
- 272 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
Les Recettes scientifiques de la longévité heureuse
À propos de ce livre
« Vous vous demandez peut-être pourquoi un chirurgien s'intéresse à la prévention. À cela, il y a trois raisons. La première est que je voulais savoir pour moi-même ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire, ce que les données scientifiques montrent pour vivre plus longtemps et surtout en meilleure santé. La deuxième est que cette connaissance est souvent fragmentaire, et qu'il est essentiel pour mettre en pratique les recommandations de pouvoir en avoir une vision globale et complète. Enfin, la troisième raison est que, ayant acquis cette connaissance, j'ai voulu dans ce livre faire partager toute mon expérience. Je crois vraiment qu'il est possible de prévenir les maladies liées au vieillissement en changeant tout simplement quelques habitudes de vie. » Dr É. P. Le docteur Édouard Pélissier est chirurgien en cancérologie, membre de l'Académie des sciences de New York et auteur d'une centaine de publications dans des revues médicales nationales ou internationales. Il a écrit La brioche tue plus que le cholestérol et La Vérité sur les sucres et les édulcorants.
Foire aux questions
Oui, vous pouvez résilier à tout moment à partir de l'onglet Abonnement dans les paramètres de votre compte sur le site Web de Perlego. Votre abonnement restera actif jusqu'à la fin de votre période de facturation actuelle. Découvrez comment résilier votre abonnement.
Non, les livres ne peuvent pas être téléchargés sous forme de fichiers externes, tels que des PDF, pour être utilisés en dehors de Perlego. Cependant, vous pouvez télécharger des livres dans l'application Perlego pour les lire hors ligne sur votre téléphone portable ou votre tablette. Découvrez-en plus ici.
Perlego propose deux abonnements : Essentiel et Complet
- Essentiel est idéal pour les étudiants et les professionnels qui aiment explorer un large éventail de sujets. Accédez à la bibliothèque Essentiel comprenant plus de 800 000 titres de référence et best-sellers dans les domaines du commerce, du développement personnel et des sciences humaines. Il comprend un temps de lecture illimité et la voix standard de la fonction Écouter.
- Complet est parfait pour les étudiants avancés et les chercheurs qui ont besoin d'un accès complet et illimité. Accédez à plus de 1,4 million de livres sur des centaines de sujets, y compris des titres académiques et spécialisés. L'abonnement Complet comprend également des fonctionnalités avancées telles que la fonction Écouter Premium et l'Assistant de recherche.
Nous sommes un service d'abonnement à des ouvrages universitaires en ligne, où vous pouvez accéder à toute une bibliothèque pour un prix inférieur à celui d'un seul livre par mois. Avec plus d'un million de livres sur plus de 1 000 sujets, nous avons ce qu'il vous faut ! Découvrez-en plus ici.
Recherchez le symbole Écouter sur votre prochain livre pour voir si vous pouvez l'écouter. L'outil Écouter lit le texte à haute voix pour vous, en surlignant le passage qui est en cours de lecture. Vous pouvez le mettre sur pause, l'accélérer ou le ralentir. Découvrez-en plus ici.
Oui ! Vous pouvez utiliser l'application Perlego sur les appareils iOS ou Android pour lire à tout moment, n'importe où, même hors ligne. Parfait pour les trajets quotidiens ou lorsque vous êtes en déplacement.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Oui, vous pouvez accéder à Les Recettes scientifiques de la longévité heureuse par Édouard Pélissier en format PDF et/ou ePUB. Nous disposons de plus d'un million d'ouvrages à découvrir dans notre catalogue.
Informations
Éditeur
Odile JacobAnnée
2015Imprimer l'ISBN
9782738133410ISBN de l'eBook
9782738164711CHAPITRE 1
Comment on vieillit
Le vieillissement correspond à la dégradation des êtres comme des choses avec le temps qui passe. Tout vieillit, le vivant comme l’inerte, l’homme comme la statue dans le jardin public. Cependant, le vivant vieillit infiniment plus vite que l’inerte. La femme qui a inspiré le sculpteur de la Vénus de Milo est morte depuis plus de vingt siècles, alors que la statue de marbre resplendit encore de sa beauté et continuera ainsi pendant encore des siècles si elle n’est pas brisée lors d’une guerre ou d’un séisme. C’est que la vie, qui est la résultante d’un bouillonnement permanent de myriades de réactions biochimiques, porte en elle, de par sa nature dynamique, sa fragilité.
En effet, le vivant est constitué des mêmes éléments basiques que l’inerte, mais dans le vivant ces éléments sont assemblés au sein de molécules plus complexes, sous forme de gènes, d’hormones, d’enzymes et autres, qui interagissent en permanence par des myriades de réactions biochimiques qui font que le vivant est vivant. C’est tellement plus complexe que ce qui se passe dans un bloc de marbre que cela peut se dérégler facilement à tout moment, parfois brutalement, et que de toute façon cela finit toujours par cesser de fonctionner un jour.
Le vieillissement est inéluctable, nous ne pouvons pas y échapper. Cependant, comme la même statue protégée dans un musée vieillit moins vite que si elle était exposée dans un jardin public aux intempéries, à la pollution chimique et aux fientes des oiseaux, nous pouvons moduler la façon dont nous vieillissons, en ralentir le processus et faire en sorte de mieux préserver nos facultés. De notre mode de vie et de nos comportements dépend que nous puissions vieillir plus ou moins lentement et plus ou moins bien. Le vieillissement de l’organisme correspond au déclin progressif des fonctions cellulaires, par l’accumulation avec l’âge des effets de divers événements délétères dans les cellules et les tissus, qui entraînent une augmentation du risque de maladie et de mort. Il existe plusieurs théories pour expliquer les mécanismes du vieillissement. Aucune ne saurait tout expliquer à elle seule et toutes sont parties prenantes dans ce processus complexe.
Les télomères qui raccourcissent
Les télomères sont des sortes de capuchons qui protègent les extrémités des chromosomes. Ces capuchons protecteurs perdent de la substance à chaque division cellulaire, de sorte qu’au bout d’un certain nombre de divisions les chromosomes ont perdu une partie de leur substance et partant de leurs propriétés. Les télomères peuvent être réparés par une enzyme – la télomérase –, mais celle-ci n’est pas présente dans toutes les cellules, de sorte que les télomères raccourcissent et voient leurs capacités diminuer à mesure que le temps passe et que les divisions se répètent.
On vend actuellement des produits censés allonger les télomères et l’espérance de vie. Dans une émission télévisée, Elizabeth Blackburn, prix Nobel en 2009 pour ses travaux sur la télomérase, a formellement démenti que l’efficacité de ces produits ait été établie scientifiquement et elle a même mis en garde contre des risques potentiels de complications à long terme, notamment de cancer. Il n’y a en réalité pas de miracle à attendre de ce côté pour le moment !
En revanche, nous verrons plus loin que certains types d’alimentation ou certaines disciplines mentales ont fait la preuve de leur effet favorable sur la longueur des télomères.
Les cellules qui s’encrassent
La théorie de l’encrassement est basée sur une propriété des cellules dénommée autophagie. C’est une sorte de mécanisme d’autonettoyage, qui permet d’éliminer les déchets de la cellule. L’autophagie est gérée par deux types d’organelles situées dans le cytoplasme de la cellule, les phagosomes, qui enveloppent les déchets comme on les mettrait dans un sac plastique, et les lysosomes, qui englobent le tout et le détruisent comme le ferait une usine d’incinération. Puis les résidus sont recyclés, un peu comme nous recyclons nos déchets ménagers. Avec le temps la capacité de nettoyage de la cellule diminue, les déchets s’accumulent et la cellule est en quelque sorte « encrassée ».
Les molécules qui rouillent
La théorie des radicaux libres occupe actuellement une place prépondérante. Les radicaux libres sont des sortes de gnomes malfaisants qui, n’ayant qu’un électron célibataire sur leur orbite périphérique, ne vivent que pour en arracher un autre à la première molécule qui croise leur chemin, afin d’apparier leur électron célibataire. La molécule qui perd ainsi un électron est oxydée. Nous vivons dans un univers empli de ces mauvais génies, qui proviennent des radiations ionisantes, des ultraviolets, de la pollution, des microbes de toutes sortes qu’il nous arrive de croiser et aussi du tabac, de l’alcool et des drogues.
S’ajoutent à ces génies malfaisants qui nous entourent ceux que nous produisons nous-mêmes en respirant l’oxygène dont notre métabolisme aérobie ne peut se passer, car nous « brûlons » de l’oxygène comme une chandelle ou un moteur à explosion. En fin de chaîne, la plus grande partie de cet oxygène participe à la formation d’eau et de gaz carbonique et une petite partie donne naissance à des sous-produits dotés de pouvoir oxydant. Ces espèces réactives de l’oxygène ou ROS (reactive oxygen species) nous font rouiller comme de vulgaires boîtes de conserve. Les radicaux oxydants provoquent des déformations des protéines, qui dégradent leurs fonctions.
Les antioxydants
Nous ne sommes pas sans défense contre l’oxydation. Nous avons des alliés, des lutins bienfaisants. Certains sont en nous, ce sont des enzymes spécialisées antioxydantes. D’autres, infiniment plus nombreux, nous entourent dans le monde où nous vivons. Ils se tiennent surtout dans les plantes, les fruits, les légumes, les herbes et les graines. Certains sont connus de tout le monde, comme les vitamines C et E, le bêta-carotène ou le sélénium, mais les plus nombreux sont moins connus du public. Ce sont les polyphénols des plantes ; il y en a des milliers dans le monde végétal. Ils ont été élaborés au cours de l’évolution par les végétaux pour assurer leur propre défense, car ne pouvant se déplacer ils doivent affronter les agressions par eux-mêmes, sur place, sans pouvoir s’abriter des radiations, de la chaleur ou des parasites. Nous pouvons nous assurer les bons services de ces lutins en mangeant des légumes, des fruits, des graines, des herbes et des épices.
Le dommage provoqué par l’oxydation au niveau des cellules est limité, tant que nos ressources propres et celles que nous apporte une alimentation saine compensent les phénomènes d’oxydation, tant qu’il y a équilibre entre réduction et oxydation. En revanche, s’il advient qu’il y ait plus de gnomes malfaisants que de bons lutins, si la balance penche en faveur de l’oxydation du fait d’une alimentation trop riche en graisses ou en sucres, de l’alcool ou du tabac, d’un stress soutenu ou de la pollution, les défenses antioxydantes de l’organisme peuvent être dépassées. Alors on rouille plus vite et le vieillissement s’accélère, avec sa cohorte de maladies.
La braise qui couve sous la cendre
On attribue aussi actuellement un rôle important à l’inflammation chronique dans le vieillissement et la genèse des maladies qui l’accompagnent. Qu’est-ce que cette inflammation ? C’est en quelque sorte le dérèglement d’un mécanisme qui est à l’origine un mécanisme de protection.
En effet, alors que l’inflammation aiguë – la rougeur, la chaleur et l’enflure autour d’une écharde par exemple – est un moyen de défense contre les agressions, un état d’inflammation chronique à bas bruit peut s’installer et perdurer de façon diffuse dans tout l’organisme en réaction à tout type d’agression durable, comme une infection chronique, mais aussi le tabac, l’alcool, la pollution ou une alimentation trop riche en graisses ou en sucres, ou encore le stress. Dans ces cas, il n’y a pas de microbes à combattre, mais les globules blancs chargés de nous défendre font leur boulot, qui est de sécréter des molécules inflammatoires normalement destinées à combattre les microbes, et qui exercent aussi leurs effets délétères sur nos propres cellules.
La graisse du ventre, celle qui entoure les viscères abdominaux, celle qui est responsable de la « brioche », produit des substances inflammatoires en abondance et le seul fait d’avoir de la brioche entretient un état d’inflammation chronique*1. C’est pourquoi le contrôle du poids est un élément essentiel de la bonne santé. Si on est trop gros et qu’en plus on fume et on boit, on atteint des sommets dans l’inflammation.
Ainsi, plusieurs études ont montré que l’inflammation systémique est impliquée dans les maladies chroniques liées à l’âge, telles que l’athérosclérose, le diabète, les maladies de Parkinson et d’Alzheimer, l’ostéoporose, l’arthrose, la cataracte, certains cancers, la fatigue chronique et même la dépression. Le seul fait de prendre de l’âge s’accompagne d’un état d’inflammation systémique. Le lien est tellement important qu’il a été individualisé sous le terme anglais inflammaging, qui résume tout en un mot.
Chacun de ces mécanismes intervient pour une part dans le vieillissement des cellules. Ils sont plus ou moins interdépendants et le mécanisme global est infiniment plus complexe et nécessitera encore de nombreuses recherches pour livrer tous ses secrets. Cependant, de ce que nous savons aujourd’hui nous pouvons conclure que le meilleur moyen de ralentir le vieillissement est de protéger nos télomères, de réduire le stress oxydant, l’encrassage de nos cellules et l’inflammation qui est intimement liée au stress oxydant. On sait comment le faire et c’est ce que nous allons voir dans les chapitres suivants.
Les mesures qui ont fait leurs preuves – au sens scientifique du terme – sont des mesures simples, qui concernent certes l’alimentation, mais pas seulement, et qui peuvent être appliquées dès maintenant, sans attendre la congélation. Ce sont surtout des mesures naturelles, à l’opposé des régimes et compléments alimentaires de toutes sortes, qui eux ne font du bien qu’au portefeuille de leurs promoteurs et qui s’avèrent souvent être plus nuisibles que bénéfiques.
CHAPITRE 2
Renoncer à fumer
Débarrassons-nous d’abord de ce qui est le moins glamour : les interdictions. Il sera plus gratifiant de voir ensuite, dans de nombreux chapitres, tout ce que l’on peut faire pour vieillir mieux.
Fumer du tabac
La fumée contient des radicaux libres qui oxydent les cellules, des substances irritantes qui provoquent l’inflammation chronique et des substances cancérogènes qui agressent directement les voies respiratoires et digestives, qui passent dans le sang et atteignent tous les organes, les vaisseaux, les glandes et les reins. Tout le monde sait que le tabac est dangereux pour la santé, on le répète assez sur tous les tons et tous les jours, ce qui n’empêche pas qu’une grande partie de la population fume. C’est que le tabac est une drogue comme une autre et qu’à partir du moment où l’on a commencé à fumer, souvent pour faire comme les autres ou pour se donner une contenance à l’adolescence, la nicotine rend dépendant et la cessation est très difficile.
La fumée de cigarette contient plus de 7 000 substances chimiques, dont plus de 60 ont un potentiel cancérogène. Chaque bouffée de cigarette provoque une nouvelle dégradation de l’ADN de nos cellules et l’addition de ces dégradations donnera un jour naissance à un cancer qui n’aura plus qu’à se développer à son aise.
Un fumeur sur deux sera tué par une maladie provoquée par le tabac, notamment infarctus, accident vasculaire cérébral ou cancer, qu’il aurait pu éviter d’avoir en ne fumant pas. Le tabagisme est donc la première cause de mort évitable, en insistant sur « évitable ». C’est la pollution la plus importante que nous nous infligeons à nous-mêmes et que nous pourrions éviter. Chaque année, plus de 400 000 Américains et 500 000 Européens sont tués par le tabac, ce qui représente pour la Communauté européenne une charge financière estimée à 100 à 130 milliards d’euros. Arrêter de fumer est impératif si l’on veut échapper à cet holocauste, car il n’est jamais trop tard pour bien faire : cesser de fumer fait gagner dix ans de vie supplémentaires. Voilà donc un premier moyen de gagner des années de vie et de vie en bonne santé !
En effet, fumer expose au cancer du poumon, de la gorge, du sein, du pancréas, de la vessie et du côlon. L’inflammation des voies respiratoires provoque la bronchopneumopathie chronique obstructive, cause d’un essoufflement au moindre effort, d’un affaiblissement général très invalidant, et bien plus fréquente qu’on ne pense. Le risque d’infarctus du myocarde est multiplié par trois à cinq et l’artérite des membres inférieurs est multipliée par neuf pour quinze cigarettes par jour. Les fumeurs qui auront échappé à l’infarctus ou au cancer risquent ainsi de finir leurs jours amputés des jambes, après avoir subi plusieurs interventions de revascularisation. L’atteinte des vaisseaux cervicaux expose à l’accident vasculaire cérébral avec ses séquelles pouvant aller jusqu’à la chaise roulante. Sans oublier la cataracte ou la DMLA qui rend aveugle, l’impuissance masculine qui frappe les gros fumeurs jeunes, les rides et le teint gris, la parodontite et les dents qui se déchaussent, la mauvaise haleine et la toux matinale graillonnante.
Les femmes, étant plus sensibles aux effets du tabac, ont un risque encore plus grand que leurs homologues mascul...
Table des matières
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Préface
- Introduction - Mieux vaut prévenir que guérir
- Chapitre 1 - Comment on vieillit
- Chapitre 2 - Renoncer à fumer
- Chapitre 3 - Maîtriser son poids
- Chapitre 4 - Manger sain
- Chapitre 5 - Les compléments avec discernement
- Chapitre 6 - La peau, les os et le soleil
- Chapitre 7 - Boire sain
- Chapitre 8 - Bouger
- Chapitre 9 - Maîtriser le stress
- Chapitre 10 - Bien dormir
- Chapitre 11 - Cultiver le bonheur
- Chapitre 12 - Aimer
- Chapitre 13 - Les hormones
- Annexe - Les douze recommandations
- Table
- Du même auteur chez odile jacob