J’ai envie de vivre de…
ce que je sais faire
et de ce que j’aime faire :
une petite idée qui commence à germer dans l’esprit
La première étape : préparer le terrain
Revenons donc au moment où vous avez commencé à réfléchir à la création de votre propre activité.
C’est souvent grâce à un ami, ou à un proche, ou sinon dans le cadre d’un emploi en tant que salarié que l’on se rend compte qu’on a des compétences, qu’on sait « faire quelque chose » et que ce quelque chose pourrait intéresser des gens qui seraient prêts à payer pour l’obtenir. Au début on profite juste de l’estime que les autres nous témoignent, on apprécie les compliments. Et puis un jour on se dit : « Tiens, puisque les gens apprécient ce que je fais, je pourrais peut-être transformer les compétences que j’ai en activité commerciale et tirer de là des bénéfices et des revenus ». On commence alors à se renseigner sur ce qu’il faut faire si on veut lancer une activité professionnelle.
La réponse aux demandes de renseignements est souvent la suivante : « Eh bien, pour commencer, il faut faire une étude de marché ». Mais ça veut dire quoi au juste ?
En allant sur Wikipédia (réflexe de l’homme et de la femme modernes) on tombe sur cette définition :
« Une étude de marché est un travail d’exploration marketing destiné à analyser, mesurer et comprendre le fonctionnement réel des forces à l’œuvre dans le cadre d’un marché.
Il s’agit d’une activité typiquement mise en œuvre dans le cadre de la démarche du marketing management.
Concrètement – une fois établi le périmètre à observer – cela recouvre l’étude des comportements, des appréciations, des besoins et des attentes des demandeurs et offreurs présents sur ce marché, ainsi que celles des conditions selon lesquelles ceux-ci agissent (ou non) pour réaliser les échanges correspondant à la satisfaction de leurs buts et intérêts ».
« Concrètement », à vrai dire, cette définition me semble assez compliquée et la lecture du reste de l’article risque d’en décourager plus d’un. À mon avis, elle mérite d’être expliquée et analysée de plus près.
En réalité l’étude de marché qu’on doit faire avant de se lancer dans la création d’une activité est quelque chose de beaucoup plus simple, du moins en théorie : il s’agit d’abord d’identifier les caractéristiques du produit que l’on veut commercialiser et puis d’aller voir si le terrain est adapté et fertile, s’il y a un marché, à savoir s’il y a des personnes qui pourraient être intéressées par ce produit.
Ce n’est pas plus compliqué que ça, mais il faut faire une étude qualitative (c’est-à-dire bien définir les clients potentiels, faire un « portait-robot » de ces clients) et quantitative (voir s’il y en a suffisamment pour que l’activité soit rentable).
✓En pratique
Pour réaliser une étude de marché il y a plusieurs approches possibles et plusieurs stratégies. Une grande entreprise, qui cherche à développer un produit innovant capable de la différencier de ses concurrents, pourra faire appel à une agence spécialisée pour faire une enquête très large, à l’aide d’un sondage par exemple, pour chercher à comprendre quels sont les tendances, les goûts et les besoins de la population, afin de pouvoir concevoir LE produit dont la majorité rêve. Cette méthode, on s’en doute, demande beaucoup de moyens : il s’agit déjà de faire une enquête à large échelle, représentative de la population, puis d’avoir une équipe qui travaillera sur la recherche et le développement du nouveau produit. Peut-être qu’il faudra même prévoir des formations, pour acquérir les compétences qui manquent pour réaliser le produit.
Une autre méthode d’approche de l’étude de marché consiste à faire une étude sur une zone géographique bien délimitée. Si par exemple je veux ouvrir un point de restauration dans un lieu que j’ai déjà choisi, je peux essayer de comprendre quelles sont les habitudes des personnes qui habitent ou qui fréquentent cette zone et décider ensuite quel type de commerce a plus de chances d’avoir du succès. Si la zone choisie est un quartier d’affaires, où la majorité des immeubles sont occupés par des bureaux et où le pourcentage d’habitations est vraiment très faible, il sera peut-être plus sage d’envisager un point de restauration qui prévoit des formules le midi, compatibles avec les tickets restaurants distribués dans les entreprises du coin, réfléchir à un service éventuel de livraison au bureau… plutôt qu’un restaurant ouvert exclusivement le soir quand l’activité humaine et le passage sont extrêmement réduits.
Dans tous les cas, il faudra recueillir les informations qui concernent les habitudes et les goûts de ma future clientèle, des personnes que je voudrais voir dans mon commerce. Il faudra aussi se renseigner sur la concurrence : s’il existe déjà un autre point de restauration juste à côté de l’endroit où je veux m’installer, il faudra penser à comment se différencier, à chercher ce qui pourrait plaire à mon public et qu’il pourrait trouver chez moi et pas chez d’autres.
Bref, il n’y a pas qu’une seule méthode pour faire une étude de marché, elle dépend du type d’activité et d’entreprise que l’on veut développer. Mais l’important est de s’assurer que l...