Peut mieux faire
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Peut mieux faire

Remotiver son enfant Ă  l’école

  1. 240 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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Peut mieux faire

Remotiver son enfant Ă  l’école

À propos de ce livre

" Peut mieux faire ", " manque de mĂ©thode ", " intelligent mais dissipĂ© "
 Le problĂšme vient-il de votre enfant, de vous, de l'Ă©cole ? Les solutions sont souvent simples :  - Comment remotiver votre enfant ? - Comment le revaloriser dans son travail ? - Comment l'aider Ă  s'organiser ? - Comment calmer ses Ă©ventuelles angoisses ? - Comment lui apprendre Ă  aimer l'Ă©cole ?Ce livre propose des rĂ©ponses adaptĂ©es et une mĂ©thode efficace pour lever les blocages et rĂ©concilier votre enfant avec l'Ă©cole. " Pour l'aider Ă  rĂ©ussir, les techniques qui marchent ! " Top famille. "Un guide complet pour faire face au manque de motivation des enfants Ă  l'Ă©cole. " Psychologies magazine. "Face au problĂšme angoissant de la dĂ©motivation, voire de la phobie scolaire, l'auteur prĂ©sente des solutions originales et nouvelles. " L'École des parents. Didier Pleux est docteur en psychologie du dĂ©veloppement, psychologue clinicien et directeur de l'Institut français de thĂ©rapie cognitive. Il est Ă©galement l'auteur de De l'enfant roi Ă  l'enfant tyran.

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Informations

Éditeur
Odile Jacob
Année
2003
Imprimer l'ISBN
9782738113207
ISBN de l'eBook
9782738181060
1
Votre enfant est-il démotivé ?
Les parents savent bien Ă©valuer la dĂ©motivation de leur enfant. Ils sont conscients de ce que nous appelons sa non-performance, c’est-Ă -dire qu’ils mesurent parfaitement l’écart entre ses rĂ©sultats scolaires ou sa performance et le potentiel qu’ils soupçonnent chez lui. En revanche, ils ne comprennent pas ses attitudes de dĂ©motivation : pourquoi l’évitement, le refus, le dĂ©couragement ? Tout cela a de quoi surprendre, agacer ou agresser n’importe quel parent.
Des tentatives de réponses...
Quelles sont nos rĂ©actions habituelles ? Nous tentons d’abord le soutien scolaire, l’accompagnement Ă  la maison ou par un tiers, l’aide d’enseignants, puis l’appel aux « spĂ©cialistes », sans trop connaĂźtre leurs prioritĂ©s. Entre nos attitudes parentales et l’envoi chez l’orthophoniste ou le psychologue, que n’avons-nous tentĂ© ! C’est le fameux : « Nous avons tout essayĂ© ! » La plupart du temps, ces tentatives se rĂ©sument en attitudes contradictoires : de l’encouragement disproportionnĂ© aux sanctions inadĂ©quates. Qui n’a pas « craquĂ© » lors d’un soutien scolaire familial ? Combien de tĂ©moignages de parents dont la volontĂ© de dĂ©part s’inscrivait dans l’aide de l’enfant et se terminait dans le rejet le plus complet !
GrĂ©gory ou la vraie « tĂȘte Ă  claques... »
Le thĂ©rapeute : Vous l’aidiez ?
La mĂšre : DĂšs le CP, il fallait tout revoir Ă  la maison... Il ne disait trop rien, j’avais l’impression que nos rĂ©visions Ă©taient utiles... et puis cette annĂ©e de CM1, c’est l’enfer !
Le thĂ©rapeute : L’enfer ?... (ton de reformulation empathique).
La mĂšre : Oui... l’enfer (ton antipathique). Il y a des fois oĂč il a l’air complĂštement idiot... l’autre samedi, il ne savait mĂȘme plus sa table des 2, alors vous comprenez...
Le thérapeute : ...
La mùre : Eh bien, il s’est pris une bonne gifle !...
Le thĂ©rapeute : Ils ont l’art de nous faire craquer, surtout quand plus rien ne semble rentrer... on a l’impression de ne rien pouvoir faire... et surtout que l’enfant le fait exprĂšs...
La mĂšre : Vous me comprenez... (ton sympathique).
Ce n’est pas si facile d’aider nos enfants quand il s’agit de corriger leurs difficultĂ©s scolaires. Comment s’y retrouver dans leurs blocages ? Est-ce l’instrumental (les instruments de l’intelligence) qui ne fonctionne pas bien, ou est-ce l’affectif (l’émotionnel) qui est en jeu ?
La démotivation scolaire ou la non-performance
La non-performance se dĂ©finit par l’écart entre un rĂ©sultat scolaire attendu et ce qui est obtenu en rĂ©alitĂ©. Lorsque vous nous consultez, lorsque les enseignants nous interrogent, nous entendons ces mĂȘmes remarques : « C’est incroyable de le voir agir dans ses loisirs ou Ă  la maison et de le regarder devant une tĂąche scolaire, ce n’est plus le mĂȘme ! » « Dans les matiĂšres qu’il aime, il peut obtenir d’excellents rĂ©sultats. » « Il lui arrive de bien apprendre la veille et tout semble disparaĂźtre de retour Ă  l’école... » « Si vous le voyiez travailler... il met dix fois plus de temps que ses frĂšres et sƓurs ! » « Il n’arrive pas Ă  se concentrer... » « C’est pour le mettre au travail que c’est le plus dur... » « Vous devriez voir l’état de son cartable, et sa chambre ! » « Pour lui, il n’y a que le jeu qui compte. » « Rien n’y fait, ni les sanctions, ni les rĂ©compenses, nous avons tout essayĂ© ! » « Faut dire que les enseignants l’ont vite cataloguĂ© ! » « On en arrive Ă  se demander s’il est fait pour les Ă©tudes... »
Arthur voulait « jouer »
Arthur, 7 ans, Ă©lĂšve de CE1, lors de notre premiĂšre rencontre au cabinet de consultation : « J’arrive pas Ă  apprendre... mon pĂšre dit que j’ai pas de mĂ©moire, j’apprends bien pourtant, mais j’oublie quand je suis en classe... » Il passe un test de mĂ©morisation immĂ©diate et le faible score traduit une mauvaise performance et surtout une non-classification des mots Ă  apprendre. AprĂšs une intervention oĂč nous lui demandons de ne pas apprendre n’importe comment, mais lui proposons d’organiser, de regrouper les mots « en famille », Arthur obtient un score au-dessus de la moyenne attendue « dans son Ă©chantillonnage de population ». Nous lui donnons un autre test, mais cette fois-ci de rĂ©solution de problĂšme : il doit retrouver une figure cachĂ©e parmi d’autres (test proche du GEFT, Guilford Embedded Figure Test, Ă©preuve des figures mĂ©langĂ©es), il regarde Ă  peine les figures et dĂ©clare : « Je ne vois rien, c’est trop dur... » Nous insistons et observons sa maniĂšre de faire : Arthur regarde vaguement le problĂšme, nous dĂ©visage, tourne souvent la tĂȘte vers le bureau et diffĂ©rents objets, ne se concentre pas sur l’énoncĂ© du test. À notre question : « Comment pourrais-tu t’y prendre ?... » nous n’obtenons qu’un : « Mais j’en sais rien, moi ! » L’agitation augmente, nous devons lui demander de rester assis et de nous Ă©couter attentivement... Notre hypothĂšse est qu’il apprĂ©hende tout problĂšme de façon trop globale, il n’analyse pas du tout les donnĂ©es, n’intĂšgre pas toutes les informations... Nous l’aidons Ă  prendre des points de repĂšre, des indices et Ă  retrouver ainsi les figures et ses rĂ©sultats s’amĂ©liorent.
DĂšs qu’il y a du nouveau ou du « difficile », nous nous heurtons au mĂȘme problĂšme, il essaie d’éviter la difficultĂ© en rĂ©pondant n’importe quoi, ou refuse en prĂ©textant qu’il est trop petit ou menace de le dire aux parents et qu’il ne reviendra jamais... « Je croyais qu’on allait faire des jeux... »
Cet exemple signe une forte impulsivitĂ© cognitive et une faible rĂ©sistance aux frustrations avec un refus typique de ce que nous appelons le « conflit cognitif » : en clair, la volontĂ© premiĂšre de l’enfant est d’éviter le dĂ©sĂ©quilibre et le dĂ©plaisir qu’engendre inĂ©vitablement tout savoir nouveau Ă  un moment donnĂ©.
Il était « bon » jusque-là !
RĂ©mi, 12 ans, Ă©lĂšve de 6e : ses parents ont pris rendez-vous aprĂšs un premier bulletin trimestriel particuliĂšrement catastrophique. Les parents introduisent le problĂšme avec un habituel : « Nous sommes d’autant plus surpris qu’il avait de trĂšs bons rĂ©sultats jusqu’ici... C’est vrai qu’on leur demande tant de choses en 6e !... » Lorsqu’il est seul avec nous, RĂ©mi reprend certains thĂšmes « parentaux » favoris : « Il y a trop de profs, on est perdu... et puis le prof d’anglais, il m’a pris en grippe parce que je parle des fois..., de toute façon, l’anglais, je ne vois pas Ă  quoi ça sert, c’est des listes de mots Ă  apprendre par cƓur et j’aime pas ça... Le français c’est pareil, elle nous fait lire des trucs qui ne m’intĂ©ressent pas. Papa le dit souvent, ce serait mieux de lire des romans d’aventure ou de science-fiction comme les sĂ©ries Ă  la tĂ©lĂ©vision... sinon c’est pas marrant et ça sert Ă  rien... » Aux questions concernant la gestion de son temps de travail Ă  la maison, nous obtenons les classiques : « On nous donne tout au dernier moment, il y a trop de travail, on peut pas tout faire... » Une investigation plus sĂ©rieuse nous montre que tout est toujours fait Ă  la derniĂšre minute et que les devoirs annoncĂ©s Ă  l’avance seront rĂ©alisĂ©s eux aussi dans l’urgence, « la veille, comme ça je suis plus concentrĂ© et je me rappelle mieux ce que j’ai appris... » Lorsque nous Ă©voquons le « quotidien », les tĂąches Ă  la maison, l’argent de poche ou les Ă©ventuelles rĂ©compenses, nous avons droit au « ils me donnent de l’argent de temps en temps, mais ça n’a rien Ă  voir avec l’école !... » Nous apprenons qu’il n’y a jamais de rĂ©compenses attribuĂ©es pour tel ou tel rĂ©sultat, mais au contraire des gratifications dĂ©sormais « dues » comme la tĂ©lĂ©vision dĂšs le matin, des sĂ©ances de cinĂ©ma selon le marketing nord-amĂ©ricain, des anniversaires toujours somptueux, mais rien de tout cela n’est liĂ© Ă  la qualitĂ© du travail scolaire. En revanche, comme le soulignent la plupart des enfants, « faut voir comment ils (les parents) crient quand j’ai une mauvaise note ! »... avant d’ajouter pour certains « mais j’y suis habituĂ©, ça finit par passer ! »
Sans proposer un diagnostic clinique prĂ©cis, ce dernier exemple du petit RĂ©mi traduit, Ă  mon avis, une absence de lien scolaritĂ©-rĂ©alitĂ©, donc pas d’objectifs, une gestion du temps dĂ©ficiente et une attribution de ses problĂšmes scolaires aux enseignants et matiĂšres enseignĂ©es. Quant aux attitudes parentales, elles semblent osciller de la permissivitĂ© Ă  la critique verbale sans qu’il y ait cohĂ©rence entre l’attitude de leur enfant et sa propre responsabilitĂ© d’élĂšve. Nous trouvons lĂ  aussi des caractĂ©ristiques de la « non-performance » telles que nous les dĂ©finissons ci-dessous.
Comment évaluer la démotivation scolaire ?
Les critĂšres d’évaluation que nous proposons ne sauraient dĂ©finir un quelconque nouveau « syndrome de la dĂ©motivation scolaire ». Ils n’ont pas besoin de tous exister pour traduire un trait spĂ©cifique de la non-performance. Une seule certitude, si les difficultĂ©s scolaires, les problĂšmes d’apprentissage et de dĂ©motivation ressemblent Ă  ce que nous dĂ©crivons dans le chapitre suivant, vous pouvez faire l’hypothĂšse que votre enfant n’a pas de problĂšme psychologique grave.
Une absence de pathologie
Existe-t-il des troubles ou dysfonctionnements graves en dehors de l’école, des « symptĂŽmes » Ă©loignĂ©s du contexte scolaire ? Le retrait de toute communication avec les parents et la fratrie, des angoisses nocturnes rĂ©pĂ©tĂ©es, le refus d’alimentation, des « moments de coupure » avec la rĂ©alitĂ© sont autant d’indices sĂ©rieux qui mĂ©ritent une intervention spĂ©cialisĂ©e. La pathologie ou un problĂšme psychologique et psychiatrique grave envahissent en gĂ©nĂ©ral tous les domaines de vie de l’enfant : l’école, la vie Ă  la maison, les loisirs, la santĂ©. Notre dĂ©finition n’est aucunement exhaustive, l’essentiel est que vous compreniez qu’une difficultĂ© scolaire est le plus souvent reconnaissable par des caractĂ©ristiques Ă©loignĂ©es d’un trouble de la personnalitĂ© plus profond.
Est-ce grave ?
Non, si nous observons...
De l’énergie quand il s’agit de jouer. Il n’a aucune difficultĂ© pour comprendre un jeu vidĂ©o. Il aime changer frĂ©quemment de loisirs. Il excelle dans ce qu’il aime. Il existe des matiĂšres scolaires oĂč il est « motivĂ© ». Il est sociable, a des copains. Il a bon appĂ©tit (mĂȘme s’il est difficile). Il dort normalement.
Un peu plus si nous remarquons...
Une grande lĂ©thargie dans ses loisirs ou centres d’intĂ©rĂȘt. Il peine pour apprendre tout ce qui est nouveau. Il reste en retrait de toute activitĂ©. Il ne s’investit dans rien. Les mauvais rĂ©su...

Table des matiĂšres

  1. Couverture
  2. Titre
  3. « Guide pour s’aider soi-mĂȘme »
  4. Copyright
  5. Introduction
  6. 1 - Votre enfant est-il démotivé ?
  7. 2 - Pourquoi votre enfant a des difficultés scolaires
  8. 3 - Dédramatiser
  9. 4 - Mieux connaĂźtre votre enfant
  10. 5 - Ce que la démotivation de votre enfant a de particulier
  11. 6 - Comment réagir face à la démotivation de votre enfant
  12. 7 - Des projets, des objectifs, des rĂȘves pour ĂȘtre motivĂ©
  13. 8 - Comment votre enfant peut apprendre à gérer son temps
  14. 9 - L’élĂšve anxieux
  15. 10 - L’élĂšve qui se dĂ©valorise
  16. 11 - L’enfant intolĂ©rant aux frustrations
  17. 12 - Non-performance scolaire et autres attitudes...
  18. 13 - Si c’est plus sĂ©rieux...
  19. Conclusion
  20. Bibliographie
  21. Adresses utiles
  22. Remerciements
  23. Du mĂȘme auteur chez Odile Jacob

Foire aux questions

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