Le droit des obligations en cartes mentales
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Le droit des obligations en cartes mentales

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À propos de ce livre

Au-delĂ  de la simple synthĂšse, ce manuel de droit des obligations offre une approche visuelle des notions essentielles, et parfois complexes, du cours grĂące Ă  33 cartes mentales.

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Informations

Année
2021
Imprimer l'ISBN
9782340058545
ISBN de l'eBook
9782340059474
Sujet
Law

Partie 1

Les sources d’obligations

Introduction

I. La notion d’obligation
L’obligation est le rapport de droit en vertu duquel un crĂ©ancier peut exiger d’un dĂ©biteur l’exĂ©cution d’une prestation. Le crĂ©ancier dispose d’un droit de crĂ©ance ou droit personnel contre son dĂ©biteur. Les obligations se distinguent donc des droits rĂ©els qui caractĂ©risent un rapport de droit entre le titulaire du droit rĂ©el (propriĂ©tĂ©, usufruit, nue-propriĂ©tĂ©) et une chose.
Le droit de crĂ©ance fait partie de l’actif du patrimoine du crĂ©ancier. RĂ©ciproquement, la dette grĂšve le patrimoine du dĂ©biteur (passif). L’obligation a donc un caractĂšre patrimonial, mĂȘme si elle peut prendre sa source dans un droit extrapatrimonial (par exemple : la crĂ©ance d’indemnitĂ© de la victime d’une atteinte au droit au respect de la vie privĂ©e).
En tant que droit patrimonial, l’obligation est transmissible (cession de crĂ©ance, cession de dette, succession, etc.). Par exception, le droit Ă  une pension alimentaire, fondĂ© sur le lien familial entre le crĂ©ancier et le dĂ©biteur, est indisponible, intransmissible et insaisissable.
Enfin, l’obligation a deux composantes : l’objet de la dette (ce qui est attendu du dĂ©biteur) et la contrainte de payer (devoir du dĂ©biteur). Ces deux composantes, encore appelĂ©es debitum et obligatio, sont parfois dissociĂ©es comme en prĂ©sence d’une obligation naturelle.
II. Les sources d’obligations
L’article 1100 du code civil distingue quatre sources d’obligations : les actes juridiques, les faits juridiques, l’autoritĂ© seule de la loi, et l’exĂ©cution volontaire ou la promesse d’exĂ©cution d’un devoir de conscience envers autrui.
1. L’acte juridique
L’acte juridique est une manifestation de volontĂ© destinĂ©e Ă  produire des effets de droit (c. civ. art. 1100-1, al. 1er). L’acte est unilatĂ©ral lorsqu’il rĂ©sulte de la volontĂ© d’une seule personne (testament, congĂ©, dĂ©mission, reconnaissance de paternitĂ©, renonciation Ă  un droit, dĂ©libĂ©ration sociale). Il est conventionnel lorsqu’il rĂ©sulte de la volontĂ© de plusieurs personnes (contrat, convention collective). Par principe, tous les actes juridiques obĂ©issent, pour leur validitĂ© et leurs effets, aux rĂšgles qui gouvernent les contrats (art. 1100-1, al. 2).
2. Le fait juridique
Le fait juridique est un agissement ou un Ă©vĂ©nement auquel la loi attache un effet de droit (c. civ. art. 1100-2, al. 1er). Il est classique de distinguer le fait juridique illicite du fait juridique licite. Le fait illicite renvoie Ă  un agissement qui n’aurait pas dĂ» avoir lieu et qui, parce qu’il cause un dommage, engage la responsabilitĂ© civile de son auteur. C’est un fait gĂ©nĂ©rateur de responsabilitĂ© (faute, fait d’une chose, fait d’autrui). Le fait licite renvoie Ă  un agissement qui n’est pas rĂ©prĂ©hensible, mais qui, parce qu’il entraĂźne l’appauvrissement injuste d’une personne au profit d’une autre, donne lieu Ă  compensation. Il s’agit des quasi-contrats (gestion d’affaires, paiement de l’indu, enrichissement injustifiĂ©). ResponsabilitĂ© et quasi-contrat sont deux mĂ©canismes qui permettent de remĂ©dier au dĂ©sĂ©quilibre patrimonial entre deux personnes produit par le fait juridique. Enfin, il y a des faits juridiques (Ă©vĂ©nements) qui ne produisent pas un tel dĂ©sĂ©quilibre, qui sont en quelque sorte neutres (naissance, majoritĂ©, mort, force majeure).
3. La loi
D’un point de vue positiviste, toutes les obligations ont leur source dans la loi ! Le contrat est obligatoire parce que « les contrats lĂ©galement formĂ©s tiennent lieu de loi Ă  ceux qui les ont faits » (c. civ. art. 1103). Un fait est juridique parce que la loi lui attribue des effets de droit. Toutefois, il y a des obligations qui ne prennent leur source que dans la loi : l’obligation alimentaire, la garantie des vices cachĂ©s, etc. Pour autant, il est toujours possible de rattacher une obligation Ă  un contrat ou Ă  un fait juridique (pour les exemples prĂ©citĂ©s : lien familial, contrat de vente).
4. L’obligation naturelle
L’obligation naturelle dĂ©signe une obligation imposĂ©e par un devoir moral ou de conscience qui a vocation, sous certaines conditions, Ă  ĂȘtre sanctionnĂ©e juridiquement (obligatio). En cela, elle se distingue des obligations morales ou d’honneur qui n’ont aucune portĂ©e juridique.
Pour bĂ©nĂ©ficier d’une sanction juridique, l’obligation naturelle doit avoir Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©e volontairement, ou avoir donnĂ© lieu Ă  une promesse d’exĂ©cution (c. civ. art. 1100, al. 2). C’est l’exĂ©cution volontaire ou la promesse qui transforme l’obligation naturelle en obligation civile. À dĂ©faut, l’obligation naturelle est insusceptible d’exĂ©cution forcĂ©e. En cas d’exĂ©cution volontaire, le dĂ©biteur ne peut pas obtenir rĂ©pĂ©tition du paiement. En cas de promesse, le crĂ©ancier peut agir en exĂ©cution forcĂ©e de l’obligation naturelle devenue civile.
Par exemple, le dĂ©biteur qui exĂ©cute volontairement une obligation prescrite (naturelle) ne peut pas obtenir rĂ©pĂ©tition du paiement (Com. 1er juin 2010, no 09-14353). L’engagement pris verbalement par le gĂ©rant d’une sociĂ©tĂ©, lors de son audition par les services de police, de dĂ©dommager personnellement un client de la sociĂ©tĂ©, peut caractĂ©riser une promesse d’exĂ©cuter une obligation naturelle (Civ. 1re, 17 oct. 2012, no 11-20124, implicite). L’obligation naturelle rĂ©sulte souvent de la volontĂ© d’honorer un devoir de conscience dans le domaine familial : l’engagement d’une personne Ă  verser une somme d’argent, chaque mois et jusqu’à la fin de ses Ă©tudes, Ă  un fils supposĂ© qui s’était dĂ©sistĂ© de son action en recherche de paternitĂ© (Civ. 1re, 3 oct. 2006, no 04-14388) ; l’exĂ©cution par un concubin d’une obligation naturelle tendant Ă  rĂ©parer le prĂ©judice rĂ©sultant de l’abandon de sa concubine aprĂšs plus de dix ans de vie commune (Civ. 1re, 19 fĂ©vr. 2002, no 99-18928) ; la promesse de deux sƓurs envers leur frĂšre, omis du testament litigieux rĂ©digĂ© avant la reconn...

Table des matiĂšres

  1. Couverture
  2. Page de titre
  3. Copyright
  4. Partie 1. Les sources d’obligations
  5. Partie 2. Le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de l’obligation
  6. Partie 3. La preuve des obligations
  7. Table des matiĂšres