
- 144 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
Ă propos de ce livre
Tous les parents sont surpris par l'adolescence de leur enfant. Tous. Car, d'un seul coup, ils ne le comprennent plus. Pourquoi leur parle-t-il si mal ? Pourquoi est-il si souvent agressif ? Pourquoi ces sautes d'humeur ? Pourquoi ne range-t-il jamais sa chambre ni ses affaires ? Pourquoi faut-il toujours tout rĂ©pĂ©ter ? Pourquoi ses copains sont-ils si importants ? Etc. Mon ado et moi rĂ©pond Ă toutes les questions que les parents peuvent se poser. Il permet de mieux comprendre ce qui se passe dans la tĂȘte d'un ado et de prĂ©server le dialogue. Car le souci majeur du parent est lĂ : comment garder le contact avec son enfant ? Et il s'interroge : comment cela va-t-il Ă©voluer ? Quels sont les risques encourus ? Ă quoi faut-il ĂȘtre attentif ? Comment prĂ©venir les dangers ? Jean-Luc Aubert apporte, ici, des rĂ©ponses claires Ă toutes ces interrogations. Il donne les clefs pour mieux comprendre son ado, et, chaque fois, suggĂšre un certain nombre de pistes pour rĂ©tablir la communication et retrouver un quotidien plus apaisĂ©. Un livre concret et pratique qui nous Ă©claire sur la psychologie des adolescents, filles ou garçons. Des conseils pour que chaque parent puisse au mieux maintenir le dialogue avec son enfant et bien faire la part entre ce qui est important et ce qui l'est moins. Jean-Luc Aubert est psychologue, spĂ©cialiste de l'enfant et de l'adolescent. Il est notamment l'auteur de La Violence dans les Ă©coles.Â
Foire aux questions
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Informations
Ăditeur
Odile JacobAnnée
2015Imprimer l'ISBN
9782738132918ISBN de l'eBook
9782738166302CHAPITRE 1
Ătre parent dâadolescent
Ătre parent est difficile. Il semble bien quâĂȘtre parent dâadolescent le soit encore plus ! Car, dâ« un seul coup » on ne comprend plus rien. On ne le (la) comprend plus ! Ce qui avait fonctionnĂ© jusque-lĂ ne « marche plus ».
Quâest-ce qui sâest passĂ© ? Quâest-ce qui lui arrive ? Pourquoi ce ton ? Ce langage ? Ces sautes dâhumeur ? Ce caractĂšre « de chien » ?
Et, surtout : pourquoi est-ce si difficile de se parler sereinement ? Sans se disputer ? Sans crier parfois ? Pourquoi a-t-on mĂȘme des accĂšs de violence qui, jusque-lĂ , nous Ă©taient inconnus ? Nây a-t-il pas moyen de communiquer autrement ? De sâentendre ?
VoilĂ quelques-unes des innombrables questions que tout parent dâadolescent sâest posĂ©es, se pose ou se posera un jour ou lâautre. Je dis bien, ici, tout parent. Il nâen est pas un qui Ă©chappe Ă cette rĂšgle. Pour une bonne et simple raison : lâadolescence est une Ă©tape normale et souhaitable du dĂ©veloppement de lâĂȘtre humain. Nous disons bien : normale et souhaitable, et ce pour diffĂ©rentes raisons qui seront dĂ©veloppĂ©es au cours de ces pages. Mais, en attendant, avant de nous pencher sur notre fille ou sur notre garçon, il importe, dâabord, de nous pencher sur nous, parents.
Lâun des lieux communs les plus vĂ©hiculĂ©s en termes dâĂ©ducation est celui-ci : on nâapprend pas le mĂ©tier de parent. Câest faux, totalement faux, et pour cause : câest un mĂ©tier que lâon a appris pendant les vingt ou vingt-cinq ans que lâon a passĂ©s avec ses propres parents. Seulement voilĂ : cet « apprentissage » sâest fait inconsciemment heure aprĂšs heure, jour aprĂšs jour, semaine aprĂšs semaine. Nous nous sommes imprĂ©gnĂ©s du modĂšle Ă©ducatif parental et ce modĂšle-lĂ va avoir une incidence majeure sur le modĂšle que nous mettons en Ćuvre avec nos propres enfants. Pour bien comprendre ce qui se passe, on peut distinguer, globalement, trois cas de figure.
Lorsque le « métier de parent » est bien appris
Le premier cas est, heureusement, le plus frĂ©quent car il concerne environ 80 Ă 85 % de la population ! Il sâagit du modĂšle parental suffisamment satisfaisant. Notre enfance a-t-elle Ă©tĂ© majoritairement heureuse ? Nâavons-nous pas eu de graves traumatismes ou des traumatismes Ă rĂ©pĂ©tition ? Avons-nous de bons souvenirs ? Et davantage de bons souvenirs que de mauvais ? La relation avec nos parents Ă©tait-elle satisfaisante ? Nous entendions-nous bien ? Si les rĂ©ponses sont positives, eh bien nous avons eu la chance dâavoir un « bon » modĂšle parental.
Attention ! Il nâest pas question, ici, de dĂ©crire une enfance paradisiaque : il y a bien eu, ici et lĂ , quelques pleurs, des moments de tristesse, des tensions, des explications, des disputes parfois mais, simplement, elles nâont pas Ă©tĂ© le quotidien. Le quotidien, lui, Ă©tait fait de ces « petits riens », de ces petits plaisirs qui font ce quâon appelle, au bon sens du terme, une vie de famille.
Si nous avons eu la chance dâavoir ce modĂšle parental-lĂ , le mĂ©tier de parent est plus facile pour nous : ayant eu des relations qui nâĂ©taient ni pathologiques ni traumatisantes, nous pouvons mettre en place une relation Ă©ducative du mĂȘme ordre, mĂȘme si, comme on va le voir plus loin, ce modĂšle parental appris nous est plus difficile Ă appliquer au moment de lâadolescence. Ce qui dĂ©finit cette rĂ©pĂ©tition inconsciente sâappelle prĂ©cisĂ©ment le processus de rĂ©pĂ©tition. Ici, il va fonctionner sereinement, sans souci particulier, avec les petits alĂ©as dĂ©crits plus hauts mais qui nâauront pas une incidence invalidante majeure.
Quand le métier est « mal appris »
Le processus de rĂ©pĂ©tition sâavĂšre davantage prĂ©occupant pour le parent qui a eu une enfance perturbĂ©e, voire trĂšs perturbĂ©e.
Le cas malheureusement le plus facile Ă comprendre est celui de lâenfant battu qui, devenu parent, devient violent Ă son tour. Câest le processus de rĂ©pĂ©tition en conformitĂ© : le parent reproduit le modĂšle parental quâil a lui-mĂȘme vĂ©cu. Pour lui, les relations « normales » dâun pĂšre ou dâune mĂšre avec son enfant sont celles-lĂ puisque ce sont celles quâil a connues. Nâayant rien vĂ©cu dâautre, la normalitĂ©, pour lui ou pour elle, câest celle qui a Ă©tĂ© la sienne.
Hors ce schĂ©ma, dâautres processus de rĂ©pĂ©tition en conformitĂ© peuvent sâavĂ©rer, eux aussi, pĂ©nalisants. Celui ou celle qui nâa pas eu dâaffection peut tout Ă fait reproduire ce modĂšle avec son garçon ou sa fille. Il le fait â et je le sais pour rencontrer de tels parents â avec la meilleure bonne foi du monde. Il ne se vit pas comme un mauvais parent. Il ne lâest dâailleurs pas : câest, simplement, un parent qui nâa pas vĂ©cu cela Ă©tant petit. Nâayant pas eu de modĂšle autre, il reproduit celui-ci le plus « naturellement » du monde en considĂ©rant que câest la relation normale quâun parent doit avoir avec son enfant.
Les exemples pourraient ĂȘtre multipliĂ©s Ă lâinfini et ils mettraient tous lâaccent sur un point trĂšs particulier de lâapprentissage du mĂ©tier de parent : il sâĂ©labore, il se construit de façon inconsciente. Câest bien lĂ tout son problĂšme. Reprenons notre exemple de lâenfant maltraitĂ©. Ă aucun moment, en particulier au cours des toutes premiĂšres annĂ©es, il ne se dit quâil a un « mauvais parent ». Pour lui, la normalitĂ© de son quotidien est faite de cris, de coups parfois. Le petit vit et fait avec cela bon grĂ© mal grĂ© Ă telle enseigne que si lâon sâavise de vouloir le placer, il sây opposera dans la majeure partie des cas. Ce nâest que devenu un peu plus grand quâil prendra conscience de son quotidien et quâil jugera et ressentira comme vital le fait de sâabstraire de ce milieu-lĂ . Encore cela ne sera-t-il pas vrai pour quelques-uns dâentre eux qui, tellement engluĂ©s, tellement imprĂ©gnĂ©s, tellement dĂ©pendants de cette relation, ne pourront pas en envisager une autre.
Autre exemple : lâenfant qui, chez lui, baigne dans un milieu culturel et langagier pauvre court tous les risques de reproduire un modĂšle similaire avec ses propres enfants. Certes, on objectivera que, via lâĂ©cole, il a pu amĂ©liorer et lâun et lâautre. Ce nâest pas aussi simple et ce, pour deux raisons.
- La premiĂšre est le handicap scolaire que crĂ©e un milieu familial dĂ©muni, en particulier sur le plan du langage. Le dĂ©ficit lexical et syntaxique quâil engendre est trĂšs invalidant pour la rĂ©ussite Ă lâĂ©cole : les « chances » dâamĂ©lioration grĂące au cursus scolaire sâavĂšrent minimes. Car le langage sâ« apprend » surtout et avant tout au quotidien, par des interactions individualisĂ©es et intĂ©ressantes parce que rĂ©fĂ©rĂ©es Ă un vĂ©cu plaisant et continu. LâĂ©cole, elle, prend davantage en compte le groupe plutĂŽt que lâindividu : de ce fait, elle ne peut guĂšre pallier les carences chez celui qui, Ă la maison, ne vit que des Ă©changes pauvres. Les chiffres sont dâailleurs lĂ pour corroborer cette analyse : 15 Ă 20 % des enfants de maternelle sont en dehors de la conversation scolaire, câest-Ă -dire quâils ne possĂšdent pas un outil langagier suffisant. On les retrouve au CP, car lâapprentissage de la lecture est trĂšs liĂ© Ă la qualitĂ© du langage entendu et utilisĂ©. On les retrouve encore en sixiĂšme : ce sont ceux dont les fragilitĂ©s scolaires sont avĂ©rĂ©es. Et on les retrouve enfin, peu ou prou, au dĂ©cours de la scolaritĂ© sans diplĂŽmes et souvent totalement dĂ©motivĂ©s, car ils sont allĂ©s dâĂ©chec en Ă©chec1. Concernant ces enfants devenus parents Ă leur tour, peuvent-ils transmettre autre chose que ce quâils connaissent ? LĂ encore, le processus de rĂ©pĂ©tition joue⊠avec les consĂ©quences malheureuses que lâon sait.
- La deuxiĂšme cause dâune relation parentale dĂ©fectueuse est, une fois encore, inconsciente. Dans les reprĂ©sentations mentales du parent et de lâenfant sâentrecroisent plusieurs enjeux qui sont autant de freins. Le parent peut craindre de perdre le pouvoir sur son enfant si celui-ci le « dĂ©passe ». Cette crainte nâexiste pas pour le parent lambda, mais elle est souvent prĂ©sente chez le parent fragile. Du cĂŽtĂ© de lâenfant, se dresse devant lui un mur invisible inconscient : peut-il « dĂ©passer » son parent ? En a-t-il les moyens ? En est-il capable ? En a-t-il le droit ? Cela ne lâexclura-t-il pas ? VoilĂ autant de questions inconscientes que se pose le petit et qui peuvent constituer autant dâobstacles infranchissables. Câest le principe du « mur de verre » qui ne se voit pas mais qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre un obstacle majeur.
On le voit : le processus de rĂ©pĂ©tition en conformitĂ© sâavĂšre heureux dans la majeure partie des cas, il est beaucoup plus prĂ©occupant pour une minoritĂ© de parents au vĂ©cu plus ou moins chaotique sur les plans affectif et/ou Ă©ducatif et/ou culturel.
Le processus de répétition en opposition
Le processus de rĂ©pĂ©tition peut aussi, bien sĂ»r, sâĂ©laborer en opposition. Câest le cas du parent qui a un ressenti de son enfance particuliĂšrement douloureux ou pĂ©nible. Lui a souffert de son enfance : les souvenirs quâil en a sont entachĂ©s de douleur ou de haine parfois. Devenu parent Ă son tour, celui-ci ou celle-lĂ ne voudra « surtout pas ça ! » pour son enfant. Il ou elle sera le parent que son propre parent nâa pas Ă©tĂ© ou nâa pas pu ĂȘtre. DĂšs lors, il va prendre le contre-pied systĂ©matique de ce quâil ou elle a vĂ©cu. Le parent Ă lâenfance violente peut dans ce cas de figure devenir trĂšs « doux ». Il peut mĂȘme le devenir Ă lâexcĂšs et ĂȘtre celui qui a du mal Ă mettre en place des rĂšgles, mĂȘme a minima, parce que celles-ci vont contrarier son fils ou sa fille et quâil nâa pas envie de le (la) voir souffrir ; il nâa pas envie de voir des larmes qui lui rappelleront â consciemment ou non â celles de son enfance.
Sur le plan Ă©ducatif le processus de rĂ©pĂ©tition en opposition peut se rĂ©vĂ©ler aussi nĂ©faste quâun processus de rĂ©pĂ©tition en conformitĂ© dĂ©fectueux. Si la violence est absolument intolĂ©rable, le « laisser-faire », son opposĂ©, se rĂ©vĂšle, Ă terme, Ă©galement nĂ©faste pour le petit qui a besoin dâinterdits, nĂ©cessaires Ă la prĂ©servation de sa santĂ© et Ă la vie sociale ; nâĂ©tant pas Ă©duquĂ© dans ce sens, il sera soumis Ă des difficultĂ©s quâune Ă©ducation mettant en place avec bienveillance les rĂšgles et les lois lui aurait Ă©vitĂ©es.
Toutefois, prĂ©cisons ici que le processus de rĂ©pĂ©tition en opposition nâest pĂ©nalisant que dans les cas extrĂȘmes, quand Ă un excĂšs rĂ©pond un autre excĂšs, Ă une caricature Ă©ducative invalidante une autre caricature pĂ©nalisante. Pour le parent lambda qui a eu la chance dâavoir une Ă©ducation globalement satisfaisante, le processus de rĂ©pĂ©tition en opposition opĂ©rera sur des « dĂ©tails » sans consĂ©quences graves. Câest celui Ă qui on a imposĂ© le latin au lycĂ©e et qui ne veut pas infliger Ă son tour ce « pensum » Ă son adolescent(e) ! Câest celle que lâon a forcĂ©e Ă jouer de la flĂ»te traversiĂšre et qui propose Ă son enfant, sâil le souhaite, tous les instruments quâil veut sauf la flĂ»te. Jâimagine que celui ou celle qui me lit en ce moment aura prĂ©sent Ă lâesprit tel ou tel exemple bien prĂ©cisâŠ
RĂ©pĂ©tons-le : dans ce cas, cela ne porte pas Ă consĂ©quence. Terrible injustice : seul celui qui a eu une enfance tourmentĂ©e court le risque de tomber dans ce « travers ». Sauf sâil a eu la chance de rencontrer des Ă©ducateurs, des professeurs bienveillants qui lui ont permis des moments dâenfance plus sereins. Encore faut-il quâil les rencontre suffisamment longtemps â ou quâune fois adulte, il ait la force ou le minimum de libertĂ© individuelle pour faire un travail sur lui-mĂȘme2.
Le parent sans modĂšles
Doute-t-on encore de lâimpact du modĂšle parental dans lâapprentissage du mĂ©tier de parent ? En tant que praticien, jâobserve que les parents les plus en difficultĂ© dans leur rĂŽle sont ceux qui nâont pas eu de modĂšle sous les yeux : ce sont les enfants qui sont allĂ©s dâune famille dâaccueil Ă une autre, dâune structure Ă une autre. Ils nâont pas eu un modĂšle stable â mĂȘme si lâon a vu que certains modĂšles stables pouvaient ĂȘtre dangereux.
Pour ces enfants devenus parents, tout se passe comme sâils Ă©taient obligĂ©s de penser en permanence le mĂ©tier de parent. Ils sont obligĂ©s dâinventer un mĂ©tier quâils nâont pas appris. Certains dâentre eux, trop malmenĂ©s par lâexistence, reproduisent le chaos quâils ont connu ; pour dâautres qui ont encore la force de « vouloir sâen sortir », la tĂąche se rĂ©vĂšle extrĂȘmement complexe.
Dans mes confĂ©rences et pour illustrer ce quâils vivent, jâutilise Ă lâintention de ces adultes la mĂ©taphore de la conduite automobile. Le parent qui a appris Ă conduire « sans problĂšme » assume son rĂŽle parental sans difficultĂ©s majeures : il « conduit » sans se poser de questions permanentes sur la position de son pied, de sa main, sâil doit accĂ©lĂ©rer, freiner, tourner Ă droite, Ă gauche, etc. Tout cela se fait, une fois lâapprentissage terminĂ©, automatiquement. Les rĂ©flexes, les automatismes sont lĂ et la conduite sâopĂšre sans soucis majeurs. Seuls quelques Ă©vĂ©nements imprĂ©vus, un obstacle, une difficultĂ© quelconque, des conditions particuliĂšres demandent, Ă certains moments, un accroissement de la vigilance, une attention particuliĂšre. Câest cela que vit le parent qui a bĂ©nĂ©ficiĂ© dâun modĂšle suffisamment bon.
Le « parent sans modĂšle » devra, lui, ĂȘtre constamment vigilant, tout comme on lâest lorsquâon apprend Ă conduire : il apprendra et rĂ©apprendra son mĂ©tier puisque cela nâa pas Ă©tĂ© le cas. Et comme une relation sâĂ©labore semaine aprĂšs semaine, mois aprĂšs mois, tout comme sâest construite notre relation avec nos parents, cet apprentissage perdure. Ă chaque fois, il doit sâinterroger : ai-je la « bonne » attitude, le comportement souhaitable ? Est-ce la bonne direction ? Nâaurais-je pas dĂ» freiner ? AccĂ©lĂ©rer ?
Le parent « avec modĂšle » a expĂ©rimentĂ© un mode de vie, une relation, des Ă©changes qui lui ont Ă©tĂ© globalement profitables et, Ă la plupart de ses questions, il a la majeure partie des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse, mĂȘme sâil lui arrive, ici et lĂ , de moduler. Le parent « sans modĂšle », lui, est obligĂ© dâimaginer la rĂ©ponse, de tĂątonner, dâinventer, de procĂ©der par essais et erreurs. On mesure toute lâĂ©nergie nĂ©cessaire Ă une telle entreprise et toutes les difficultĂ©s rencontrĂ©es. Que, parfois, ils se trompent ou dĂ©missionnent est alors plus comprĂ©hensible.
Parent dâadolescent :
réinventer le métier ?
Ă ce stade, le parent dâadolescent qui nous lit est sans doute quelque peu dĂ©stabilisĂ©. Quâil ait eu, ou non, un « bon » modĂšle, tout se passe comme si, au moment de lâadolescence, son « mĂ©tier » Ă©tait remis en cause. Il semble bien quâĂ ce moment-lĂ de sa relation avec son enfant, tout ou presque soit Ă rĂ©a...
Table des matiĂšres
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- CHAPITRE 1 - Ătre parent dâadolescent
- CHAPITRE 2 - Pourquoi et comment lâadolescence ?
- CHAPITRE 3 - Ses repÚres affectifs
- CHAPITRE 4 - Ses repÚres identitaires
- CHAPITRE 5 - Ses repĂšres dâappartenance
- CHAPITRE 6 - Ses repÚres socio-éducatifs : le rapport à  la rÚgle
- CHAPITRE 7 - Ses repÚres hédoniques et culturels
- CHAPITRE 8 - Le collĂšge, le lycĂ©e etâŠÂ la fin de lâadolescence ?
- Conclusion
- Table
- Du mĂȘme auteur chez Odile Jacob