
- 162 pages
- French
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Ă propos de ce livre
Résumé
OĂč en sont aujourd'hui les Canadiens français, particuliĂšrement au QuĂ©bec? Du point de vue dĂ©mographique, linguistique, Ă©conomique, politique, culturel? C'est un examen sans concession de la rĂ©alitĂ© et de l'Ă©tat d'esprit de cette « tribu» que propose ici l'auteur. Dans le langage direct, provocateur mais Ă©galement non dĂ©nuĂ© d'humour qui le caractĂ©rise, il brosse ainsi un portrait Ă la serpe des Canadiens français dont il admire la rĂ©silience tout en dĂ©nonçant leur mollesse. Soulignant la sous-fĂ©conditĂ© qui les menace, leur paresse, il s'Ă©lĂšve contre certains mensonges qui cultivent la peur (que la langue française serait menacĂ©e Ă MontrĂ©al, par exemple) et lance un appel Ă l'effort, Ă la confiance en soi, Ă l'abandon de rĂ©flexes de victimes. Un portrait dont la franchise corrosive ne laissera personne indiffĂ©rent.
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AnthropologieChapitre 1
La tribu dont il sâagit
Je ne peux me faire Ă lâidĂ©e que ma tribu serait constituĂ©e par les QuĂ©bĂ©cois, mĂȘme si, Ă part quelques centaines de truands, de menteurs et de prĂ©tentieux, je les aime bien Ă peu prĂšs tous. Mais enfin, ma tribu, câest autre chose quâun groupe dâĂȘtres humains dĂ©finis par la gĂ©ographie ! Je ne prĂ©tends pas ici dĂ©mĂȘler les mystĂšres, les flagorneries, les facilitĂ©s, les impostures, les vantardises qui entourent lâusage de concepts comme nation, sociĂ©tĂ©, groupe ethnique, groupe culturel, tribu ou autres vocables qui servent Ă dĂ©signer un ensemble de personnes quâunissent des caractĂšres communs. Dieu soit louĂ©, on nâen est pas encore Ă la « civilisation quĂ©bĂ©coise » ! Et je nâai vu personne encore ajouter ce dernier qualificatif aux six ou sept civilisations majeures de Huntington.
Je me contenterai de rigoler doucement Ă propos du titre de « nation » octroyĂ© rĂ©cemment aux QuĂ©bĂ©cois et accueilli avec un plaisir manifeste, en particulier par les profiteurs Ă©lectoraux potentiels et les porteurs de cocarde. Vous pouvez tordre le dictionnaire comme vous voulez, il me semble bien difficile de justifier le terme de « nation quĂ©bĂ©coise ». Mais je nâen ferai pas une analyse, mĂȘme embryonnaire. Il me suffit de penser quâau Canada il y a de soixante Ă quatre-vingts nations amĂ©rindiennes. Je ne vois vraiment pas ce que signifie la nation quĂ©bĂ©coise dans ce contexte⊠ni dans un autre.
Je nâaime pas beaucoup le recours aux auteurs prestigieux, mais je ne rĂ©siste pas Ă la tentation de rappeler que Fernand Dumont Ă©tait du mĂȘme avis : pas de nation quĂ©bĂ©coise. Je retrouve dans Le Devoir de juillet 1998, sous la plume de Marco Veilleux, une expression qui dit tout : la nation quĂ©bĂ©coise, câest de « lâinclusivitĂ© bien pensante ».
Sâagissant dâidentifier le groupe humain relativement important avec lequel je me sens le plus dâaffinitĂ©s, je choisis sans trop hĂ©siter les Canadiens français. Jâen fais partie depuis huit ou neuf gĂ©nĂ©rations, par le truchement de quelque cent vingt ou cent cinquante aĂŻeux, ce qui fait beaucoup dâarbres abattus, de champs labourĂ©s, de neige pelletĂ©e, de fausses couches et de naissances vivantes.
VoilĂ en tout cas un groupe humain qui a de la consistance. Il y a en effet entre ses membres plusieurs traits communs remarquables : la langue, bien sĂ»r ; une histoire de quatre cents ans, illustrĂ©e par des rĂ©ussites, des Ă©checs, des inquiĂ©tudes, des souffrances, des projets, des actes de courage, des bĂȘtises, des personnages, des batailles et peut-ĂȘtre surtout par une grande victoire : la survie. Cette derniĂšre a sans doute plusieurs causes, mais lâune dâelles est exceptionnelle et ne peut laisser indiffĂ©rent le dĂ©mographe que je suis : entre 1760 et 1990, donc en deux cent trente ans, les quelque 70000 habitants de la Nouvelle-France et de lâAcadie se sont multipliĂ©s par cent, malgrĂ© une saignĂ©e de prĂšs dâun million aux Ătats-Unis. Presque tous sont descendants des quelque 8500 colons qui se sont Ă©tablis entre 1608 et 1760 en Nouvelle-France, de mĂȘme que de quelques milliers de colons acadiens. Cela explique peut-ĂȘtre le sentiment quâont beaucoup de gens de ma tribu dâĂȘtre plus ou moins parents. Il y a aussi des coutumes, des fidĂ©litĂ©s, des croyances propres Ă cette tribu. Jây reviendrai Ă propos de la culture dite quĂ©bĂ©coise, dont beaucoup dâĂ©lĂ©ments sont en train de disparaĂźtre, notamment lâemprise de la religion catholique. MalgrĂ© cette Ă©vaporation, il reste des liens et des souvenirs communs, peut-ĂȘtre un gĂ©nome un peu particulier.
Donc, ma tribu, ce sont les Canadiens français. Pas les QuĂ©bĂ©cois, pas les Canadiens tout court. Bien sĂ»r, quand il sâagira de voir comment ce morceau dâhumanitĂ© se gĂšre collectivement, il faudra bien sâen reporter Ă la province de QuĂ©bec.
Il vaut la peine de survoler le passĂ© et lâavenir dĂ©mographiques de ces quelques millions de bipĂšdes. AprĂšs tout, il nây a ni sociĂ©tĂ©, ni nation, ni tribu sans une population pour les soutenir.
Chapitre 2
La population canadienne-française :
évolution passée
On appelle normalement « Canadiens français » les personnes dont les ascendants sont originaires de France. CâĂ©tait le sens du concept dâ« origine ethnique française » dans les recensements du Canada jusquâĂ celui de 1981. Depuis lors, Statistique Canada a introduit la possibilitĂ© de dĂ©clarer « origine canadienne », ce qui prive la question de son sens. Des quelque 70000 quâils Ă©taient en 1760, les Canadiens français sont passĂ©s Ă six millions et demi en 1981 et peut-ĂȘtre Ă huit millions en 2010. Les quatre cinquiĂšmes, soit un peu plus de six millions, vivent au QuĂ©bec.
Dans cette Ă©volution, il y a deux Ă©lĂ©ments numĂ©riques contraires : un fort taux de croissance naturelle, caractĂ©ristique de lâAmĂ©rique du Nord, et un bien petit noyau de colons. On connaĂźt de façon prĂ©cise le nombre dâhommes et de femmes qui se sont Ă©tablis en Nouvelle-France, entre 1608 et 1760 : 8527, soit 56 par an[1]. Il y en eut probablement dix fois moins en Acadie. Pratiquement, lâimmigration française sâarrĂȘte lĂ pour longtemps. Ces quelque dix mille colons sont donc la souche des habitants de langue française quâon trouve sur les rives du Saint-Laurent et en Acadie en 1760. Il faut bien voir les choses comme elles sont : lâadministration des colons par la France a Ă©tĂ© assez pitoyable. Elle fut trĂšs rĂšglementĂ©e, confiĂ©e Ă des administrateurs qui sây intĂ©ressaient peu et soumise aux intĂ©rĂȘts du roi. Les protestants Ă©taient interdits. Elle avait dâailleurs Ă©tĂ© assez mal prĂ©cĂ©dĂ©e par les instructions que François Ier donna Ă Jacques Cartier : « ⊠descouvrir certaines ysles et pays oĂč lâon dit quâil se doigt trouver grant quantitĂ© dâor et autres riches choses ».
Les consĂ©quences de cette mĂ©diocre colonisation furent, semble-t-il, gigantesques, mĂȘme Ă lâĂ©chelle du monde. En 1760, la population amĂ©ricaine Ă©tait vingt fois supĂ©rieure Ă celle du Canada. Si les Canadiens avaient Ă©tĂ© aussi nombreux que leurs voisins du sud, ils auraient colonisĂ© la vallĂ©e du Mississippi et ses affluents de bout en bout, limitant lâaccĂšs des AmĂ©ricains Ă lâest du continent. Il y aurait en AmĂ©rique du Nord autant de francophones que dâanglophones. Cela aurait placĂ© la langue française dans une position assez proche de celle de lâanglais. Conjecture, bien sĂ»r. IntĂ©ressante, tout de mĂȘme. Alfred Sauvy a exprimĂ© cela de façon saisissante : « Il a suffi que, dans un des deux pays en lutte pour un immense continent, lâun envoie, chaque annĂ©e, quelques milliers de colons, lâautre quelques centaines, pour que le cours de lâhistoire reçoive une formidable impulsion. Et, symbole tragique, au moment mĂȘme oĂč la langue française sâassurait en Europe la prĂ©dominance internationale, grĂące Ă sa forte dĂ©mographie, elle Ă©tait en train de la perdre Ă terme dans le monde parce que quelques bateaux de plus [âŠ] quittaient tous les ans la petite Angleterre[2]. »
On sait aujourdâhui que ce ne fut pas « quelques milliers » contre « quelques centaines », mais plutĂŽt environ un millier contre cinquante-six. Pour le moins, cela a fortement contribuĂ© Ă lâĂ©crasante domination de lâanglais trois siĂšcles plus tard. Par les bassins du Saint-Laurent et du Mississippi, les Français avaient un accĂšs relativement facile au centre de lâAmĂ©rique du Nord quâils auraient pu peupler. Les Anglais Ă©taient gĂȘnĂ©s par les Appalaches Ă lâest desquelles ils ont longtemps Ă©tĂ© confinĂ©s. On peut se demander quel serait aujourdâhui le poids respectif des deux langues si chaque colonisateur avait occupĂ© son « territoire naturel ».
Huit millions de Canadiens français, donc, en 2010. Dont une bonne partie cependant ne sont plus de langue maternelle française, et lâon peut se demander quel sentiment dâappartenance ils ont pu conserver par rapport Ă leur tribu dâorigine. Pour cette raison, je prĂ©fĂšre mâen tenir Ă ceux qui sont de langue maternelle française. On en a comptĂ© 6,9 millions au Canada au recensement de 2006, ce qui veut dire une perte de 700000 (9 %) par rapport au nombre approximatif de 7600000 Canadiens dâorigine ethnique française cette annĂ©e-lĂ . Environ 85 % de ces francophones (5,9 millions) vivaient au QuĂ©bec, oĂč ils constituaient 79,6 % de la population. VoilĂ donc le poids dĂ©mographique de ma tribu. On est fort loin de la prĂ©diction dâun cĂ©lĂšbre chansonnier qui, vers 1980, avait annoncĂ© la disparition de la langue française au QuĂ©bec avant lâan 2000 ! Pour les grands artistes (et pour les petits aussi), lâĂ©vidence arithmĂ©tique la plus simple et Ă©lĂ©mentaire ne convainc pas ; le grand chansonnier vient dâailleurs de rĂ©cidiver⊠dans une autre tonalitĂ©. Il faut donc se mĂ©fier de la passion, du moins en dĂ©mographie. Nous verrons dans le chapitre suivant les chances de survie Ă long terme de ces francophones nord-amĂ©ricains. Examinons dâabord briĂšvement les traits majeurs de cette population.
Les prouesses dĂ©mographiques passĂ©es sont en fait moins extraordinaires quâil nây paraĂźt. Le passage de 70000 en 1760 Ă 6,5 millions en 1981 tient Ă deux Ă©lĂ©ments. PremiĂšrement, aux Ătats-Unis comme au Canada, depuis le dĂ©but de ces colonies dâEuropĂ©ens jusquâen 1875, la croissance naturelle (jeu des naissances et dĂ©cĂšs) a correspondu Ă un doublement de la population tous les trente ans environ. CâĂ©tait lĂ un comportement jusquâalors probablement inĂ©dit sur notre planĂšte. Il rĂ©sultait tout simplement dâune nuptialitĂ© relativement prĂ©coce et dâune fĂ©conditĂ© dite naturelle, câest-Ă -dire sans intervention pour limiter les naissances. En moyenne, les familles avaient huit enfants, lorsque la mort ne venait pas raccourcir la tranche de vie fĂ©conde du couple.
DeuxiĂšmement, la pĂ©riode 1875-1960 a Ă©tĂ© une exception proprement canadienne-française. Câest vers 1875 quâa commencĂ© Ă se rĂ©pandre la contraception en Occident et la fĂ©conditĂ© a diminuĂ© partout jusquâau baby-boom des annĂ©es 1946-1966. Pour ĂȘtre plus complet, ajoutons que cette baisse avait commencĂ© un siĂšcle plus tĂŽt en France. Ă partir de 1875, la fĂ©conditĂ© a diminuĂ© aussi chez les Canadiens français, mais trĂšs lentement, et ce nâest que vers 1960 quâelle a rejoint le niveau des autres Canadiens. Ce quâun anglophone a appelĂ© « la revanche des berceaux » Ă©tait terminĂ©.
Depuis, la fĂ©conditĂ© des Canadiens français a Ă©tĂ© remarquablement chĂ©tive, plus faible, en gĂ©nĂ©ral, que celle du reste du Canada. En se basant sur lâĂ©volution de la fĂ©conditĂ© quĂ©bĂ©coise, on peut dire que les gĂ©nĂ©rations de femmes nĂ©es aprĂšs 1942 ont cessĂ© de mettre au monde les 2,1 enfants nĂ©cessaires pour assurer le remplacement de leur gĂ©nĂ©ration et que toutes celles qui sont nĂ©es entre 1950 et 1970 nâauront pas dĂ©passĂ© 1,7 enfant. Câest 20 % de moins que le niveau de remplacement. Bien sĂ»r, il y a des sociĂ©tĂ©s dont la « dĂ©faillance » est pire, mais la fĂ©conditĂ© canadienne-française, autrefois si triomphante, est maintenant au-dessous de la mĂ©diane occidentale.
Peu de chose Ă dire sur la mortalitĂ©, sauf quâelle nâa plus rien dâexceptionnel. La trĂšs forte surmortalitĂ© infantile de la premiĂšre moitiĂ© du vingtiĂšme siĂšcle a, en particulier, totalement disparu. On le doit aux mĂ©decins, aux responsables de lâhygiĂšne et Ă lâamĂ©lioration des conditions de vie. Peut-ĂȘtre en partie aux infirmiĂšres de la Victorian Order of Nurses qui, si mes souvenirs sont bons, visitaient les familles oĂč un enfant Ă©tait nĂ©, Ă Lachine, oĂč jâai passĂ© mes premiĂšres annĂ©es. Elles rĂ©pandaient quelques bonnes habitudes Ă©lĂ©mentaires et quelques soins. Des Ă©tudes ultĂ©rieures ont montrĂ© que nos mamans dâalors en avaient bien besoin. Cela nâenlĂšve aucun mĂ©rite aux « gouttes de lait », ces cliniques publiques, disparues sans bruit depuis belle lurette, oĂč nos mĂšres et grands-mĂšres amenaient leurs poupons.
Le dernier groupe de phĂ©nomĂšnes qui ont pu affecter la population canadienne-française est constituĂ© par les courants migratoires. On nâen sait pas grand-chose avant 1970, sauf la saignĂ©e qui en a conduit prĂšs de 800000 aux Ătats-Unis entre 1850 et 1930. Cela nâa pas beaucoup modifiĂ© leur poids dans lâensemble du pays, puisque les autres Canadiens ont fait la mĂȘme chose, en proportion Ă peu prĂšs comparable. Dâautre part, peu dâimmigrants Ă©trangers furent de langue maternelle française. Signalons aussi que dâune façon gĂ©nĂ©rale les Canadiens français quĂ©bĂ©cois ont Ă©tĂ© assez rĂ©fractaires Ă une Ă©migration vers dâautres provinces.
Cependant, les migrations des autres groupes linguistiques, fort importantes, ont dĂ©jĂ et vont encore modifier leur importance relative. Cela nous amĂšne Ă jeter un coup dâĆil sur lâavenir.
Chapitre 3
Lâavenir des Canadiens français
La question de lâavenir des Canadiens français est controversĂ©e et passionnelle. Il faut distinguer le QuĂ©bec (et Ă certains Ă©gards le Nouveau-Brunswick) du reste du Canada, car mĂȘme si environ 15 % des francophones vivent hors du QuĂ©bec, câest lĂ que rĂ©side leur pouvoir politique, Ă©conomique, culturel et dĂ©mographique. De mĂȘme que leur capacitĂ© de survivre encore quelques siĂšcles.
Le Nouveau-Brunswick est un cas particulier : il y a lĂ 235000 francophones. Ce nâest que le quart de ceux qui vivent hors QuĂ©bec, mais ils constituent 33 % de la population de leur province, ce qui leur donne du poids et de la rĂ©sistance. Il est vrai que cette fraction diminue lentement, mais la fiertĂ© et la vigueur des Acadiens constituent une assez bonne assurance de leur pĂ©rennitĂ©. Plusieurs dâentre eux mâen voudront peut-ĂȘtre de les amalgamer aux Canadiens français sans plus de maniĂšres, mais je ferai remarquer que deux tiers des QuĂ©bĂ©cois francophones ont une Acadienne ou un Acadien parmi leurs ancĂȘtres, dâaprĂšs une Ă©tude remarquable dâune Ă©quipe de dĂ©mographes gĂ©nĂ©alogistes de Chicoutimi et de MontrĂ©al[1]. Et jâai Ă©tĂ© assez fier dâapprendre que mon patronyme est la transformation du nom dâun Henry, qui est allĂ© engendrer pas loin de vingt enfants en Acadie entre la fin du dix-septiĂšme siĂšcle et le milieu du suivant. Au moins un de ses fils ou petits-fils est revenu dans la rĂ©gion de MontrĂ©al et lâun de ses descendants a rallongĂ© son patronyme en ajoutant « pin » ou « pain ». Je dois cette information Ă mon collĂšgue Hubert Charbonneau, grand amateur de gĂ©nĂ©alogie. Bref, il y a, ma foi, de lâAcadien un peu partout !
Les francophones des autres provinces de ce quâon appelle le ROC, rest of Canada, paraissent beaucoup plus fragiles. En 2006, lâĂle-du-Prince-Ădouard et lâOntario comptaient 4,2 % de francophones et les autres provinces se situaient entre 1,4 % et 4 %. Et ces pourcentages Ă©taient partout en diminution. Les analyses de mobilitĂ© linguistique ne laissent pas beaucoup de doute : hors du QuĂ©bec et de ses franges en O...
Table des matiĂšres
- Couverture
- Titre
- Crédits
- Avant-propos
- Chapitre 1 La tribu dont il sâagit
- Chapitre 2 La population canadienne-française: évolution passée
- Chapitre 3 Lâavenir des Canadiens français
- Chapitre 4 Le vieillissement de la population et ses conséquences
- Chapitre 5 Le vieillissement de la population les remĂšdes
- Chapitre 6 La réduction prévue du nombre des travailleurs
- Chapitre 7 Les vertus et les tracas des immigrés (et leurs descendants)
- Chapitre 8 Le systĂšme dâenseignement et la pĂ©docratie
- Chapitre 9 La langue canadienne-française
- Chapitre 10 La culture dite québécoise
- Chapitre 11 Des valeurs canadiennes-françaises (sâil y en a) et de la politesse
- Chapitre 12 La famille⊠ce quâil en reste
- Chapitre 13 LâĂ©conomie
- Chapitre 14 Le syndicalisme monopolistique
- Chapitre 15 Lâillusion de la gauche et de la droite
- Chapitre 16 Une vie politique sans audace
- Chapitre 17 Le nationalisme
- Chapitre 18 Lâobjet fuyant de la sĂ©cession
- Chapitre 19 LâĂ©cologisme ou le mĂ©pris de lâhumanitĂ©
- Chapitre 20 Médias et information de masse
- Conclusion Tout ça pour ça?
Foire aux questions
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