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Affaires étranges
À propos de ce livre
Joslan F. Keller, spécialiste de l'étrange et du paranormal, présente une vingtaine d'affaires véridiques irrésolues, réparties dans les domaines suivants: Quand le crime se mêle à l'étrangeParanormal (spectres, ufologie, etc.)Disparitions inexpliquéesApparitions insolitesEnigmesArchéologie et géographie Pour chaque affaire sont exposés les faits, l'ensemble des protagonistes et leur histoire, ainsi que les différentes hypothèses plausibles.À lire et à discuter au coin du feu entre amis!
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Informations
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9782367405889ISBN de l'eBook
9782367405896L'ETUDE DU PARANORMAL
ENTRETIEN AVEC YVES LIGNON
Maître de conférences honoraire au département Mathématiques de l’université de Toulouse-Le Mirail, Yves Lignon s’intéresse depuis des décennies aux phénomènes dits paranormaux. Pour les étudier, il a fondé dès 1974 le laboratoire de parapsychologie de Toulouse, organisme scientifique unique en France. Conférencier, homme de communication, Yves Lignon est en outre l’auteur de très nombreux ouvrages dédiés à l’enseignement et au paranormal parmi lesquels Les phénomènes paranormaux (Milan, 1996), Chroniques du mystère, du spiritisme au Masque de Fer (2016) ou Petit guide scientifique du voyageur au pays du paranormal (2017).
Dans cet entretien, avec le franc-parler et l’humour qui le caractérisent, Yves Lignon a bien voulu revenir sur quatre décennies consacrées à étudier une discipline aussi peu académique que le paranormal.
YVES LIGNON, QU’EST-CE QUI VOUS A DONNÉ CE PROFOND INTÉRÊT POUR LE PARANORMAL ?
Peut-être une prédisposition génétique ! Dès mon adolescence, j’ai été attiré par la littérature et le cinéma fantastiques et, en mûrissant, je suis resté persuadé que les thèmes traités relevaient de l’imaginaire pur. La lecture du Matin des magiciens1 de Louis Pauwels et Jacques Bergier (en 1965, alors que j’entrais dans la vie active) m’avait laissé assez indifférent mais comme, dans mon entourage universitaire, on parlait beaucoup (et plutôt en mal) de ce livre et de la revue Planète, j’ai cherché à m’informer, sans plus.
Et peu à peu j’ai découvert que les fantômes ou la télépathie ne servaient pas seulement de matériel pour scénaristes et romanciers, que ces sujets faisaient aussi l’objet d’études scientifiques dont l’université française se désintéressait souverainement et que, tout compte fait, Pauwels et Bergier avaient ouvert des fenêtres. Mon chromosome « Don Quichotte » faisant le reste, je me suis lancé.
DEPUIS TOUT CE TEMPS, TROUVEZ-VOUS QUE L’ON ABORDE CETTE DISCIPLINE AVEC PLUS D’OUVERTURE D’ESPRIT QU’AUTREFOIS ? A-T-ON VRAIMENT PROGRESSÉ CES DERNIÈRES DÉCENNIES DANS CE CHAMP D’ÉTUDE ?
Mon « saut dans la piscine » date de mai 1974 avec la création du Laboratoire de parapsychologie de Toulouse. Cette association – ayant un côté « abbaye de Thélème » et dont on a beaucoup parlé bien qu’en réalité son histoire soit finalement assez mal connue – souhaitait évoluer et se transformer un jour en un département universitaire.
Il faut reconnaître que l’objectif n’a pas été atteint et, pourtant, les choses ont bien changé. Si l’université elle-même souffre encore des effets de la sclérose scientiste, les membres de la communauté scientifique française qui s’investissent dans l’étude du paranormal sont de plus en plus nombreux. Ils le font tout simplement en se donnant les moyens de travailler en marge de l’institution et en entretenant des relations suivies avec les équipes de chercheurs étrangers. Je suis donc optimiste. Bien que le mur de Berlin ne soit pas encore en train de s’effondrer, on l’entend craquer de plus en plus fort.
Et ce n’est pas tout. À mes débuts, il fallait se contenter de dire : « La science constate et n’explique pas. » Depuis, l’étude des « expériences de mort imminente et de sortie hors du corps » a rendu légitime la prise en compte de l’hypothèse de conscience non locale. Bien que non encore validée ou invalidée, cette hypothèse fournit incontestablement un cadre propice à un changement de paradigme.
QUELLE DIFFÉRENCE FAITES-VOUS ENTRE PARANORMAL ET PARAPSYCHOLOGIE?
C’est une simple question de définition. Je suis un inconditionnel d’Eudoxe de Cnide2 qui, en posant « Un tas de blé commence à 37 grains », a montré que l’énoncé de définitions se trouve à la base de toute démarche rationnelle. Donc :
• Le paranormal, c’est un ensemble des phénomènes naturels dont la méthode scientifique permet de mettre en évidence la réalité mais dont aucune théorie scientifique connue ne rend compte. Cette définition n’est pas de moi mais des physiciens allemands Karger et Zicha qui sont intervenus dans l’affaire de l’« esprit frappeur » de Rosenheim en 1967.
Cette définition couvre un champ très large. Pour le grand public, ce champ se réduit à celui de phénomènes mis en correspondance avec des croyances philosophico-religieuses et des hypothèses transcendantes.
• La parapsychologie, c’est un sous-ensemble du paranormal dont les éléments sont associés à un comportement humain particulier. Cette définition reprend la classification de Rhine (perception extrasensorielle, psychocinèse) en y ajoutant les « expériences de mort imminente et de sortie hors du corps. »
Par conséquent, les histoires d’apparitions relèvent du paranormal quand les témoignages s’étalent sur plusieurs générations (fantômes) et de la parapsychologie quand on a affaire à un témoin individuel ou à un petit groupe de témoins rapportant des observations peu nombreuses (comme les apparitions dites « mariales »). L’ufologie relève, quant à elle, du paranormal : c’est un même sous-ensemble que les fantômes avec des témoins nombreux et variés sans profil spécifique.
Les chercheurs pensent désormais souvent que tout être humain est capable de perception extra-sensorielle et que cette aptitude est le plus souvent « endormie ». Si elle se « réveillait » chez n’importe qui, elle passerait du parapsychologique au paranormal.
DE QUOI SOUFFRE LE PLUS AUJOURD’HUI L’ÉTUDE DU PARANORMAL ? LE CHARLATANISME EST-IL PLUS RÉPANDU QU’IL Y A VINGT OU TRENTE ANS ?
Les maux seront toujours les mêmes parce que le genre humain sera toujours le même. On trouvera toujours des escrocs pour exploiter la détresse, des vaniteux se prenant pour des savants et des universitaires se contentant du confort intellectuel qu’offre le « circulez y a rien à voir ».
L’émission télévisée Capital sur M6 le 19 novembre 2017 a ainsi montré, de manière pertinente, que les charlatans sont toujours aussi cyniques et savent profiter de l’évolution technologique. Bien entendu, leur activité fournit un bon prétexte aux scientifiques qui veulent jouer les autruches.
Le comportement de ceux que je nomme « les fantaisistes », (particulièrement nombreux en ufologie) est tout aussi néfaste. Il contribue également pour une bonne part à discréditer l’étude du paranormal aux yeux de l’universitaire lambda dont je ne répèterai jamais assez à quel point il est frileux parce qu’infecté, sans le savoir, par le scientisme.
Sans mettre dans le même sac autodidactes et charlatans, on doit malheureusement rappeler aux premiers que l’étude du paranormal est un métier scientifique et qu’un métier doit s’apprendre pour pouvoir être exercé. Quand les fautes méthodologiques s’entassent dans un livre à succès racontant de soi-disant « tests » avec de supposés voyants, l’auteur et son éditeur se congratulent pendant que le scientifique de base trouve là une nouvelle confirmation du bien-fondé de son désintérêt.
DE TOUTES LES AFFAIRES QUE VOUS AVEZ PU ÉTUDIER, LAQUELLE VOUS A LE PLUS TROUBLÉ ?
On dit que tous les grands clowns ont voulu diriger leur propre cirque. Tout chercheur en parapsychologie pourrait garder au tréfonds de son inconscient l’envie d’avoir étudié un phénomène très spectaculaire et moi plus encore que les autres parce que je n’ai pas cessé de lire et relire avec passion la littérature fantastique.
Mais si je réponds que j’ai eu « ma maison hantée » en 1988 à Vailhauquès (Hérault), cela ne suffit pas. En fait, j’ai sans doute éprouvé ma plus grande émotion en obtenant, pour la première fois, un résultat statistiquement significatif après avoir fait passer un test classique de perception extrasensorielle à un groupe d’étudiants. Cela se passait il y a quarante ans presque jour pour jour et je me souviens encore de mon tremblement intérieur quand j’ai demandé à un autre statisticien de vérifier mes calculs…
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1. Le Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier, publié en octobre 1960, se veut une « introduction au réalisme fantastique ». Le succès de l’ouvrage remit à la mode l’imaginaire, l’irrationnel et l’étrange qui, depuis le temps des surréalistes dans les années 1920, avaient été peu à peu dévalorisés au profit de la technologie triomphante.
2. Eudoxe de Cnide (-408-/-355 avant J.-C.) fut un astronome, géomètre, médecin et philosophe grec. Contemporain de Platon, il fut le premier à tenter de formuler une théorie sur le mouvement des planètes. Walter Burkert a dit de lui qu’il n’était ni vraiment pythagoricien, ni vraiment platonicien : c’était « un penseur original ».
5
VICTOR GODDARD, LE PILOTE CLAIRVOYANT
Sir Victor Goddard ne fut pas seulement un militaire de haut rang dans la Royal Air Force. Il raconta avoir vécu des expériences hors du commun qui l’ont poussé à croire que le paranormal n’était pas juste un terme pour amateurs de sensations fortes. Mais doit-on le suivre lorsqu’il affirme avoir eu une vision du futur, échappé à un accident grâce à un rêve prémonitoire et même photographié un fantôme ?
UNE CARRIÈRE EXEMPLAIRE
Encore aujourd’hui, Sir Robert Victor Goddard jouit au Royaume-Uni, d’une réputation considérable. Cette notoriété qui lui valut le titre de chevalier de l’Empire britannique, il la doit à une carrière militaire remarquable. Le style de parcours qui ne laisse d’ordinaire la place à aucune forme de fantaisie ou d’irrationnel.
Né le 6 février 1897 dans une famille de la bourgeoisie aisée (son père est médecin), il étudie à St George’s School avant de passer par le Royal Naval College d’Osborne, puis celui de Dartmouth. Officiellement, il est membre de la Royal Navy dès 1910 : il n’a alors que 13 ans ! Ce qui explique qu’il sert comme aspirant de marine lorsque la Première Guerre mondiale éclate.
Mais rapidement il rejoint la Royal Air Force (RAF) : désormais, c’est dans le ciel qu’il poursuivra son apprentissage militaire. Ainsi, à bord de dirigeables, il patrouille au-dessus des flots à la recherche de sous-marins ennemis. Dès 1916 – alors qu’il n’a pas 20 ans –, on lui confie la gestion de vols de reconnaissance au-dessus des champs de bataille de la Somme !
Dans l’entre-deux-guerres, Victor Goddard prolonge son apprentissage : il poursuit des études au Collège Impérial de Londres, tout en donnant des cours d’ingénierie à Cambridge, notamment à l’University Air Squadrons. Diplômé de la Marine royale en 1929, c’est lui qui commande un escadron de bombardiers en Irak avant de retourner en Angleterre en 1931, toujours comme instructeur. Reçu au Collège d’état-major, il y reste jusqu’en 1935 avant d’être nommé au poste de directeur adjoint du renseignement au ministère de l’Air, une fonction qu’il occupe jusqu’à l’embrasement du second conflit mondial.
Membre du corps expéditionnaire britannique en France en 1939, Goddard prend part à l’épisode dramatique de Dunkerque (opération Dynamo) entre le 26 mai et le 3 juin 1940, qui se solde par l’évacuation de 330 000 hommes (britanniques et français) devant l’avancée inexorable de l’armée allemande. Churchill saluera l’arrivée des secours sous forme de 700 bateaux de pêche et de plaisance comme le « miracle de la délivrance ».
Dès 1941, Goddard est nommé officier d’état-major et contribue fortement à préserver l’espace aérien britannique des raids allemands puis, en septembre de la même année, trois mois avant l’attaque de Pearl Harbor, il est nommé commodore de l’Air, chef de l’état-major de la force aérienne royale néo-zélandaise (RNZAF). À ce titre, seule autorité de ce niveau en Asie du sud-est, il mène les opérations contre les Japonais. Ses actions lors de la bataille de Guadalcanal et de la campagne des Îles Salomon lui valent de la part des Américains la Navy Distinguished Service Medal, une récompense honorifique destinée uniquement aux officiers de haut rang.
De 1943 à 1946, on retrouve Goddard en Inde, où il est en charge du commandement aérien d’Asie du sud-est (SEAC) avant de terminer une carrière bien remplie comme représentant de la Royal Air Force à Washington. Une fois à la retraite, en 1951, Victor Goddard demeure actif en acceptant la direction de l’université de Cranfield jusqu’en 1954. Par la suite, il ne quittera pas complètement la vie publique, prenant la tête de différents organismes, comme par exemple celle de l’Airship Association de 1975 à 1984. Il décédera trois ans plus tard, le 21 janvier 1987, à l’âge de 90 ans.
UN INTÉRÊT MARQUÉ POUR L’ÉTRANGE
Mais avant cela, Sir Victor Goddard s’était livré à d’étranges révélations. Car la vie de cet homme ne se résume pas à une carrière militaire de premier plan, honorée par plusieurs titres et décorations. Comme si le terme de son parcours dans l’armée l’avait délivré de sa réserve, Sir Victor Goddard dévoile dès sa mise à la retraite de bien curieux centres d’intérêt. Car, ce que le public voire ses proches ignorent, c’est qu’il cultive une passion pour le paranormal et les mystères de l’esprit.
Cette fascination, Goddard la doit apparemment aux multiples expériences parfois traumatisantes qu’il a vécues aux quatre coins de la planète et qui, pour certaines, l’ont convaincu qu’un autre monde existe en parallèle du nôtre. Selon lui, la perception extrasensorielle et les phénomènes paranormaux de ce type sont bel et bien réels. Et ce qu’il se met à raconter va stupéfier son auditoire qui n’attendait pas de telles déclarations de la part d’un militaire aussi célèbre.
Deux épisodes, parmi d’autres, lui ont laissé un souvenir impérissable : la vision de l’avenir qu’il aurait eue en 1935 en survolant l’Écosse et sa vie sauvée en 1946 grâce à un rêve prémonitoire.
VICTOR GODDARD, VOYAGEUR TEMPOREL ?
La première aventure, très déroutante, que Goddard vécut en 1935, il ne la révéla que bien plus tard, en 1966, après avoir longtemps tergiversé, persuadé qu’on allait le prendre pour un esprit dérangé.
Voici les faits tels que Goddard les a rapportés : au cours d’un vol entre la base d’Andover et Edimbourg, le pilote de la Royal Air Force doit faire face à une météo exécrable avec des nuages bas et...
Table des matières
- Couverture
- Page de titre
- Copyright
- Remerciements
- Introduction
- Entretien avec Yves Lignon
- 11. L’enlèvement de Carl Higdon
- Entretien avec Jocelin Morisson
- Table des matières