAGNE ATTAQUE LâURSS, CRĂANT AINSI LE FRONT DE LâEST. PARTOUT, DES MOUVEMENTS DE RĂSISTANCE SâORGANISENT.
- 1942 SUITE Ă LâATTAQUE JAPONAISE DE LA BASE NAVALE AMĂRICAINE DE PEARL HARBOR, LE 6 DĂCEMBRE 1941, les ĂTATS-UNIS ENTRENT EN GUERRE AU CĂTĂ DES ALLIĂS. LA FRANCE LIBRE MENĂE PAR DE GAULLE A TOUJOURS DU MAL Ă SE FAIRE RECONNAĂTRE EN TANT QUE SEULE ET UNIQUE REPRĂSENTANTE DE LA FRANCE FACE AU POUVOIR VICHYSTE.LA GUERRE EST MONDIALE, ELLE EST AUSSI FRANCO-FRANĂAISE.
- 1943 LES ALLIĂS ONT DĂBARQUĂ SUR LES CĂTES DâAFRIQUE DU NORD EN NOVEMBRE 1942. EN REPRĂSAILLES, LE RĂGIME NAZI OCCUPE LâENSEMBLE DE LA FRANCE ET ENTAME SA « SOLUTION FINALE » POUR VENIR Ă BOUT DU « PROBLĂME JUIF ». DE LEUR CĂTĂ, LES ALLIĂS SâORGANISENT ET SE RAPPROCHENT. LA PROPAGANDE FONCTIONNE ET LA LUTTE ENTRE FRANĂAIS LIBRES ET VICHYSTES EST Ă SON PAROXYSME.
- 1944 LE DĂBARQUEMENT DES ALLIĂS EST INĂVITABLE. LâESPOIR RENAĂT ; AVEC LUI, LES ULTIMES SACRIFICES.
- 1945 LA GUERRE SE TERMINE ET LâIDĂE DU RETOUR EST DANS TOUS LES ESPRITS. CHARLES FRANCIS SWEENY, ĂPOUX DE GINETTE DIAMANT-BERGER, TENTE DâORGANISER UN RETOUR EN FRANCE, CONDITION SINE QUA NON DE LEUR MARIAGE.
- 1946 LE RETOUR
- Ăpilogue
- NOTES
- Photos
Foire aux questions
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