Ne demandez pas pourquoi, demandez comment
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Ne demandez pas pourquoi, demandez comment

  1. 352 pages
  2. French
  3. ePUB (adaptée aux mobiles)
  4. Disponible sur iOS et Android
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Ne demandez pas pourquoi, demandez comment

À propos de ce livre

S'interroger sur le pourquoi des choses n'est pas toujours pertinent quand on veut comprendre les grands sujets de l'existence et des relations humaines dans le monde d'aujourd'hui. Pour le sociologue David Lepoutre, mieux vaut, pour obtenir des explications éclairantes, se demander comment se déroulent les faits dans le temps et examiner, pour cela, les processus qui débouchent sur les situations et les problèmes du présent. Partant d'une vingtaine de grands livres, classiques ou inconnus, en sociologie, en ethnologie ou en histoire, voici un ouvrage qui vous emmène en voyage au pays des sciences sociales pour parler avec vous, comme si vous étiez sur le terrain, de destin personnel, de pouvoir politique, de famille et d'éducation, de travail et d'argent, de sexe et de drogue, de santé, d'alimentation, de maladie et de bien d'autres choses encore... Une invitation à réfléchir autrement au monde qui nous entoure et à redécouvrir le plaisir de comprendre. David Lepoutre est sociologue. Professeur à l'université Paris-Nanterre, membre du laboratoire « Institutions et dynamiques historiques de l'économie et de la société » (CNRS/université Paris-Nanterre), il est notamment l'auteur de Cœur de banlieue (European Amalfi Prize for Sociology and Social Sciences), qui est devenu un classique en ethnologie et en sociologie. 

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Informations

Éditeur
Odile Jacob
Année
2020
Imprimer l'ISBN
9782738147370

QUATRIÈME PARTIE

Le travail et les revenus



CHAPITRE 12

Comment sont fabriqués les produits que nous consommons ?


Le travail à la chaîne dans une usine automobile et dans un abattoir

Adolescent, j’occupais mon temps de loisir dans un club d’alpinisme de la banlieue grenobloise, dirigé par un personnage très peu conforme : maître de conférences en mathématiques, guide de haute montagne, père de quatre enfants – dont l’un est devenu champion du monde d’escalade, dans les années 1990. Autoritaire et charismatique, un peu gourou sur les bords, il était peu apprécié par les parents des membres du club, qui trouvaient son emprise excessive. Chaque vendredi, nous dînions à quinze ou vingt dans son pavillon. Le dimanche, c’étaient les sorties d’escalade, d’alpinisme, de ski de randonnée, dans les massifs environnants, auxquelles s’ajoutait un camp d’été de quinze jours, dans les Calanques ou à Chamonix.
Il avait des idées originales et des convictions gravées dans le marbre, comme celle de devoir participer soi-même à des activités de production, dans le but de comprendre le monde qui nous entoure. Pendant un an, une partie de nos week-ends fut consacrée à remettre en état un camion tout-terrain, qu’il avait acheté dans une casse de l’armée. Ce véhicule nous servit ensuite pour nos sorties. Une autre année, les membres du club eurent droit à quelques dimanches de corvées collectives, pour abattre des sapins en Chartreuse, équarrir et transporter les troncs, scier des madriers en long à la tronçonneuse, monter les poutres en charpente, sur une extension de la maison du mathématicien-guide-président d’association.
Ces expériences ainsi que les différents métiers manuels que j’ai exercés par la suite expliquent peut-être le rêve que j’ai toujours nourri de voyager en remontant les filières du travail humain qui préside à la fabrication des objets que nous achetons et utilisons au quotidien.
Prenons deux produits emblématiques de nos sociétés industrielles : l’automobile et la viande. Certes, nous avons bien à l’esprit quelques images télévisées du montage des voitures dans de grandes usines mécanisées. Il peut aussi nous arriver d’associer mentalement le troupeau de charolais dans un pré, l’usine d’abattage et la tranche de rosbif au milieu de notre assiette. Mais, au juste, quelle connaissance avons-nous de ces activités de production ? Presque tout le travail de production s’effectue aujourd’hui derrière de hauts murs, dans des sites lointains, souvent à l’autre bout du monde. La plupart de nos actes de consommation sont devenus aveugles. C’est un trait majeur de notre civilisation.

L’ethnographie du travail ouvrier

Il se trouve que le steak et la bagnole ont respectivement fait l’objet de deux ouvrages issus d’enquêtes de terrain menées respectivement par deux chercheurs ayant eux-mêmes participé à la production. Le sociologue Séverin Muller a occupé plusieurs postes successifs d’ouvrier, puis un poste de cadre de bureau dans un abattoir de l’Ouest français, en vue de préparer une thèse de sociologie, publiée par la suite en livre : À l’abattoir (Muller, 2008). L’historien Nicolas Hatzfeld a cumulé cinq années d’expérience, à deux moments distincts de son existence, comme monteur sur chaîne dans l’un des ateliers du grand site de production automobile de Peugeot-Sochaux, expériences combinées au dépouillement d’un important corpus d’archives de l’usine et dont il a tiré un gros volume, intitulé Les Gens d’usine. Cinquante ans d’histoire à Peugeot-Sochaux (Hatzfeld, 2002).
Les descriptions et les explications fournies et détaillées que ces deux auteurs offrent à la lecture composent un tableau exemplaire du travail industriel.
Ces deux livres contiennent des schémas descriptifs et interprétatifs d’un haut niveau de compréhension et de découverte. Les deux auteurs ont non seulement travaillé à la production, mais ils ont aussi pu recueillir des données auprès d’interlocuteurs nombreux et variés et accéder de manière approfondie aux points de vue respectifs des travailleurs de base et des cadres de direction, ce qui suppose le maintien d’un équilibre instable dans la confiance inspirée aux deux parties. Tous les deux ont pu prendre en compte le passé des entreprises, en dépouillant des archives et en examinant les processus historiques qui permettent de saisir le présent avec beaucoup plus d’acuité.
La première dimension qui transparaît à la lecture de ces deux livres est celle de la présence ouvrière. Contredisant une idée qui se diffuse largement parmi les citadins vivant et travaillant dans la société de services, ils montrent la persistance nombreuse et toujours renouvelée de la main-d’œuvre dans notre société. L’industrie change, s’automatise, gagne en productivité et se déplace géographiquement. Mais elle continue pourtant de se développer et elle emploie toujours, quels que soient les lieux où se situent les productions, des masses immenses de travailleurs manuels. C’est précisément le cas dans les deux secteurs étudiés, qui ont connu toutefois des évolutions divergentes sur ce point. L’automobile a fortement réduit et continue de réduire ses effectifs, tout en se modernisant, dans un marché saturé et soumis à une très forte concurrence internationale. Tandis que l’agroalimentaire, qui inclut notamment les usines à viande, est en pleine expansion et continue d’embaucher à tour de bras.
L’abattoir, nommé Abagro dans le livre de Muller, rencontre en l’occurrence de réelles difficultés pour recruter des travailleurs. Implantée en zone rurale, cette filiale d’un groupe de la grande distribution emploie des jeunes non qualifiés ou qui ont été formés dans des filières sans débouchés. Beaucoup sont des fils de petits exploitants ou d’ouvriers agricoles, souvent attachés à leur région. Les personnels qui font carrière dans l’usine sont des perles rares pour l’employeur, qui peine à maintenir ou à développer ses effectifs : « Ça fait depuis 84 que je bosse à Abagro. Avant, j’étais à l’armée. Moi, je suis pas boucher de métier. J’avais commencé une formation de mécano. Maintenant, je regrette de ne pas l’avoir terminée. De toute façon, il n’y a pas de boulot dans la mécanique. Je regrette, j’ai pris le premier boulot qui venait. Je ne pensais pas que j’allais rester. Mais tu vois, ça fait quatorze ans. Faut avoir envie de bosser pour travailler ici » (Muller, 2008, p. 127). Le turnover des ouvriers d’abattage est particulièrement élevé dans toute l’usine : deux tiers des recrues abandonnent leur poste avant la fin de la période d’essai. L’entreprise tente même de s’adresser aujourd’hui aux jeunes des cités, issus de l’immigration, malgré les tensions que cela occasionne dans certaines équipes. Et elle recrute même des femmes. Un comble dans un milieu professionnel réputé pour son machisme !
Même si la situation est aujourd’hui très différente, la construction automobile a connu en son temps des problèmes similaires. Au cours des décennies d’après-guerre, le site Peugeot-Sochaux, comme beaucoup d’entreprises industrielles, fut confronté à d’énormes difficultés pour embaucher son personnel. La croissance de la production était très élevée. Les réserves de main-d’œuvre régionale étaient loin de suffire au fonctionnement de ce qui allait devenir la plus grande usine de France. Des campagnes de recrutement furent menées dans le quart nord-est du pays, puis à l’échelle du pays entier, et même à l’étranger, en Europe et dans les colonies, ce qui permit aux effectifs d’atteindre en 1978 le chiffre de trente-neuf mille salariés.
Recruter et conserver la main-d’œuvre, cela supposait une politique de salaires avantageuse, des offres de logements dans des cités ouvrières ou une aide à la construction pavillonnaire, et même une politique de prix à la consommation, l’entreprise ayant eu, un temps, sa propre chaîne de distribution, les supermarchés RAVI. À la fin des années 1990, au moment où Hatzfeld mène son enquête, l’effectif de personnel a déjà été considérablement réduit, c’est-à-dire divisé par trois. Mais, malgré tout, l’usine doit encore et toujours assurer le renouvellement continu de ses travailleurs. La carte du réseau privé des transports du personnel, drainant jour et nuit les flux d’ouvriers des campagnes environnantes, donne la mesure de cette contrainte première qui s’impose à toute entreprise industrielle : il faut nécessairement toujours disposer des forces de travail suffisantes pour assurer la production.

Besoin de main-d’œuvre et réseau de transport

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Cette carte, datant de 1999, présente le réseau de transport privé de l’entreprise, uniquement destinée au ramassage des personnels, dans la région de l’immense usine de Peugeot-Sochaux. La carte montre l’envergure du réseau et témoigne des importants moyens développés par la compagnie, tout au long de son histoire, pour assurer ses besoins de main-d’œuvre. L’heure de départ varie entre quatre-vingt-dix et quarante minutes avant la « prise de travail ».
La deuxième dimension marquante est celle du taylorisme, c’est-à-dire l’organisation scientifique du travail, dont l’une des applications historiques fut le travail à la chaîne. Dans ces deux industries pourtant très différentes, la production s’effectue selon le même principe fordiste, c’est-à-dire sur des lignes en flux continu, avec des équipes d’ouvriers postés, qui se relaient en alternance journalière – ici sur deux tranches de huit heures, avec une interruption nocturne. Le parallèle entre les deux activités est loin d’être fortuit, puisque, selon la légende, c’est en visitant les célèbres abattoirs de Chicago et les premières chaînes de « démontage » des carcasses animales que Henry Ford aurait eu l’idée, promise à un riche avenir, du montage des voitures en série.
Dans les deux cas, les travailleurs sont donc soumis aux cadences imposées, aux postures et aux gestes répétés, qui mettent les corps à rude épreuve, comme l’exprime cette employée de l’atelier de découpe d’Abagro : « Ils m’ont mis aux rognons, mais je ne tiens pas, j’ai mal au poignet. Et ils m’ont dit : faut tenir jusqu’à vendredi quand le médecin viendra. Eh, regarde ! [Elle montre son poignet enflé]. Et ça fait déjà une semaine que ça dure. C’est normal que dans une taule pareille, il n’y a pas de médecin ? Et puis les rognons, maintenant, il faut les décalotter, c’est nouveau ça, c’est la véto [une technicienne] qui me l’a dit. Mais attends, je ne sais pas faire, pas à la vitesse où ils demandent » (Muller, 2008, p. 241).
Les sociologues du travail utilisent une expression profane pour désigner, dans toutes sortes de contextes professionnels, au sein d’organisations très diverses, et même au sein d’une société considérée dans son ensemble, les tâches ingrates ou dévalorisées que les gens cherchent à éviter et à faire effectuer par d’autres – souvent les derniers arrivés, les immigrés, les jeunes, les femmes, etc. Ils appellent ce phénomène la « délégation du sale boulot ». Assurément, le travail des ouvriers sur les chaînes d’abattoir figure comme un « sale boulot » des sociétés contemporaines. Muller, qui a occupé plusieurs postes successifs, au milieu des années 2000, sur la ligne d’abattage bovin, décrit sans aucune sensiblerie l’univers de travail oppressant, l’engagement physique, le niveau sonore très élevé, l’humidité, la chaleur, la souillure des matières animales, ainsi que les odeurs difficilement supportables en été.
Chaque poste de travail, occupé par un ou deux ouvriers selon les cas, comporte son lot de difficultés, liées à la spécificité des tâches et à la contrainte de l’avancée inexorable du convoyeur, au rythme d’une bête par minute : triage et identification de l’animal, conduite au piège, étourdissement avec le matador (pistolet pneumatique), accrochage et treuillage par la patte arrière, saignée sur la carotide, accrochage de la deuxième patte, dépeçage, arrachage des mamelles ou de la verge, éviscération, ablation de la tête, émoussage (élimination) des couches de graisse, découpe en demi-carcasse, nettoyage et parage manuel (opérations de finition), avant le stockage final en chambre froide où la viande doit se mortifier pendant plusieurs jours. Les appareils de levage, les machines d’assistance à la découpe et les lames de couteau affûtées comme des rasoirs rendent les opérations particulièrement dangereuses. Les réactions des animaux en début de ligne sont loin d’être toujours prévisibles : il arrive fréquemment qu’une bête se relève après l’étourdissement et tente de s’échapper. Les taux d’accidents dans les abattoirs sont parmi les plus élevés de l’industrie, comparables à ceux du BTP.

Une industrie de main-d’œuvre

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Un ouvrier effectue la « fente vertébrale », c’est-à-dire la découpe de la carcasse en deux moitiés, avec la tronçonneuse autoportante et la plateforme à mobilité verticale, qui est actionnée avec le pied. Il s’agit d’un travail mécanisé, avec des machines lourdes, sophistiquées, dangereuses. Mais c’est aussi un travail qui nécessite de la main-d’œuvre, car il associe des opérations physiques précises avec un ajustement des gestes par le regard, en fonction de la forme variable de la carcasse. Celle-ci provient du vivant et ne peut donc pas être calibrée ni standardisée. Ici, comme dans beaucoup d’autres contextes de production, il y aura encore longtemps besoin de main-d’œuvre ouvrière. Le vieux rêve capitaliste de produire sans main-d’œuvre a toujours été reporté dans un futur hypothétique, depuis que l’industrie existe.
Dans la construction automobile, le niveau d’effort, les nuisances et les risques sont assurément bien moindres. Le travail est aussi plus prestigieux, plus valorisé socialement et financièrement. Pour autant, les efforts énormes de productivité des dernières décennies se sont traduits par une densification progressive des tâches directement productives et des resserrements d’effectifs. Le temps des postes doubles ou triples, qui permettaient, la nuit, quand les chefs étaient absents, à deux ou trois ouvriers spécialement habiles et rapides de s’entendre entre eux pour s’octroyer, à tour de rôle, des temps de pause non réglementaires, est révolu depuis longtemps… Cela n’empêche pas que de jeunes ouvriers ambitieux et rapides cherchent encore à relever le défi de la virtuosité individuelle et s’amusent parfois à accélérer leur vitesse de travail, en remontant le long de la chaîne, pour montrer aux collègues de quoi ils sont capables, ou pour impressionner leur chef et augmenter éven...

Table des matières

  1. Couverture
  2. Titre
  3. Copyright
  4. Dédicace
  5. Prologue
  6. Première partie - L'individu et la société
  7. Deuxième partie - Le couple et la famille
  8. Troisième partie - L'école et l'éducation
  9. Quatrième partie - Le travail et les revenus
  10. Cinquième partie - Le sexe et la drogue
  11. Sixième partie - L'alimentation, la maladie et la mort
  12. Épilogue
  13. Bibliographie
  14. Crédits textes et illustrations
  15. Comment écrire une page de remerciements ?
  16. Sommaire