Une aurore au-devant des jours
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Une aurore au-devant des jours

1940. Le destin d'une famille juive en exil

  1. 288 pages
  2. French
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  4. Disponible sur iOS et Android
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Une aurore au-devant des jours

1940. Le destin d'une famille juive en exil

À propos de ce livre

Nadia Sweeny, arriÚre-petite-fille Diamant-Berger, a recoupé lettres, carnets, télégrammes, discours officiels et coupures de journaux afin de retracer le destin de cette grande famille d'intellectuels juifs, intimement lié à l'histoire d'u pays, d'une époque, d'un combat. Un éclairage croisé sur une page méconnue de la Seconde Guerre mondiale: la résistance française à l'étranger.

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Informations

Année
2015
ISBN de l'eBook
9782347015794

1940
LA DRÔLE DE GUERRE,
LA DÉBÂCLE ET L’EXODE

La crise Ă©conomique de 1929 a prĂ©cipitĂ© les victoires Ă©lectorales successives du Parti National Socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Adolf Hitler est nommĂ© chancelier le 30 janvier 1933. Depuis, la situation n’a cessĂ© de s’envenimer. Il sort l’Allemagne de la SociĂ©tĂ© des Nations, remilitarise son pays et rend, en 1935, le service militaire obligatoire, violant le traitĂ© de Versailles qui mettait fin Ă  la PremiĂšre Guerre mondiale.
Le pacte germano-soviĂ©tique, traitĂ© de non-agression, signĂ© le 23 aoĂ»t 1939, permet Ă  l’Allemagne nazie d’envahir la Pologne et de la partager avec l’URSS. La France, en vertu de son alliance avec Varsovie, entre en guerre le 3 septembre 1939 aux cĂŽtĂ©s de l’Angleterre contre l’Allemagne nazie. DerriĂšre la ligne Maginot, la « drĂŽle de guerre » dure plusieurs mois et les soldats attendent. Quelques escarmouches par ci, par lĂ , mais la « guerre Ă©clair » que les Allemands ont rĂ©alisĂ©e en Pologne n’a pas encore ravagĂ© la France.
Le marĂ©chal des logis Roland de KnĂżff, nĂ© le 12 fĂ©vrier 1916 Ă  Paris, mobilisĂ© en septembre 1939 au 3e rĂ©giment d’artillerie de montagne, escadron de Roys SP 115, Ă©crit du front Ă  Ginette Diamant-Berger, qu’il a connue Ă  l’école Sainte-Barbe Ă  Paris.
Quelque part en France,
Le 8 janvier 1940.
C’est Ă  une statue de boue que l’on a remis votre lettre. Quelques heures de mission parmi des champs inondĂ©s vous transforment curieusement l’aspect d’un homme. J’ai donc saisi de mes doigts terreux ce papier bleu, et ma joie fut grande d’y lire votre nom.
Je vous suis, chĂšre amie, bien reconnaissant. De ne pas m’en vouloir de mon manque d’exactitude aux rendez-vous d’abord. Et de m’avoir cru accidentĂ©, ensuite. Cela prouve que votre esprit ne s’est pas arrĂȘtĂ© Ă  l’idĂ©e du vulgaire lapin. Pardonnez au militaire cette expression. J’éprouve de plus en plus de mal Ă  m’exprimer en bon François – cinq mois de guerre influent fĂącheusement sur le langage. Pour nous, il n’est plus de vin, de lettres ou de femmes, nous disons bafouilles, jutu, momignardes. Si par malchance, je laisse Ă  ma plume trop de libertĂ©, ne manquez point de me le dire.
Voici que j’ai retrouvĂ© la camarade d’autrefois. J’admire une fois de plus les dĂ©tours de la vie. Un jour, nous nous perdons de vue. Un jour, tout aussi naturellement, nous sommes remis en prĂ©sence. Ne trouvez-vous pas cela Ă©tonnant ? Pourquoi j’y vois mieux qu’une simple coĂŻncidence ?
Vous me demandez de vous conter ce que je fais, ce que je pense.
ChĂšre amie, je fais la guerre – et je pense que c’est une bien triste chose. Je lis aussi Byron – et y trouve une certaine exaltation. Je m’en tiens lĂ  pour le moment. Ma tĂȘte est farcie d’idĂ©es, de vues, de pensĂ©es. Mais elles ne se portent que sur l’avenir, et deviennent, de ce fait, fort problĂ©matiques. Je possĂšde aussi un certain nombre de considĂ©rations assez bien Ă©tablies, sur la vie, ses vanitĂ©s, ses laideurs. Mes opinions sur les hommes et les femmes sont assez arrĂȘtĂ©es – et je ne vous cacherai point leur pessimisme. Je termine lĂ . Puisse cette lettre avoir une prompte rĂ©ponse. Je trouve beaucoup de joie Ă  ce renouveau de camaraderie.
ChĂšre amie, je vous quitte.
Je suis tout Ă  vous.
Roland
Quelque part en France,
Le 15-16 février 1940.
Quelle surprise de recevoir une si grande lettre ! Plus qu’une surprise, une joie ! Ainsi, vous m’avez Ă©crit de votre lit, bercĂ©e par la TSF1 ? J’imagine assez bien la scĂšne, car j’ai eu autrefois l’occasion de voir votre chambre
 Elle Ă©tait toute petite, meublĂ©e d’un divan, d’une table et d’une chaise. Une vraie chambre d’ascĂšte, mais je ne vous crois guĂšre ascĂ©tique.
J’aime aussi la vie, mais pas pour ce qu’elle est : pour ce que je veux en faire. Je constate d’aprĂšs ce que vous me dites, entre le Paris-Mondial2 et le studio, comment avez-vous eu le temps de penser Ă  ce Roland lointain et presque inconnu ? Je vous en suis d’autant plus reconnaissant. J’espĂšre que cette correspondance naissante va se poursuivre. Avant de vous quitter, je veux vous dire merci pour la gentille idĂ©e au sujet des colis. J’ai fait part de votre offre Ă  mon capitaine, et je joins Ă  cette lettre une liste de noms. Les gens dont il s’agit sont vraiment de pauvres gens, pour qui un colis prendra l’aspect d’un don du ciel.
Merci encore, chĂšre Ginette, au nom des copains.
Écrivez-moi vite, vous me ferez plaisir. Roland
Quelque part en France,
Le 19 février 1940.
M’en voulez-vous de vous Ă©crire tant ? J’espĂšre que non. Je me sens tellement accablé  Le temps est horrible
 J’ai une chanson dans la tĂȘte, et je n’arrive pas Ă  m’en dĂ©barrasser. Je suppose que vous la connaissez ?
Don’t know why
There’s no sun up in the sky
Stormy weather

Since my man and I, ain’t together
Keeps raining all of the time
.3
Et comme le dirait un certain poĂšte : « Il pleut dans mon cƓur, il pleut sur la route. » Quelles sensations
 ĂȘtre ici, si loin de tous ceux qui me sont chers. Balles, bombes, revolvers ne sont rien. La sĂ©paration supplante toutes les autres sensations. Et ce combat est pire que tous les autres. Parfois, les circonstances sont favorables, et on arrive Ă  vivre la guerre facilement. Mais aujourd’hui, j’ai besoin de tellement d’aide que je ne sais pas qui pourrait me dĂ©livrer. Mais. Demain peut-ĂȘtre, le soleil brillera. Et je sourirai. Ne pensez pas que je sois un esprit simple et changeant. Mais la guerre est une chose terrible. Au revoir.
Écrivez-moi vite,
Roland
Quelque part en France,
Le 23 février 1940.
Je vous dois trois grands mercis. Pour les journaux, votre lettre et la photographie. Je vous y ai trouvĂ©e beaucoup plus changĂ©e que lorsque je vous avais vue Ă  Paris. Je l’ai trouvĂ©e charmante. Vous me direz que celle que je vous envoie n’est guĂšre belle, sans doute. Mais c’est tout ce que je peux faire pour le moment. Mais bientĂŽt, j’aurai le plaisir de me montrer Ă  vous plus directement : en chair et en os ! Dans un mois environ, je serai de nouveau Ă  Paris pour ma seconde permission. J’aurai donc, vers le 20 mars, l’honneur et le plaisir de rĂ©parer mon manque de chance de janvier dernier. J’espĂšre que nous pourrons passer quelques heures agrĂ©ables Ă  parler, ou Ă  toute autre occupation de votre goĂ»t.
Merci d’avoir communiquĂ© ma liste au ComitĂ© des Dons. Je vous dirai si les paquets ont bien Ă©tĂ© envoyĂ©s. Quelle joie pour les gars quand ils les recevront
 Ce sera pour eux une lumiĂšre dans leur pĂ©nombre. Car la vie n’est guĂšre avenante dans nos rĂ©gions.
Voyez comme je suis devenu soĂ»lard : je viens d’interrompre cette lettre pour boire un quart de rouge et bourrer une pipe. Je regrette que ce papier ne soit pas une plaque sensible – vous y verriez imprimĂ©e la chambre d’oĂč je vous Ă©cris. Laissez-moi vous la dĂ©crire. Imaginez une chambre de quatre mĂštres sur cinq, meublĂ©e d’un lit et d’une armoire, d’une table et de deux chaises. Nous vivons Ă  six lĂ -dedans et y couchons. Le lit a deux places. Les quatre autres se serrent sur une paillasse. Cette nuit, tandis que vous dormiez comme un ange, dans un lit, je me frottais l’échine contre les genoux d’un copain – mais ne me plaignez pas. Je dors comme un plomb.
Ainsi donc, tandis que je vous Ă©cris, assis par terre et appuyĂ© sur mes genoux, quatre gars prĂšs de moi jouent aux cartes, le cinquiĂšme fait des romans d’amour Ă  sa dulcinĂ©e, Ă  plat ventre sur la paillasse. Un fouillis invraisemblable nous entoure : bouteilles, chaussures, livres, manteaux, boĂźtes de conserve, revolvers, casques, fusils, valises, sacs, cantines, peaux de moutons
 Et nous vivons dans ce tohu-bohu, philosophes et inaccessibles Ă  la moindre vellĂ©itĂ© de nettoyage. À quoi bon ? Il nous faut trĂšs exactement deux minutes et demi pour transformer l’ordre le plus rigoureux en un effroyable mĂ©lange d’équipements, si bien mĂȘlĂ©s que seuls nous arrivons Ă  nous y reconnaĂźtre.
Mais que diable vais-je vous conter là ? J’aimerais que, dans votre prochaine lettre, vous me parliez de la petite Ginette d’autrefois et de ce qu’elle est devenue.
Je vous quitte, répondez-moi vite.
Vous savez que j’ai grande joie à bavarder avec vous.
Roland
Quelque part en France,
Le 4 mars 1940.
Cette lettre sera sans doute mal Ă©crite. Excusez-m’en, comme du crayon d’ailleurs. La raison ? Je suis couchĂ© et je n’ai plus d’encre. Lorsque vous m’écrivez, Ginette, c’est le plus souvent de votre lit, n’est-ce pas ? Je peux m’imaginer la scĂšne. Mais pouvez-vous, d’oĂč vous ĂȘtes, recrĂ©er un Roland-en-guerre, griffonnant un trĂšs quelconque papier quadrillĂ©, Ă  plat ventre sur une paillasse ? Laissez-moi vous « me » dĂ©crire – cela doit ĂȘtre, je crois, suffisamment curieux.
Et d’abord, le cadre : une ville de quelques milliers d’habitants (nous avons changĂ© de cantonnement avant-hier). À trois cents mĂštres de la frontiĂšre de certaine grande duchesse, usines AciĂ©ries, minerais. Dans la ville, une maison Ă  trĂšs vieille poile et jeunes ruines. Dans cette maison, une petite chambre. Papier gris Ă  grosses fleurs rouges. Plancher net. Au plafond, une ampoule tendue de soie noire et encapuchonnĂ©e d’un Ă©norme abat-jour. LumiĂšre diffuse jetant des ombres pĂąlottes sur mon bloc. Sur le parquet, deux paillasses. L’une occupĂ©e par mon copain qui dort. L’autre par votre serviteur.
Sur ladite paillasse, un guerrier en tenue de petit coucher. Soit : une chemise (la mĂȘme de jour et de nuit, bien entendu : c’est la guerre !), un pull-over, une culotte de pyjama. LĂ -dedans un quelconque corps humain, allongĂ© sur le ventre, appuyĂ© sur le coude. Puis, au bout, une tĂȘte. Hirsute et, je l’avoue Ă  ma honte, indescriptible. Puis une main, courant d’un bout de cette ligne Ă  l’autre – rapide. Le corps, depuis la taille jusqu’aux pieds, engoncĂ© dans un sac de couchage et recouvert d’un manteau et de la canadienne du ColisĂ©e ! Mon oreiller ? Ô misĂšre du militaire : ma culotte ! Oui, Ginette, pouvez-vous imaginer cela ? Comparez-vous et moi couchĂ©s
 Diable, j’ai soudain l’impression d’ĂȘtre sĂ©parĂ© de ce monde oĂč vous vivez et qui, il y a sept mois, Ă©tait encore le mien, par un fossĂ© diantrement profond ! Mais oĂč vais-je ? Je suis Ă  trois cents kilomĂštres de chez moi ! Me voyez-vous ? Je l’espĂšre !
Je vais vous dire un de mes dĂ©sirs dans cette vie : me prouver Ă  moi-mĂȘme que la vie n’est pas rien. Et un autre : aimer. Mais oui, aimer. De toutes les maniĂšres, de toutes les façons et, j’espĂšre, jusqu’à mon dernier jour, en adaptant, bien entendu. Pourtant, j’ai parfois du mal Ă  aimer la vie. Pour le moment, par exemple, oĂč, au fond, mon existence est peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  tranchĂ©e. Eh bien, je vous l’ai dit dĂ©jĂ , mourir n’est rien, mais mourir en emportant avec soi des rĂȘves inaccomplis est terrible. La guerre, peut-ĂȘtre, me donnera cette ultime dĂ©ception. Je dis la guerre, en songeant Ă  ce que la guĂ©guerre d’aujourd’hui peut devenir. Car ne vous y trompez pas : vous qui me dites que cette guerre devient une chose banale et qu’on s’y installe comme dans du dĂ©finitif : un jour viendra, je prie pour que mes paroles ne se rĂ©alisent point, oĂč des milliers de gens se trouveront jetĂ©s hors de ce banal, de ce dĂ©finitif, par un sursaut terrible, affreux, impitoyable. Et ce jour sera celui oĂč l’on verra soudain ces milliers de gens en deuil – car le banal, le train-train, se sera brusquement transformĂ© en une convulsion meurtriĂšre, et bien de pauvre gars y auront laissĂ© la vie.
Don’t think this war will never change.
You might have a terrible disillusion.
Et je vais clore cette lettre

Ginette, je me sens tout Ă  coup trĂšs troublĂ©. Les derniĂšres lignes de votre lettre que j’ai lĂ , sous les yeux, sont trop mystĂ©rieuses pour tout dire. Je puis y comprendre trop de choses diffĂ©rentes. Vous vous ĂȘtes couchĂ©e avant de lire ma lettre. PlutĂŽt, vous n’avez voulu la lire qu’une fois couchĂ©e. Pourquoi, Ginette ? Pour que je vous tienne mieux compagnie ? Pour. Pour. Je ne puis dire ce que je pense, Ginette.
You say : “I haven’t got the courage enough to tell it to you tonight.” But now, you must have the courage. Think of it. You’ve got to tell me and I am waiting.
Good night dear, will you tell me ? Roland
Quelque part en France,
Le 10 mars 1940.
Je viens de recevoir votre lettre et j’en Ă©tais certain. Savez-vous que maintenant je les attends, et si je ne l’avais pas reçue, comme j’en aurais Ă©tĂ© malheureux ? Et pour commencer, voici que je ne sais plus comment vous appeler. Mes mots ont besoin, pour exprimer ce que je pense, d’ĂȘtre sĂ»rs. Je ne voudrais pour rien au monde faire fausse route. Je m’en tiendrai donc au « Dear » que j’ai osĂ©, et auquel vous avez consenti. Pourtant
 je dĂ©sire vous dire beaucoup plus. Vous souvenez-vous de ce que je vous Ă©crivais derniĂšrement ? Il suffit qu’une tĂȘte soit appuyĂ©e sur une Ă©paule. Ne souriez pas : je voudrais, pour l’heure, avoir votre tĂȘte au creux de mon Ă©paule, car alors, je pourrais sans vous regarder vous dire ce que je veux vous dire. Il me semble soudain franchir un fossĂ©. Vais-je tomber, ou me tendez-vous la main pour m’aider Ă  vous rejoindre ?
Ginette, Dear, je sais une chose : quand je vous verrai, je voulais dire, quand nous nous verrons, mais je m’avance peut-ĂȘtre beaucoup, je n’aurai pas besoin de parler. Je suis certain que je lirai la rĂ©ponse Ă  tout ce que je veux vous dire dans vos yeux. Et alors, tout sera simple et sans le moindre doute. Maintenant, je rĂ©ponds Ă  la derniĂšre partie de votre lettre. Mon Dieu, que je voudrais ĂȘtre certain de pouvoir vous parler sans crainte. Mais je ne suis pas encore sĂ»r. Il me faudrait le poids de votre Ă©paule sur la mienne et vos doigts dans ma main. Il me faudrait tout cela, et alors, je pourrais parler. Ginette, petite Ginette, s’il vous plaĂźt, dites-moi : tout ceci a-t-il un sens ? Peut-ĂȘtre allez-vous rire ou hausser les Ă©paules, mais dites-moi ce que v...

Table des matiĂšres

  1. Couverture
  2. 4e de couverture
  3. Titre
  4. Copyright
  5. Dédicace
  6. Introduction
  7. 1940 LA DRÔLE DE GUERRE, LA DÉBÂCLE ET L’EXODE
  8. 1941 L’ALLEMAGNE ATTAQUE L’URSS, CRÉANT AINSI LE FRONT DE L’EST. PARTOUT, DES MOUVEMENTS DE RÉSISTANCE S’ORGANISENT.
  9. 1942 SUITE À L’ATTAQUE JAPONAISE DE LA BASE NAVALE AMÉRICAINE DE PEARL HARBOR, LE 6 DÉCEMBRE 1941, les ÉTATS-UNIS ENTRENT EN GUERRE AU CÔTÉ DES ALLIÉS. LA FRANCE LIBRE MENÉE PAR DE GAULLE A TOUJOURS DU MAL À SE FAIRE RECONNAÎTRE EN TANT QUE SEULE ET UNIQUE REPRÉSENTANTE DE LA FRANCE FACE AU POUVOIR VICHYSTE.LA GUERRE EST MONDIALE, ELLE EST AUSSI FRANCO-FRANÇAISE.
  10. 1943 LES ALLIÉS ONT DÉBARQUÉ SUR LES CÔTES D’AFRIQUE DU NORD EN NOVEMBRE 1942. EN REPRÉSAILLES, LE RÉGIME NAZI OCCUPE L’ENSEMBLE DE LA FRANCE ET ENTAME SA « SOLUTION FINALE » POUR VENIR À BOUT DU « PROBLÈME JUIF ». DE LEUR CÔTÉ, LES ALLIÉS S’ORGANISENT ET SE RAPPROCHENT. LA PROPAGANDE FONCTIONNE ET LA LUTTE ENTRE FRANÇAIS LIBRES ET VICHYSTES EST À SON PAROXYSME.
  11. 1944 LE DÉBARQUEMENT DES ALLIÉS EST INÉVITABLE. L’ESPOIR RENAÎT ; AVEC LUI, LES ULTIMES SACRIFICES.
  12. 1945 LA GUERRE SE TERMINE ET L’IDÉE DU RETOUR EST DANS TOUS LES ESPRITS. CHARLES FRANCIS SWEENY, ÉPOUX DE GINETTE DIAMANT-BERGER, TENTE D’ORGANISER UN RETOUR EN FRANCE, CONDITION SINE QUA NON DE LEUR MARIAGE.
  13. 1946 LE RETOUR
  14. Épilogue
  15. NOTES
  16. Photos

Foire aux questions

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