Droit des sûretés - 3e édition
eBook - ePub

Droit des sûretés - 3e édition

À jour de l'ordonnance du 15 septembre 2021

  1. French
  2. ePUB (adaptée aux mobiles)
  3. Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub

Droit des sûretés - 3e édition

À jour de l'ordonnance du 15 septembre 2021

À propos de ce livre

Le droit des sûretés estdevenuuninstrument indispensablede la vie des affaires et même plus largement du droit du crédit. Depuis plusieurs années, la matière est instable et changeante, ce qui démontre qu'elle ne réussit pas à trouver un équilibre entre la sécurité des créanciers et la protection des garants.

S'adressant aussi bien aux étudiants qu'aux professionnels, cet ouvrage s'efforce de présenter de manière claire et aussi complète que possible cette matière qui a la réputation non usurpée d'être complexe. Le plan est volontairement classique. Les références à la jurisprudence permettent de l'appréhender à la fois dans son aspect théorique et dans son aspect pratique.

Foire aux questions

Oui, vous pouvez résilier à tout moment à partir de l'onglet Abonnement dans les paramètres de votre compte sur le site Web de Perlego. Votre abonnement restera actif jusqu'à la fin de votre période de facturation actuelle. Découvrez comment résilier votre abonnement.
Non, les livres ne peuvent pas être téléchargés sous forme de fichiers externes, tels que des PDF, pour être utilisés en dehors de Perlego. Cependant, vous pouvez télécharger des livres dans l'application Perlego pour les lire hors ligne sur votre téléphone portable ou votre tablette. Découvrez-en plus ici.
Perlego propose deux abonnements : Essentiel et Complet
  • Essentiel est idéal pour les étudiants et les professionnels qui aiment explorer un large éventail de sujets. Accédez à la bibliothèque Essentiel comprenant plus de 800 000 titres de référence et best-sellers dans les domaines du commerce, du développement personnel et des sciences humaines. Il comprend un temps de lecture illimité et la voix standard de la fonction Écouter.
  • Complet est parfait pour les étudiants avancés et les chercheurs qui ont besoin d'un accès complet et illimité. Accédez à plus de 1,4 million de livres sur des centaines de sujets, y compris des titres académiques et spécialisés. L'abonnement Complet comprend également des fonctionnalités avancées telles que la fonction Écouter Premium et l'Assistant de recherche.
Les deux abonnements sont disponibles avec des cycles de facturation mensuels, semestriels ou annuels.
Nous sommes un service d'abonnement à des ouvrages universitaires en ligne, où vous pouvez accéder à toute une bibliothèque pour un prix inférieur à celui d'un seul livre par mois. Avec plus d'un million de livres sur plus de 1 000 sujets, nous avons ce qu'il vous faut ! Découvrez-en plus ici.
Recherchez le symbole Écouter sur votre prochain livre pour voir si vous pouvez l'écouter. L'outil Écouter lit le texte à haute voix pour vous, en surlignant le passage qui est en cours de lecture. Vous pouvez le mettre sur pause, l'accélérer ou le ralentir. Découvrez-en plus ici.
Oui ! Vous pouvez utiliser l'application Perlego sur les appareils iOS ou Android pour lire à tout moment, n'importe où, même hors ligne. Parfait pour les trajets quotidiens ou lorsque vous êtes en déplacement.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Oui, vous pouvez accéder à Droit des sûretés - 3e édition par Piédelièvre Stéphane en format PDF et/ou ePUB ainsi qu'à d'autres livres populaires dans Droit et Théorie et pratique du droit. Nous disposons de plus d'un million d'ouvrages à découvrir dans notre catalogue.

Informations

Année
2022
Imprimer l'ISBN
9782340063952
Deuxième partie
Les sûretés réelles
Titre premier
Les sûretés réelles portant indistinctement sur un meuble ou un immeuble
318. Les sûretés réelles sont classées en fonction de leur assiette. Certaines sont constituées uniquement sur des biens meubles alors que d’autres portent sur des immeubles. Mais quelques sûretés réelles portent à la fois sur des meubles et des immeubles.
Tel est le cas de certains privilèges généraux (chapitre 1). L’ancien article 2324 du code civil disposait que « le privilège est un droit que la qualité de la créance donne à un créancier d’être préféré aux autres créanciers, même hypothécaires ». Cette disposition n’a pas été reprise par la réforme du droit des sûretés. Pour autant, la notion de privilège général demeure inchangée. Il s’agit donc d’une sûreté légale sans dépossession qui sera conférée par le législateur à certains créanciers. Pour certains intérêts jugés importants par le législateur, ces privilèges pourront parfois grever l’ensemble des biens du débiteur.
Il en va de même du droit de rétention (chapitre 2). Les situations conférant cette prérogative au créancier sont très nombreuses. Mais toutes supposent que le créancier a entre les mains une chose appartenant à son débiteur. Il aura la faculté de la conserver et donc de refuser sa restitution tant qu’il n’aura pas été payé. Peu importe le caractère mobilier ou immobilier du bien.
Il est également nécessaire de tenir compte des sûretés pour autrui qui prennent aujourd’hui une place importante (chapitre 3).
On doit faire une place aux garanties fondées sur la propriété (chapitre 4). Même si elles ne sont pas des sûretés au sens strict du terme, on ne peut plus les ignorer en raison de leur importance pratique qui ne cesse pas de croître.
Les rares sûretés portant indistinctement sur un bien meuble ou immeuble procèdent de différentes idées. Pour les privilèges généraux, cette possibilité est due à une faveur législative qui va s’étendre éventuellement à l’ensemble des biens du débiteur ; pour le droit de rétention, elle découle d’une situation de fait, la détention d’un bien du débiteur par le créancier et elle ne peut pas être étendue à des biens non détenus. Pour les sûretés fondées sur la propriété, on utilise dans un but de garantie une technique dont le but premier n’est pas toujours la garantie.
Il existe quelques points communs entre certaines des sûretés réelles portant indistinctement sur un meuble ou sur un immeuble. Le droit de rétention et les sûretés fondées sur la propriété s’analysent en des sûretés hors concours. Elles permettent au créancier qui en est muni d’éviter le droit de préférence des autres créanciers. Il existe malgré tout une différence entre les prérogatives attribuées au créancier. Le droit de propriété accorde à son titulaire les prérogatives les plus étendues, alors que le droit de rétention le met seulement dans une situation d’attente liée à la détention de la chose.
Chapitre 1
Les privilèges généraux
319. Certains privilèges portent à la fois sur les meubles et les immeubles du débiteur. Ils ont obligatoirement une origine légale. Leur nombre a été réduit par le décret du 4 janvier 1955, afin de restaurer le crédit hypothécaire. Ils présentent le particularisme de ne pas être astreint à des mesures de publicité. Ils sont relativement dangereux pour le crédit. Ils n’emportent pas la dépossession du débiteur. Ils sont indivisibles, car ils s’exercent sur n’importe quel bien du débiteur pour l’intégralité de la somme garantie. La jurisprudence leur reconnaît nécessairement la qualité de sûretés, puisqu’elle affirme que le bénéficiaire d’un tel privilège doit être averti de la nécessité de déclarer sa créance dans la procédure de redressement et de liquidation judiciaires de son débiteur1. Pourtant, on a parfois douté de leur nature de sûreté. On a parfois affirmé qu’un tel privilège « participe à la nature du droit de gage général, dont il n’est qu’une modalité2 ».
Ces privilèges sont subsidiairement immobiliers, en ce sens que l’article 2376 alinéa 6 du code civil prévoit que le créancier ne devra exercer ses droits sur les immeubles qu’à défaut de biens meubles suffisants3. Cette règle protège le crédit immobilier du débiteur dont il évite le gaspillage. La jurisprudence applique avec une grande souplesse cette règle en ne forçant pas le créancier privilégié à prendre l’initiative de la discussion sur les meubles4. Il appartiendra aux personnes elles aussi titulaires d’un droit sur l’immeuble, comme une hypothèque, d’obliger le créancier à discuter en priorité sur les meubles. Elles devront alors lui faire l’avance des frais nécessaires à cette poursuite. En revanche, faute d’intérêt, les créanciers chirographaires ne bénéficient pas de cette faculté. Le créancier privilégié sera déchu de son droit si, par sa faute ou sa négligence, il s’est mis dans l’impossibilité d’agir sur les meubles du débiteur5.
320. Ces privilèges confèrent à leur titulaire un droit de préférence. La question est discutée de savoir s’ils bénéficient d’un droit de suite. La question ne se pose pas pour les meubles corporels, puisque les tiers acquéreurs sont protégés par le jeu de l’article 2276 du code civil. Pour les immeubles, la résolution de la question passe par une application des règles du droit de la publicité foncière. Tant que l’acquéreur n’a pas publié son acquisition, il est exposé à subir l’action du créancier privilégié, puisque son droit n’est pas opposable aux tiers.
L’examen des différents privilèges généraux (section 1) précédera l’étude de leur classement (section 2).
Section 1
Les différents privilèges généraux
Classiquement les privilèges généraux prévus par l’ancien article 2375 du code civil concernaient les frais de justice (I) et les salaires (II). Ces deux privilèges sont désormais mentionnés par les articles 2331 et 2377 du code civil. Le droit des procédures collectives est venu ajouter à ces hypothèses de nouveaux privilèges (III). L’article 2377 fait d’ailleurs désormais référence aux privilèges prévus par des lois spéciales.
I. Le privilège des frais de justice
321. Ce privilège garantit les frais nécessaires qu’une personne a avancés, dans l’intérêt commun des créanciers, pour permettre la réalisation du patrimoine du débiteur. Ces frais sont, en réalité, dus par tous. Cette personne devient d’une certaine façon créancière des créanciers. Le caractère privilégié...

Table des matières

  1. Couverture
  2. Page de titre
  3. Page de copyright
  4. Introduction
  5. Première partie - Les sûretés personnelles
  6. Deuxième partie - Les sûretés réelles
  7. Index alphabétique
  8. Table des matières