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JE COMPRENDS MA MALADIE
PHYSIOPATHOLOGIE, TYPES DE DIABÈTES
Le diabète est connu pour être « la maladie de l’excès de sucre »
Les gens pensent souvent que si l’on devient diabétique, c’est parce que l’on a mangé trop de sucre, notamment trop de bonbons, sucreries, pâtisseries et que l’on a abusé des bons plats. Un certain nombre de gens voient le diabète comme la maladie du « bon vivant ».
Cependant, cela n’est pas tout à fait exact.
Il existe en effet plusieurs types de diabètes, et pas uniquement le diabète de type 1, que l’on appelait auparavant le « diabète maigre » et le diabète de type 2, anciennement « diabète gras ou diabète sucré ».
La terminologie également a changé : on parle en effet du diabète de type 1 et du diabète de type 2, et non plus du diabète « insulino-dépendant » et du « diabète non insulino-dépendant ».
Par ailleurs, tous les patients ne finiront pas sous insuline, comme nous le verrons dans le chapitre 3.
L’Organisation mondiale de la Santé prévoit que le diabète sera la 7e cause de décès en 2030.
Pourtant, les décès liés aux complications du diabète sont évitables avec une prévention et un traitement adapté. Le traitement sera potentiellement différent en fonction du type de diabète.
Les principaux types de diabète sont en effet le diabète de type 1 et le diabète de type 2.
Mais il en existe bien d’autres. C’est ce dont nous allons discuter ci-après.
1. LES DIABÈTES
Le diabète de type 1
Le diabète de type 1 représente environ 10 % des formes de diabète. Il touche essentiellement les enfants ou les adultes jeunes, il correspond à une carence en insuline.
L’insuline est une hormone hypoglycémiante, c’est-à-dire une hormone qui fait chuter les glycémies (= taux de sucre dans le sang). Elle est fabriquée dans les îlots Bêta ou îlots de Langerhans, puis elle est sécrétée par le pancréas, organe intra-abdominal.
Les réserves en insuline et les îlots de Langerhans ne semblent pas inépuisables, et en cas de carence en insuline, le contrôle de la glycémie sera altéré.
Dans le cas du diabète de type 1, les patients atteints de cette maladie des anticorps entraînant un déficit en insuline : il s’agit des anticorps anti-GAD, anticorps anti-IA1, anticorps anti-ZnT8, ou encore les anticorps anti-ilôts ou les anti-insuline.
La présence de ces anticorps à un titre significatif correspond dans la majorité des cas à un diabète de type 1, avec une destruction des îlots bêta-pancréatiques, aboutissant à une carence en insuline.
Il s’agit donc d’une maladie auto-immune, dont les causes ne sont pas encore connues.
Le traitement n’est donc ni suspensif ni curatif, mais substitutif, c’est-à-dire qu’on va apporter grâce aux traitements l’insuline qu’il manque car n’étant plus sécrétée correctement et en quantité suffisante.
Le patient souffrant d’un diabète de type 1 devra donc utiliser plusieurs insulines au quotidien, tout au long de sa vie : il devra en effet faire une insuline lente (cf. chapitre 3) 1 fois par jour, que l’on qualifiera d’insuline « pour vivre », afin de réguler la glycémie en-dehors des repas, ainsi qu’une insuline rapide à chaque repas, « l’insuline pour manger ».
Ces patients diabétiques de type 1 pourront utiliser ces injections d’insuline, lente et rapide, ou une pompe à insuline (cf. chapitre 4), pour plus de confort, une meilleure qualité de vie et améliorer ainsi la prise en charge du diabète., à tous les niveaux.
Ces traitements seront abordés plus en détail dans le chapitre.
Le diabète de type 1 lent
Les patients atteints d’un diabète de type 1 sont généralement jeunes (enfants ou adultes jeunes < 30 ans), sans surcharge pondérale, sans antécédents familiaux de diabète, avec un début de maladie très bruyant et souvent une hyperglycémie majeure.
Cependant on sait à présent qu’il y a un 2e pic d’incidence du diabète de type 1, autour de 70 ans, correspondant au diabète de type 1 lent, anciennement appelé LADA (Latent Autoimminue Diabetes in Adults).
Il est défini par l’association des critères suivants :
■début du diabète après l’âge de 30 ans
■présence d’anticorps anti GAD, IA2 ou ZNT8
■pas d’insuline dans les 6 premiers mois après le début du diabète.
Ceci rend le diagnostic parfois difficile pour les médecins car ce type de diabète peut mimer initialement un diabète de type 2, apparaissant bien plus tard que le diabète de type 1, chez un patient pouvant être en surpoids, avec une prescription initiale d’anti-diabétiques oraux.
Comme dans le cas du diabète de type 1, on retrouve une sécrétion d’auto-anticorps induisant une destruction des îlots des cellules bêta pancréatiques, mais beaucoup plus lentement cependant.
Cette destruction moins rapide explique que les traitements anti-diabétiques permettent d’obtenir un équilibre glycémique correct dans un 1er temps.
La prise en charge est encore discutée actuellement, il faut pouvoir expliquer tout cela au patient afin de l’aider à prendre la meilleure décision pour lui : faut-il prescrire préférentiellement une faible dose d’insuline basale afin de préserver la fonction bêta pancréatique et la sécrétion d’insuline endogène ou faut-il au contraire accompagner le patient avec des antidiabétiques oraux qui vont font stimuler le pancréas, au risque d’accélérer la destruction des cellules pancréatiques ?
La prévalence du diabète de type 1 est d’environ 10 % en France, selon les données de 2019.
Les diabètes monogéniques
Les diabètes monogéniques représentent 1 à 2 % de tous les cas de diabète chez l’enfant et l’adulte confondus.
Ils sont liés à la mutation génétique d’un gène.
Le diabète MODY (Maturity Onset Diabetes of the Young) est un ...