
- 208 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
Stop au burn-out !
À propos de ce livre
Vous vous sentez épuisé, le corps et la tête remplis d'anxiété ? Vous êtes médecin, cadre dans une entreprise, professionnel de santé, architecte, instituteur ? Vous aimez votre travail, mais ce sont les conditions d'exercice qui vous épuisent ? Le burn-out vous guette… Alors, ce livre est fait pour vous ! Comment faire face à quelqu'un qui n'honore pas ses rendez-vous ? à une personne envahissante ? Comment émettre une critique, savoir y réagir ? Comment se positionner face à une équipe ou à un supérieur ? En somme, comment réagir et trouver la bonne distance relationnelle ? Ce livre est une méthode pratique, rapide et efficace pour affronter les difficultés les plus courantes que nous rencontrons dans le monde du travail. À chaque problème, vous trouverez une solution ! Prenons soin de nous, apprenons à communiquer et à nous affirmer. Le Dr Anne-Lise Schwing est médecin psychiatre.?Formée aux thérapies cognitivo-comportementales, elle exerce en cabinet libéral à Saint-Étienne.
Approuvé par les 375,005 étudiants
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Informations
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9782738148780
DEUXIÈME PARTIE
J’agis
CHAPITRE 3
Semaine 2
En retard, je monte à bord du Darjeeling…
Un de nos principaux stresseurs est cette impression de ne jamais avoir assez de temps. Dans l’univers professionnel, nous sommes tous minutés… et nos clients également ! Cependant, il arrive qu’ils l’oublient ou que nous prenions du retard dans nos rendez-vous ou nos tâches à effectuer. Le retard accumulé engendre du stress, de la fatigue et surtout tend nos relations avec les autres.
Un bon professionnel rentre chez lui sans fatigue et sans remords, la plupart du temps.
Si la fatigue s’accumule, que vous rentrez chez vous plus tard que prévu plus de deux fois par semaine, plus d’un mois d’affilée hors période exceptionnelle (épidémies, période fiscale, qui est en quelque sorte l’épidémie des comptables), que vos premiers jours de vacances vous servent uniquement à vous remettre en état de fonctionner, alors il est temps de réagir.
Nos vacances ne doivent pas se limiter uniquement à du repos pour recommencer à travailler en forme !
Un train indien étroit et bondé illustre bien cette sensation. J’ai toujours adoré les trains, cette sensation unique de vivre en mouvement constant, mais je n’aime pas courir derrière !
Aimez-vous Wes Anderson ? Ses films sont remplis de gens qui courent, se croisent et se perdent. Eh bien parfois, lors de longues journées où le retard s’accumule, j’ai l’impression d’être à bord du Darjeeling Limited, l’un de mes films préférés1.
C’est pour moi un film de retardataires, d’horaires (d’enterrements, de train…), de plans serrés sur de tout petits cadres, un film empreint d’un charme suranné et désuet. Sur le premier plan, Bill Murray court sur un long quai de gare, ses bagages étiquetés aux quatre coins du globe, et n’arrive donc logiquement pas à monter à bord du train ni du film. Les trois frères Whitman sont eux en retard dans leur vie, dans leur existence et poursuivent une mère insaisissable qu’ils ne cessent… de rater. Ce n’est qu’une fois délestés de leurs bagages familiaux qu’ils arrivent à vivre pleinement… à l’heure indienne !
Nous allons essayer d’y parvenir, avec un voyage tout aussi initiatique dans les techniques d’affirmation de soi.

Maxence :
« Excusez mon retard, les embouteillages… »
Léa est kinésithérapeute. Maxence, un de ses patients depuis longtemps, agréable et sympathique, la consulte régulièrement pour des lombalgies.
Leurs rendez-vous se passent bien, et ils sont tous les deux satisfaits de leur collaboration.
Mais, depuis quelques rendez-vous, Maxence arrive systématiquement avec vingt minutes de retard, en s’excusant platement.
➤ Mes pensées : « C’est gênant… »
Il est difficile de faire remarquer son retard à une personne que l’on apprécie et que l’on connaît depuis longtemps. Et encore plus difficile, lorsque la personne s’excuse mais ne change pas son comportement. Être dans une impasse amène à se décaler de plus en plus. Sans réaction de votre part, un jour arrivera où votre client se présentera tellement en retard que vous ne pourrez pas le recevoir, et ce sera incompréhensible pour lui.
➤ La technique de la contenance souple
Une technique efficace est d’en parler en début de rendez-vous, cela permet à votre client de voir qu’après ce point votre attitude n’a pas changé et reste dans la même relation chaleureuse qu’avant.
On peut fixer par exemple des principes de contenance souple :
– définir des limites auxquelles vous ne pouvez pas déroger ;
– et une souplesse autour de ces limites.
Par exemple, lorsque votre client et vous-même êtes installés, il est possible de dire : « Avant de commencer notre entretien, je voudrais préciser un point essentiel. Nous nous connaissons depuis des années et il me semble important que nous nous parlions franchement quand quelque chose ne convient pas. Lors de nos trois derniers rendez-vous, vous avez eu vingt minutes de retard, je ne vous en avais pas parlé jusqu’ici, un retard peut arriver. Je n’ai que trente minutes de pause déjeuner et votre retard me gêne donc beaucoup. Pouvons-nous convenir d’une solution ? Préférez-vous annuler quand vous constatez que vous serez en retard ? Ou bien nous diminuons la durée de notre rendez-vous ? Comme cela, vous ne stressez pas trop en cas de retard, et pour moi cela me permet de ne pas me décaler. »
La contenance souple permet de fixer des limites (le respect des horaires), avec une souplesse proposée : par exemple, en parler seulement après deux retards. Nous sommes deux sur le quai de gare et avons tous avantage à monter en même temps pour avoir les conditions d’un voyage agréable ! Pour ma part, je suis très ponctuelle et ma consultation excède rarement quinze minutes de retard. C’est pour moi une forme de profond respect de l’autre, je ne suis pas si importante pour que mes patients restent deux heures en salle d’attente ! Une thérapie est importante bien sûr, mais aller chercher ses enfants à l’école à l’heure l’est tout autant.
Il est aussi très agréable d’être reçu à l’heure habituellement, tout en sachant que soi-même ou l’autre peuvent avoir des imprévus.
Le contraire de cette attitude de contenance souple serait de fixer une limite rigide (faire une réflexion à partir de cinq minutes de retard dès le premier rendez-vous) qui implique ensuite que, quelles que soient les circonstances, vous ayez une attitude irréprochable. Et vos clients sauraient vous faire remarquer, s’il y a lieu… votre propre retard ! Un train peut ne pas arriver en gare même lorsque nous sommes d’excellents conducteurs.
Florian :
« Alors, ça avance ? »
Jean-François est vétérinaire. Florian est un nouveau client, il amène son chat persan atteint d’une polykystose rénale. Jean-François a reçu l’animal trois fois pour établir le diagnostic et faire une biologie ainsi qu’une échographie rénale de contrôle. Il a bien expliqué à son client qu’il s’agissait d’une maladie chronique avec des rendez-vous de contrôle et non un objectif de guérison. En retard dès le premier entretien, le décalage s’aggrave à chaque rendez-vous.
Ce jour-là, il ponctue ses vingt minutes de retard en s’installant sans un mot dans son cabinet.
➤ « J’enrage ! »
Débuter un rendez-vous en rageant n’est pas productif pour votre client et peu valorisant pour vous-même.
Mieux vaut perdre quelques minutes et commencer une rencontre professionnelle sur des bases saines qui ne parasitent pas vos pensées pendant votre entretien. Il est illusoire de se dire qu’un client ne remarquera pas votre émotion, alors que vous la ressentez très fortement ! Le rendez-vous sera forcément affecté, peu productif et vous exposera à des remarques sur votre manque d’attention… qui vous mettront en colère !
➤ Utilisez votre obstacle cognitif2 !
L’obstacle cognitif est justement cette pensée qui vous trotte dans la tête : « Je suis trop susceptible, quelqu’un de plus cool ne se laisserait pas envahir comme ça, si je lui en parle, je vais avoir l’air rigide… » Comme tout obstacle, cette pensée peut vous arrêter dans ce que vous entreprenez. Ou bien, autre solution, vous pouvez aussi l’utiliser pour vous dépasser, en vous appuyant dessus comme sur un cheval-d’arçons et finalement sauter plus haut.
Par exemple, si votre obstacle cognitif est : « Je vais avoir l’air rigide », vous pouvez formuler comme suit : « Je vais peut-être avoir l’air rigide, mais il faut que je vous parle d’un point important. Je m’interroge beaucoup sur vos retards répétés à nos rendez-vous, peut-être avez-vous un souci ? »
Très peu de gens vous répondront : « Ah, eh bien oui, vous avez l’air rigide ! », et si c’est le cas, mieux vaut ne pas en tenir compte.
La plupart de vos clients pourront saisir cette occasion pour évoquer le travail que vous faites en collaboration et vous rassureront sur sa qualité. Ils évoqueront peut-être tout simplement un horaire à décaler ou des rendez-vous trop rapprochés qu’ils ont du mal à caler dans un agenda déjà bien rempli. Se soucier du retard de quelqu’un, c’est aussi se soucier de lui, de son bien-être, et se remettre en question sur la qualité de son travail. Que penser d’un professionn...
Table des matières
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Préambule
- Introduction
- Première partie - Mon autoévaluation
- Deuxième partie - J'agis
- Troisième partie - Je calme le tourbillon de mes pensées
- Quatrième partie - Je prends soin de mon corps
- Conclusion
- Table
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