
- 272 pages
- French
- ePUB (adaptée aux mobiles)
- Disponible sur iOS et Android
eBook - ePub
La République des irresponsables
À propos de ce livre
La responsabilité est le fondement même de notre République. Pourtant, notre société comme notre droit encouragent l'irresponsabilité du plus grand nombre et surresponsabilisent les plus actifs : entrepreneurs, présidents d'associations, maires, bénévoles… Michèle Alliot-Marie propose une analyse percutante des multiples aspects de la perte du sens de la responsabilité dans tous les domaines: la famille, l'école, la citoyenneté, la délinquance, le monde du travail, la politique, la fonction publique, la justice, les médias. Elle démonte les mécanismes qui, à travers trop de lois, trop de règlements et trop de mises en accusation, découragent les initiatives de tous, et notamment des jeunes. Au lieu de multiplier les protections illusoires, c'est donc un nouveau sens de la responsabilité qu'il nous faut réinventer. La vraie démocratie, la réussite et peut-être la survie de notre pays sont à ce prix. Michèle Alliot-Marie, docteur en droit et en sciences politiques est maître de conférences à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Elle a été secrétaire d'État chargée de l'enseignement auprès du ministre de l'Éducation nationale de 1986 à 1988, et ministre de la Jeunesse et des Sports de 1993 à 1995. Membre du bureau politique du RPR, elle est député-maire de Saint-Jean-de-Luz et Premier vice-président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Elle préside la Fondation du Bénévolat.
Foire aux questions
Oui, vous pouvez résilier à tout moment à partir de l'onglet Abonnement dans les paramètres de votre compte sur le site Web de Perlego. Votre abonnement restera actif jusqu'à la fin de votre période de facturation actuelle. Découvrez comment résilier votre abonnement.
Non, les livres ne peuvent pas être téléchargés sous forme de fichiers externes, tels que des PDF, pour être utilisés en dehors de Perlego. Cependant, vous pouvez télécharger des livres dans l'application Perlego pour les lire hors ligne sur votre téléphone portable ou votre tablette. Découvrez-en plus ici.
Perlego propose deux abonnements : Essentiel et Complet
- Essentiel est idéal pour les étudiants et les professionnels qui aiment explorer un large éventail de sujets. Accédez à la bibliothèque Essentiel comprenant plus de 800 000 titres de référence et best-sellers dans les domaines du commerce, du développement personnel et des sciences humaines. Il comprend un temps de lecture illimité et la voix standard de la fonction Écouter.
- Complet est parfait pour les étudiants avancés et les chercheurs qui ont besoin d'un accès complet et illimité. Accédez à plus de 1,4 million de livres sur des centaines de sujets, y compris des titres académiques et spécialisés. L'abonnement Complet comprend également des fonctionnalités avancées telles que la fonction Écouter Premium et l'Assistant de recherche.
Nous sommes un service d'abonnement à des ouvrages universitaires en ligne, où vous pouvez accéder à toute une bibliothèque pour un prix inférieur à celui d'un seul livre par mois. Avec plus d'un million de livres sur plus de 1 000 sujets, nous avons ce qu'il vous faut ! Découvrez-en plus ici.
Recherchez le symbole Écouter sur votre prochain livre pour voir si vous pouvez l'écouter. L'outil Écouter lit le texte à haute voix pour vous, en surlignant le passage qui est en cours de lecture. Vous pouvez le mettre sur pause, l'accélérer ou le ralentir. Découvrez-en plus ici.
Oui ! Vous pouvez utiliser l'application Perlego sur les appareils iOS ou Android pour lire à tout moment, n'importe où, même hors ligne. Parfait pour les trajets quotidiens ou lorsque vous êtes en déplacement.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Veuillez noter que nous ne pouvons pas prendre en charge les appareils fonctionnant sur iOS 13 et Android 7 ou versions antérieures. En savoir plus sur l'utilisation de l'application.
Oui, vous pouvez accéder à La République des irresponsables par Michèle Alliot-Marie en format PDF et/ou ePUB ainsi qu'à d'autres livres populaires dans Politique et relations internationales et Politique. Nous disposons de plus d'un million d'ouvrages à découvrir dans notre catalogue.
Informations
PREMIÈRE PARTIE
LA FUITE DE LA RESPONSABILITÉ
CHAPITRE PREMIER
Le citoyen
Un jeune enfant laissé seul par ses parents dans un appartement avec des allumettes à portée de main s’amuse avec et met le feu. Un automobiliste accidenté sur le bord d’une route voit passer des dizaines de voitures qui ne s’arrêtent pas pour lui porter secours. Les Français s’insurgent contre la progression du Front national aux élections, mais 50 % d’entre eux ne se déplacent pas pour exprimer un choix différent. Certains ne se préoccupent même pas de leur inscription sur les listes électorales. Voici quelques exemples hélas fréquents qui illustrent les conséquences de l’absence de sens des responsabilités de bien des Français. C’est donc dans toutes les manifestations quotidiennes de sa vie sociale que le citoyen renonce souvent à assumer sa responsabilité, comme parent, comme voisin, comme témoin, comme électeur.
Les parents : démissionnaires et pas aidés
74 % des Français estiment que, par rapport aux quelques années passées, les parents assument de moins en moins leurs obligations et leurs responsabilités à l’égard de leurs enfants1 .
58 % dénoncent les insuffisances du rôle éducatif des familles dans la transmission des repères moraux et sociaux, au premier titre desquels l’honnêteté, le respect des autres, le goût de l’effort, bref, les principales composantes d’un apprentissage de la responsabilité. Yves Sihrener, responsable du groupe académique de soutien et de prévention pour les adolescents à risques au rectorat de Lille, en constate les effets sur les jeunes qui commencent leur scolarité : « Une des réalités de l’école d’aujourd’hui est l’arrivée de nombreux enfants sans éducation, sans savoir-vivre, ne connaissant ni contraintes ni limites2 . » Le renoncement à l’exercice de leurs prérogatives par les parents a pris une ampleur nouvelle au cours de la dernière décennie dans les quartiers dits difficiles. Il est loin d’être inexistant dans les autres.
Cette critique est aussi dans sa généralisation une injustice car, peu ou prou, de nombreuses familles – une majorité ? – essaient encore d’assumer leurs fonctions en la matière. Elles le font cependant avec difficulté car leurs propres repères sont soumis aux interrogations ou mises en cause de la société tout entière.
N’ignorons pas, d’abord, les cas fréquents où le problème de l’absence familiale se pose.
Les raisons de l’inexistence d’une autorité familiale capable d’enseigner les règles et d’en appliquer les sanctions sont diverses. Certaines tiennent à des perturbations profondes et à des décalages de valeurs de familles déracinées ou marginalisées par le chômage, l’illettrisme, la toxicomanie ou l’alcoolisme. D’autres relèvent des surenchères dans le laxisme de la part d’adultes bien intégrés socialement. Les uns, conjugalement séparés, cherchent chacun à s’attirer les bonnes grâces de l’enfant puis de l’adolescent en rejetant toute idée de sanction et en comptant sur l’autre pour apprendre au jeune le sens des responsabilités. Bien des couples, dont aujourd’hui les deux acteurs travaillent toute la journée, dévorés par leurs activités professionnelles et leurs accessoires, transports quotidiens, voyages et surmenage, marquent leur lassitude en laissant faire. Ils s’en remettent à d’autres pour assumer leur tâche éducative. Le problème est de savoir qui, aujourd’hui, peut remplir cette mission.
On ne saurait passer sous silence, dans cette analyse, l’évolution de la structure familiale elle-même. Elle a, peu à peu, écarté les ascendants autres que directs. Or, longtemps, les grands-parents présents au foyer de leurs enfants ont joué dans notre société un rôle essentiel de transmission des valeurs, des références et du sens de la responsabilité aux petits-enfants. Leur disponibilité, la proximité moins conflictuelle lorsqu’elle saute une génération, leur connaissance des rapports sociaux ancrée dans leur expérience passée leur permettaient – et leur permettent lorsque la cohabitation de plusieurs générations sous le même toit existe encore – de participer activement à la formation des plus jeunes. Aujourd’hui, cependant, les maisons de retraite ont souvent remplacé la famille, et les grands-parents sont rarement là pour transmettre leur expérience.
Même lorsque les parents veulent assumer leur responsabilité parentale et leur fonction éducative, les obstacles ne manquent pas, au premier rang desquels la crise de l’autorité. Ce phénomène a pris une ampleur telle dans notre société que l’hebdomadaire Le Point en a fait sa couverture.
Existe-t-il encore une capacité, une légitimité pourrait-on presque dire, des éducateurs – parents et maîtres – à imposer des règles, des valeurs ? « Il est interdit d’interdire », lisions-nous sur les murs de la Sorbonne ou de l’Odéon en mai 1968. Si nombre des idées de l’époque se sont effacées dans les brumes post ou pseudo-révolutionnaires, le slogan a pris moins de rides que ses auteurs aux yeux des adolescents d’aujourd’hui, soucieux de leur autonomie à l’égard de leurs géniteurs, de leurs professeurs ou de tout autre censeur institutionnel. Certains « maîtres à penser » n’affirment-ils pas depuis 1968 un individualisme absolu, un hédonisme et un narcissisme qui récusent toutes les questions morales traditionnelles et les normes extérieures au nom d’une seule exigence, l’expression de sa propre personnalité, l’épanouissement de soi ? Dès lors, la responsabilité individuelle ne peut plus se référer qu’aux normes et aux valeurs que chacun se fixe ou accepte !
Cela ne signifie pas que les adolescents rejettent toute forme ou source d’autorité. C’est l’âge, au contraire, des adhésions enthousiastes aux règles fixées par quelque gourou sportif, musical, médiatique ou hélas, parfois, « sectaire ». Pourquoi pas à celles véhiculées par leur père et leur mère ? Les quinze-vingt-quatre ans ne sont pas les derniers à taper sur les doigts des parents en déroute, notent les auteurs d’une étude sur les rapports parents-enfants. Pour autant, chacun connaît la difficulté de la communication entre les adolescents et leurs géniteurs.
Pour des parents, transmettre leurs principes et règles de vie n’est possible que si ceux-ci sont acceptés du fait d’une autorité naturelle. Cette dernière résulte d’un don de communication autant que des articles du code de la famille, et surtout d’une réelle volonté d’assumer les responsabilités parentales.
La difficulté de l’éducation familiale est d’autant plus grande que les autres sources qui prétendent émettre des normes ou des références contribuant à l’apprentissage de la vie en société et de la responsabilité – Église, école, médias – peinent aussi à assumer ce rôle, ou ne s’estiment pas en charge de cette mission.
L’Église
Même si les Français restent attachés aux célébrations religieuses des grandes étapes de la vie, de la naissance à la mort, à travers le baptême (425 000 baptêmes environ, pour un peu plus de 725 000 naissances en 1995), le mariage (un sur deux fait l’objet d’une célébration religieuse) ou l’enterrement (70 %), la place et le rôle de l’Église catholique ont considérablement régressé dans la formation des jeunes et dans l’édiction des normes de vie. Peut-elle encore jouer un rôle dans l’apprentissage de la responsabilité ?
L’enseignement catholique est devenu très minoritaire en France, sauf dans quelques bastions traditionnels. À Paris, il scolarise à peine plus de 68 000 élèves à travers 90 écoles et 110 lycées et collèges. En vingt ans, il a perdu près de 23 000 élèves dans ses fiefs traditionnels de la rive gauche et des 8e, 16e et 17e arrondissements. Ce sont d’ailleurs autant les méthodes pédagogiques que la transmission des valeurs chrétiennes qui motivent aujourd’hui ce choix des parents.
Dans toutes les régions, marginalisés par la semaine de quatre jours, les horaires du « cathé » s’effacent devant ceux des loisirs ou des sports. Ils ne doivent souvent leur survie qu’à la volonté familiale d’organiser les festivités de la première communion.
En dehors même de sa place dans l’éducation, l’Église a perdu de son influence dans l’ensemble de la vie sociale. La pratique dominicale n’est suivie que par des publics restreints. Si un certain renouveau de la présence à la messe semble perceptible, il est rendu difficile à ceux-là mêmes qui voudraient le perpétuer du fait de la diminution des religieux, due au ralentissement des ordinations. Les 32 000 paroisses sont servies par 29 000 prêtres aujourd’hui, contre plus de 50 000 au début des années 1970. Le chiffre des ordinations, malgré une certaine reprise, ne dépasse guère 130 dans les années fastes. Cette diminution n’est pas, bien entendu, sans conséquences.
Au-delà des limites quantitatives ainsi mises au rôle formateur de l’Église, c’est aussi la question de la réceptivité de son message qui est posée. La morale catholique repose en grande partie sur l’idée de la corrélation entre liberté et responsabilité individuelle avec comme concepts corollaires l’altruisme, le dépassement de soi, la résistance à l’égoïsme. Elle est en ce sens une base essentielle de l’apprentissage de la responsabilité. Toutefois, certaines positions très strictes et invariables du Vatican sur la contraception par exemple, en décalage avec la pensée majoritaire courante des catholiques, semblent entraîner un affaiblissement de son autorité. Celui-ci se manifeste non seulement par la transgression de ces prescriptions – que moins de 8 % des catholiques respectent (ce qui ne serait pas nouveau si l’on considère le peu d’effets des condamnations par le clergé de la dépravation des mœurs à de nombreuses époques) –, mais aussi, bien que de façon plus diffuse, par l’ignorance volontaire de l’ensemble des règles morales véhiculées par l’Église. Un sondage IPSOS-Le Point de 1996 montrait que plus de deux tiers des Français ne s’estiment pas tenus d’observer les prescriptions morales de l’Église. Cette dernière subit l’image passéiste de ses positions sur le contrôle des naissances.
Au total, si elle joue encore auprès d’un petit nombre de personnes un rôle dans l’apprentissage des valeurs et de la responsabilité, à travers les écoles confessionnelles et les sermons dominicaux, l’Église catholique n’exerce plus, à ce niveau, d’influence sur l’ensemble de la société.
Elle est de plus concurrencée sur ce terrain par d’autres religions pratiquées sur le territoire national. C’est en particulier le cas de l’islam dont le poids s’accroît avec la présence de populations originaires d’Afrique du Nord. Il représente aujourd’hui la deuxième religion en France, et constitue pour de nombreux jeunes issus de l’immigration une façon de revendiquer leurs origines et leur identité. De même, on assiste depuis quelques années à une expansion non négligeable du bouddhisme liée à l’immigration vietnamienne ou chinoise, elle-même relayée par des Occidentaux à la recherche d’une spiritualité moins contraignante. Or ces religions véhiculent des valeurs et des notions de la responsabilité différentes entre elles, et très différentes de celles du christianisme.
Face à cet affaiblissement de la famille et de l’Église dans l’apprentissage des devoirs corrélatifs aux droits, l’école constitue-t-elle un point d’ancrage solide ?
L’école désorientée
L’école demeure le lieu universel de la formation. Tous les enfants passent à travers ses mains. Elle a été un creuset de la République et de ses valeurs, dont la responsabilité individuelle. Aujourd’hui, elle est accusée de ne plus remplir ce rôle formateur.
N’est-ce pas dès l’école que les jeunes sont imprégnés du réflexe d’irresponsabilité ? Nombre d’enseignants – persuadés du traumatisme que pourraient subir ces chers petits si une vraie et immédiate sanction suivait la faute, si une notation manifestait la séparation du meilleur et du moins bon, si un redoublement hiérarchisait les conséquences d’un mauvais travail – ont atténué, voire annihilé le lien entre l’action ou l’attitude des élèves et leurs conséquences. Les maîtres qui s’essaient à appliquer de telles références le font au risque d’encourir les menaces parentales et les foudres de l’inspection académique. N’évoquons même pas les leçons de morale qui ouvraient toute journée de classe il y a une quarantaine d’années, et qui apprenaient aux plus jeunes leurs devoirs à l’égard des autres et de la société ! Elles furent, depuis les années 1960, remisées au rang des accessoires ringards par les syndicats enseignants, avant d’être ressorties ces derniers mois, par un ministre socialiste lui-même professeur, apparemment sans trop de protestations : conscience des effets dévastateurs de l’absence de repères chez les élèves, ou idée qu’il s’agit d’une pétition de principe démagogique, mais qui restera sans suite ? Quant à valoriser l’effort, le dépassement de soi…
Ce n’est pas pour rien que l’école apparaît dans les enquêtes d’opinion, certes, comme le lieu où s’inscrivent les espoirs de promotion, mais aussi comme une institution préparant mal les élèves à la maîtrise de leur avenir. Les enseignants transmettent des connaissances ou des techniques. Ils n’initient pas au fonctionnement de la société et du monde du travail.
Combien de jeunes se retrouvent confrontés à la vie professionnelle sans avoir été préparés ni à la compétition ni au simple apprentissage des responsabilités ?
Peut-on, dès lors, s’étonner de voir dans notre pays si peu de membres de chaque génération se lancer dans l’exercice individuel de la responsabilité et de l’initiative que représente la création d’une entreprise, ou plus simplement celle de son propre emploi indépendant ? Les autres cherchent avant tout la sécurité. À ceux-là, l’Administration, qu’elle soit nationale ou locale, offre à tous les niveaux le réconfort d’une protection sans risque de jugement sur le travail accompli et sans responsabilité grâce à l’anonymat de la décision. Près d’un Français sur deux est un agent de la puissance publique et travaille pour l’État, une collectivité locale ou une entreprise publique !
Cette mise en cause de l’école dans son rôle d’apprentissage des droits et des devoirs ne doit cependant pas être généralisée, sauf à se révéler, à mon sens, souvent et largement injuste : souvent parce que nombre de maîtres, dans les dizaines de milliers d’écoles qui parsèment le territoire national, accueillent et accompagnent les élèves sur la voie de la meilleure insertion possible, et qu’ils y parviennent. Il est vrai que leur tâche est plus facile dans les villages où l’ensemble des liens sociaux et familiaux conserve encore des références stables. Largement injuste aussi, parce que, même là où leur mission est plus difficile du fait de la destruction du tissu social, nombreux sont les enseignants qui donnent le maximum d’eux-mêmes. Certains parviennent à des résultats inespérés non seulement chez leurs élèves, mais même à l’égard des familles de ces derniers qu’ils réussissent à « responsabiliser » ensemble ! J’en ai vu des exemples remarquables en Seine-Saint-Denis ou dans les quartiers difficiles de communes de la grande couronne parisienne. De même, il convient de noter que l’école maternelle et primaire est à l’abri des reproches ainsi faits à l’institution scolaire. On lui reconnaît en la matière une efficacité certaine, alors que cette dernière est surtout déniée au collège et dans une moindre mesure au lycée.
Surtout, il faut reconnaî...
Table des matières
- Couverture
- Titre
- Copyright
- Dédicace
- Sommaire
- Introduction
- PREMIÈRE PARTIE - La fuite de la responsabilité
- DEUXIÈME PARTIE - La pénalisation de l’initiative et de la bonne gestion
- TROISIÈME PARTIE - Un rééquilibrage possible ?
- Conclusion
- Notes
- Bibliographie