Français. Première. Epreuves orales du Bac
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Français. Première. Epreuves orales du Bac

De l'analyse grammaticale à l'explication linéaire.

  1. French
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Français. Première. Epreuves orales du Bac

De l'analyse grammaticale à l'explication linéaire.

À propos de ce livre

Nouveaux programmes.

La réforme du lycée a donné lieu à une redéfinition de l'épreuve anticipée de français, notamment à l'oral. Désormais, l'épreuve se compose de deux parties qui laissent une large place à la réception des élèves, invités à mobiliser leurs connaissances linguistiques et littéraires. La première est consacrée à une explication linéaire sur l'un des textes étudiés pendant l'année ainsi qu'à une question de grammaire.

Cet ouvrage a été conçu pour guider la préparation des élèves. Il s'agit notamment de montrer le lien qui unit les deux aspects de l'épreuve. En effet, l'analyse grammaticale offre de nombreuses pistes à l'interprétation. Ainsi chaque étude de texte est-elle précédée d'un rappel grammatical sur une partie du programme. Le point de grammaire est suivi d'un entraînement à des questions potentielles portant à la fois sur l'objet étudié et sur des points précédents. Sur le modèle des exemples proposés, les futurs bacheliers sont encouragés à réinvestir ces connaissances dans la lecture. Par ailleurs, les textes sont choisis pour leur caractère patrimonial et font l'objet d'une contextualisation pour offrir des repères dans l'histoire littéraire.

Docteur en littérature comparée et chercheur associé au CÉRÉdI de l'Université de Rouen-Normandie, Sandra Glatigny est professeur agrégé de Lettres modernes au Lycée Pierre-Corneille de Rouen.

Foire aux questions

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Informations

Année
2022
Imprimer l'ISBN
9782340063310
ISBN de l'eBook
9782340064577

Partie 1

XVIe siècle

Chapitre 1

Roman

Contexte
Au XVIe siècle, le roman n’est pas encore considéré comme un genre littéraire. Au Moyen-Âge, il désignait la traduction en français vulgaire (en roman, c’est-à-dire la langue parlée par opposition au latin de l’écrit) des œuvres de l’Antiquité. Comme la plupart sont des récits épiques, on en est venu à utiliser le mot de roman pour désigner les récits chevaleresques. Parmi eux figurent les œuvres de Chrétien de Troyes comme Perceval et Le Conte du Graal ou Yvain ou Le Chevalier au lion, écrits à la fin du XIIe siècle. Au XVIe, la vogue du récit épique, qui vante les exploits des héros, est usée et fait l’objet de parodie.
Le roman comique : Rabelais, Gargantua, chapitre 36, 1534
Pour comprendre l’extrait
Publié en 1534, La Vie inestimable du grand Gargantua est un roman de Rabelais qui met en scène les aventures du personnage éponyme, un géant. Ce récit burlesque retrace notamment son enfance et les étapes de son éducation. Cependant, Gargantua doit abandonner ses études pour venir en aide à son père Grandgousier dans la guerre contre Picrochole. Dans le chapitre 36, il livre une bataille décisive contre des hommes insensés.
Le texte1
Alors, Gargantua monta sur sa grande jument, accompagné comme nous l’avons dit précédemment. Et trouvant sur son chemin un haut et grand aulne (qu’on appelait communément arbre de saint Martin parce qu’il y avait poussé jadis un bourdon2 planté par ce dernier), il dit : « Voici ce qu’il me fallait. Cet arbre me servira de bourdon et de lance. » Il l’arracha facilement de terre et en ôta tous les rameaux et le décora pour son plaisir. Cependant, sa jument pissa pour se soulager le ventre mais ce fut en telle abondance qu’elle produisit sept lieues de déluge et toute son urine se déversa au gué de Vède. Le cours de l’eau s’enfla tant que toute la bande des ennemis fut noyée dans des circonstances horribles, exceptés ceux qui avaient pris le chemin à gauche, vers les côteaux. Arrivé au bois de Vède, Gargantua fut averti par Eudémon qu’il restait quelques ennemis à l’intérieur du château. Pour le savoir, Gargantua cria aussi fort qu’il put : « Êtes-vous là ou n’y êtes-vous pas ? Si vous y êtes, n’y soyez plus ; si vous n’y êtes pas, je n’ai rien à dire. » Mais un ribaud3 de canonnier qui était au machicoulis tira un coup de canon et l’atteignit violemment à la tempe droite. Toutefois, il ne lui fit pas plus de mal que s’il lui avait jeté une prune. « Qu’est-ce là ? dit Gargantua, nous jetez-vous des grains de raisins ? La vendange vous coûtera cher » Il pensait vraiment que le boulet était un grain de raisin. Ceux qui étaient dans le château occupés à piller, entendant le bruit, accoururent aux tours et forteresses : ils tirèrent sur lui plus de neuf mille vingt-cinq coups de fauconneaux4 et d’arquebuses, visant tous sa tête. Ces tirs étaient si faibles que Gargantua s’écria : « Ponocrates, mon ami, ces mouches-ci m’aveuglent. Donnez-moi quelque rameau de ces saules pour les chasser. » Il pensait que les plombées et pierres d’artilleries étaient des mouches bovines. Ponocrates lui expliqua que ce n’étaient d’autres mouches que les coups d’artilleries que l’on tirait du château. Alors, Gargantua frappa avec son grand arbre le château et il abattit à grands coups et tours et forteresses et le fit s’effondrer par terre. Par ce moyen furent anéantis et mis en pièces tous ceux qui étaient à l’intérieur de celui-ci.
🠶 Point grammaire : les temps du récit
La conjugaison désigne les modifications de la forme verbale qui peut varier en temps (passé, présent, futur), personne, mode (modes personnels et non-personnels), aspect (façon dont l’action est perçue et présentée) et enfin voix (façon dont les rôles sémantiques sont distribués entre le sujet et le complément : active ou passive).
Pour raconter des faits passés, les auteurs recourent aux temps du passé de l’indicatif. Ce mode est l’un des modes personnels le plus riche de nuances. Le mode indicatif comporte, parallèlement aux temps simples, une série de temps composés, formés au moyen de l’auxiliaire être ou avoir et du participe passé. Nous abordons dans ce point uniquement les temps du récit :
Temps simples du passé
Dans cet extrait de Gargantua, on trouve de nombreuses occurrences de passé simple. Comme on peut le voir, la conjugaison peut prendre trois formes.
La première comporte la voyelle a (-ai à la première personne, et -è à la troisième du pluriel) : Monta, arracha, décora, pissa, se déversa, s’enfla, cria, tira, tirèrent s’écria, expliqua.
La deuxième catégorie de verbes forme son passé-simple en i : dit (attention, à la troisième personne, la forme se confond avec le présent de l’indicatif), produisit, atteignit, fit.
La troisième se conjugue en u : fut, put, accoururent.
Ces formes alternent avec l’imparfait qui présente une conjugaison régulière composée de la base à laquelle on ajoute les terminaisons (ais, ais, ait, ions, iez, aient) : Appelait, était, pensait, étaient.
Le passé simple et l’imparfait ne se distinguent pas par le temps (ils renvoient tous les deux au passé) mais par l’aspect. Au passé simple, l’action est présentée de l’extérieur, en donnant une vision synthétique. C’est ce que l’on appelle l’aspect global. En revanche, l’imparfait comporte un aspect sécant5, c’est-à-dire que l’action est présentée et perçue de l’intérieur, dans son déroulement, sans en prendre en compte les limites initiale et finale. Cette différence explique pourquoi ces temps sont utilisés pour raconter des événements passés. Le passé simple présente les actions successives comme des faits saillants par rapport aux actions d’arrière-plan exprimées à l’imparfait. Cette alternance permet d’assurer la progression chronologique du récit : l’état décrit à l’imparfait est bouleversé par l’action au passé simple.
À chaque forme simple correspond une forme composée au moyen de l’auxiliaire être ou avoir, conjugué à un temps simple, et du participe passé. Dans le texte, on trouve deux occurrences de plus-que-parfait : avait poussé, avait jeté. Par rapport aux temps simples, on note encore une différence d’aspect. Le temps simple comporte un aspect non accompli ou tensif alors que le temps composé marque un aspect accompli et éventuellement l’antériorité par rapport à l’action exprimée aux temps simples.
Entraînement avec des questions de grammaire possibles
Relevez et identifiez les verbes conjugués dans les phrases suivantes en donnant leur valeur :
« Le cours de l’eau s’enfla tant que toute la bande des ennemis fut noyée dans des circonstances horr...

Table des matières

  1. Couverture
  2. Page de titre
  3. Page de copyright
  4. Introduction
  5. Partie 1. XVIe siècle
  6. Partie 2. XVIIe siècle
  7. Partie 3. XVIIIe siècle
  8. Partie 4. XIXe siècle
  9. Partie 5. XXe siècle
  10. Table des matières