
- 272 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
La Douleur
Ă propos de ce livre
L'homme est-il indĂ©finiment vouĂ© Ă souffrir ? Pas nĂ©cessairement. Car nous Ă©valuons mieux aujourd'hui les facteurs qui expliquent les douleurs aiguĂ«s et les douleurs chroniques. Nous savons mieux jouer des substances, comme la morphine, pour diminuer la souffrance. Nous savons aussi stimuler les mĂ©canismes de contrĂŽle propres au corps. La douleur est une vraie maladie : il est maintenant possible de gagner le combat contre elle. Jean-Marie Besson, directeur de recherche au CNRS, Ă l'Inserm et Ă l'Ăcole pratique des hautes Ă©tudes, est l'un des meilleurs spĂ©cialistes mondiaux de la douleur.Â
Foire aux questions
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Informations
CHAPITRE 1
La douleur et les douleurs
Dans sa forme pathologique chronique, la douleur nâa plus du tout de fonction biologique, elle est au contraire une force malĂ©fique qui impose au malade, Ă sa famille et Ă la sociĂ©tĂ© de graves stress Ă©motionnels, physiques, Ă©conomiques et sociologiques.
John J. Bonica.
La douleur a longtemps fait lâobjet dâapproches philosophiques ou mĂȘme scientifiques trĂšs partielles. Les philosophes, les thĂ©ologiens sâefforçaient de mettre en lumiĂšre son sens ; les psychologues, les biologistes, les physiologistes ses mĂ©canismes. Les cliniciens, tant bien que mal, cherchaient Ă apaiser les malades, presque avec les moyens du bord. Aujourdâhui, nos connaissances ont fait des progrĂšs considĂ©rables. LâĂ©tude des mĂ©canismes physiologiques a en partie changĂ© notre vision gĂ©nĂ©rale de la douleur. Surtout, une thĂ©orie globale commence Ă sâĂ©baucher sur des bases sĂ©rieuses, laissant espĂ©rer des moyens nouveaux pour triompher de souffrances longtemps irrĂ©ductibles. Les donnĂ©es recueillies demeurent toutefois trop fragmentaires encore. Les chercheurs, bien souvent, continuent Ă sâaffronter sur des assises conceptuelles anciennes, et certains traitements empiriques, voire discutables, sont encore en usage.
DâemblĂ©e, lâĂ©tude de la douleur se heurte en effet Ă une difficultĂ© de mĂ©thode. Il est bien difficile de dĂ©gager une proposition thĂ©orique complĂšte et cohĂ©rente tant le terme de douleur recouvre des expĂ©riences psychologiques variĂ©es. Les diffĂ©rences sont importantes en effet entre ce que lâon observe chez des individus sains placĂ©s dans des conditions expĂ©rimentales et dans des situations pathologiques aiguĂ«s ou chroniques. Il existe en fait une multitude de syndromes douloureux, que le comitĂ© de taxonomie de lâAssociation internationale pour lâĂ©tude de la douleur a identifiĂ©s et rĂ©pertoriĂ©s en 226 pages ! Dans ce document, la douleur est dĂ©finie comme « une expĂ©rience sensorielle et Ă©motionnelle dĂ©sagrĂ©able, associĂ©e Ă une lĂ©sion tissulaire rĂ©elle ou potentielle, ou dĂ©crite dans des termes Ă©voquant une telle lĂ©sion ». Elle est toujours subjective. DĂšs les premiers instants de la vie, tout individu apprend la signification du mot douleur Ă travers lâexpĂ©rience de la blessure. Les biologistes reconnaissent que ce sont les stimulus entraĂźnant des lĂ©sions du corps qui la provoquent. En consĂ©quence, la douleur est lâexpĂ©rience que lâon associe Ă une atteinte rĂ©elle ou potentielle des tissus. Câest une sensation perçue dans une ou plusieurs parties du corps, toujours dĂ©sagrĂ©able. Câest aussi une expĂ©rience Ă©motionnelle, ce qui ne veut pas dire que toutes les sensations anormales et dĂ©sagrĂ©ables puissent ĂȘtre assimilĂ©es Ă des douleurs.
Est-ce si simple ? SĂ»rement pas. Nombreux sont ceux qui dĂ©crivent une douleur en lâabsence de lĂ©sions tissulaires ou de toute cause pathologique Ă©vidente. Lâorigine en est alors psychologique. Pour autant, nâest-ce rien ? En fait, si lâon tient compte du vĂ©cu de la douleur, on ne peut distinguer cette expĂ©rience et celle qui rĂ©sulte dâune lĂ©sion. Douleur et stimulus, douleur et lĂ©sion ne sont donc pas nĂ©cessairement liĂ©s. MĂȘme si la douleur a la plupart du temps une cause physique Ă©vidente, elle dĂ©pend aussi de facteurs psychologiques.
Définitions de quelques termes fréquemment utilisés cliniquement
Allodynie : Douleur causée par un stimulus qui normalement ne produit pas de douleur.
Analgésie : Absence de douleur en réponse à une stimulation qui normalement aurait été douloureuse.
AnesthĂ©sie douloureuse : Douleur ressentie dans une zone ou une rĂ©gion dâanesthĂ©sie.
Causalgie : Syndrome combinant une douleur continue à type de brûlure, une allodynie et une hyperpathie aprÚs une lésion nerveuse traumatique, souvent associé à un dysfonctionnement vasomoteur, sudoral et ultérieurement à des troubles trophiques.
DysesthĂ©sie : Sensation anormale et dĂ©sagrĂ©able, qui peut ĂȘtre spontanĂ©e ou provoquĂ©e.
Hyperalgésie : Réponse exagérée à une stimulation qui normalement est douloureuse.
HyperesthĂ©sie : SensibilitĂ© exagĂ©rĂ©e Ă une stimulation, Ă lâexception des systĂšmes sensoriels spĂ©cifiques.
Hyperpathie : Syndrome douloureux caractérisé par une réponse exagérée à un stimulus, qui est répétitif et aussi dont le seuil est augmenté.
Hypoalgésie : Diminution de la douleur évoquée par un stimulus normalement douloureux.
Hypoesthésie : Diminution de la sensibilité à une stimulation, exception faite des systÚmes sensoriels spécifiques.
ParesthĂ©sie : Sensation anormale, qui peut ĂȘtre spontanĂ©e ou provoquĂ©e
Douleur aiguë, douleur chronique
La douleur aiguĂ« est gĂ©nĂ©ralement provoquĂ©e par des stimulations dommageables pour les tissus (brĂ»lure, piqĂ»re, pincements, etc.). Cette notion sâacquiert spontanĂ©ment au cours du dĂ©veloppement et reflĂšte en gĂ©nĂ©ral un syndrome de blessure ou de maladie corporelle. Dans ces conditions, la douleur joue un rĂŽle de sentinelle nous avertissant que quelque chose ne va pas : câest la classique notion de la douleur comme signal dâalarme. Sa fonction est alors dâassurer lâintĂ©gritĂ© de lâorganisme. Il est dâobservation courante, aussi bien chez lâanimal que chez lâhomme, que lâapplication de stimulations intenses dĂ©clenche de nombreuses rĂ©actions : rĂ©flexes de retrait, cri, fuite, immobilisation de la rĂ©gion atteinte qui servent Ă se soustraire Ă la stimulation, Ă avertir lâentourage et Ă protĂ©ger les tissus lĂ©sĂ©s. Tout le monde a connu cette expĂ©rience des plus banales.
Quâadviendrait-il si nous Ă©tions insensibles Ă la douleur ? Serions-nous des surhommes, affrontant sans broncher le chaud, le froid, le feu, supportant les blessures sans jamais nous plaindre ? LâinsensibilitĂ© est toujours assimilĂ©e Ă une forme de duretĂ© morale dont les inconvĂ©nients sâexerceraient sur les autres. On oublie le revers de la mĂ©daille... MĂȘme sâils sont fort heureusement extrĂȘmement rares, on rencontre des cas particuliĂšrement frappants. Quâelle tienne Ă une altĂ©ration du systĂšme nerveux ou quâelle soit dâorigine congĂ©nitale, les consĂ©quences de lâinsensibilitĂ© Ă la douleur sont toujours dĂ©sastreuses. Pour les insensibles eux-mĂȘmes. Ne pas se plaindre lorsque lâon se blesse, lorsque lâon se brĂ»le ou se casse une jambe est sans doute une qualitĂ©. Mais câest aussi un handicap terrible : les patients insensibles se blessent frĂ©quemment, ils prĂ©sentent des traumatismes rĂ©pĂ©tĂ©s Ă lâorigine de fractures, de lĂ©sions ostĂ©o-articulaires, de brĂ»lures. De mĂȘme, il leur est impossible de dĂ©tecter certaines maladies internes, par exemple une crise dâappendicite, une infection. Ătre dans lâimpossibilitĂ© de percevoir la douleur a donc des rĂ©percussions catastrophiques, qui justifient en partie lâidĂ©e que la douleur a une fonction protectrice.
Un exemple le montre bien. Il sâagit de la fille dâun mĂ©decin, dont on avait remarquĂ© lâinsensibilitĂ© Ă la douleur dĂšs son plus jeune Ăąge. Elle Ă©tait irritable et sujette Ă des accĂšs de colĂšre au cours desquels elle se mordait avec une telle violence que sa langue Ă©tait en permanence dĂ©formĂ©e. Elle se cognait la tĂȘte contre le plancher de façon si brutale quâelle Ă©tait couverte de larges hĂ©matomes. Câest ainsi quâĂ vingt et un mois, elle fut hospitalisĂ©e pour un abcĂšs Ă lâocciput consĂ©cutif Ă ces traumatismes rĂ©pĂ©tĂ©s. Elle prĂ©sentait pratiquement en permanence de multiples coupures et contusions des extrĂ©mitĂ©s, mais jamais elle ne ressentait la moindre douleur.
Lorsquâelle eut trois ans, survint une premiĂšre infection osseuse du pied. La mĂȘme annĂ©e, elle se brĂ»la un genou au troisiĂšme degrĂ© en restant appuyĂ©e contre un radiateur tandis que, par la fenĂȘtre, elle regardait jouer dâautres enfants. Ă lâĂąge de huit ans, elle fut hospitalisĂ©e Ă quatre reprises pour infection urinaire aiguĂ« et plusieurs poussĂ©es dâinfection osseuse aux fĂ©murs ; lâenfant ne se plaignait toujours pas. Avertie de son insensibilitĂ©, elle se rendit compte par exemple que les coups de soleil ne lui causaient aucune sensation dĂ©plaisante. Lorsquâelle rentrait de la plage, elle devait systĂ©matiquement inspecter ses pieds pour sâassurer quâelle ne sâĂ©tait pas blessĂ©e sur les rochers. Elle eut plusieurs poussĂ©es dâurticaire sans aucune dĂ©mangeaison, ne se plaignit jamais de maux de dents, de rĂšgles douloureuses, de maux dâestomac, de douleurs auriculaires. Plusieurs fois elle eut les doigts ou les orteils gelĂ©s pendant lâhiver. Presque sans sâen apercevoir.
Sa sensibilitĂ© au toucher lĂ©ger Ă©tait correcte, mais il Ă©tait possible de la piquer nâimporte oĂč sans quâelle rĂ©agisse. On pouvait lui insĂ©rer de petits bĂątonnets dans les narines ou les oreilles sans provoquer ni Ă©ternuement ni dĂ©sagrĂ©ment. Elle pouvait Ă©galement prendre les positions les plus acrobatiques qui soient sans aucune gĂȘne ni inconfort, ou encore jouer avec ses membres comme avec des morceaux de bois : elle se disloquait une Ă©paule et la remettait en place elle-mĂȘme. Elle Ă©tait capable de garder sa main dans une eau Ă 0-2°C pendant huit minutes, dans une eau Ă 49-50°C pendant cinq Ă huit minutes, de supporter des chocs Ă©lectriques intenses en nâimporte quel endroit du corps. Les tests psychophysiques quâelle passa ne firent apparaĂźtre aucun des signes cliniques qui accompagnent la douleur : accroissement de la pression artĂ©rielle, accĂ©lĂ©ration cardiaque, modification de la respiration. En revanche, ces mĂȘmes modifications ne manquaient pas de survenir lors dâune situation de stress ou dâune Ă©motion intense.
Ă dix-sept ans, en plus de dĂ©formations osseuses, sĂ©quelles de ses diverses infections, apparurent les signes dâune tuberculose osseuse. Un an plus tard, elle commença Ă boiter, par suite dâune atteinte de la hanche droite. Quatre ou cinq aprĂšs, survinrent des rechutes de tuberculose et de nouvelles infections osseuses. Ses abcĂšs osseux et musculaires entraĂźnĂšrent une compression de la moelle Ă©piniĂšre accompagnĂ©e de ses signes neurologiques classiques. MalgrĂ© des tentatives de dĂ©compression, lâatteinte neurologique empira, son Ă©tat gĂ©nĂ©ral se dĂ©grada et elle mourut.
La douleur aiguĂ« signale lâexistence dâune lĂ©sion plus ou moins spĂ©cifique qui oriente le mĂ©decin vers un diagnostic. Du reste, la plupart du temps, câest elle qui dĂ©clenche les consultations mĂ©dicales. Les exemples sont multiples : ulcĂšres gastriques, infarctus du myocarde, appendicite, coliques hĂ©patiques et rĂ©nales, maux de dents, etc. Elle fait alors partie des symptĂŽmes de la maladie et disparaĂźt aprĂšs un traitement appropriĂ©. Ce nâest hĂ©las pas toujours la rĂšgle. Tel est le cas du cancer : la douleur apparaĂźt Ă un stade souvent avancĂ© de la maladie.
Si elle nâest pas rapidement jugulĂ©e, la douleur aiguĂ« nâa pas de fonction utile. Elle peut entraĂźner des rĂ©actions en chaĂźne qui menacent la vie des individus. Dans la majoritĂ© des cas, ces modifications, principalement dâordre cardio-respiratoire et hormonal, servent Ă maintenir la stabilitĂ© des constantes physiologiques et Ă faire face Ă lâagression. Lorsque la douleur extrĂȘmement sĂ©vĂšre se prolonge, on assiste Ă des rĂ©actions physiologiques exacerbĂ©es qui ont Ă©tĂ© bien Ă©tudiĂ©es par les anesthĂ©sistes. Par exemple, la douleur est associĂ©e Ă une augmentation de lâactivitĂ© du systĂšme sympathique1. Elle se traduit par un accroissement de la frĂ©quence des battements cardiaques, une hypertension, une augmentation du travail du cĆur et de sa consommation dâoxygĂšne pouvant conduire chez des patients Ă risques, Ă une ischĂ©mie suivie dâinfarctus. De mĂȘme, la douleur intense lors dâun accouchement long et difficile, peut ĂȘtre prĂ©judiciable au fĆtus et Ă la mĂšre.
La douleur chronique, plus encore, nâa aucune fonction biologique : elle est inutile, dĂ©vastatrice, et parfois diabolique. On admet arbitrairement quâune douleur devient chronique lorsquâelle dure au-delĂ de trois Ă six mois. Persistante ou rĂ©currente, elle peut persĂ©cuter des mois, voire des annĂ©es durant. Elle peut accompagner une lĂ©sion organique bien dĂ©terminĂ©e, mais aussi, dans certains cas, apparaĂźtre plusieurs mois aprĂšs la guĂ©rison dâune maladie. Certains patients prĂ©sentent mĂȘme des douleurs en lâabsence de tout antĂ©cĂ©dent et sans lĂ©sion apparente.
Quand elle devient chronique, la douleur envahit lâunivers affectif de lâindividu : elle devient une prĂ©occupation dominante. On ne peut plus travailler, on manque dâappĂ©tit, on dort mal, on devient irritable, dĂ©primĂ©. La vie devient un enfer. Les malades atteints de douleur chronique passent ainsi dâune clinique ou dâun praticien Ă lâautre, glissant sans cesse de lâespoir Ă lâamertume. Beaucoup divorcent, certains se suicident. Dâautres manipulent leur famille, leurs collĂšgues de travail, leur mĂ©decin afin dâobtenir les mĂ©dicaments dont ils deviennent petit Ă petit dĂ©pendants. Dâautres encore rĂ©clament des interventions parfaitement inutiles. John Bonica et ses collĂšgues de lâuniversitĂ© de Washington Ă Seattle ont ainsi notĂ© que les patients qui arrivaient Ă la clinique de la douleur avaient subi en moyenne quatre Ă six opĂ©rations. Lâun dâeux dĂ©tenait le record de quarante-deux opĂ©rations !
La douleur chronique semble ĂȘtre la cause la plus frĂ©quente dâincapacitĂ© : câest mĂȘme un problĂšme de santĂ© publique majeur et ses consĂ©quences Ă©conomiques sont considĂ©rables. On ne dispose pas de donnĂ©es statistiques parfaitement fiables. NĂ©anmoins, selon John Bonica, en 1981 aux Ătats-Unis, les soins mĂ©dicaux et les compensations pĂ©cuniaires pour douleur chronique, les journĂ©es de travail perdues et parfois mĂȘme les procĂšs auraient vraisemblablement coĂ»tĂ© deux cent cinquante Ă trois cent cinquante milliards de francs. DâaprĂšs le National Institute of Health2, ce sont surtout les maux de tĂȘte, le mal de dos, la douleur cancĂ©reuse, les douleurs rhumatismales et les douleurs neurogĂšnes qui sont invalidantes : quarante millions dâAmĂ©ricains souffrent ainsi de maux de tĂȘte, trente millions de maux de dos, dont deux millions qui ne peuvent plus travailler. Quant aux affections rhumatologiques, maladies les plus invalidantes, elles affectent vingt Ă trente millions de personnes, chiffre qui ne peut que sâaccroĂźtre avec le vieillissement de la population.
Lâensemble de ces donnĂ©es devrait conduire les grands organismes français de recherches Ă se prĂ©occuper de la douleur et Ă lancer des actions comparables Ă celles qui, dans le domaine des neurosciences, sont aujourdâhui rĂ©servĂ©es Ă dâautres champs dâinvestigation, comme la cognition, le vieillissement, les maladies dĂ©gĂ©nĂ©ratives et le dĂ©veloppement. Les mĂ©canismes physiopathologiques de bon nombre de syndromes douloureux chroniques restent en effet partiellement ou totalement incompris. LâĂ©paisseur du dossier mĂ©dical que traĂźnent avec eux beaucoup de patients en tĂ©moigne. Il effraie souvent les praticiens, rebutĂ©s par la complexitĂ© du problĂšme et frustrĂ©s de ne pouvoir rĂ©pondre Ă la demande des malades.
Les stratĂ©gies thĂ©rapeutiques dĂ©pendent de la connaissance des mĂ©canismes qui expliquent la douleur. La multiplicitĂ© des traitements reflĂšte ainsi notre ignorance et la variĂ©tĂ© des mĂ©canismes physiopathologiques en jeu. Certains syndromes sont parfaitement identifiables. Ce nâest hĂ©las pas toujours le cas et des erreurs de diagnostic peuvent parfois conduire Ă lâirrĂ©parable. De plus, de nombreux facteurs sont susceptibles dâaffecter la plainte douloureuse et les variations selon les individus sont considĂ©rables. NĂ©anmoins, dans un souci d...
Table des matiĂšres
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Avant-propos
- CHAPITRE 1 - La douleur et les douleurs
- CHAPITRE 2 - Comprendre la douleur
- CHAPITRE 3 - Les morphines du cerveau
- CHAPITRE 4 - LâĂ©volution de la chirurgie
- CHAPITRE 5 - La stimulation du cerveau
- CHAPITRE 6 - Peut-on mesurer la douleur ?
- CHAPITRE 7 - Lâimportance de lâeffet placebo
- CHAPITRE 8 - Lâacupuncture traditionnelle dĂ©mystifiĂ©e
- CHAPITRE 9 - Les médicaments de la douleur
- CHAPITRE 10 - Morphine et douleur cancéreuse : vaincre la peur
- CONCLUSION - Lâhomme sans douleur ?
- Table des illustrations
- Table