Méditez avec nous
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21 méditants experts vous conseillent et vous guident

  1. 432 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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21 méditants experts vous conseillent et vous guident

À propos de ce livre

Méditez avec Christophe André, Guido Bondolfi, Jacques Castermane, Gaëtan Cousin, Patricia Dobkin, Christian Gay, Patrice Gourrier, Sébastien Henry, Corinne Isnard Bagnis, Alexandre Jollien, Jean-Philippe Lachaux, Michel Le Van Quyen, Yasmine Liénard, Edel Maex, Christophe Massin, Fabrice Midal, Dominique Page, Claire Petitmengin, Pierre Philippot, Jeanne Siaud-Facchin, Marc de Smedt « La méditation, c'est la présence, la présence à tout, à l'acte en cours et à la vie qui va. La méditation n'a pas pour but de nous couper de la réalité, mais de nous relier à elle avec plus de force, de lucidité, d'équilibre, de bienveillance. Elle nourrit notre intériorité pour nous aider à mieux affronter la violence du monde, à mieux admirer et savourer sa beauté, à mieux en consoler les souffrances. Ce livre vous offre, dans leur diversité, les parcours, les convictions, les conseils de méditants expérimentés, soignants, contemplatifs, religieux, philosophes… Il vous permettra de découvrir la richesse et la profondeur des pratiques méditatives. Et, nous l'espérons, vous en donnera le goût. Il y a mille façons de méditer. À vous de trouver votre voie, celle qui vous aidera à mieux vivre. » Christophe André est médecin psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris. Il est l'auteur de nombreux livres qui sont d'immenses succès, dont le best-seller international Imparfaits, libres et heureux. Avec un CD original de méditations guidées inédites. 

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Informations

Éditeur
Odile Jacob
Année
2017
Imprimer l'ISBN
9782738136114
ISBN de l'eBook
9782738136121

Venez méditer avec…

6 Gaëtan Cousin
Gaëtan Cousin est docteur en psychologie et clinicien. Il exerce dans une clinique privée en Suisse, après avoir travaillé comme chercheur au département de psychiatrie de l’Université d’Oxford en Angleterre auprès du professeur Mark Williams, cofondateur de la thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience. Auteur de nombreux articles scientifiques, il a coécrit avec Dominique Page : Le Bien-Être émotionnel. 9 clés pour vivre la pleine conscience. Il enseigne la pleine conscience à ses patients et pratique lui-même la méditation depuis plus de dix ans.
« Le long d’un ruisseau de montagne, un matin d’été. »

S’adapter à la personne

QUE L’ON EST

Mon parcours vers la méditation a été fait d’essais et d’erreurs, jusqu’à ce que je puisse m’approprier une pratique qui ait un sens pour moi. En chemin, j’ai rencontré quelques pièges et quelques difficultés, que je n’avais pas toujours trouvés décrits dans les écrits et les manuels sur la méditation et la pleine conscience. Mon désir, en écrivant ici, est de tenter le plus honnêtement possible de rendre compte des tentatives que j’ai faites pour les surmonter.
J’ai organisé ma réflexion selon quatre « défis » devant lesquels la pleine conscience m’a mis et semble mettre un grand nombre de personnes qui la pratiquent. J’ai choisi pour cela d’utiliser mes observations cliniques, ainsi que les souvenirs et les notes que je consigne dans mes « carnets de méditation » depuis plusieurs années. J’espère arriver à montrer combien il est important de développer une pratique réellement personnelle, en acceptant d’être guidé certes, mais en ne perdant pas de vue ses propres besoins et priorités, et en testant soi-même les différentes facettes de la pleine conscience.
Deux précisions avant de commencer. Dans les pages qui suivent, j’utilise les mots « pleine conscience » quand je me réfère à cet état de conscience du moment présent, peu empreint de jugement, mais bienveillant envers soi et les autres. Selon mon expérience, la pleine conscience peut s’exercer pratiquement n’importe quand. Les seuls moments où elle me semble vraiment difficile sont ceux qui demandent une certaine concentration (parce qu’il est compliqué d’être conscient de son corps, de son ressenti et de ses pensées alors qu’on fait une série de calculs mentaux, par exemple, ou lorsqu’on est en train d’avoir une discussion passionnée qui mobilise toutes nos ressources cognitives). J’utilise en revanche le mot « méditation » quand je désigne les séances de pleine conscience « formelle », à savoir celles où l’on s’assied ou s’allonge à l’écart et où l’on prend un moment pour ne faire rien d’autre que se concentrer sur ses sensations, ses émotions et ses pensées, dans l’attitude d’acceptation et de bienveillance que je viens de décrire.

L’ennui comme révélateur

La pleine conscience a répondu pour moi à un besoin vital, je pense. Adolescent très perturbé, je me souviens avoir passé le cap de l’âge adulte plein de doutes et de questions sur le sens de la vie. À 18 ans, j’ai quitté mon petit village natal pour le Tessin, au sud de la Suisse. J’ai vécu pendant une année près de Lugano, à trois quarts d’heure de Milan. Je sortais d’une dépression sévère, qui m’avait conduit à une tentative de suicide et à six semaines d’hospitalisation.
À l’époque de ma dépression, j’avais le sentiment continuel que le bonheur m’échappait et que les prises de conscience de ce que je vivais d’agréable (les rares moments où cela m’arrivait) ne duraient jamais assez longtemps pour justifier le mal-être des autres heures. Si je passais parfois des soirées merveilleuses avec mes amis proches, j’avais le sentiment perpétuel que ce bonheur me filait entre les doigts. Par moments, ma conscience s’éveillait et s’écriait : « Quel plaisir de le/la voir ! » ou : « Comme je me sens bien en ce moment… », mais ces moments de prise de conscience ne duraient que quelques secondes, avant que ma conscience ne retourne dans le flot des événements. Je gardais le sentiment après coup de n’avoir pu attraper le bonheur que dans les brèves secondes où j’en avais pris conscience. Avec la tendance à la généralisation et à la catastrophisation qui me caractérisait alors, j’en déduisais que le bonheur ne pouvait se mesurer qu’en secondes et que l’immense majorité de ma vie serait faite d’une plate neutralité émotionnelle ponctuée d’intenses moments de souffrance.
Assommé par des doses assez élevées d’antidépresseurs, j’ai ensuite connu une période de relative accalmie, où j’ai pu poursuivre ces questionnements existentiels avec davantage de recul et de calme. Durant mon année au Tessin, où j’étudiais sans grande conviction l’architecture (!), j’avais à ma disposition plus de temps libre que je n’arrivais à endurer. Ce temps libre me plongeait dans un ennui profond. Rétrospectivement, c’est pourtant cet ennui qui m’a forcé à ralentir – ce dont j’avais été incapable jusque-là – et à chercher un intérêt aux petits bonheurs de la vie : le soleil, le vent, la marche, les repas, et toutes ces petites choses souvent considérées comme mineures, mais qui donnent sa saveur à l’existence. Je me suis exercé très progressivement à faire durer mes prises de conscience des moments de bien-être, en les faisant d’abord passer de quelques secondes à quelques minutes.
L’année suivante, que je passai à Paris, me soumit au même exercice. J’étais stagiaire dans une agence d’architecture et je m’ennuyais comme jamais (je me souviens notamment d’avoir passé trois mois à travailer sur les formes de bâtiments et de trottoirs d’un plan de la ville de Grenoble – ce que je ne recommande à personne). Une fois encore, c’est l’ennui qui m’a paradoxalement amené à apprivoiser le « vide » (en réalité, une réalité sensorielle riche dont je ne percevais alors qu’une infime fraction). J’ai appris à me focaliser davantage sur les petites choses, à pratiquer ce que rétrospectivement je juge comme un exercice d’attention et d’acceptation, et à étendre encore mes moments de prise de conscience face aux tout petits plaisirs. Ce que je pratiquais alors n’était pas encore de la pleine conscience, mais s’en rapprochait.
C’est à cette époque également que j’ai commencé à m’intéresser à la méditation, en achetant nombre de livres chez Gibert, sur le boulevard Saint-Michel. La méditation bouddhiste de type Vipassana semblait être celle qui s’apparentait le plus à ce que je cherchais, mais l’aspect religieux me dérangeait. J’ai donc laissé de côté ces lectures pour un temps, et ai tenté de poursuivre la pratique que je m’étais construite, mêlée d’attention aux petites choses, de prises de conscience longues et de tentatives d’acceptation des situations difficiles.
Quelques années plus tard, de retour en Suisse (et réorienté vers la psychologie), j’ai appris l’existence d’un mouvement psychothérapeutique et psychoéducatif inspiré de la pratique Vipassana de la méditation, qui ressemblait par bien des aspects à la pratique personnelle que j’avais développée : celui de la pleine conscience. Je m’y suis très vite intéressé. Je me suis entraîné à cet état de pleine conscience de plus en plus fréquemment. D’abord, je n’arrivais à le faire que face aux plaisirs les plus évidents : la douche, les repas, la sensation du soleil sur le visage. Puis j’ai cherché à étendre ces moments de pleine conscience à des moments moins intensément agréables, à des sensations plus subtiles ou mêlées d’émotions moins plaisantes, à des moments désagréables même, ou encore aux moments où mon attention était partagée entre différentes tâches. J’ai peu à peu conquis de nouveaux territoires. Alors qu’au départ il m’était très difficile de demeurer en pleine conscience plusieurs heures d’affilée, cela devint de plus en plus facile. Je commençais même à être capable de le faire alors que je menais des tâches demandant une certaine concentration. Peu à peu, la pleine conscience s’est vraiment mise à faire partie de mon quotidien.
Au fil des années, ma pratique s’est enrichie et développée. Mais ce parcours n’a pas été linéaire et a présenté plusieurs défis majeurs.

Défi no 1 : gérer ses attentes par rapport à la pleine conscience

Le plus difficile pour moi a sans doute été de ne pas placer d’attentes magiques dans la méditation. Paradoxalement, ce n’est pas dans un premier temps que ce problème s’est présenté. Ce n’est qu’après avoir vécu des moments de sérénité très profonde que mes attentes se sont élevées. J’ai eu ensuite tendance à espérer ces grands moments de sérénité dans chacune de mes méditations. Il m’a fallu accepter que ce n’était pas toujours possible – même en augmentant le nombre d’heures de pratique.
En relisant mes carnets de méditation de 2011, je remarque qu’à cette époque, je suis souvent insatisfait de mes séances ; j’en espère régulièrement plus que je ne peux en recevoir. Je compare inconsciemment ce que je vis à ces moments où la pleine conscience, en s’exerçant sur des expériences de vie extrêmement plaisantes – par exemple, une passion amoureuse intense –, m’a apporté un vif sentiment de bonheur. Je me retrouve souvent en train de batailler avec un sentiment d’insatisfaction face à ce que je retire de la pleine conscience et de la méditation. J’écris par exemple :
Je suis un peu désillusionné par rapport à la pleine conscience ces temps-ci. J’y ai trouvé énormément de choses quand je me suis mis à la pratiquer, ça a comme bouleversé ma vie, c’était une vraie révélation. Ça me déprime un peu d’avoir moins envie de méditer, de le faire un peu machinalement, sans entrain, sans grands résultats. […] Le problème majeur, ça doit être que j’attends trop de la méditation, ce qui fait que je ne profite pas assez des petites choses qu’elle m’apporte. Je compare toujours l’état que j’atteins en méditant aux moments les plus intenses et les plus agréables que j’ai vécus en pleine conscience. Ce qui est absurde. Ce n’est pas parce que c’est moins bien que ce n’est plus du tout bien. Je me l’étais déjà dit il y a quelques années, je peux me le redire maintenant. Ces attentes trop élevées sont certainement à la source du problème.
Cette lutte contre les attentes trop élevées ne s’est pas terminée du jour au lendemain. En avril 2012, je relève encore dans mes carnets de méditation comment mes attentes de moments de méditation agréables créent beaucoup de frustration quand je n’arrive pas à atteindre l’état de sérénité et de bien-être que j’espère. Les plus petites choses qui gênent ma pratique – le bruit de mes voisins lorsque je médite, par exemple – peuvent me causer une très grande irritation. En août 2013, j’évoque encore cette frustration de « pas atteindre les états de détente et de bien-être que j’ai pu ressentir par le passé ». Et je retrouve ce genre de commentaires jusqu’en avril 2014 dans mes carnets : « Je n’atteins pas non plus, quand je médite, les états de clarté et de bonheur que je souhaiterais. »
Les attentes élevées (voire magiques) vis-à-vis de la méditation et de la pleine conscience peuvent créer de grandes déceptions. La pleine conscience, c’est un élément parmi d’autres permettant d’atteindre une plus grande sérénité, un plus grand bonheur. En 2011, je comprends donc que j’ai fait une erreur en plaçant tant d’attentes dans la pleine conscience, au détriment peut-être d’autres aspects de la vie qui contribuent eux aussi à mon bien-être – par exemple, les relations sociales, la vie professionnelle, les voyages, les découvertes intellectuelles, l’engagement politique, les idéaux de société et la lutte pour ces idéaux. La méditation ne peut pas tout remplacer ; le bonheur est fait de plusieurs facettes, de plusieurs autres éléments que l’on peut cultiver. Une bonne prise de conscience, en soi, qui a fait un peu chuter la méditation du piédestal où je l’avais mise, mais m’a évité par la suite ce genre de désillusions.

Défi no 2 : revoir certaines attentes irréalistes par rapport au monde

Un autre point difficile de la pratique de la pleine conscience a consisté pour moi – et constitue encore – à cultiver l’acceptation de ce qu’on ne peut pas changer. Accepter la réalité telle qu’elle est, lorsque le changement est impossible ou hors de notre portée (devise stoïcienne, par ailleurs), est loin d’être facile ! Et pourtant, c’est un élément clé de la pleine conscience.
En février 2013, j’essaie de mettre par écrit l’ensemble des attentes inconscientes – ridicules pour certaines – qui sont probablement à l’origine de bien...

Table des matières

  1. Couverture
  2. Titre
  3. Copyright
  4. Avant-propos
  5. Par Christophe André
  6. Se sentir vivant
  7. Cheminer vers soi
  8. Se rendre présent
  9. Prendre soin
  10. Un dernier mot…
  11. Remerciements
  12. Pour utiliser le CD MP3
  13. Table